Conflits et guerres actuelles

La bataille d'Israël à Fallujah


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Il est devenu clair qu'Israël a joué un rôle majeur dans la bataille pour Fallujah, en dépit du souci américain de cacher ce fait. Ce que les infos ont laissé échapper sur les officiers, les soldats et même les rabbins ayant la double nationalité qui ont pris part aux combats, et dont certains ont été tués par les balles de la résistance, n'est que la pointe de l'iceberg. La mort d'un officier israélien à Fallujah a dévoilé l'existence d'un grand nombre d'officiers, de snippers et de paras israéliens en Irak. Sur base des statistiques de la presse israélienne, Israël n'aurait pas moins de 1.000 officiers et soldats dispersés dans les unités américaines 'travaillant' (sic) en Irak. En outre, il y a 37 rabbins parmi les troupes US, ce qui amène à croire que le nombre réel doit être supérieur; depuis, Ha'aretz a admis que les autres cachent leur identité juive.


Jeudi 9 Juin 2005

Actuellement, il y a une campagne de recrutement qui coïncide avec l'escalade des opérations en Irak, dans le but d'y apporter d'avantage d'aide. Une de ces campagnes celle du rabbin Irving Elson, qui dans son dernier discours donné à New York a incité à donné davantage de 'rabbins combattants', et les a encouragé à s'enrôler dans les forces américaines; de plus un autre rabbin a émis l'avis que ceux [d'entre eux] qui étaient tués à Fallujah étaient "martyrs".

L'Amérique a besoin de l'expérience des Israéliens pour gérer les affrontements dans les villes d'Irak, étant donné que 2 générations de ses forces armées manquent de cette expérience depuis la guerre du Vietnam. Toutefois le rôle israélien n'est ni technique, ni complémentaire au plan américain. Plutôt, il s'agit d'une partie de la vision établie par ses dirigeants politiques et militaires avant le lancement de la guerre, et dont le but est d'annihiler tout rôle régional pour l'Irak, et d'éliminer toute menace future qu'il pourrait représenter. Le plan israélien est devenu clair grâce à différents titres de dépêches, le plus important d'entre eux étant la révélation des opérations du Mossad pour établir des réseaux dans le Nord et le Sud, pour éliminer les scientifiques irakiens et intensifier l'achat de biens immobiliers, de propriété et de terrain au nord, spécialement à Arbil, Kirkuk et Mosul. Cela vient comme l'achèvement du précédent projet, lancé dix ans avant la chute de Bagdad, via les Turcs juifs.

Israël encourage les dirigeants kurdes à se séparer de Bagdad pour administrer leur région, mais en même temps, Israël veut que les Kurdes jouent un rôle pivot dans l'Irak d'après-guerre, en raison des relations historiques qu'il a noué avec les Kurdes. Plus probablement, Israël a avancé dans le développement du plan annoncé précédemment par le ministre de l'infrastructure, Joseph Paritzky, qui vise à poser les pipelines pour amener le pétrole d'Irak en Israël, en passant par la Jordanie. Un rapport de la sécurité turque publié récemment par Jumhuriyet a confirmé les tentatives d'Israël d'activer la ligne vers Haïfa le plus vite possible. De ce point de vue, les Israéliens croient que les forces américaines sont incapables d'imposer la sécurité et de stabiliser l'Irak. Cela a contrait les Israéliens à développer leurs propres canaux avec les pouvoirs locaux, en commençant par le point pivot dans le nord, et en avançant dans le plan d'implémentation, qu'ils avaient préparé bien avant la chute de l'ancien régime. Cependant, ils évitent maintenant une confrontation avec la Turquie, qui s'inquiète de leur expansion dans le Nord.

Dans cet esprit, l'Israël incite les Juifs iraquiens à être une tête du pont pour organiser les relations avec le nouveau gouvernement et en particulier, intensifier les initiatives commerciales avec l'Irak via la Jordanie. Israël désire également avoir son mot à dire sur le destin de l'Irak, via son influence indirecte au sommet de Sharm El-Sheikh, ce qui a rendu furieux à la fois la Syrie et la Turquie. Cette expansion, vaste et inattendue, du rôle d'Israël dans différents domaines en Irak, confirme qu'Israël est bien le principal bénéficiaire de la guerre, de même qu'il est le premier bénéficiaire de l'escalade américaine à propos de l'Iran, en ce qui concerne le dossier nucléaire. L'Irak n'est pas la Russie, et l'Iran n'est pas la Chine, et ils ne représentent donc aucune menace pour les États-Unis, mais ils représentent tous deux une menace pour l'état hébreux.

En conclusion, on peut dire que les partisans du Likoud, qui contrôlent les postes de décisions aux USA, sont en train d'utiliser la campagne de Bush contre le terrorisme comme une couverture pour accomplir les objectifs d'Israël en Irak. Dès lors, le but de la bataille de Fallujah est de briser la colonne vertébrale de la résistance et d'ouvrir la voie à l'achèvement du plan israélien.


Rashid Khashana

Dar Al-Hayat

SOURCE


Jeudi 9 Juin 2005


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