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La collusion européenne avec Israël (1°)


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Le mépris de l’UE face aux violations israéliennes du droit international a une longue histoire. Israël est devenu un associé de l’UE en novembre 1995 en co-signant la déclaration de Barcelone, laquelle établissait le Partenariat Euro-Méditerranéen.

David Morrison - The Electronic Intifada


Mardi 16 Décembre 2008

Chaleureuse rencontre Kouchner-Barack Février 2008 - InfoLive vidéos
Chaleureuse rencontre Kouchner-Barack Février 2008 - InfoLive vidéos

Le 1er septembre 2008, l’Union européenne [UE] avait décidé que des réunions devant se tenir avec la Russie au sujet d’un nouvel accord d’association seraient remises à plus tard, jusqu’à ce que toutes les troupes militaires russes aient quitté la Géorgie.

Mais à l’opposé, le 16 juin 2008, les 27 membres de l’UE ont décidé « d’améliorer » leurs relations avec Israël. Et cela a été maintenant appliqué à la réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles le 8 décembre.

Est-ce en reconnaissance d’un éventuel respect israélien quant aux accords précédents avec l’UE, ou suite à un progrès dans un processus de paix avec les Palestiniens ?

Non, tout au contraire cela prend l’allure d’une récompense pour Israël de la part de l’UE pour l’occupation militaire du territoire de plusieurs pays, pour la violation des Droits du Homme et du Droit international ainsi que des engagements spécifiques pris à l’égard de l’UE.

Si les conditions posées à la Russie étaient appliquées aujourd’hui à Israël, l’UE mettrait immédiatement un terme à son accord d’association.

En 2004, Israël est devenu un associé de l’UE dans le cadre de la politique européenne de voisinage de l’UE (ENP - European Neighborhood Policy). Selon l’ENP et la politique décrite sur le site Web d’information, les relations de l’UE avec d’autres états sont « un rapport privilégié, construit sur un engagement mutuel sur des valeurs communes (démocratie et droits de l’homme, règle du droit, bonne gouvernance, principes de l’économie de marché et développement durable). » L’ENP propose aussi « un rapport politique approfondi et une intégration économique. » Mais ce n’est pas sans conditions, puisque « le niveau à attendre dans ce rapport dépendra du niveau auquel ces valeurs sont partagées. »

Cependant, en dépit du non-respect manifeste de ses engagements selon les termes des accords signés avec l’UE, Israël a été placé dans le premier groupe de sept états auxquels l’UE appliquait en décembre 2004 « un plan d’action » dans le cadre de son ENP.

Le « plan d’action » s’est basé sur un rapport de 2004 de la Commission européenne qui pourtant ouvertement déclarait qu’Israël discriminait systématiquement sa minorité palestinienne, et que les violations des droits de l’homme, dont les meurtres extrajudiciaires, correspondent à une politique constante dans les territoires occupés. On pourrait penser qu’un état qui s’est livré « à la discrimination religieuse » et « aux meurtres extrajudiciaires » serait considéré comme incapable d’être impliqué dans une politique de voisinage basée sur des valeurs communes avec l’UE.

Mais l’UE a tourné un oeil aveugle vers ces violations et a accordé à l’Israël un statut d’associé dans le cadre de l’ENP.

En avril 2008, la Commission européenne, qui joue le rôle de secrétariat de l’UE, a publié un rapport sur l’état d’avancement de l’application par Israël [des règles de l’ENP]. Elle en a conclu qu’il y avait eu « peu de réels progrès » sur les questions mentionnées dans le plan d’action de 2004. Mais pourtant juste quelques mois mois après qu’elle ait relevé ce manque « de progrès concrets, » l’UE a pris à sa décision de « renforcer » ses relations avec Israël.

La déclaration de Barcelone

Le mépris de l’UE face aux violations israéliennes du droit international a une longue histoire. Israël est devenu un associé de l’UE en novembre 1995 en co-signant la déclaration de Barcelone, laquelle établissait le Partenariat Euro-Méditerranée.

Cette association a impliqué 15 états de l’UE plus 11 états autour de la Méditerranée : l’Algérie, Chypre, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, Malte, le Maroc, la Syrie, la Tunisie et la Turquie — et l’Autorité palestinienne. Les signataires de la déclaration de Barcelone ont accepté de se comporter selon des normes internationales dans leurs relations avec d’autres états, promettant « d’agir selon la charte des Nations Unies et la déclaration universelle des droits de l’homme, aussi bien que d’autres engagements en vertu du droit international. »

Les signataires ont également pris un certain nombre d’engagements spécifiques en ce qui concerne le leur « partenaires » dans l’association euro-méditerranéenne. Ceci comprend :

(1) se refuser, selon les règles du droit international, à toute intervention directe ou indirecte dans les affaires intérieures d’un autre associé ;

(2) respecter l’intégrité et l’unité territoriales de chacun des autres associés ;

(3) règler les conflits par des voies pacifiques, invitant tous les participants à renoncer au recours à la menace ou à l’usage de la force contre l’intégrité territoriale d’un autre participant, y compris l’acquisition de territoires par la force, et la réaffirmation du droit au plein exercice de la souveraineté par des moyens légaux selon la charte des Nations Unies et le droit international.

Au moment où Israël signait la déclaration de Barcelone en 1995 et s’engageait à se conformer à ses principes, cet état occupait le Sud du Liban et avait annexé les hauteurs du Golan qui appartiennent à la Syrie. Et il était impossible d’imaginer même une seconde qu’Israël s’abstenait d’intervenir dans les affaires intérieures de ses associés libanais et syriens, ou respectait leur intégrité nationale, ou réglait ses conflits avec eux par des moyens pacifiques. Manifestement, alors qu’il signait la déclaration de Barcelone, Israël en violait ouvertement les trois engagements fondamentaux.

À ce moment-là, Israël était également en infraction vis à vis de l’obligation générale mentionnée dans la déclaration de Barcelone « d’agir selon la charte des Nations Unies. » Comme force d’occupation en Cisjordanie et à Gaza, il viole les articles de la charte des Nations Unies. Il viole également l’article 25 selon lequel les Etats membres de l’ONU « acceptent et mettent en oeuvre les décisions du Conseil de sécurité. » En effet, en 1995 Israël avait déjà refusé d’appliquer environ 25 résolutions du Conseil de Sécurité le concernant. Ces résolutions mentionnaient : cesser la construction de colonies juives dans les territoires palestiniens occupés, annuler son annexation de Jérusalem-est et des hauteurs du Golan, et ouvrir ses installations nucléaires à une inspection par l’association internationale d’énergie atomique (IAEA).

.../...

* David Morrison est un des responsables de la campagne de solidarité Irlande-Palestine. Ce qui précède est basé sur « L’aveuglement de l’Union européenne : Comment l’UE ignore le non-respect par Israël de ses engagements selon les termes des accords avec l’UE, » qui a été édité par la campagne de solidarité de Irlande-Palestine en octobre 2008 et peut être téléchargé ici Format pdf.

Lien vers la vidéo ... Chaleureuse rencontre Kouchner-Barack

10 décembre 2008 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://www.info-palestine.net



Mardi 16 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par soravardi le 16/12/2008 19:55 | Alerter
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Etant donner que la seconde guerre mondiale,d'inspiration herzelienne qui a coûter la vie à plus 50 millions de personnes étant terminer ,à présent demandons grâcieusement à cette vieille europe de bien vouloir récupérer du Moyen orient ses vomissures et de présenter immédiatement ses excuses pour les dégâts occasionnés depuis 60 ans.Dans le cas contraire si l'europe,s'abstient de son aide,elle devra au moins apporter la pelle et la balayette ainsi que d'énorme bennes à ordures pour un nettoyage en profondeur,car la tâche risquerait d'être difficile,une fois celle-ci accompli ces déchets seront réexpedier à leur fournisseur le cas échéant bien entendu.

Si l'europe n'en veut pas,ma fois en dernier recour et vraiment pour rendre service, je lui suggère la planète mars,le climat est excellent,la tranquilité assuré,aucun conflits possibles avec les voisins bref le rêve ah j'oubliais la température peu vite baisser la nuit donc prévoir de grosses doudounes.
Pour le transport spatiale nous compterons bien évidemment sur l'apport technique de la nasa experte en la matiére ,qui à déja fait ses preuves par le passé.

Pour la sécurité des voyageurs AUCUNS objets coupants à bords ,j'insiste bien la dessus car nous avons fait la triste expérience que ce que de simple cutter peu engendrer comme conflits
Les passeports seront réquisitionner avant le départ et seront rendu à l'arrivée par nos soins
Voila quand à moi il me reste plus qu'a vous souhaiter un trés bon voyage s'en retour j'éspére



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