Sciences et croyances

La comète Holmes 17P alarme les astronomes


En devenant des millions de fois plus lumineuse, Holmes 17P a encore écorné la théorie conventionnelle. Doit-on écarter l'hypothèse de la « boule de neige sale » en faveur de l'activité électrique ?


Mercredi 31 Octobre 2007

La comète Holmes 17P alarme les astronomes

Cette série d'images réalisées avec le télescope de un mètre de l'Observatoire du Pic du Midi montre l'évolution de taille de la comète Holmes. Crédits : S2P / F Colas / J Lecacheux


Thunderbolts Picture of the Day, le 31 octobre 2007


​​​​Les astronomes ont récemment annoncé l'illumination inattendue d'une petite comète alors qu'elle traversait la Constellation de Persée. Appelés Holmes 17P, la comète a commencé un important déchaînement d'énergie le 24 octobre 2007. À ce moment, les observateurs signalaient que sa luminosité commençait à augmenter « sans raison apparente. » Dans l'ensemble, elle est progressivement passée de la 17ème magnitude à environ la magnitude 2,5, devenant visible à l'œil nu.


​​​​Edwin Holmes a découvert la comète qui porte son nom le 6 novembre 1892, alors qu'il observait la galaxie d'Andromède. La comète a apparemment connu un accroissement de brillance similaire pendant ce temps, puisque Holmes signalait qu'elle avait approximativement une magnitude de 5 ou 6. Un récit historique donnant plusieurs faits saillants de la comète, indique qu'elle est périodique, sur une orbite solaire de 6,9 ans, et qu'elle reste entre Mars et Jupiter.


​​​​Dans un article précédent de Thunderbolts Picture of the Day sur le morcellement de la comète West en 1976, nous avions noté que les comètes ont tendance à se cliver, ou à présenter des manifestations anormales quand elles s'approchent de leur plus grand éloignement du Soleil. Comme la théorie conventionnelle du système solaire se base exclusivement sur la gravité, ce qui présume que les perturbations surviennent seulement quand elles s'approchent près du Soleil, l'activité de la comète West a été une surprise.


​​​​La comète Linear définissait un autre mystère en juillet 2000 quand elle a en fait éclaté en morceaux. Le plus étrange dans sa fragmentation est qu'elle est survenue à plus de 100 millions de kilomètres du Soleil et non pas quand elle passait à sa périhélie. D'après les observations, la majorité des perturbations cométaire ont lieu quand elles sont loin du Soleil. Un autre remarque allant contre l'intuition est que les comètes appelées « sun-grazer » (qui effleure le Soleil) ne se brisent pas en morceaux malgré leur approchent à moins de 50.000 kilomètres de la surface solaire dans certains cas.


​​​​La grande comète Hale-Bopp, n'a pas non plus obéi à la théorie standard de l'activité cométaire. Quatre ans après sa découverte, dans une région au-delà de l'orbite de Jupiter, la comète exhibait une queue ionisée, plusieurs jets de matière brillante jaillissant dans l'espace et une chevelure rougeoyante. La théorie de la « boule de neige sale » ne peut expliquer ce genre d'activité à une distance où l'émission d'énergie solaire est si faible que la glace ne fondra pas.


​​​​Si le chauffage solaire était responsable des dégagements cométaire à pareilles distances, alors toutes les lunes gelées de Jupiter serait aussi sèche que des déserts et ressembleraient plus à notre propre Lune qu'aux corps de glace qu'elles sont. Si la chaleur du Soleil ne fournit pas l'impulsion des démonstrations de Hale-Bopp, alors qu'est-ce qui fournit l'énergie des éruptions supersoniques de poussière et de glace quand elle est si éloignée ?


​​​​Les comètes passent la plupart de leur temps loin du Soleil, là où la densité de charge est faible. Parce que les comètes se déplacent lentement, leurs charges électriques s'équilibrent avec celle des faibles champs solaires radiaux. Cependant, quand elles s'approchent du Soleil, leur noyau accélère dans des régions aux charges croissantes et aux flux électrique variable. Les caractéristiques de leur polarité et de leur charge réagissent à l'augmentation des forces solaire, d'où la chevelure (gaine de charge) qui se forme autour d'elles. Les jaillissements des décharges explosent et se meuvent à travers la surface en ressemblant beaucoup aux panaches de Io, la lune de Jupiter. Si le déséquilibre de la charge devient trop grand, le noyau peut exploser comme un condensateur électrique en surcharge, se brisant en fragments ou se volatilisant à jamais.



Original : http://www.thunderbolts.info/tpod/2007/arch07/071031cometholmes.htm
Traduction approximative de Pétrus Lombard pour Alter Info



Mercredi 31 Octobre 2007

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