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La centrale nucléaire de Bouchehr, principal atout diplomatique de la Russie (Nezavissimaïa gazeta)


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Ria Novosti
Mardi 27 Mars 2007

Le conflit entre Téhéran et Moscou sur le financement de la construction de la centrale nucléaire dans la ville iranienne de Bouchehr est, en fait, clos. En accusant les Iraniens de ne pas financer les travaux dans le cadre du projet à la veille de l'adoption d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a trouvé un bon argument pour manifester de la rigueur à l'égard de l'Iran. Maintenant que la République Islamique a 60 jours pour suspendre les travaux d'enrichissement de l'uranium, la Russie semble prête à jouer de nouveau le rôle de "bon policier".

Un haut représentant de Téhéran a fait savoir que les documents sur le règlement des problèmes financiers concernant la centrale nucléaire étaient prêts et qu'ils seraient bientôt signés. Irina Essipova, chef du service de presse d'Atomstroyexport, a informé que la compagnie avait déjà reçu le premier versement pour la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr depuis le moment de la cessation du financement. Cependant, il est encore très tôt pour parler de livraison de combustible, a-t-elle ajouté.

Tout indique que l'évolution des événements autour de Bouchehr va dans le sens de la compréhension entre la Russie et ses partenaires au sein des Six (Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France, Russie et Allemagne). "Nous continuerons à essayer de convaincre l'Iran de reprendre les négociations, entre autres, au niveau bilatéral. Des contacts avec Téhéran au niveau élevé sont possibles aussi bien chez nous que dans d'autres Etats faisant partie des Six, sauf les Etats-Unis", a déclaré une source proche des négociations entre les puissances mondiales.

Au cours des entretiens en privé, les diplomates de la République Islamique suggèrent de ne pas prendre en considération la rhétorique du président Ahmadinejad. Selon un des interlocuteurs du quotidien Nezavissimaïa gazeta, l'appareil présidentiel tâche de réduire au minimum les contacts directs de son chef avec le monde extérieur, "pour qu'il ne dise pas ce qu'il ne faut pas dire".

Les diplomates russes appellent également à ne pas juger de la position de Téhéran d'après les paroles de Mahmoud Ahmadinejad. "Nous réagissons plutôt aux actions concrètes qu'aux paroles", a déclaré une source diplomatique qui a ajouté : il est risqué de commenter la situation autour de l'Iran dans l'atmosphère actuelle, car les Iraniens sont capables d'interpréter chaque mot au préjudice de Moscou et de ses partenaires.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.



Mardi 27 Mars 2007

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