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Dimanche 05 Juillet 2009
5:37
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La Turquie, une politique de deux poids, deux mesuresDans la même rubrique:
Dimanche 04 Mai 2008
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La visite d'Erdogan en Syrie et ses efforts consécutifs pour jouer le rôle de médiation entre Damas et Tel-Aviv convainquent les analystes d'une chose : un virage politique est en train de se préparer à Ankara qui compte bien réviser sa politique étrangère.
Sur le plan géographique, la Turquie fait partie de ces pays qu'aucun stratège ne peut ignorer : au confluent de trois région stratégiquement majeur du Moyen Orient, des Balkans et de l'Europe, la Turquie n'a cessé depuis l'époque Ottoman à attirer les convoitises occidentales. La décennie passée a vu le poids d'Ankara s'accroître militairement et diplomatiquement dans les équations régionales. Quelques cinq ans après l'arrivée au pouvoir des islamistes modérés, cette tendance se poursuit encore, les ambitions européennes et les attaches atlantistes d'Ankara l'aidant évidemment. Le gouvernement d'Erdogan est déterminé, semble-t-il, à jouer le rôle de modérateur en s'impliquant davantage dans le processus de paix israélo-arabe tout en ayant un regard vers son incontournable allié américain. Coté irakien, les choses sont plus compliqués. La question du PKK au nord de l'Irak et ses activités de séparatisme pèse lourdement sur les relations avec Bagdad. Envers la Syrie, la même attitude réconciliatrice est en vigueur. En dépit de certaines réticences surtout concernant le soutien implicite de Damas aux séparatistes du PKK, Ankara continue à jouer l'apaisement et se dit prêt à s'entremettre entre Damas et Tel-Aviv. Une telle ouverture intervient à un moment délicat : la Syrie est en effet victime d'une vaste et récente campagne médiatique américaine qui l'accuse de vouloir se doter de la bombe atomique et qui l'expose de fait aux attaques militaires d'Israël. Si la Turquie, comme elle s'en montre désireuse, parvient à déclencher un début de compromis entre Damas et Tel-aviv, ce sera un grand succès avec pour conséquence un statut singulier dans le jeu des axes. A l'égard d'Israël, Ankara semble vouloir maintenir le statut quo : alliance stratégique et volonté d'user du poids du lobby sioniste en Europe pour foncer la porte d'une union de plus en plus réticente à son entrée. Rappelons que dès les décennies 90, les coopérations turco- sionistes sont entrées dans une nouvelle phase de dimension militaire et informationnelle, relations que l'invasion de l'Irak tend pour le moment à amoindrir. Pour revenir à l'état actuel de la région, largement perturbé par les attaques perpétuelles d'Israël contre les régions palestiniennes, ses menaces à l'encontre du Liban et la Syrie, force est de constater que les dirigeants sionistes sont prêts à faire une grande concession, celle de rétrocéder aux syriens les plateaux syriens du Golan. Le deal viserait à dissocier le Hezbollah et le Hamas et à contrer ainsi l'influence iranienne : car aux côtés du hezbollah libanais et du hamas, la RII, fort de ces affinités idéologiques avec ces deux mouvements est tout a fait capable de poursuivre à jouer le grand rôle qui est le sien aujourd'hui. D'où la tentative du régime sioniste d'user du poids de la Turquie et de la jeter sur la balance régionale pour qu'elle soit un facteur de containement envers Téhéran.
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