Palestine occupée

La Syrie prête à faire face à toute agression


Les résultats du sommet de Damas continuent de peser de tout leur poids dans l’intense activité diplomatique qui a pour objet les relations interarabes et la crise libanaise. Dans ce contexte, les médias ont consacré un grand intérêt à la visite surprise du président du Parlement libanais, Nabih Berry, à Damas, où il a examiné avec le président Bachar el-Assad les moyens de sortir de la crise.
La presse a également largement couvert les vastes manœuvres qui ont commencé en Israël dimanche.


Mardi 8 Avril 2008

<h3 class="spip">
Tendances et événements au Proche-Orient</h3>

<p class="spip" align="justify"><strong class="spip">La Syrie prête à faire face à toute agression </strong></p>

<p class="spip" align="justify">L’intérêt des milieux politiques et médiatiques arabes s’est porté sur les plus grandes manœuvres de l’histoire d’Israël qui ont commencé dimanche, et sur les intenses contacts interarabes, centrés sur les relations entre les pays arabes et la crise libanaise. Dans ce contexte, les observateurs notent les données suivantes :
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 1. Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal al-Mokdad, a déclaré que la Syrie était prête à faire face à toute agression israélienne, en réponse aux menaces proférées par des dirigeants israéliens, qui ont fait assumer à Damas, au deuxième jour des manœuvres, la responsabilité de toute opération lancée par la Résistance libanaise en riposte à l’assassinat du chef militaire du Hezbollah, Imad Mughniyé.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 2. Les analystes estiment que cette escalade verbale de la part des dirigeants israéliens est avant tout destinée à la consommation interne en Israël. Le but étant de rassurer l’opinion publique sur les capacités dissuasives de l’armée, fortement ébranlées après la défaite de l’été 2006.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 3. De nombreuses personnalités palestiniennes ont confirmé les informations divulguées lundi par le Hamas sur l’existence d’un plan israélien visant à lancer une invasion totale de la Bande de Gaza après l’assassinat des principaux chefs de la Résistance. Le but de ces opérations étant de préparer le climat et d’aplanir les obstacles avant la signature, en mai, d’une déclaration de principes entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert, en présence de George Bush.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 4. Les têtes de file des « modérés » arabes, le roi saoudien Abdallah Ben Abdel Aziz et le président égyptien Hosni Moubarak, tiennent, mercredi, un sommet à Charm el-Cheikh. Cette rencontre va faire l’objet d’une attention particulière car elle va permettre de mieux comprendre les orientations de ces deux États concernant les relations avec Damas et la crise libanaise. Ce sommet intervient alors que les pressions états-uniennes se poursuivent pour pousser ces deux États à continuer sur la voie de l’hostilité à l’égard de la Syrie, qui, elle, a clairement choisi l’option de la résistance face à tous les dangers.</p>

<h3 class="spip">
Agences et presse internationales</h3>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">TECHRINE</i> (QUOTIDIEN SYRIEN)
<br>Face aux pressions des États-Unis qui cherchent à l’isoler, la Syrie fait preuve de solidité. La Syrie d’aujourd’hui est plus forte que jamais. Elle est capable de faire face à toutes les options. L’ennemi israélien et ses alliés américains le savent très bien.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">AS-SAOURA</i> QUOTIDIEN SYRIEN)
<br>La Syrie est prête à faire face à toutes les options, y compris une agression d’Israël. Nous nous tenons prêts à contrer une éventuelle agression israélienne. C’est le seul langage approprié face à des informations dans ce sens. La Syrie s’est toujours tenue prête pour faire la guerre et aussi pour faire la paix. Israël est loin de la paix, il est toujours prêt à lancer des agressions, et effectue ses manœuvres non loin des frontières syrienne et libanaise.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">SANA</i> (AGENCE DE PRESSE OFFICIELLE SYRIENNE)

<br>• Le président Bachar el-Assad s’est dit prêt à fournir toute aide pour assurer la sécurité au Liban. Le président a exprimé son appui au dialogue entre les Libanais et à l’entente nationale comme seul moyen susceptible de régler la crise libanaise. La Syrie, qui assure la présidence tournante de la Ligue arabe, est prête à fournir toute l’aide possible que les Libanais auront réclamée, pour assurer la sécurité et la stabilité au Liban. »
<br>• Les États-Unis ont confirmé être prêts à de nouvelles discussions avec l’Iran sur les moyens d’améliorer la sécurité en Irak, mais démenti avoir pris l’initiative de lancer une invitation à Téhéran. « Nous avons répété au gouvernement irakien que nous étions prêts à avoir ces discussions sur la situation sécuritaire en Irak », a déclaré le porte-parole du département d’État, Sean McCormack, confirmant une annonce de Téhéran. Le porte-parole a précisé que c’était en réponse à une requête du gouvernement irakien que le département d’État avait envoyé ce message, alors que le régime iranien a assuré que l’initiative revenait aux États-Unis. « Il n’y a pas de date prévue », a ajouté M. McCormack. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Mohammad Ali Hosseini, l’Iran a « reçu une nouvelle demande des États-uniens dans une note formelle », transmise par l’intermédiaire de la section des intérêts US à l’ambassade de Suisse à Téhéran. « Nous étudions la question », a ajouté M. Hosseini. D’autre part, l’Iran a bien accueilli une délégation irakienne pour mettre fin aux combats ayant opposé à Bassora l’armée irakienne à des miliciens chiites, a confirmé M. Hosseini, en commentant des informations de presse sur le sujet. Il n’a pas précisé le lieu et la date de cette rencontre. M. Hosseini a aussi indiqué que pour l’Iran, « la mesure (de désarmement des groupes armés illégaux) doit être soutenue fermement, car elle contribue à l’intérêt du peuple irakien et des pays voisins ».</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">LE FIGARO</i> (QUOTIDIEN FRANÇAIS, GROUPE DASSAULT)
<br>Le ministre travailliste israélien des Infrastructures, le général Benyamin Ben Eliezer, a menacé, lundi, de « réduire à néant l’Iran » s’il attaque l’État hébreu. « L’Iran ne va pas s’empresser de nous attaquer, car il comprend la signification d’un tel acte. Une attaque iranienne contre Israël déclenchera une riposte dure qui provoquera la destruction de la nation iranienne », a-t-il prévenu, faisant pour la première fois référence à un bombardement nucléaire. M. Ben Eliezer s’exprimait à l’occasion du plus grand exercice de défense passive de l’histoire d’Israël qui a débuté dimanche. « Les Iraniens sont conscients de notre force, mais continuent de nous provoquer en armant leur allié syrien et le Hezbollah. Et nous devons y faire face », a-t-il ajouté. Il a présenté un scénario apocalyptique d’une attaque combinée de la Syrie et de la milice chiite libanaise, expliquant que des centaines de roquettes seraient tirées sur Israël dans la phase initiale et que l’ensemble du territoire serait à portée des tirs.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">LE TEMPS</i> (QUOTIDIEN SUISSE)

<br>Le voyage en Iran de la cheffe de la diplomatie suisse, Micheline Calmy-Rey, continue à susciter la critique. L’« Anti-Defamation League » (ADL), une ONG basée aux États-Unis et luttant contre l’antisémitisme, fait désormais paraître dans les journaux suisses, dont <i class="spip">Le Temps</i>, une annonce accusant la conseillère fédérale et la Suisse de « financer le terrorisme en finançant un État terroriste. » Il y a une semaine déjà, le Congrès juif mondial (CJM) diffusait un communiqué de son président, Ronald Lauder, fustigeant un voyage effectué « pour le plus grand triomphe de la propagande des mollahs », quand bien même Micheline Calmy-Rey a rappelé au président iranien le droit d’Israël à l’existence. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a pris acte, lundi, de la campagne planifiée par ADL, mais constate que les reproches adressés à la Suisse « ne correspondent pas aux faits », relève Lars Knuchel, porte-parole du DFAE. Le contrat gazier, souligne-t-il, n’enfreint aucune des sanctions décrétées par l’ONU contre l’Iran, ni même celles que les États-Unis ont arrêtées unilatéralement contre Téhéran. De plus, le contrat n’a pas été signé par la Suisse, mais par une entreprise privée suisse, EGL, filiale du groupe Axpo dont les actionnaires sont, notamment, plusieurs cantons de Suisse orientale. Il n’est dès lors pas question pour la Suisse de fournir directement à Washington une copie d’un contrat dont la Confédération n’est pas signataire, comme l’a réclamé l’ambassade états-unienne en Suisse. EGL a elle aussi écarté cette éventualité, a déclaré son président du conseil d’administration Heinz Karrer ce week-end à la presse alémanique.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">LA LIBRE BELGIQUE</i> (QUOTIDIEN BELGE)
<br>Représentante spéciale de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), la Belge Anne-Marie Lizin publie « Mission Guantanamo, Les négociations secrètes pour vider la prison de la Navy ». L’ancienne présidente du Sénat belge a visité par trois fois la célèbre prison et tenté de négocier la restitution de nombreux détenus. Elle estime encore possible, en cette année électorale états-unienne, la fermeture du centre par l’administration Bush.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE GUARDIAN</i> (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, MAJORITE)
<br>Un document confidentiel circule dans les rédactions des grands journaux. Il s’agit du brouillon de l’accord de défense irako-US, qui pourrait être adopté dans les prochains mois. Contrairement à ce qu’à déclaré le secrétaire à la Défense Robert Gates, ce texte ne ressemble aucunement aux multiples accords bilatéraux régissant les bases US dans le monde. Il va beaucoup plus loin. Bien qu’il affirme la volonté des États-Unis de ne pas maintenir leur présence militaire indéfiniment, il ne fixe aucune limite de temps, pas plus qu’il ne précise de limite numérique, ni les matériels autorisés, ni même le statut des GI’s par rapport aux forces nationales. En outre, il s’agit bien d’un accord de défense qui —ainsi que le craignent les démocrates— liera la prochaine administration US de sorte qu’elle ne puisse pas retirer ses troupes.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE INDEPENDENT</i> (QUOTIDIEN BRITANNIQUE)
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> Robert Fisk
<br>Un jeune combattant du Hezbollah vient d’être enterré au Sud du Liban. Il est mort en Iran et le Hezbollah lui a rendu les honneurs dus à un martyr. Ce n’est plus un secret pour personne : la Résistance envoie chaque mois plus de 300 jeunes suivre un stage de formation militaire de 3 mois en Iran, pour se préparer au prochain choc contre Israël. Il seraient aujourd’hui 4500 à avoir reçu cet entraînement. Simultanément, le Hezbollah reconstitue son arsenal. Son chef, Hassan Nasrallah, a déclaré disposer d’une arme surprise. La plupart des experts pensent qu’il s’agit de missiles sol-air susceptibles de mettre un terme à la domination aérienne d’Israël dans la région. En outre, le Hezbollah poursuit la construction de bunkers, non pas au sud du Litani contrôlé par la Finul, mais juste au nord du fleuve. Plus que jamais la Résistance libanaise est prête. Mais la décision de la guerre appartient d’un côté aux États-Unis et à leur proxy Israël, de l’autre à l’Iran.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE TIMES</i> (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, GROUPE MURDOCH)

<br>Selon le général US Dan McNeill, commandant en chef des forces de l’OTAN en Afghanistan, des succès importants ont été réalisés pour décapiter le commandement des insurgés. Cependant, la nature ayant horreur du vide, une nouvelle génération de leaders taliban apparaît. Elle est beaucoup plus radicale [c’est-à-dire opposée à la présence étrangère], mais moins aguerrie que ses aînés, qui avaient combattus les Soviétiques. Il semble aussi que des combattants d’Al-Qaeda chassés d’Irak se retrouvent à nouveau en Afghanistan.
<br>[Le général McNeill a mis fin à la stratégie britannique de retournement des talibans car celle-ci supposait une recomposition ethnique du gouvernement de Kaboul, et à terme le départ du président Karzaï, allié personnel de la famille Bush. Refusant toute solution politique, il a cherché une solution militaire en tuant systématiquement tous les commandants talibans. Ndlr.]</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE AGE</i> (QUOTIDIEN AUSTRALIEN)
<br>Alors que le directeur de la CIA, Michael Hyden, affirmait le mois dernier qu’Al-Qaeda avait reconstitué des camps d’entraînement à la frontière afghano-pakistanaise et formait de jeunes occidentaux, l’ancien directeur du Mossad, Shabtai Shavit, de passage à Melbourne a opposé une autre analyse. Selon lui, le terrorisme de type Al-Qaeda est sur le déclin. L’organisation de Ben Laden est trop occupée à se défendre pour pouvoir planifier de grandes opérations. Les Occidentaux doivent tourner la page et apprendre à vivre avec une menace résiduelle.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE GLOBE AND MAIL</i> (QUOTIDIEN CANADIEN)
<br>Le rabbin Elior Chen, leader de la secte kabbalistisque Pitzuei HaNacha (les blessés de la rivière), serait en cavale au Canada. Il avait déjà fait la Une de la presse israélienne, en 2005, lorsque ses disciples préparèrent une attaque contre la mosquée construite sur le Mont du Temple de Jérusalem. Depuis lundi, il est l’homme le plus recherché d’Israël. Ses adeptes devaient torturer leurs enfants pour les exorciser. Trente cahiers de notes ont été saisis à son domicile détaillant les atroces sévices infligés aux enfants. Plusieurs ont été hospitalisés, l’un d’entre eux est dans le coma.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">ASIA TIMES ONLINE</i> (QUOTIDIEN ELECTRONIQUE THAÏLANDAIS)

<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> M.K. Bhadrakumar
<br>Le bilan du sommet de l’OTAN à Bucarest est trompeur. Au-delà des désaccords avec la Russie, l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTCS) a signé un protocole avec l’Alliance atlantique autorisant le transport logistique de l’OTAN en Russie, Ouzbékistan et Tadjikistan vers l’Afghanistan. L’Alliance cherche en effet d’urgence à sécuriser son intendance alors que les insurgés lancent des attaques répétées à Torkham, le point de passage pakistano-afghan, par où transitaient jusqu’ici 70% de son approvisionnement. De fait, la Russie est maintenant un partenaire indispensable de l’OTAN pour la guerre d’Afghanistan. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a justifié cette décision par la nécessité d’aider les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Zamil Kabulov, l’ambassadeur à Moscou, a été plus franc : il a déclaré en substance à Vremya Novostei que l’intérêt stratégique de la Russie était d’embourber l’OTAN le plus profondément possible en Afghanistan. Simultanément, Islam Karimov, le président Ouzbek, était présent à Bucarest. Il a invité l’OTAN à ouvrir des négociations avec les talibans [ce que les États-Uniens ont empêché les Britanniques de faire, Ndlr.]. Sans surprises, un porte-parole de l’Alliance du Nord a révélé que son parti discutait déjà avec eux.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">USA TODAY</i> (QUOTIDIEN POPULAIRE ÉTATS-UNIEN)
<br>Les États-Unis se préparent à recevoir Benoît XVI qui arrivera le 15 avril pour une visite de six jours. Le pape prononcera un discours aux Nations unies, il sera reçu par George Bush à la Maison-Blanche, priera sur les ruines du World Trade Center, et célébrera deux grand-messes au Parc national de Washington et au Yankee Stadium de New York. Pour cette dernière, il n’y a plus de tickets d’entrée disponibles, les 100000 places sont déjà réservées. Benoît XVI évitera toutefois de passer par Boston, épicentre des scandales sexuels qui ont ruiné l’Église catholique US.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE NEW YORK TIMES</i> (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
<br>L’échec des forces irakiennes à Basra modifie profondément l’équilibre politique en Irak. Le Premier ministre Nouri Al-Maliki a montré que sa détermination était identique face aux chiites et face aux sunnites, mais il a aussi montré qu’il n’arriverait à rien sans les forces états-uniennes. La rue irakienne, quant à elle, est extrêmement versatile. Elle se détermine d’après le sort des armes. D’un côté, elle est lassée des extorsions de fonds et autres pressions de l’Armée du Mahdi, de l’autre elle observe les points que Moqtada el-Sadr a marqués.</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE WASHINGTON POST</i> (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
<br>Les questions ne manqueront pas au Congrès lors de l’audition du général Petraeus et de l’ambassadeur Ryan Crocker, car les parlementaires sont très déçus du peu de résultats tangibles en Irak. L’un des sujets les plus controversé sera l’évaluation des moyens financiers du gouvernement Al-Maliki pour lequel le contribuable états-unien se saigne aux quatre veines. Que deviennent les 56 milliards de dollars de recettes annuelles du pétrole ? Pourquoi Maliki a-t-il placé 30 milliards à la Réserve fédérale US et 10 milliards à la Banque des règlements internationaux en Suisse ? L’autre grand sujet de débat tournera autour des leçons de l’offensive du mois dernier contre l’Armée du Mehdi : les forces irakiennes ont-elles une quelconque aptitude au combat ? Et l’Armée du Mehdi peut-elle résister aussi aux forces US ?</p>

<p class="spip" align="justify"><i class="spip">THE WASHINGTON TIMES</i> (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN, GROUPE MOON)
<br>Le principal obstacle au retour à l’ordre en Irak, c’est la corruption du ministère de l’Intérieur. Celui-ci est aux mains des trois grands partis chiites et dirige plus de 500000 hommes. Personne ne s’y préoccupe de stabilité, juste de ses propres affaires, sa survie et son pouvoir.</p>
<h3 class="spip">

Tendances et événements au Liban</h3>

<p class="spip" align="justify"><strong class="spip">Visite de Berry à Damas, divergences au 14-mars </strong></p>

<p class="spip" align="justify">La visite surprise du président du Parlement, Nabih Berry, à Damas, a fait la « Une » de la pesse libanaise, qui s’est également intéressée à la tournée arabe du Premier ministre de facto, Fouad Siniora, dont la première étape était Le Caire.
<br>À la lumière de ces développements, ont peut noter les observations suivantes :
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 1. Nabih Berry a annoncé que le président Bachar el-Assad appuierait tout accord interlibanais et soutient toutes les résolutions du dialogue interlibanais concernant les relations avec la Syrie, y compris l’établissement de relations diplomatiques. Le chef de l’État syrien a affirmé que son pays ne posait aucune condition préalable au règlement de la crise libanaise (Voir ci-dessous).
Des sources de l’opposition ont estimé que les propos de Bachar el-Assad sont une annonce officielle qui n’a plus besoin que d’être mise en œuvre par un gouvernement d’union nationale au Liban.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 2. Nabih Berry a également obtenu auprès du président syrien son soutien absolu au plan arabe de règlement de la crise au Liban. Cette visite à Damas s’inscrit dans le cadre d’une vaste tournée arabe et européenne que M. Berry va effectuer dans les prochains jours pour préparer le climat au dialogue national qu’il propose de relancer avant le 22 avril, date de la prochaine séance d’élection présidentielle au Parlement.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 3. Au Caire, où il a été reçu par le président Hosni Moubarak, Fouad Siniora a opté pour l’escalade verbale. Il a rejeté l’appel au dialogue de M. Berry, affirmant qu’il n’était pas habilité à conduire une telle initiative. Il a réclamé la convocation d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, dans le but de modifier la problématique et de faire croire qu’il n’existe pas de problème interlibanais mais une crise entre le Liban et la Syrie.
<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 4. Le chef sunnite du 14-mars, Saad Hariri, a donné un accord de principe à la relance du dialogue, tout en exprimant certaines remarques, notamment la nécessité de s’entendre au préalable sur l’ordre du jour de ces séances. En parallèle, un autre ténor du 14-mars, l’ancien seigneur de guerre Samir Geagea, attaquait violemment Nabih Berry, dans une tentative évidente de torpiller son initiative.

<br><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> 5. À la lumière de ces divergences dans les rangs du 14-mars, un vif débat est prévu chez les loyalistes dès le retour à Beyrouth de Saad Hariri.</p>
<h3 class="spip">
Déclarations</h3>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> NABIH BERRY, PRESIDENT DU PARLEMENT (OPPOSITION)
<br>« En un mot, à nos compatriotes au Liban, mais aussi aux Arabes et au monde, les frères syriens n’exigent aucune condition préalable à une entente entre les différentes forces politiques libanaises. La Syrie est prête à apporter son aide et à répondre à toute sollicitation faite en ce sens par le Liban. J’ai discuté, deux heures durant, avec le président Assad, de la situation au Liban, en Irak et en Palestine, mais les discussions autour du dossier libanais ont duré environ une heure. Cette visite est réussie et a donné un nouvel élan au dialogue entre les Libanais afin de parvenir à élire un président consensuel. C’est ce qui a été convenu, il reste deux points, la mise en place d’un gouvernement et un accord sur une loi électorale. Je dis cela à partir de la Syrie exprès et en connaissance de cause, les Syriens n’exigent aucune condition pour une entente libanaise et ils appuient le dialogue. Tout comme la Syrie a une influence sur ses alliés, l’Arabie saoudite a aussi une influence sur d’autres alliés. J’ai déjà abordé ce sujet avant le sommet et j’espérais qu’une solution puisse en émaner, mais malheureusement le Liban a été absent du sommet. Par conséquent, le dossier libanais n’a pas été discuté et il n’y a pas eu de solution. J’ai voulu, par le biais du dialogue, compléter l’initiative arabe qui a émané, à la base, du dialogue interlibanais qui se fondait sur trois points : élection du président de la République, mise en place d’un gouvernement d’union nationale et loi électorale. »</p>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> FOUAD SINIORA, PREMIER MINISTRE DE FACTO (14-MARS)
<br>« Nous nous orientons vers la tenue d’une réunion exceptionnelle des chefs de diplomatie arabes pour étudier le dossier des relations libano-syriennes en toute franchise, afin de parvenir à une solution fraternelle qui puisse préserver les intérêts arabes. Toutes les parties sont d’accord sur le principe de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Mais ce point doit être évoqué au lendemain de l’élection d’un chef de l’État, car le scrutin présidentiel ne doit pas être obstrué par des conditions rédhibitoires. Il est inadmissible de prendre le Liban en otage pour extraire une rançon d’un autre pays frère. Certaines parties considèrent que la crise libanaise est la conséquence d’un conflit syro-saoudien. Mais il ne faut pas exploiter ce problème pour engranger des bénéfices politiques. Il y a un problème entre les deux pays frères. Et ce différend doit être résolu par une action arabe rapide et sérieuse. Les négociations sont le meilleur moyen de résoudre les différends. Mais qui a interrompu le dialogue ? Le véritable dialogue doit être mené au Parlement, qui est fermé depuis 17 mois, sous l’égide du chef de l’État, et non sous la présidence d’une partie partiale. Nous sollicitons l’aide de nos frères arabes pour régler notre différend avec la Syrie. Nous ne voulons que le bien pour les Syriens, mais Damas est injuste envers le Liban. Notre pays subit depuis trois décennies une situation inacceptable et des tentatives visant à anéantir les fondements de son État. »</p>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> AMR MOUSSA, SECRETAIRE GENERAL DE LA LIGUE ARABE
<br>« Plusieurs pays arabes, dont la Syrie, l’Égypte et l’Arabie saoudite, seront contactés pour faciliter le déroulement de la médiation arabe et le dénouement de la crise libanaise. Nous sommes confrontés à une crise grave des relations syro-libanaises. Nous devons assumer une grande responsabilité face à ce problème. Nous sommes tous au courant des motifs qui ont incité certains pays à ne pas prendre part au sommet. »</p>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> WALID JOUMBLATT, CHEF DRUZE DU 14-MARS
<br>« Nous comprenons les considérations techniques qui ont poussé le commandant en chef de l’armée à annoncer qu’il quittera ses fonctions le 21 août prochain. Mais le général Michel Sleimane est le candidat d’entente et de compromis. Par conséquent, il serait préférable de ne pas donner de prétextes à ceux qui profitent de la vacance au niveau de la présidence de la République et qui pourraient entraîner le pays dans des polémiques sur cette question. L’intérêt supérieur du pays, auquel le commandant de l’armée a toujours été attaché, impose de dépasser les considérations à caractère technique en rapport avec la question des congés. Les manœuvres israéliennes montrent, une fois de plus, que si une guerre devait éclater, le Liban en serait le seul champ de confrontation. C’est à ce niveau qu’apparaît la convergence d’intérêts d’Israël avec le régime syrien qui a massé ses troupes, non pas au Golan, mais aux frontières avec le Liban. Les parties qui ont constamment œuvré afin que le Liban soit un avant-poste de la confrontation devraient, enfin, proclamer leur engagement à respecter l’accord de Taëf qui met l’accent sur la pérennité, l’arabité et l’indépendance du Liban, et qui remet sur le tapis l’accord d’armistice avec Israël. »</p>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> NASSER KANDIL, ANCIEN DEPUTE DE BEYROUTH (OPPOSITION)
<br>« Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, a affirmé qu’après le 21 août, il mettra fin à une mascarade humiliante pour lui. Nous l’appuyons totalement. C’est pourquoi nous disons que le mois de juin sera déterminant. Ou bien l’initiative arabe réussit, et un règlement global est trouvé, ou bien il deviendra de plus en plus difficile d’élire un président sur la base de cette initiative. Dans ce cas, nous réclamerons la formation d’un gouvernement de transition présidé par le général Sleimane, seule personnalité capable de nous offrir un cadre d’entente. C’est pourquoi le 14-mars doit à présent savoir ce qu’il veut. S’il veut vraiment que le général Sleimane soit élu chef de l’État et qu’il ne parvient toujours pas à s’entendre avec nous sur une loi électorale, formons donc un gouvernement d’union nationale sous la présidence du général Sleimane et confions-lui le soin de s’entendre sur une loi électorale. Il ne nous faudra pas plus d’un mois ou deux pour nous entendre sur tout. »</p>

<p class="spip" align="justify"><img src="elements/pictos/puce.gif" alt="-" weight="9" border="0" height="11"> COMMUNIQUE DU BLOC PARLEMENTAIRE DU GENERAL MICHEL AOUN
<br>« Le pouvoir a eu des réactions contradictoires à la proposition faite par (l’ancien) ministre, Sleimane Frangié, qui consiste pour l’opposition à renoncer au principe du tiers de blocage contre l’adoption de la loi électorale de 1960. Cela démontre clairement que le 14-mars ne souhaite avaliser aucune initiative qui pourrait préluder à un règlement de la crise. Les efforts de Fouad Siniora auprès des capitales arabes, en vue de tenir une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères pour examiner le dossier des relations libano-syriennes, consiste à demander en même temps, la chose et son contraire. Ce que le pouvoir n’a pu obtenir du sommet arabe qui a regroupé des rois et des chefs d’État, il ne l’aura pas dans le cadre d’une réunion à un niveau ministériel. »</p>

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Mercredi 9 Avril 2008

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