Géopolitique et stratégie

La Turquie change.


Qu’il s’agit de la question de l’adhésion à l’Europe de la Turquie, de l’acheminement et le transit énergétique de l’Asie, le moyen orient vers l’Europe (gaz,pétrole),
ou encore de la question géo-stratégique du proche et du moyen orient.


nordin1406@hotmail.com
Mercredi 3 Mars 2010

La Turquie change.
Depuis la chute de l’empire ottoman les nations colonialistes du monde « éclairé » ont voulu s’accaparer purement et simplement la manne qui s'offrait à eux..
 
 Ils sont (Usa,Europe,Asie) toujours dans cette course effrénée pour la domination stratégique et idéologique où ils ont déjà réussi dans certains domaine entre autres sur les questions des marchés entre la Turquie est ses partenaires, sur plusieurs ingérences ce qui a donné à ce que la Turquie accepte ces requêtes parfois très contraignantes et ces conditions de réforme intrinsèque en rapport à cette ‘’adhésion à l’union européenne qui témoigne d’un deux poids deux mesures sans précédent vu les conditions d’adhésion et le déroulement des événements qui ont permis à la Roumanie, à la Bulgarie ou encore à l’ile de Chypre sujette a de grave tensions entre la Grèce et la Turquie et qui sont encore sous protectorat onusien…..
 
  Que ce soit sur le plan idéologique, politique et sans oublier l’aspect économique, l’Europe et les Etats-Unis sont les premiers à vouloir décredibiliser et déstabiliser les institutions turques comme nous avons pu le constater ces dernières semaines concernant les différents complots orchestrés par des généraux et de hauts gradés de l’armée turque. Les occidentaux n’hésitent pas à reconnaitre ouvertement leur participation en finançant de pseudo parti nationaliste ou en soutenant logistiquement les rebellions kurdes dans l'Anatolie et aux frontières de l’Irak par les différentes tentatives d’émancipations et de la volonté de la société turque avec toute sa diversité et pensées qu’on lui connait
 
 La question du trafic et de l’acheminement pétrolier et gazier (les projets nabucco et south stream) provenant entre autre de la Russie et de ses pays limitrophes et aussi via la mer morte ou provenant de la mer caspienne vers l’Europe sont des dossiers épineux que la Turquie sait mettre en mettre en valeur vu sa situation stratégique sur ces deux tracés, pour garantir ses intérêts dans la région et aussi pour que l’union européenne accepte certaines conditions turque sans que l’Europe ne se sente lésée, dépendante et faible sur sa politique énergétique comme nous avons pu le constater dans la crise qui s’est déroulée l’année dernière entre l’Ukraine et la Russie où l’Europe a été prise en otage en plein hiver. Nous imaginons les conséquences que cela pourraient avoir si jamais la Turquie ne jouerait pas son rôle de contre poids.
 
 Washington pousse bien sûr dans ce sens mais vous l’aurez compris pour un tout autre plan régional stratégique qui se veut le plus discret vu l’étendue des enjeux américains si jamais la Turquie adhère à l’union européenne.
 
 . Le dossier du conflit du proche orient et la sauvegarde de la sécurité dans la région est un point fondamental pour la Turquie et son développement économique et militaire. Les différents partenariats que ce soit avec l’entité sioniste «Israël » ou les états unis ou encore l’Europe est un volet à ne pas négliger lorsque l'on sait ce que cela représente au niveau des dépenses publiques de la Turquie.  
 Israël est l'un des pays non européens avec qui la Turquie a le plus intensifié ses échanges commerciaux depuis les années 1980. Le volume des échanges est passé de cinquante millions de $ en 1985 à 1,3 milliards en 2002.
 
  Si la République turque avait fait de petits pas pour créer sa propre industrie militaire, avec la Guerre Froide et son attachement aux camps occidental, ses besoins d’armement furent pris en charge par ses riches alliés, avant tout les Etats-Unis. Négligé au profit des aides et des achats extérieurs, l’industrie nationale d’armement se heurta en 1974 à l’embargo américain après l'opération de Chypre. On essaya alors de redévelopper une industrie nationale.
 
  L’état, loin d être la hauteur des financements nécessaires, créera des Fondations et demanda au peuple de l’argent avec la devise " fabrique toi-même ton propre char".
 De 1987 à 2001, près de 500 millions de $ de dons populaires furent ainsi canalisés vers l’industrie militaire. Mais cette ressource ne représentait toujours qu’une partie minuscule des dépenses militaires dont la majeure partie provenait de multiples lignes budgétaires, de crédits étrangers et de fonds spéciaux hors budget, comme les retenues sur les ventes de tabac, la loterie, le carburant, etc. qui ont contribué plus de 13 milliards de $. Tous ces fonds ont placé la Turquie au 4ème rang parmi les pays importateurs d’armes avec plus de 5 milliards de $ entre 1997-2001 et au 14ème rang pour les dépenses militaires avec 8.9 milliards de $.
 
  Bien sûr nous n’oublierons pas le triste épisode du massacre de civils innocents à gaza où les autorités turques ont émis de très vives critiques sur la politique criminelle et colonialiste de l’entité sioniste sans pour autant rompre ses relations diplomatiques et économiques ou même stratégiques avec l’entité sioniste « Israël ».
 Pourtant les relations israélo-turque n’ont jamais été aussi mauvaise depuis ces dix dernière années,
 
 Et comment la Turquie et son peuple (majoritairement pro palestinien), qui a vu battre le pavé de ses citoyens dans de gigantesques manifestations qui se sont déroulées en Turquie que ça soit à Istanbul, Ankara ou au fin fond des territoires indépendantistes kurde à l’est de la Turquie. Tous se sont élevés contre l’abomination et le crime impuni, combien de temps la Turquie allait supporter ces agissements?
 
 Les manigances et complots de ces pseudo états démocratiques qui ne se gène pas de violer tous les principes de loi et de justice au nom de la « démocratie », guerre contre le nébuleux « terrorisme islamiste» etc.…
 
 La Turquie n'en est pas à ses premiers déboires depuis la chute de l’empire ottoman. Cet état est certes fragilisé, a déjà affronté d’autres crises très éprouvantes mais s'en est sorti toujours la tête haute,  l'Europe en a besoin et elle en est consciente au delà des lobbyiste de tous bords ou les think-tank pro-sioniste font et feront tout pour essayer de faire échouer cette fameuse adhésion de la Turquie à l’Europe.
 Surtout lorsque l'on sait que des dirigeants d’états européens disent ouvertement qu’Israël devrait avoir sa place dans l’union européenne.
 
 Nous pouvons entrevoir les turco-sceptiques à l’Europe et leur asservissement à l’entité sioniste lorsque l'on sous-entend ou lisons des propos pareils.
 
 Voici quelques tenants et aboutissants de ces dossiers importants. Certains d’entre eux seront au fur et à mesure de la conjoncture régionale ou politique concrétisés et d’autres dossiers seront purement simplement jetés aux oubliettes du passé.



Mercredi 3 Mars 2010


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