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La banqueroute de l’escroquerie « libérale »

Par Jacques Cheminade Lundi 22 Septembre 2008

La banqueroute de l’escroquerie « libérale »

Au XIVe siècle, les banquiers lombards, avec le soutien du système vénitien, avaient endetté la plupart des Etats européens, qui avaient dû donner tous leurs revenus en gage. Ils leur fournissaient de quoi continuer à opérer sans toutefois leur permettre de rembourser.

Précision :

Encadrés :

  1. Le mécanisme est diabolique !
  2. Réguler avec les banques centrales et le FMI la recette empoisonnée de George Soros et des nouveaux néo-socialistes
  3. Les « risques » vus par Jacques Attali
  4. Les Gribouille de l’Elysée : sauver les marchés en abandonnant la prudence
  5. Conclusion
  6. La faille d’ATTAC

Cependant, lorsque le Roi d’Angleterre fit défaut, la veille de sa chute, même si l’on sentait le vent du boulet, les spéculations sur les titres de la dette allaient bon train et dans tous les sens. Un trader du XXIe siècle appellerait ce phénomène « volatilité ». En fait, face à l’abîme, chacun des parieurs s’efforçait de faire encore quelques gains en espérant vendre au dernier moment sa camelote à plus bête ou moins bien informé que lui. Beaucoup pensaient aussi que la capacité des Etats à émettre de la monnaie, en rognant le titrage en or ou en argent, pourrait être illimitée. La suite fut un effondrement de l’Europe, la peste noire et les danses macabres dont, même dans les économies relativement isolées de l’époque, il fallut deux ou trois générations pour se remettre. Pour utiliser le langage mécaniste des experts d’aujourd’hui, l’effondrement n’était pas imprévisible, mais inexorable, car il se trouvait inscrit dans les gènes, ou, si l’on préfère, dans la logique même du système.

La désintégration du système financier et monétaire international actuel est de même nature, mais bien plus grave dans l’économie « mondialisée » et la « société ouverte » de M. Soros. Cependant, alors que j’écris ces lignes, le CAC-40, l’indice boursier de la place de Paris, vient de rebondir à la hausse de 9 %. Arrêtez donc de raconter des histoires, diront les esprits bien en Cour, ils ont trouvé la solution et vous, dans votre coin, vous prétendriez en savoir plus qu’eux ? Eh bien oui. Car « eux » extrapolent à partir des tendances du passé et croient que l’économie est un jeu à somme nulle, un combat où il y a ceux qui perdent et ceux qui gagnent. Ils sont incapables de voir deux choses. La première est qu’il arrive un moment où les gagnants ne peuvent plus être payés par les perdants (c’est le « risque de contrepartie »), car les perdants ont fait banqueroute. Alors, les gagnants demandent aux émetteurs de monnaie (la monnaie électronique des banques et des sociétés d’assurance) de renflouer les perdants pour qu’ils puissent les rembourser. C’est ce qui arrive aujourd’hui, mais à un moment donné, désormais très proche, l’on ne croira plus que la monnaie émise vaille ce que l’on prétend. Alors se déclenche l’hyperinflation, brutalement, comme dans l’Allemagne de Weimar, en 1923. Ah ! dira-t-on encore, mais depuis, on a fait de grands progrès, on a inventé des « stabilisateurs ». C’est pourtant ces stabilisateurs qui sont en train de se désintégrer sous nos yeux. Ils sont aussi utiles que les béquilles des aveugles dans la parabole illustrée par Bruegel. Le trou est trop profond pour elles.

C’est ici qu’il faut considérer la deuxième chose à prendre en compte, bien plus fondamentale. L’argent ou le crédit émis sert à renflouer les spéculateurs à court terme, et il n’y en a plus pour les investisseurs à long terme, dans l’équipement de l’homme et de la nature. Il n’y a plus d’argent pour investir à long terme parce qu’on renfloue les spéculateurs à court terme !

Voilà où l’on en est aujourd’hui. Pour sauver les malades douteux, on a contaminé et affaibli tout l’organisme, jusqu’au système nerveux central, le système mondial de banques centrales ! Et la hausse des bourses de ce jour est une danse malsaine autour du cercueil de l’économie réelle, des travailleurs et des contribuables. C’est la dernière gorgée de poison fournie aux amateurs, qui ont apprécié le geste à son juste prix : gagner autant que possible en faisant aussi vite que possible.

Vous voulez du concret ? Allons-y. En 1998, la Réserve fédérale américaine (Fed) et l’ensemble des plus grandes banques du monde ont sauvé le hedge fund (fonds hyper-spéculatif) Long Term Capital Management en épongeant ses pertes. Elles ont dû avancer 3,4 milliards de dollars. Michel Camdessus, alors à la tête du Fonds monétaire international (FMI), déclara que le « notionnel » (l’effet produit par les paris sur le sous-jacent, le fondement des paris à la baisse ou à la hausse) était si élevé que si un second LTCM s’était présenté, tout le système international se serait effondré. Or aujourd’hui, les pertes encourues ou potentielles sont plus de mille fois supérieures à celles de LTCM ! Lehman Brothers, c’est LTCM à la puissance 100 (Lehman possédait plus de 600 milliards d’actifs) et AIG, le plus grand assureur américain, c’est Lehman à une puissance si élevée que la Réserve fédérale a dû lui fournir 85 milliards de dollars pour lui éviter la faillite, et avec elle, celle de toute la finance planétaire. La Fed a procédé contre toutes les règles écrites jusque-là. En effet, elle n’a normalement pas à fournir du crédit aux assureurs qui ne sont pas de son ressort, et elle a dû prendre le contrôle de 79,9% du capital d’AIG, ce pourquoi elle aurait condamné toute institution osant faire la même chose il y a quelques semaines.

Bien pire, le risque d’effondrement généralisé de tout le système et de tous ses actifs est si grand que l’Etat américain vient de s’engager à aider les banques à épurer tous leurs titres autrement invendables. C’est la nationalisation absolue des pertes après la privatisation systématique des gains ! Il s’agit d’un vaste système de « defeasance », auprès duquel tous les perdants, c’est-à-dire l’ensemble des établissements financiers américains, pourront liquider les milliers de milliards de créances douteuses ou de dérivés de crédit archidécotés (les fameux CDS, les credit default swaps, des contrats qui permettent d’acheter ou de vendre de la protection sur des défauts de paiement, dont le total est estimé à la somme astronomique de 63 000 milliards de dollars ! Le coût de ce vaste plan serait, pour commencer, de 500 milliards de dollars, puis de milliers de milliards. A quoi vient s’ajouter le coût du renflouement de Fanny Mae et Freddie Mac, de 200 milliards de dollars pour commencer et illimité par la suite, puisque le Trésor américain achètera les titres subprime qu’ils détiennent sans limite de temps ni de volume.

Quant au marché des produits dérivés qui s’échangent hors des bourses réglementées (c’est-à-dire de gré à gré, en toute opacité), il est évalué par la Banque des règlements internationaux à 595 000 milliards de dollars, la mère de toutes les spéculations. C’est la mesure du fameux risque de « contrepartie » : si un perdant ne peut pas payer, tous les dominos étroitement imbriqués peuvent à tout moment suivre. La pyramide s’écroule sous nos yeux, comme je l’avais prédit en 1995, lors de ma candidature présidentielle, et comme Lyndon LaRouche l’a annoncé dès qu’elle fut construite, sur du vent, ou plutôt sur la volonté de puissance de joueurs qui ont sacrifié le niveau de vie de plus de 80% de la population, l’équipement de toute la société et les salaires à leur frénésie d’accumulation destructrice.

Le fait nouveau est que maintenant, elle est aussi devenue autodestructrice. Les escrocs sont eux-mêmes victimes de leur propre escroquerie, puisqu’ils accumulent de la monnaie de singe et qu’ils ont créé une résistance chez tous ceux qui commencent à comprendre vers quoi on les mène.

Deux choses, pour finir. Pourquoi les bourses ont-elles si brutalement augmenté ce vendredi 19 septembre ? Parce que les spéculateurs ont fêté leur salut temporaire. Et ceux qui avaient spéculé à la baisse, par des ventes à découvert (en empruntant une action pour la revendre sur le marché), ont dû racheter en toute hâte leurs titres moins cher, pour matérialiser leur gain en attendant de recommencer, ce qui provoque un effet mécanique à la hausse (les rachats après les ventes). Cela signifie que le gouffre financier, dans lequel l’économie réelle est en train de sombrer de plus en plus vite, est maintenant tellement profond que seul le remplacement de toute urgence du système monétariste par un système de crédit-monnaie, comme le permet la Constitution américaine et comme le faisait la France avant 1973, peut sauver le travail et la production réelle de biens, c’est-à-dire le futur de notre espèce.

Car continuer comme on va (cf. la déclaration de Jacques Attali, encadré n°3) incitera inéluctablement les puissances financières en place à recourir, pour protéger leurs avoirs alors que s’effondre leur monnaie de singe, à des moyens militaires et policiers de nature fasciste (contrôle d’une désintégration sociale par la violence et l’induction d’une servitude volontaire). Quand Lyndon LaRouche parle de « nouvel âge des ténèbres », ce n’est pas pour faire un effet de style. Ce sont les générations que le monde mettra à se reprendre, plus encore qu’au XIVe siècle, si la course à l’abîme n’est pas arrêtée aujourd’hui. Tout de suite, en espérant que la peur soit bonne conseillère, non comme cette grande peur des bien pensants qui suivit la crise de 1929 et mena où l’on sait.

Précision
Comment la finance s’est rendue folle

Pour comprendre ce qui est arrivé, il faut se mettre dans la peau d’un patron de casino qui, se croyant l’homme le plus intelligent du monde, était convaincu d’avoir découvert la martingale pour gagner à tout coup.

  • La source de l’argent : des taux d’intérêt très bas (pendant longtemps, 1% pour la Réserve fédérale américaine, la Fed, presque zéro pour celui de la Banque du Japon…) qui ont rendu le crédit pratiquement gratuit et accessible sans limites « prudentielles ».
  • Avec ce crédit, on opère avec des instruments financiers multiplicateurs (les produits financiers dérivés, qui permettent de jouer plusieurs fois sa mise sur tout ce qui se présente, actions, prix de l’électricité, droits à polluer…) sur des valeurs futures : évolution des taux d’intérêt, de change, du prix des actions.
  • On transforme toutes les créances en titres que l’on vend et revend sur les marchés.
  • On opère de plus en plus sur des marchés non réglementés, de gré à gré, en toute opacité.
  • On réinvestit les gains dans le système, qui gonfle mécaniquement.
  • On croit être à l’abri de tout par l’assurance : on crée des « réhausseurs de crédit » (les « monoliners », qui assurent contre les défauts) et on pratique les dérivés de crédit ou « credit default swaps » (CDS). Ainsi, à partir d’un notionnel (montant de la créance sous-jacente), on achète et revend de la protection théorique sur tout défaut de paiement.
  • On s’assure que les « agences de notation » (elles ne sont que trois, et privées : Moody’s, Standard and Poors’ et Fitch) coteront les titres émis au plus haut en les rémunérant sur le montant de l’émission obtenue (1% environ).
  • Si les choses ne vont pas comme on l’entendait, les banques centrales qui ont, à l’origine, offert les moyens de se fournir en crédit à bas coût, vous prêtent de l’argent à court terme pour joindre les deux bouts. De plus en plus d’argent, et en reprenant en pension des titres de plus en plus toxiques. Ainsi, la Fed, puis la Banque centrale européenne, ont accepté d’échanger tous types de titres contre de solides bons du Trésor ou un accès illimité à l’offre de refinancement aux enchères pour maintenir « la liquidité du système » ;
  • Tous les coupe-feu ont été supprimés, et en particulier le Glass Steagall Act de l’administration Roosevelt (voté en 1933, après la crise de 1929) qui rendait incompatibles les métiers de banques d’affaires à risque et de banques de dépôt, tout comme ceux de banque et d’assurance. Il a été abrogé par le Gramm-Leach-Bliley Act du 12 novembre 1999 qui, « pour donner plus de flexibilité aux marchés », a permis la confusion absolue des genres.
  • Enfin, les joueurs ont engagé les meilleurs mathématiciens du monde et les prix Nobel d’économie, qui ont tous, avec beaucoup de compétence, extrapolé à partir des données passées, et conclu que le système était invulnérable, « toutes choses égales par ailleurs ».

C’est ainsi que l’industrie financière a gagné des fortunes en vendant des titres à des investisseurs bernés, avec pour principes la privatisation des gains, même fictifs, sur le dos des salariés, la nationalisation des pertes, bien réelles, sur le dos des contribuables, et le montage d’une vaste escroquerie au détriment de l’avenir de nos sociétés.

Le renflouement actuel est le dernier sursaut de cette grande escroquerie. Ce qui suivra sera soit un nouvel ordre policier et militaire pour imposer une austérité autrement insoutenable, soit un Nouveau Bretton Woods, la démarche de Lyndon LaRouche et la mienne. Ce n’est pas nous qui avons décidé de ce choix, c’est le système lui-même, en s’autodétruisant inexorablement.

Encadré n°1
Le mécanisme est diabolique !

« L’effondrement immobilier a conduit à l’implosion des subprime, qui a entraîné… des dépréciations d’actifs massives et des provisions bancaires en chaîne. D’où une baisse généralisée des actifs qui creusent encore davantage les pertes des banques. Ces dernières se voient obligées de constituer à nouveau des provisions, ce qui fait fondre leurs fonds propres.

« Comme les banques doivent avoir un capital minimum (ratios prudentiels), elles doivent vendre une partie de leurs actifs dépréciés pour reconstituer leurs fonds propres. En faisant cela, elles précipitent à nouveau le prix des actifs à la baisse, ce qui creuse à nouveau leurs pertes. A nouveau, les fonds propres deviennent insuffisants, donc il faut à nouveau vendre des actifs (encore plus dépréciés qu’au tour d’avant), ce qui entraîne à nouveau une baisse des actifs, etc. A ce rythme, les actifs vont se rapprocher à vitesse grand V de la valeur 0 ! Les banques sont obligées de vendre de par la réglementation prudentielle. Or en face, il n’y a pas d’acheteurs. Vous iriez racheter leurs actifs bancaires pourris, vous ? (…)

« Seule la Fed rachète pour l’instant les actifs risqués des banques franchement en mal de liquidités. Mais la Fed ne peut pas racheter tous les actifs pourris, au risque de finir elle-même par imploser ! Elle a aussi ses limites. Et ça, pour l’instant, personne n’en parle… »

Ce texte est extrait des publications Agora, du mardi 16 septembre. Il a pour mérite de montrer que les opérateurs intelligents savant parfaitement ce qui se passe et voient les limites du renflouement actuel. Cependant, ils n’ont rien à proposer. Rien ? Ecoutons George Soros et Jacques Attali (voir encadrés n°2 et n°3).

Encadré n°2
Réguler avec les banques centrales et le FMI la recette empoisonnée de George Soros et des nouveaux néo-socialistes

En ce 18 septembre, George Soros occupe la scène avec la complicité des médias, notamment français. Il prétend être celui qui a vu venir la crise et admet que pour la première fois depuis les années trente, le système financier est au bord de la rupture. Nos lecteurs ne seront pas étonnés de le voir proposer de faire contrôler le crime par ceux qui l’ont commis. Il ne parle pas, en effet, « d’une régulation excessive, semblable à celle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale », qui entraverait ses propres opérations. Et d’affirmer : « C’est aux banques centrales qu’incombe cette responsabilité ». Elles doivent contrôler non seulement l’offre de monnaie, « mais aussi celle de crédit ». Avec, au sommet de la régulation, les institutions internationales existantes, comme le FMI.

Les socialistes français paraissent bien lui emboîter le pas, prononçant, douze ans après nous, le nom de « Nouveau Bretton Woods », mais pour nombre d’entre eux, l’étiquette désigne une autre marchandise. L’Hebdo des socialistes du 13 septembre appelle bien à un Nouveau Bretton Woods, mais avec le « renforcement des institutions financières multilatérales pour leur permettre, avec la Banque Centrale, de contrôler le système bancaire et de la punir sinon la spéculation trouvera toujours sa récompense ». Etrange punition que celle infligée par les coupables. Dans Le Monde du 13 septembre, Lionel Jospin, dans un article co-signé avec François Morin, met la régulation entre les mains du Fonds monétaire international et de la Banque des règlements internationaux, avec en filigrane une monnaie internationale. C’est ôter aux Etats-nations leur pouvoir pour le donner aux ennemis des peuples ! Jacques Attali poursuit la réflexion (voir encadré n°3).

Encadré n°3
Les « risques » vus par Jacques Attali

« On laisse les gens s’endetter sur des valeurs fictives…Les faillites vont se poursuivre ». Juste analyse. Mais quels risques y voit-il ? « La dénonciation de complots, comme la stigmatisation des juifs avant la guerre, une grande inflation pour faire disparaître les dettes et des tensions militaires pour contraindre les gens à accepter plus d’austérité et d’impôts ». Il ne propose cependant que des régulations, sans remettre en cause le système (« une régulation internationale démocratique des marchés financiers »), et ses propositions pour la France sont de nature à entretenir le mal qu’il dénonce. Hypothèse : et si ses séjours à Londres, et auparavant auprès de François Mitterrand, lui avaient fait tant fréquenter les auteurs de la destruction en cours qu’il les craint plus que la réalité reconnue par son intelligence et évite à tout prix de les remettre en cause ? Et puis, il faut bien continuer, comme Soros, les affaires qui rapportent, dans un environnement qu’on doit réguler mais conserver, comme si les deux étaient possibles…

Encadré n°4
Les Gribouille de l’Elysée : sauver les marchés en abandonnant la prudence

Le problème, pour eux, est que les banques doivent vendre une partie de leurs actifs car on leur impose un capital minimum trop élevé. Réduisez la potion, pensent-ils, et tout ira mieux. Gribouille pensait aussi qu’en se jetant au fond d’une mare, il éviterait d’être mouillé par la pluie. Ils blâment aussi les agences de notation, qui, étant intéressées dans le placement des titres, ont donné de trop bonnes notes aux émetteurs. C’est vrai, mais pour être honnêtes, il faudrait aujourd’hui que toutes les notes, dans la « classe » existante, soient mauvaises. La solution ? Changer de classe et de professeurs ! Le New Deal international dont a parlé Nicolas Sarkozy ne peut se faire avec MM. Bolloré, Bouygues, Bernheim et Albert Frère.

Encadré n°5
Conclusion

Bill Clinton avait gagné la campagne présidentielle américaine contre George Bush père, en grande partie grâce au slogan de son conseiller James Carville : « C’est l’économie, imbécile ! » A tous ceux que nous venons de mentionner, il faudrait aujourd’hui dire : « C’est le système, imbécile ! » Et ajouter : « C’est Londres qui pollue ». Faire un Nouveau Bretton Woods avec la conjonction d’intérêts qui contrôlent la finance mondiale actuelle, c’est comme vouloir fonder une Ligue de vertu à Hollywood.

Encadré n°6
La faille d’ATTAC

Dans un dossier spécial paru le 17 septembre dans Le Monde, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon, « économistes, membres du conseil scientifique d’Attac », nous disent qu’« un nouveau Bretton Woods est certes indispensable. Mais pas n’importe lequel ». Ils ajoutent, justement, qu’« une nouvelle architecture monétaire et financière internationale n’aurait aucune chance d’améliorer la situation si, dans le même temps, les "réformes structurelles" des marchés du travail étaient poursuivies ». En effet, mais cela paraît une évidence, le nouveau Bretton Woods ne peut être fondé sur ce que le système actuel a mis en place, l’enrichissement des spéculateurs au détriment de « la part salariale dans la valeur ajoutée », c’est-à-dire le vol des travailleurs et des producteurs. Cependant le hic est dans ce que les auteurs impliquent. « N’oublions pas que la principale proposition formulée en 1944 fut rejetée : la monnaie mondiale et l’Union de compensation envisagées par Keynes ne virent jamais le jour pour laisser le champ libre au dollar et à l’hégémonie américaine. » Ils semblent donc regretter un ordre supranational et une monnaie mondiale qu’ils voudraient voir renaître aujourd’hui de leurs cendres. Or, aujourd’hui comme hier, cet ordre supranational tomberait fatalement entre les mains de ceux que Keynes soutenait, une oligarchie britannique exerçant sa tutelle sur le monde et délivrée des instruments de résistance des Etats-nations. Au contraire, notre Nouveau Bretton Woods repose sur une alliance de Républiques souveraines, dans lequel toute émission de crédit se trouve sous le contrôle des peuples, et non d’experts, de comptables ou de… conseils scientifiques. Chez ATTAC, on est sans doute bien placé pour savoir où mène ce genre de privilège accordé à des compétences sans contrôle. Par exemple, à des combinaisons d’électeurs tout aussi fictifs que le capital, se disputant un pouvoir dérisoire et démoralisant la base de militants honnêtes.

Une chose encore : nous sommes, bien entendu, opposés à toute hégémonie et pour que soit rétabli le contrôle de l’Etat américain sur le dollar, dans l’intérêt de son peuple, alors que le vrai problème est qu’aujourd’hui, le dollar est l’instrument d’un ordre oligarchique anglo-américain, dans un système monétariste soutenu par les banques et les sociétés d’assurance. Cela va mieux en le disant.

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Commentaires

1. Posté par osiris le 22/09/2008 14:38
Archive de la categorie ‘La Fed’
Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale
Mercredi, avril 23rd, 2008
Les aventures mirobolantes de l’Empereur Picrochole II au Pays des Mille et une Nuits
© Alter Info, Orange Aline Dedieguez. Un excellent article long, très long, que nous avons recopié car cet article est fondamental et doit être lu par tous. Prenez du temps et lisez tout ça.

Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale
Chapitre XIV : Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale -Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale
* Du grec hekaton, cent et cheir, la main. Hécatonchire : qui a cent mains.



“Que peuvent les lois, là où seul l’argent est roi ?”
Pétrone

“Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.”
L’industriel Henry Ford

On parle ici et là de “finance de marché”, d’”ingénierie financière de Wall Street” de “non-coïncidence de l’intérêt des parties”, de “dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée” du “rôle des monnaies”, comme si les opérations financières étaient mues par un petit moteur intérieur, se déroulaient dans la stratosphère et n’étaient pas connectés à la politique des Etats.

J’ai voulu montrer que derrière le théâtre d’ombres du vocabulaire abscons de spécialistes , des mains bien réelles s’activent dans les coulisses, les mains avides des hécatonchires de la finance internationale. Derrière les chiffres, les graphiques et les abstractions, une poignée d’hommes en chair en os agissent. Leurs cerveaux échafaudent les plans par lesquels ils défendent avec ténacité, et de génération en génération, des intérêts privés au détriment des intérêts des nations.

La crise financière actuelle n’est incompréhensible que pour ceux qui ne veulent pas savoir. C’est pourquoi j’ai essayé de remonter à sa source et de montrer que si le meccano s’est déréglé une fois de plus, c’est qu’il est programmé de telle sorte que des crises périodiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de son code de fonctionnement parce que ces crises sont hautement profitables à ses concepteurs.

Il se peut que l’exceptionnelle habileté des spéculateurs de la “finance déstructurée” à jouer à saute-mouton par-dessus les crises qu’ils ont régulièrement provoquées depuis plus d’un siècle, les ait à ce point enhardis que leur voracité a, cette fois, détraqué la machinerie monétaire dont ils avaient si ingénieusement ajusté les rouages. Peut-être apprendrons-nous dans un très proche avenir qu’une nouvelle “conspiration des hécatonchires” est en gestation en quelque île des Caraïbes ou du Pacifique afin, diront-ils, d’oeuvrer pour le salut de l’humanité et de “sauver” le système monétaire.

- 1 - La conspiration de l’Ile Jekyll
- 2 - La liste des conspirateurs
- 3 - La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d’indépendance à la crise de 1907
- 4 - John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire
- 5 - Les crises monétaires successives aux USA: 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907
- 6 - Les préparatifs du coup d’Etat constitutionnel
- 7 - Histoire de l’Histoire de la révélation au public du système de la Réserve Fédérale
- 8 - Ezra Pound et son combat contre l’usurocratie
- 9 - Le mécanisme de l’escroquerie de la Réserve Fédérale

1 - La conspiration de l’île Jekyll
Le 22 novembre de l’année 1910, le luxueux wagon privé du richissime sénateur Nelson Aldrich a été accroché au train qui reliait New-York au sud des Etats-Unis et quelques personnes s’embarquent en direction de la Georgie .

Le voyage durera deux jours et deux nuits et les occupants de ce wagon affecteront, avec une ostentation puérile, de ne pas se connaître bien que leur long périple ait le même but : la chasse au canard sur une petite île située à quelques encablures des côtes de Georgie , l’île de Jekyll .


- Voir: Aux sources de la puissance de l’empire : La conspiration de l’Ile Jekyll

Notre groupe voyage sous des noms d’emprunts. Les participants avaient fait preuve de ruses de Sioux afin de ne pas se croiser avant l’ébranlement du convoi et s’étaient interdit de se nommer en s’adressant la parole - ou de n’utiliser que leurs prénoms - durant le temps que dura le voyage, tellement leur méfiance était grande et s’étendait au personnel de service . Un incognito total devait être préservé. L’un d’entre eux, qui n’avait jamais chassé de sa vie, portait même un grand fusil sur l’épaule afin de compléter le réalisme naïf du tableau.

Ces personnages, qui se comportaient de manière aussi étrange, représentaient pourtant à eux seuls le quart de la richesse planétaire de l’époque.

La description de l’embarquement et du voyage figure dans les ouvrages des auteurs qui rapportent cette scène, notamment dans celui, très détaillé, d’Eustace Mullins, Secrets of the Federal Reserve, The London Connection, dont je parlerai plus loin (2). Comme les voyageurs occupaient un wagon privé - donc soustrait par définition aux regards du public - les précautions des participants semblent pour le moins excessives , à moins que tel Monsieur Le Trouadec saisi par la débauche , nos sévères banquiers se soient livrés à un moment de détente ludique, avant de se concentrer sur le beau coup financier qu’ils étaient sur le point de monter.

2 - La liste des conspirateurs
Etaient présents:

- Le propriétaire du wagon qui roulait, tous rideaux baissés, vers son destin et vers le nôtre, le Sénateur Nelson Aldrich accompagné de son secrétaire privé, Shelton. Président de la National Monetary Commission (Commission Monétaire Nationale) créée en 1908 et entérinée par le le Président Théodore Roosevelt à la suite de la panique monétaire de 1907 qui succédait à plusieurs autres catastrophes boursières, il était l’aiguillon et l’organisateur de la réunion.


Sen. Nelson Aldrich
Le Sénateur entretenait des relations commerciales étroites avec l’influent homme d’affaires et banquier, John Pierpont Morgan, beau-père de John D. Rockefeller et grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États-Unis. Celui-ci n’était pas physiquement présent, mais triplement représenté, il marqua la réunion de son empreinte. Au Congrès, le Sénateur Aldrich passait pour être le porte-parole du banquier J.P.Morgan , lequel représentait également les intérêts des Rothschild d’Angleterre.


J.P. Morgan
Les représentants directs de John Pierpont Morgan étaient:
- Henry Davison, associé principal de la John Pierpont Morgan Company et considéré comme son émissaire personnel.


Henri Davison et Charles Norton
- Charles Norton, président de la First National Bank de New York, dominée par J.P. Morgan Company.

- Benjamin Strong, le directeur général de la J. P. Morgan’s Bankers Trust Company, et connu pour être également un lieutenant de J.P. Morgan. Il devint d’ailleurs le P.D.G. de la banque, trois ans plus tard, à la suite à l’adoption de la Loi sur la Réserve fédérale. Ces deux banquiers représentaient , eux aussi, les intérêts des Rothschild.


Benjamin Strong
- Il semble qu’il y ait eu quelques autres “invités” dont les noms ne sont, pour l’instant , pas connus et peut-être ne le seront-ils jamais. Ainsi, lorsque George F. Baker, un des associés les plus proches de JP Morgan, mourut le 3 mai 1931, le New-York Times écrivit : “Le club de l’Ile Jekyll a perdu un de ses membres les plus distingués”.

Etait également présent, Frank Vanderlip, le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque d’Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société d’investissement internationale Kuhn, Loeb and Company.


Fred Vanderlip
Contrairement à ce laissent entendre ceux qui affirment qu’il se serait agi d’un “complot des seuls banquiers”, le gouvernement n’était pas étranger à cette réunion. Il était représenté par A. Piatt Andrew, Secrétaire adjoint du Trésor et Aide Spécial de la National Monetary Commission. Je reviendrai sur cette Commission que le Congrès avait officiellement chargée, en 1907, de préparer une réforme monétaire . D’ailleurs, les défenseurs du système de la FED se fondent sur son existence et sur la présence du représentant du gouvernement à l’Ile Jekyll pour dénoncer comme “complotistes” les critiques de la réunion de l’île Jekyll en omettant sciemment de mentionner les conditions dans lesquelles fut conçue , votée puis annoncée la création de la Federal Reserve et que j’analyserai plus loin. La présence de ce membre du Gouvernement prouve pour le moins la complicité de ce dernier avec les banquiers dans le “coup d’Etat constitutionnel” que banquiers et Gouvernement préparaient de conserve contre le Congrès.

Mais le personnage le plus important parmi les participants était Paul Warburg. C’était l’un des hommes les plus riches du monde . Son expérience du fonctionnement des banques européennes, sa forte personnalité et ses compétences en firent le meneur , la tête pensante du groupe et le véritable initiateur de la création de la FED. Il révèlera d’ailleurs des capacités de manoeuvrier exceptionnelles en 1913, au moment du vote de la loi au Congrès. (3)

D’origine allemande , il se fit ensuite naturaliser citoyen américain. En plus d’être un partenaire de la Coon, Loeb and Company - il avait épousé en 1893 la fille du banquier Salomon Loeb, propriétaire de la banque Kuhn, Loeb & Co de New-York - il représentait sur place la dynastie bancaire des Rothschild d’Angleterre et de France. Associé avec son frère Felix, il entretenait également des liens étroits avec son autre frère Max Warburg, le directeur en chef du consortium bancaire Warburg d’Allemagne et des Pays-Bas.


Paul Warburg
Cette fine brochette représentait donc les intérêts croisés des plus grands groupes bancaires mondiaux : les Morgan, les Rothschild, les Warburg et les Rockefeller. Les historiens du Nouveau Monde les appelleront les Barons voleurs.

Une fois arrivés dans la luxueuse propriété de J.P. Morgan sur l’ilot Jekyll, nos banquiers millionnaires s’installèrent autour d’une table et neuf jours durant, dans le plus grand secret, ils mirent au point et rédigèrent minutieusement le règlement de ce qui allait devenir le Système de la Reserve Fédérale.


Sommarställe Georgia / Jekyll Island
- Voir: Voyage circummonétaire à la recherche du Roi Dollar et découverte de la caverne d’Ali-Baba, 2ème escale

3 - La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d’indépendance en 1776 à la crise de 1907
L’action des “barons voleurs” et la décision de 1913 qui en sera le point d’orgue, n’est pas un acte isolé. C’est le dernier et le plus décisif des coups de boutoir des financiers dans la guerre féroce, tant en Europe qu’en Amérique, entre le pouvoir politique et le pouvoir des banquiers, et notamment celui des Warburg et des Rothschild d’Angleterre. Cette guerre durait depuis la Déclaration d’indépendance des colonies anglaises. Elle se termina par une victoire par KO de la finance internationale sur le pouvoir politique de l’Etat naissant et ouvrit la voie à une domination exponentielle des financiers sur le monde entier.

La bataille avait d’ailleurs commencé avant même la déclaration d’indépendance, en 1776, lorsque les banquiers de la City de Londres réussirent à faire voter par le gouvernement anglais une loi qui interdisait aux treize colonies d’Amérique de créer une monnaie locale, le Colonial Script, et de n’utiliser, pour leurs échanges, que la monnaie or et argent des banquiers. Comme cette monnaie était obtenue moyennant un intérêt, elle devenait automatiquement une dette des colonies.


Colonial Script
Les monétaristes l’appellent une monnaie-dette et cette monnaie est un rackett permanent des banques sur l’Etat soumis à ce régime.

Au moment de la déclaration d’indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que “c’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur”.

Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu’il a pu écrire: “Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu’une armée. Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d’elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis.”

Et voilà comment Jefferson a prophétisé, il y a plus de deux siècles, la crise actuelle des “subprime”, qui jette de plus en plus de citoyens américains à la rue.

Voir: La “main invisible du marché ” Une histoire de ” bulles “, de ” subprimes ” , de ” monolines ” et autres merveilles de la ” finance structurée”

Mais les banquiers ne s’avouèrent pas vaincus. Ils trouvèrent des soutiens auprès du nouveau gouvernement et notamment auprès du Secrétaire au Trésor, Alexander Hamilton et du Président George Washington lui-même. Ils obtinrent en 1791 le droit de créer une banque, abusivement appelée Banque des Etats-Unis de manière à faire croire qu’il s’agissait d’une banque de l’Etat central alors que c’était une simple banque privé appartenant à ses actionnaires.

Cette banque privée obtint, pour vingt ans, le privilège d’émettre la monnaie-dette du nouvel Etat.

Lorsqu’au bout de vingt ans, le Président Jackson voulut mettre fin à ce droit exorbitant, sortir du cycle de la monnaie-dette et revenir au droit inscrit dans l’art. 1 de la Constitution , les banquiers anglais, menés par Nathan Rothschild, suscitèrent en 1812 , sous divers prétextes commerciaux - taxe sur le thé - et maritimes - contrôle des navires - une guerre de l’Angleterre contre ses anciennes colonies et ils mirent en action toute leur puissance financière afin de ramener le nouvel Etat au rang de colonie . “Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur avait crié le Président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!”


Nathan Rothschild
Mais il échoua à les déloger et les banquiers eurent le dernier mot .

En 1816, les privilèges de la Banque des Etats-Unis étaient rétablis et les banquiers menés par la famille Rothschild avaient définitivement terrassé les hommes politiques qui, comme Jefferson et plus tard, Lincoln, tentèrent de s’opposer à leur racket.

C’est donc à juste titre que James Madison (1751-1836) , le quatrième Président des Etats-Unis a pu écrire: “L’histoire révèle que les banquiers utilisent toutes les formes d’abus, d’intrigues, de supercheries et tous les moyens violents possibles afin de maintenir leur contrôle sur les gouvernements par le contrôle de l’émission de la monnaie.”

Car il s’agit bien d’un racket. La guerre que mena - et perdit - Abraham Lincoln contre les banquiers en est une nouvelle illustration éclatante.

Durant la guerre de Sécession (1861-1865), la banque Rothschild de Londres finança les Fédérés du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait les Confédérés du Sud en application d’un scénario mis au point en Europe durant les guerres napoléoniennes. Les deux groupes , profitant de la situation, exigeaient des intérêts usuraires de 25 à 36%.


Le Président Abraham Lincoln (1809-1865)
Le président Lincoln , qui avait percé à jour le jeu des Rothschild refusa de se soumettre au diktat des financiers européens et, en 1862 , il obtint le vote du Legal Tender Act par lequel le Congrès l’autorisait à revenir à l’art. 1 de la Constitution de 1787 et à faire imprimer une monnaie libérée du paiement d’un intérêt à des tiers - les dollars “Green Back” - ils étaient imprimés avec de l’encre verte. C’est ainsi qu’il a pu , sans augmenter la dette de l’Etat, payer les troupes de l’Union.




Billet de 1$ de 1862, représentant le Secrétaire d’Etat au Trésor, Salmon Chase. Le Président Lincoln l’avait chargé, en 1861, de rédiger le Tender Act .




Billet de 5$ de 1862, représentant la statue de la ” Liberté ” et Alexandre Hamilton, un des pères fondateurs des Etats-Unis, le premier Secrétaire d’Etat au Trésor

“Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix - écrivait-il - et conspire contre elle dans les temps d’adversité. Il est plus despotique qu’une monarchie, plus insolent qu’une dictature , plus égoïste qu’une bureaucratie. Il dénonce, comme ennemis publics , tous ceux qui s’interrogent sur ses méthodes ou mettent ses crimes en lumière . J’ai deux grands ennemis : l’armée du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.”

Il aurait ajouté ces paroles prémonitoires : “Je vois dans un proche avenir se préparer une crise qui me fait trembler pour la sécurité de mon pays. […] Le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains.” (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).

Lincoln voyait clairement combien il était néfaste pour une nation souveraine que des puissances autres que l’Etat central aient le pouvoir de créer la monnaie. Il a été tué à Washington le 14 avril 1965 par John Wilkes Booth qui lui tira une balle dans la tête alors qu’il assistait à une représentation théâtrale dans la loge du Ford’s Theater.


Les causes réelles de sa mort n’ont pas été élucidées, bien que la version officielle prétende toujours que son assassin vengeait la défaite des Sudistes . De nombreuses recherches, abondamment documentées, orientent la recherche de la vérité vers un complot beaucoup plus complexe et révèlent , notamment, que Booth reçut à ce moment-là des sommes d’argent très importantes de la part d’hommes d’affaires connus et qu’il bénéficia de nombreuses et efficaces complicités, tant pour accomplir son crime que pour quitter les lieux .

Toujours est-il que le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, semble, lui, n’avoir eu aucun doute quant à la cause de la mort de son prédécesseur : il a immédiatement et sans donner d’explication, suspendu l’impression des greenbacks et les Etats-Unis sont revenus à la monnaie-dette des banquiers.

Le 12 avril 1866, le Congrès officialisait sa décision par le vote du Contraction Act qui stipulait que les billets greenbacks de Lincoln seraient progressivement retirés de la circulation monétaire.

Il est une autre personnalité qui, elle non plus, n’avait aucun doute sur les commanditaires de l’assassinat perpétré par Booth, c’est Otto von Bismarck, Chancelier de Prusse depuis 1862, qui écrivait : “La mort de Lincoln fut un désastre pour la chrétienté. Il n’y avait pas dans tous les États-Unis d’homme qui méritât de seulement porter ses bottes. Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’Amérique et ne l’utilisent systématiquement dans le but de corrompre la civilisation moderne. Il n’hésiteront pas à précipiter les Etats chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière.”

4 - John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire
Il est impossible de ne pas évoquer, à la suite de celle du Président Lincoln, la tentative du Président John Fitzgerald Kennedy de dépouiller la FED de sa puissance , tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln. Les coïncidences biographiques, politiques et même numérologiques qui rapprochent les destins de ces deux hommes politiques sont, il faut le reconnaître, tout à fait extraordinaires et ont fait saliver de nombreux Sherlock Holmes amateurs. Leurs morts violentes semblent les avoir liés pour l’éternité dans un parcours historique en miroir.

En effet, le 4 juin 1963 , le Président Kennedy signait l’Executive Order n° 11110 (4) par lequel le gouvernement retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de créer sa monnaie sans passer par la Réserve Federale. Cette nouvelle monnaie, gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, rappelait les greenbacks et le coup de force du Président Lincoln.


Un dollar de 1963, “KENNEDY GREENBACK”
Le Président Kennedy fit imprimer 4,3 milliards de billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 100 dollars. En 1994 il restait l’équivalent de 284,125,895 dollars en circulation aux Etats-Unis , détenus, probablement par des collectionneurs (source: The 1995 World Almanac).

Les conséquences de l’Executive Order n° 11110 étaient énormes. En effet, d’un trait de plume John Fitzgerald Kennedy était en passe de mettre hors jeu tout le pouvoir que les banques privées de la FED s’étaient arrogé depuis 1816 et qu’elles détenaient officiellement depuis 1913. Car si, dans un premier temps, les deux monnaies auraient circulé parallèlement, la monnaie d’Etat, gagée sur les réserves d’argent, aurait fini par terrasser la monnaie créée ex-nihilo par les banquiers. Cette nouvelle monnaie aurait considérablement diminué l’endettement de l’Etat, puisqu’elle éliminait le paiement des intérêts.

Les 26 volumes du rapport Warren n’ont pas réussi à apporter une explication crédible à l’assassinat du Président Kennedy à Dallas le 26 novembre 1963, cinq mois après sa réforme monétaire. Il n’est nul besoin d’être un ” complotiste ” primaire ou secondaire pour n’accorder qu’un crédit poli à la thèse officielle, non pas seulement à cause de l’analyse des conditions de l’exécution, mais parce que le fait que tous les témoins oculaires de l’événement soient morts dans les deux ans ; que la disparition ou l’élimination de 400 personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l’hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald - que tous ces événements soient le fruit du hasard relève d’un pourcentage de probabilités si infinitésimal qu’il est proche du zéro absolu. Le calcul des probabilités devient un juge plus efficace que n’importe quelle vérité officielle.

De puissants comploteurs ont donc sévi, y compris longtemps encore après le crime initial. Parmi les innombrables pistes avancées par les uns et par les autres, la piste monétaire était évidemment tentante . Elle fut relativement peu explorée au début de l’enquête. Cependant beaucoup la tiennent pour d’autant plus avérée qu’ils rapportent une phrase du père du Président, Joseph Kennedy, lorsqu’il apprit la décision de réforme monétaire de son fils : “Si tu le fais, ils te tueront“.


Le Président John Fitzgerald Kennedy
Le message semble, une nouvelle fois avoir été reçu cinq sur cinq par le Vice-Président Lyndon B. Johnson, devenu Président par la grâce de cet assassinat. Comme son homonyme Andrew Johnson un siècle auparavant, et avec une célérité particulièrement remarquable, il suspendit la décision monétaire prise le 4 juin 1963 par le Président assassiné alors que le cadavre de ce dernier n’était pas encore froid.

“L’ordre exécutif 11110 a été abrogé par le Président Lyndon Baines Johnson , trente-sixième président des Etats-Unis - de 1963 à 1969 - alors qu’il se trouvait dans l’avion présidentiel AirForce One, entre Dallas et Washington , le jour même de l’assassinat du Président Kennedy ” écrivait un chroniqueur. Cette affirmation n’est pas exacte : le décret présidentiel n’a jamais été officiellement abrogé, mais son application fut suspendue . Fut abrogée l’autorisation d’imprimer de nouveaux billets et de frapper de nouvelles pièces, si bien que l’Executive Order n° 11110 demeure officiellement en vigueur … dans la stratosphère.

Cet assassinat était peut-être un avertissement aux futurs Présidents qui auraient voulu emboîter le pas à Abraham Lincoln et à Jahn Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en éliminant le système de la monnaie-dette. Jahn Fitzgerald Kennedy aurait payé de sa vie cette provocation à la puissance de la finance internationale. Mais nous sommes là dans le domaine des innombrables coïncidences troublantes qui ont jalonné la vie de ce Président même si la célérité de la décision du Président Johnson donne du crédit à cette supposition. Eustace Mullins rappelle que le Président Abraham Garfield avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie. (5) Que de coïncidences!

Depuis le Président Kennedy, aucun successeur ne s’est avisé d’apporter la moindre réforme au fonctionnement de la FED.

De plus, des Israéliens s’étant félicité de ce que l’élimination de J.F. Kennedy ait laissé le champ libre à l’accession d’Israël au statut de puissance nucléaire, cette conséquence s’est métamorphosée en cause pour certains.

En effet, le journal israélien Ha’aretz 5 février 1999 écrivait, dans sa critique de l’ouvrage d’Avner Cohen, “Israel et la bombe: “L’assassinat du Président américain John F. Kennedy mit un terme brutal à la forte pression de l’administration des Etats-Unis sur le gouvernement d’Israël afin de l’amener à interrompre son programme nucléaire… ” L’auteur ajoute que ” si Kennedy était resté vivant, il est douteux qu’Israël aurait aujourd’hui une défense nucléaire.” Le Président Kennedy avait, en effet, fermement annoncé au Premier Ministre israélien David Ben Gourion qu’en aucun cas il n’accepterait qu’Israël devînt une puissance nucléaire.

Peut-être faudra-t-il encore vingt-six autres volumes d’enquête pour éclaircir cette énigme.

5 - Les crises monétaires successives : 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907
- La première ” Tempête sur Wall Street “, le premier ” Vendredi noir “, date du 24 septembre 1869. Elle était liée à la ruée vers l’or et aux manœuvres de deux escrocs , Jay Gould et Jim Fisk, qui soudoyèrent des fonctionnaires du Trésor afin d’accaparer tout le marché de l’or, dont les transactions s’opéraient encore en greenbacks.

- Une nouvelle panique secoue Wall Street le 20 septembre 1873. La faillite d’une société de courtage qui assurait le financement du Northern Pacific Railway provoque une vente massive des titres de la compagnie.

- Le 27 juin 1893 a eu lieu le premier krach boursier à Wall Street. Faillites, incertitudes monétaires , diminution des réserves d’or ont provoqué une panique sur les titres et une classique ruée sur les achats d’or. Le sauveur sera , déjà, J. Pierpont Morgan, que nous retrouverons à la manœuvre en 1910 et en 1913 . Après sa victoire sur Jay Gould et Jim Fisk dans la ” bataille du rail ” de 1873, Morgan se présente en sauveur du Trésor américain, après un marché conclu avec le Président Cleveland le 8 février 1895.

- Nouvelle panique à Wall Street le 9 mai 1901 à propos d’une spéculation féroce sur la même Northern Pacific appartenant toujours au même J. Pierpont Morgan qui ruina d’un même élan les investisseurs honnêtes et les spéculateurs.

- Le 13 mars 1907 voit une nouvelle chute vertigineuse des cours et comme par hasard, la même Northern Pacific se retrouve au cœur de la crise. En même temps, J. P. Morgan annonce la faillite de Knickerbocker Trust Co et de Trust Company of America qui mettent en péril tout le réseau bancaire - une petite répétition de la situation que nous connaissons aujourd’hui.

C’est dans ces grands moments-là qu’on reconnaît le prédateur de haut vol. Après avoir été le poison, notre banquier, John Pierpont Morgan, dont le nom se retrouve dans toutes les crises depuis 1869, se présente en remède et en sauveur de la nation. Un parfait pharmakon monétaire, en somme.



2. Posté par Metapsy le 22/09/2008 16:34
Moi il y a une chose qui me turlupine. L'argent ne s'évapore pas. Quand au poker on à 10 joueurs qui disposent de 100 jeton chacun, à la fin, le gagnant final aura 10*100 jetons, soit 1000 jetons. Là, on nous dit que l'argent s'est "évaporé", portant une insulte majeure aux lois de la physique qui sont : "Rien ne se perd, tout ce recycle".

La question qui me viens naturellement à l'esprit donc est "Qui a recyclé tout cet argent ? et qui sera les principaux gagnant de l'argent injecté dernièrement sur les marché ?"

Pas nous c'est certains, qui allons les allons nationaliser d'une certaines manières les "pertes" (pertes dans le sens ou je l'explique n'existe pas vu que l'argent n'as pas disparu, mais simplement changé de main).

Par contre les états privatisent leurs profits, vendent au rabais à de grands trusts les fleurons des nations (éducation, services médicaux et sociaux).

Ce qui arrivent n'est en rien une banqueroute, mais bel et bien l'avènement du néo libéralisme, basé sur les désastres. N'oublies pas que lors de la crise du Jeudi noir, des fortunes ont disparues, mais d'autres ont multiplié leur actif par 100 voire 1000.

Anti capitalistement votre


http://www.perdu.com

3. Posté par Deniz le 22/09/2008 16:48
On pourrait se demander pourquoi une poignée d’hommes, dans le secret, veulent la destruction financière des USA, et par là, celui de la planète entière…quel est l’intérêt ? C’est toujours la même raison qui fait tourner, ou plutôt empêcher de tourner le monde : détruire pour dominer, diviser pour régner. Nous sommes en proie, sans le savoir, à l’avidité la plus monstrueuse de personnes sans scrupules, n’ayant qu’un but : dominer la planète et réduire l’humanité en esclavage par des guerres crées de toutes pièces, la privation, la sous alimentation, l’insécurité, l’appauvrissement. Ce genre de personnes, qui descendent toujours des mêmes familles (royautés, noblesse, banquiers…), surtout d’Angleterre, dominent les personnalités au pouvoir dans tous les domaines (gouvernements, armées, religions, banques, marchés, industries, matières premières, drogues…) pour assurer leur survie, leur secret, et surtout la bonne exécution de leurs plans diaboliques.
Ils ont ainsi organisé les principales guerres, de religion (protestantisme), les deux guerres mondiales, mais aussi les crashs boursiers (dont la crise de 29). Ils ont aussi tout organisé pour faire exploser le Moyen-Orient, ainsi que les « attentats » aux USA. Il leur suffit, après ces guerres, de racheter le gratin de l’industrie et des banques pour quasiment rien, bien-sûr par des sociétés écrans. Après la deuxième guerre mondiale, il n’était plus possible aux anglais de prendre le risque de s’exposer en tant que nation, car l’aviation les rendait maintenant vulnérable : autrefois, leur puissance venait de la force de leur flotte leur assurant l’impunité. Leur idéologie est de rabaisser l’être humain à l’esclavagisme, tout le contraire de celle des pères fondateurs des USA. Pour pouvoir continuer leurs crimes, ils se sont tournés vers la guerre…financière en se cachant derrière des banques très puissantes, comme JP Morgan. Ils ont créé la FED ! Une entité privée (ce n’est donc pas l’état ) qui est seule autorisée à émettre de l’argent, qui le prête à l’état (Trésor), avec intérêts !!! Impensable, mais pourtant vrai : ils ont réussi à imposer ça au congrès suite à la crise de 29 qu’ils avaient eux-mêmes orchestrée.

Toute la crise financière actuelle est également créée et dirigée par eux, dans le but de ramasser les miettes. On voit bien que le gouvernement est devenu impuissant, au bord du gouffre suite à la dette énorme qu’il ne pourra jamais rembourser, ni les intérêts d’ailleurs. Cette bulle de liquidités a été voulue par…la FED. Et c’est « bien-sûr » vers elle que le gouvernement se tourne maintenant pour sauver ce qui reste. Le piège fonctionne à merveille, car on va demander à la FED de se porter garant des banques en difficulté, celles qui ont autorisé des crédits pourris. La FED n’aura plus qu’à ramasser les banques et les industries qu’elle aura asphyxiées. Diabolique…

Voici trois vdo qu’il faut absolument voir :


http://www.dailymotion.com/Solidarite_et_Progres/video/x6rclo_1932-le-systeme-americain-contre-le_news (Lyndon Larouche : 1932, Le système américain contre l’empire britannique)

http://www.dailymotion.com/popular/S olidarite_et_Progres/video/x50ixh_firewall-en-defense-de-letatnation_news (Lyndon Larouche : Firewall, en défense de l’état nation)

http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x4gebe_zeitgeist-systeme-bancaire-mondiale_politics (la troisième partie de la vdo Zeitgeist : la réserve fédérale)

Deniz

http://algekael.skynetblogs.be/

4. Posté par préparez vous le 22/09/2008 17:10
Les camps de travails sont déjà construits un peu partout aux états unis...Tout ce qui se passe est planifié de longue datte.

5. Posté par michel49 le 22/09/2008 17:57
Le philosophe Hegel disait: tous les rapports sociaux sont des rapports de maître à esclave; choisissez votre camp...

6. Posté par Roland le 22/09/2008 20:05
oui mais après Hegel il y a eu Marx

7. Posté par Xuan le 22/09/2008 21:43
Curieux retournement de la situation, après qu’ils aient dansé sur les cendres de l’URSS et célébré la fin du socialisme, de voir les financiers et leurs gouvernements nous faire pratiquement une explication de texte sur « l’impérialisme stade suprême du capitalisme »…

Lénine expliquait en 1920 que la domination du capital financier sur le capital commercial et industriel n’est pas une préférence ou un choix délibéré mais l’aboutissement logique et inévitable du système capitaliste.
Il relevait, statistiques à l’appui, la concentration inéluctable des industries et des groupes financiers, comme une conséquence du libéralisme lui-même.
Il s’opposait ainsi à ceux qui prétendaient pouvoir réformer le capitalisme ou rêvaient d’une forme adoucie de ce système. Ces derniers continuent pourtant de nous bercer de douces illusions sur la possibilité de « réduire la place de la finance » et de « limiter les mouvements de capitaux ».

A propos de cette escroquerie du siècle, on peut s’interroger sur ce qui sépare une économie capitaliste « libérale » et une économie capitaliste « dirigiste ».
Peu de choses en fait, puisque la même équipe soi-disant acquise au néo libéralisme ne s’est pas gênée pour distribuer des milliards de dollars depuis un an, nationaliser les « fleurons » de la finance et finalement racheter tous les pêchés des golden boys avec l’argent des pauvres.
Après avoir salué la « juste décision » de laisser couler Lehman Brothers, signe d’une volonté de « moralisation » (tu parles), toutes les places financières ont exulté à l’annonce du plan de récupération des actifs toxiques.

Cette crise a eu aussi comme conséquence une concentration inégalée des groupes banquiers à l’échelle de la planète et avec une rapidité inédite.

Cet apprentissage par les faits nous éduque mille fois mieux sur l’économie politique que toute la bouillie pseudo scientifique déversée depuis le début des années quatre-vingt en particulier par nos experts en économie.

8. Posté par Arrakis le 22/09/2008 22:48
grand merci sur le voyage a l'ile de Jekyll, on entend jamais parler des moments, et des persones clef de l'Histoire.

9. Posté par lebretteurfredonnant le 23/09/2008 00:20
genial l'article et j'aime assez l histoire de l'ile jekiyll c'est fascinant passionant mais surtout plein de sens et parlant.On ne peut qu aillir de tel proceder et meme hair de tel hommes...le neoliberalisme est bien la doctrine de la loi du plus fort ..a son pire niveau celui de la destruction.On en parle tres peu mais d'enorme rachat d'entreprise geante ou moyenne doit etre fait en ce moment au profit de ces moins que rien.....il sont forts et le coup de la monais international soutenu par keynes c'etait pas mal du tout...mauis je peut certifier une chose apres cette crise les gens refuseront une monais international j'en fait le paris....

10. Posté par lebretteurfredonnant le 23/09/2008 00:23
Ah oui j'oubliais une chose les gars cette crise est d'autant moins visible que les médias nous détournes grâce au divertissement..c'est assez efficace je trouve.Je doute qu'a une autre époque cette crise fut passer aussi aisément..il sont fort je vous dit très fort.......sans les médias rien de tout cela ne serait possible aussi facilement et a ce niveau

11. Posté par arno le 23/09/2008 09:41
Milton Friedman initia une pensée économique d'inspiration libérale dont les prescriptions s'opposent de front à celle du keynésianisme. En réponse à la fonction de consommation keynésienne, il développa la théorie du revenu permanent. Avec cette théorie et l'introduction du taux de chômage naturel, Friedman remet en cause le bien fondé des politiques de relance qui pour lui ne peuvent que provoquer de l'inflation contre laquelle il faut lutter. À cette fin, il proposa l'instauration d'un taux constant de croissance de la masse monétaire.
Titulaire du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel de l'année 1976, il a été un ardent défenseur du libéralisme.
Ses idées économiques sur le monétarisme, la fiscalité, les privatisations et la dérèglementation furent dès lors mises en place par de nombreux gouvernements à travers le monde, notamment ceux de Ronald Reagan aux États-Unis, de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, d’Augusto Pinochet au Chili, ou de Brian Mulroney au Canada.
Putain j'ai envie de bouffer ma casquette...

12. Posté par arno le 23/09/2008 09:45
Aujourd’hui, l’immeuble est en feu et les capitalistes coincés à l’intérieur appellent l’État à la rescousse. Celui-ci, après maintes hésitations par peur que le mythe du néo-libéralisme ne s’effondre, a répondu favorablement et a clairement fait passé le message : ça sera les riches et leurs enfants d’abord !

13. Posté par gustav le 23/09/2008 11:37
Bonjour,

Un complément au sujet d'une intervention: l'économie n'a pas grand chose à voir avec la physique.
S'il est écrit sur un billet qu'il vaut 100, il le vaut à l'intérieur d'un lieu. Avec 100, vous achetez 100 dans ce lieu.
Mais si vous changez de lieu, avec 100 vous pourrez acheter 150 ou 50 suivant où vous vous trouvez. Par ailleurs, si dans le lieu d'origine, il y a spéculation ou autre sur les matières premières, alors avec 100 d'une époque, vous ne pourrez plus qu'acheter 50 (pour les plus bas salaires: vous mangez moins, vous ne sortez plus etc, etc ...). Dans la théorie néolibérale reprise par Keynes ou Friedman, les valeurs des choses sont purement subjectives (et c'est le cas dans le système que l'on nous impose). Et la subjectivité des acteurs évolue (ou ils se concertent).
Donc, refaire un Bretton Woods avec l'or comme base est aussi une stupidité car la valeur de l'or évolue.
Il s'agit de dénoncer les mensonges: non, les valeurs des choses ne sont pas subjectives comme les économistes veulent nous le faire croire. Il faut donc changer de système et inventer un nouveau système effectivement rationnel plus proche d'un système physique. Or là, c'est loin d'être gagné ...

Jean-Marc

14. Posté par Ange le 23/09/2008 12:29
Les téléstupides préconisent un nouveau " Bretton Woods " ..

Ceux même qui sont aux origines du mal financier se proclament être aujourd'hui les sauveurs du Monde grâce à leur Nouvel Ordre monétaire, économique et financier juste, mondialisé, qui n'est autre que la structure du gouvernement antéchristique annoncé par les prophéties ..

Ils y parviendront .. L'organisation d'un chaos doit précéder la survenue d'un Nouvel Ordre matérialisé par le marquage RFID de tout être vivant sur Terre ..

J'en traite sur mon blog .. http://lantechrist.blogspot.com

Ange
http://lantechrist.blogspot.com

15. Posté par le voyageur le 23/09/2008 20:53
putain, ils font chier
je viens à peine de comprendre la conversion à l'euro qu'il va falloir passer à la monnaie mondiale
j'espère qu'ils vont nous distribuer des calculettes gratuites comme la dernière fois

16. Posté par Deniz le 24/09/2008 07:48
Et moi je viens de comprendre pourquoi on est passé à l'EURO : pour qu'"ils" puissent instaurer une banque centrale (BCE) à l'instar de la FED, qui empoche les intérêts par nos impôts, pour de l'argent issu du chapeau.

Deniz
http://algekael.skynetblogs.be/

17. Posté par Deniz le 24/09/2008 10:12
http://www.321gold.com/editorials/schoon/schoon092308.html

The Killers are with the Patient
Darryl Robert Schoon
Posted Sep 23, 2008

There is nothing more dangerous than when those responsible for a nation's troubles are believed to be its savior.

The Wall Street Journal had one fact correct regarding Wall Street's accelerating collapse when on September 20th they wrote: When government officials surveyed the failing American financial system this week, they didn't see only a collapsed investment bank or the surrender of a giant insurance firm. They saw the circulatory system of the U.S. economy - credit markets - starting to fail.

The Wall Street Journal was correct in that the circulatory system of the US economy was failing. Because the Wall Street Journal is the house organ of Wall Street investment banks and their co-conspirators in government, the Wall Street Journal blamed deteriorating credit markets for America's troubles, not those responsible - to wit, Alan Greenspan, Ben Bernanke, and their cohorts at the Federal Reserve Banks.

ALAN GREENSPAN'S BASTARD SON

Ben Bernanke, Alan Greenspan's surrogate successor at the Federal Reserve is using Greenspan's discredited playbook to hopefully resuscitate America's economy. But pouring more credit into America's stalled economy will not restart the US economy anymore than pouring gasoline into a flooded engine will restart an engine.

Excessive credit caused the problem and more credit will only exacerbate it. The US central bank, the Federal Reserve, however is now backed into a corner, a corner from which there is no exit.

After credit markets contracted in August 2007, it was hoped that central bank intervention would reverse the deterioration of global markets that was then only beginning. A year ago, on October 1, 2007, I addressed that hope in my article, The Winter of Our Discontent:

As we collectively move towards the economic disaster awaiting us, the investment community is hoping the world's central banks will be able to save them from the crisis set in motion by this summer's [August 2007] credit collapse.

If the truth be known - and someday it will be - central banks are at the very center of today's problems. Indeed, they caused them. Today's disintegration of capital markets based on debt-based paper began in 1913 with the creation of the US Federal Reserve Bank, the central bank of the US.

...Debt-based paper money has led nations and the world down a very dangerous path. Facilitating expansion by encumbering future revenues with compounding debt inevitably indebts individuals, businesses, and governments beyond their ability to repay.

In the beginning, production expands, needs are met and everyone goes home happy. In the end, everyone's home gets repossessed. This is when the amount of debt has grown so large, governments, businesses, and consumers collapse under its collective weight.

That's where we are today. We lived off tomorrow and tomorrow has arrived. What a surprise.

Although in the past, continuing central bank intervention has proved inadequate, the ignorant, unknowing and desperate are yet again hoping that Paulson's latest plan will save them. But the collective solutions of Bernanke, Paulson, et. al. will again prove wanting.

Indeed, Paulson's and Bernanke's continuing attempts to reverse the accelerating credit contraction will only make the final rendering all the more devastating. What I wrote last year is true today - except, today, we are now one year closer to the inevitable end of this still unfolding crisis.

cont'd, The Winter of Our Discontent October 1, 2007

...As autumn approaches, this summer's credit crisis continues to spread through the global grid created by today's financial wizards - wizards so adept they do not understand what they have set in motion. That this summer's credit crisis surprised them the most is the most disturbing news of all.

The financial wizards of Wall Street and The City are hoping this summer's credit crisis is a bad cold at worst, that perhaps a slight fever and time will heal the illness and they can return once again to the task of carving out billion-dollar bonuses from capitalism's rotting carcass (sic capitalism, any economic system based on central bank issuance of debt-based paper money).

But the wizards of Wall Street and The City will be wrong this fall. This summer's credit contraction looks increasingly less like a cold and more like cancer which has metastasized and made its way into the lymph nodes of our global economy.

The credit contraction of August 2007 was not a cold. It was cancer and since then it has spread with increasing rapidity throughout the US and global economies; and, now, one year later, the ignorant, unknowing and desperate led by the deceitful, selfish and clever are hoping that its only pneumonia.

CHINA'S KEEPING THE PATIENT ALIVE

Some are alleging that the US government's accelerating bailout of banks, insurance companies et. al. is socialism. Although it is government intervention in extremis, such intervention in the markets does not constitute socialism.

The bailout of investment banks and corporations by the US government is fascism; the control and intervention of government by corporate interests designed to further corporate and state control. The multi-trillion dollar state support of JP Morgan, AIG, Fannie Mae and Freddie Mac and now perhaps soon GM, Ford, and Chrysler is fascism, not socialism.

Fascism should more appropriately be called corporatism because it is the merger of state and corporate power.
Benito Mussolini, fascist dictator of Italy (1922-1943)

What is ironic is that China, a self-described socialist state, is increasingly now responsible for the well-being of the US, a nation rapidly transforming itself into a fascist nation right before our eyes; and, while this might be the ultimate resolution of the two competing ideologies of the 20th century, I don't think so. Instead, it could be the end of both.




CHINA, PAPER MONEY, AND THE WEST

Paper along with paper money was first invented in China and Ralph T. Foster's Fiat Paper Money, The History and Evolution of Our Currency, states that "On January 12, 1024, the Sung court directed the imperial treasury to issue national paper money for general use".

Two centuries later, the Sung Dynasty's paper money had lost almost all its value due to over printing. Later attempts were made to resuscitate paper money but all such attempts were to end in economic collapse. Foster sums up China's experiment with paper money as follows:

Over the course of 600 years, five dynasties had implemented paper money and all five made frequent use of the printing press to solve problems. Economic catastrophe and political chaos inevitably followed. Time and again, officials looked to paper money for instant liquidity and the immediate transfer of wealth. But its ostensible virtues could not withstand its tragic legacy: those who held it as a store of value found that in time all they held were worthless pieces of paper. [bold, mine]
Fiat Paper Money, The History and Evolution of Our Currency, Ralph T. Foster 2nd ed 2008, page 29, available email tfdf(at)pacbell.net or by phone 520-845-3015.

In 1661, China formally outlawed the use of paper money and it wasn't to reappear in China until the 1800s when English traders wanted to pay for Chinese goods with paper bank notes issued by the Bank of England. The Bank of England claimed its paper money was backed by gold and therefore "good as gold".

The Chinese, suspicious of western ways and rightfully so, demanded instead to be paid in their circulating currency, silver; and, as the British badly wanted China's porcelains, teas, and silks, this forced the British to buy silver on the open market in order to purchase goods from China.

If the British bank notes were de facto fully backed by gold as claimed by the Bank of England, there would have been little need for England to go to war in order to instead force China to accept British opium. But the British claim of 100 % convertibility to gold was more a public relations gesture than an actual reality, at least in the large amounts demanded by the growing China trade.

BUYERS ALWAYS PREFER PAYMENT WITH PAPER MONEY
SELLERS ALWAYS PREFER PAYMENT WITH GOLD OR SILVER

The subjugation of China, first by the England and the West and then by Japan, continued until the Chinese Communists forced out the Japanese who had previously forced out the Russians, the British, the Germans, the French and the Americans.

But in the intervening years, between the British invasion in the 1840s and the Chinese Communist victory one century later, the Bank of England with the aid of the US Federal Reserve had instituted the universal acceptance of central bank issued paper money everywhere in the world and China was no exception.

Wikipedia recounts the long experience of China with paper money and hyperinflation:

As the first user of fiat currency, China has had an early history of troubles caused by hyperinflation. The Yuan Dynasty (1271-1368) printed huge amounts of fiat paper money to fund their wars, and the resulting hyperinflation, coupled with other factors, led to its demise at the hands of a revolution. The Republic of China went through the worst inflation 1948-49. In 1947, the highest denomination was 50,000 yuan. By mid-1948, the highest denomination was 180,000,000 yuan. The 1948 currency reform replaced the yuan by the gold yuan at an exchange rate of 1 gold yuan = 3,000,000 yuan. In less than 1 year, the highest denomination was 10,000,000 gold yuan. The highest denomination by a regional bank was 6,000,000,000 yuan issued by XinJiang Provincial Bank in 1949. After the renminbi was instituted by the new communist government, hyperinflation ceased with a revaluation of 1:10,000 in 1955.

Although China first outlawed the use of paper money in the 17th century, it now possesses over a trillion dollars worth of fiat paper money here in the 21st, the majority in the form of recently issued US paper dollars.

Now, the problems of hyperinflation may soon again affect China - because if the US continues to print its way out of its increasing problems, hyperinflation of the US dollar will destroy the value of China's "monetary" reserves.

Although China has a much longer history than does the US, both the world's oldest civilization, China, and the relative newcomer, the US, will face a dangerous economic future if the US continues to accelerate the growth of its money supply. But no one can control the US in this regard, not even the US.

Flooded by the West's paper money
China has joined the West's game against its will
How long will the game continue?
How long before China can reassert its will?
Heaven moves in its own time

EARTHQUAKE, FIRE
& FULFILLMENT OF THE PROPHECY

The August 2007 credit contraction was like a financial earthquake that unexpectedly shook global markets. It began as a series of crises that have continually escalated demanding greater and greater taxpayer resources.

Now, the house itself is on fire but the cause and the proposed solution are always the same. The cause is always investment bank greed. The proposed solution is always more taxpayer money to bailout out more investment banks. This is not a solution. This is societal blackmail.

When the US handed over the issuance of its money to the Federal Reserve in 1913 it did so in violation of the US Constitution. It illegally gave the right to issue US currency to a private bank and set in motion forces that would lead to today's extraordinary crisis.

Today's extraordinary banking crisis was not unexpected - as private bankers claim and we believe. Today's crisis was inevitable and was in fact prophesized long before it happened. We were warned about this very occurrence two hundred years ago by no less than a founding father of the American republic, Thomas Jefferson.

I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around [the banks] will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered.

Jefferson's prophecy has now come true and, yet, we act surprised; and, if we are, it is because the corporate controlled media has effectively misled Americans about the cause of their problems.

Double-dipping welfare moms? Illegal immigrants? Muslim terrorists? It's anyone - except, of course, the bankers and the Federal Reserve - or so say again and again America's corrupt corporate media in whose interest it is for Americans to mistakenly blame others for the real cause of its woes.

Otherwise, Americans, left on their own, might wake up.

THE BUTLER DIDN'T DO IT
THE BANKERS DID

It is bankers such as Henry Paulson who are responsible for America's disintegrating and imploding economy. Since 1913 America has allowed private bankers to control the issuance of America's money and now, in the very midst of the problems they themselves created, the bankers through Paulson's plan are seeking unsupervised control over America's economy complete with immunity from any future criminal prosecution.

This is because the bankers not only want America to bail them out, they are planning to steal their assets back in the process.

TREASURY SEEKS ASSET-BUYING POWER UNCHECKED
BY COURTS (Update2)
By Alison Fitzgerald and John Brinsley

Sept. 21 (Bloomberg) -- The Bush administration sought unchecked power from Congress to buy $700 billion in bad mortgage investments from financial companies in what would be an unprecedented government intrusion into the markets.

Through his plan, Treasury Secretary Henry Paulson aims to avert a credit freeze that would bring the financial system and the world's largest economy to a standstill. The bill would prevent courts from reviewing actions taken under its authority. [bold, mine]

"He's asking for a huge amount of power,'' said Nouriel Roubini, an economist at New York University. "He's saying, 'Trust me, I'm going to do it right if you give me absolute control.' This is not a monarchy.''

The investment banks are even now intending to violate the law in Paulson's proposed government takeover and redistribution of bank assets. It is in the redistribution and sale of bank assets where the crimes will occur - crimes which will be granted pre-existing immunity from judicial prosecution under Paulson's proposal.

This same caveat - immunity from subsequent criminal prosecution - was also written into the authorization of the original Resolution Trust Corporation which disposed of government seized property after the Savings & Loan crisis.

The reason no one remembers the hundreds of billions of dollars of seized property from Savings & Loans listed for sale by the RTC is because it never happened.

The greatest wealth transfer in recent history happened when taxpayer money was used to liquidate S&L properties which were then "sold" to well-connected insiders in transactions immune from criminal prosecution for literally pennies on the dollar.

The soon-to-be owned bank assets under Paulson's plan will not be sold to the highest bidders in an open and fair auction, they will be disposed of again to pools of the wealthy and well-connected at highly discounted insider valuations. The people will pay, the rich will profit.

QUI CUSTODIAT CUSTODES
WHO WILL GUARD THE GUARDIANS

No, this isn't a monarchy. This is fascism.

THE FOX IS IN THE HENHOUSE

Today, investment banker Henry Paulson, former CEO of investment bank Goldman Sachs is US Secretary of the Treasury. This is no coincidence. Thomas Jefferson would not be surprised.

Paulson's plan to bail out the banks is being presented to American citizens as a fait accompli, as a necessary step to prevent the complete meltdown of our financial system. Paulson's plan is exactly what every venal, opportunistic and self-serving banker would propose as a solution to America's problems in such circumstances.

INVESTMENT BANKERS
DON'T NEED TO BE BAILED OUT
INVESTMENT BANKERS NEED TO BE THROWN OUT

The answer to America's problems is clear. Thomas Jefferson said it two hundred years ago.

The issuing power should be taken from the banks and restored to the people, to whom it properly belongs.

Let's do what has to be done, America - or do you still want to blame Muslim terrorists and illegal immigrants for America's problems; or maybe you are still hoping that somehow maybe somehow Paulson's proposed trillion dollar government bailout of the rich and well-connected will somehow trickle down to you and save you and your family from being tossed out onto the streets when your house is foreclosed on by the banks he is going to save.


The majority will always willing pay the price of fascism

When this is all over - and someday it will be - it is my hope that we will have learned the lessons that we have now forgotten. That bankers, like vicious dogs, must always be kept on short leashes for the public safety and public good (neutering should also be a requirement); and, that gold and silver, not credit and debt, are the only foundation of sound money.

PREDICTIONS

(1) Paulson's bailout of investment banks giving bankers total control over America's economy will be rushed through Congress and quickly signed into law damaging international perceptions of US creditworthiness which will lead to further uncertainty in the markets. US Treasuries and the US dollar will ultimately bear the long term consequences of Paulson's self-serving short term "solution".

Conclusion: Even greater financial disaster will result from Paulson's taxpayer bailout of his wealthy Wall Street friends.

(2) Written into the investment banking bailout law will be provisions expanding the police powers of the state, e.g. Congressman Ron Paul noted the recent passage of the housing bill contained the requirement that by 2009 "every credit card transaction will be reported to the IRS".


FASCISM IS ALWASY SOLD AS NECESSITY IN THE NAME OF THE PUBLIC GOOD

Conclusion: Fascism is the new zeitgeist.

This, too, shall pass.

Note: I will be speaking at Professor Antal Fekete's last session of Gold Standard University Live to be held in Canberra, Australia, November 11-14. The trading of the gold and silver basis will be the main topic. See feketeaustralia@yahoo.com. This article was written prior to the news that Goldman Sachs and Morgan Stanley, two major Wall Street banks will no longer "be operating as usual". Goldman Sachs and Morgan Stanley will now fund themselves using savings deposits - expressly prohibited by the 1933 Glass-Steagall Act designed to prevent another Great Depression. Glass-Steagall was repealed in 1999 with joint Republican and Democratic support.

blog:
http://www.posdev.net/pdn/index.php?option=com_myblog&blogger=drs&Itemid=81

Darryl Robert Schoon
email: info@drschoon.com
website: www.drschoon.com
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Schoon Archive

About Darryl Robert Schoon

In college, I majored in political science with a focus on East Asia (B.A. University of California at Davis, 1966). My in-depth study of economics did not occur until much later.

In the 1990s, I became curious about the Great Depression and in the course of my study, I realized that most of my preconceptions about money and the economy were just that - preconceptions. I, like most others, did not really understand the nature of money and the economy. Now, I have some insights and answers about these critical matters.

In October 2005, Marshall Thurber, a close friend from law school convened The Positive Deviant Network (the PDN), a group of individuals whom Marshall believed to be "out-of-the-box" thinkers and I was asked to join. The PDN became a major catalyst in my writings on economic issues.

When I discovered others in the PDN shared my concerns about the US economy, I began writing down my thoughts. In March 2007 I presented my findings to the Positive Deviant Network in the form of an in-depth 148-page analysis, "How to Survive the Crisis and Prosper In The Process."

The reception to my presentation, though controversial, generated a significant amount of interest; and in May 2007, "How To Survive The Crisis And Prosper In The Process" was made available at www.survivethecrisis.com and I began writing articles on economic issues.

The interest in the book and my writings has been gratifying. During its first two months, www.survivethecrisis.com was accessed by over 10,000 viewers from 93 countries. Clearly, we had struck a chord and www.drschoon.com, has been created to address this interest.

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