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La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes


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Mercredi 3 Septembre 2008

La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes
ESTONIE

Comme il ressort des différentes publications, la confrontation armée avec la Russie s'est avérée utile pour la Géorgie, car elle a contribué à l'amélioration considérable de son image internationale. "L'activité militaire de la Russie considérée comme excessive améliore l'image de la Géorgie. Les chars russes que l'on peut voir à la télévision et en première page des journaux rendent les explications de la Russie mensongères. La Russie est tellement impliquée dans le conflit qu'elle ne s'en préoccupe pas. La Géorgie n'a pas de chars, en tout cas, elle n'en a plus après l'attaque qui a échoué. Cela lui a permis de s'attirer les sympathies de nouveaux Etats d'Europe, voisins de l'ours russe". (Postimees, 25.08).

Les médias examinent les sanctions éventuelles de Tallinn à l'encontre de Moscou. "Le refus de simplifier le régime des visas avec la Russie ou d'admettre la Russie à l'OMC sont des mesures plus efficaces que le boycott de l'Eurovision. [...] "A la lumière des récents événements, il n'y a aucune raison de poursuivre le dialogue avec la Russie à propos de la simplification du régime des visas, sans parler même de l'introduction d'un régime sans visas". (Aripaev, 25.08).

LETTONIE

De l'avis des journalistes, Moscou n'est pas intéressé par un règlement pacifique du conflit en Ossétie du Sud. "La Russie a hérité de l'URSS une attitude impériale, non affichée au niveau officiel, à l'égard des pays voisins qu'elle surpasse sur le plan militaire. Elle les habitue à avoir un rôle de "sphère naturelle d'influence" et leur montre (comme c'est le cas en Géorgie) ce qui leur arrivera s'ils refusent d'accepter ce statut. Les pays baltes, en sécurité grâce à leur appartenance à l'OTAN, sont une exception qui irrite la Russie". (Diena, 20.08).

Les médias informent les lecteurs sur la situation dans la zone du conflit du point de vue des pays occidentaux. "Les Etats-Unis et l'Europe appréhendent le fait que la présence des troupes russes puisse diviser la Géorgie d'après un principe ethnique, saper les positions du président pro-occidental Mikhaïl Saakachvili et menacer le système de pipelines et de gazoducs nécessaire au pays". (Latvijas Avize, 25.08).

Les commentateurs estiment que les événements dans le Caucase ont souligné, une fois de plus, l'urgence d'élaborer un plan de défense des pays de la "nouvelle Europe" contre une éventuelle agression militaire de la Russie. "Bien qu'une attaque contre la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie, membres de l'OTAN, soit peu probable, la guerre en Géorgie a accru la nécessité d'élaborer le plus vite possible un plan d'alliance pour la défense des pays baltes, plan qu'ils réclament depuis longtemps déjà. [...] L'OTAN nous a toujours expliqué qu'aucune menace réelle n'existait pour nous, et que par conséquent, il n'était pas nécessaire d'élaborer un plan de défense. Cependant, les événements de ces derniers temps changent la donne. [...] Les experts occidentaux ont maintes fois signalé que la Lettonie était le point le plus faible, si la Russie décidait de faire pression sur tel ou tel Etat appartenant à l'OTAN. On peut considérer sa dépendance croissante vis-à-vis du secteur énergétique russe, la présence au pouvoir d'hommes politiques sympathisant avec la Russie et l'instabilité politique intérieure comme étant ses points faibles". (Diena, 21.08).

LITUANIE

La volonté de la Russie de suivre les ambitions impériales de l'URSS indigne la presse. "Après la désintégration de l'Union soviétique, appelée empire, la Russie s'est considérée à juste titre comme étant son successeur. Elle en a hérité les armes nucléaires et le droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. Cependant, la Russie a perdu sa puissance d'antan. Il lui est difficile de s'y résigner. Vladimir Poutine a déclaré publiquement que la désintégration de l'Union soviétique était "la pire catastrophe du XXe siècle". A présent, elle essaie de corriger cette "erreur". (Lietuvos Zinios, 20.08). "40 années ont passé, l'Empire de l'URSS s'est désintégré, mais le but du Kremlin est resté le même: conserver sous son pouvoir un peuple qui refuse d'être un satellite de Moscou, de s'appauvrir comme la majorité des Russes, à qui on a de nouveau retiré la liberté de parole et de choix. Au nom de cet objectif insensé, Moscou serait capable de sacrifier des milliers de vies, des représentants de son peuple et d'autres peuples, plutôt que de permettre à la Géorgie qui fait partie, selon elle, de sa sphère d'influence, de se tourner vers les démocraties occidentales". (Lietuvos Rytas, 23.08).

Certaines publications indiquent que les médias accusant leurs collègues russes de populisme et d'absence d'objectivité se sont compromis en commentant les événements dans la zone du conflit osséto-géorgien du point de vue d'une des parties uniquement. "Les journalistes sont devenus des unités militaires dans la guerre dangereuse et déjà internationale qui a pour enjeu l'âme des gens, la raison et le soutien de l'opinion publique. [...] Les médias lituaniens n'ont pas non plus évité les extrêmes. En lisant les journaux républicains et en regardant la télévision, on n'a pas l'impression de se trouver à Vilnius, mais à Tbilissi avant la guerre et que des colonnes de chars russes vont attaquer la tour de télévision. [...] Le principe fondamental du travail journalistique est violé: être impartial et raisonner avec lucidité. C'est probablement la raison pour laquelle les médias lituaniens présentent la Géorgie uniquement comme une victime, et la Russie comme un agresseur, sans essayer le moins du monde de démêler le vrai du faux dans cette situation". (Litovski kourier, 21.08).

BIELORUSSIE

De l'avis des journalistes d'opposition, le président biélorusse a épuisé son crédit de confiance par rapport au Kremlin. "Après une longue pause ostensible au sujet du conflit en Ossétie du Sud, Alexandre Loukachenko s'est mis à complimenter la Russie. [...] Au fil du temps, cette politique devient de moins en moins efficace. Certes, les dirigeants biélorusses doivent obtenir un prix minimal pour le gaz pour l'année prochaine et régler la question de l'octroi d'un crédit de deux milliards de dollars. Mais, du point de vue de la realpolitik, il faut soutenir d'emblée les actions du partenaire dont on attend quelque chose, et non pas lorsqu'il est offensé par un silence soutenu. Les tentatives de compenser cette pause prolongée par une admiration exagérée sont pour le moins hypocrites. [...] Ceux qui se trouvent au Kremlin sont loin d'être des idiots, ils connaissent parfaitement le prix des mots (et du silence) de Loukachenko". (Solidarnost, 20.08).

La majorité écrasante des commentateurs sont certains que la détérioration des rapports russo-américains se répercutera obligatoirement sur le dialogue entre la Biélorussie et l'Occident. "Le développement des rapports entre Minsk et l'Europe sera déterminé, dans une grande mesure, par le facteur russe. [...] Les dirigeants biélorusses brûlent du désir de réchauffer leurs rapports avec l'Occident. [...] Cependant, Minsk voudrait se borner à des gestes symboliques et des changements superficiels. [...] Le marchandage politique sera extrêmement fatigant. Mais il peut échouer à tout instant, si Moscou, enivré par sa "victoire remportée dans le Caucase" commence à tordre le bras de Minsk. Moscou a ses propres projets. [...] Associer la Biélorussie à ces "règlements de comptes" géopolitiques à forte tendance militariste pourrait mettre une croix sur les perspectives de détente dans les rapports entre Minsk et l'Occident". (BelaPAN, 21.08).

UKRAINE

Les experts prévoient que la "tactique" de l'octroi de passeports russes utilisée avec succès en Abkhazie et en Ossétie du Sud sera prochainement utilisée par le Kremlin dans d'autres régions de la CEI (Communauté des Etats indépendants) au statut litigieux, avant tout en Transnistrie. "Cette politique de la Russie à l'égard de l'Ossétie du Sud, de l'Abkhazie ou de la Transnistrie ne s'explique pas seulement par une véritable préoccupation pour les peuples de ces Etats non reconnus. L'octroi par Moscou de passeports russes à la population de ces territoires vise à aggraver les conflits locaux, à créer un prétexte pour que la Russie participe directement à ces conflits (entre autres, en utilisant les armes) et, en fin de compte, comme c'est le cas de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, à justifier une éventuelle annexion territoriale. [...] On peut se représenter l'emploi de ce schéma à l'avenir non seulement en Géorgie et en Moldavie. Des passeports russes pourraient également être délivrés aux personnes résidant en Crimée, dans le Nord du Kazakhstan ou à Narva, c'est-à-dire sur les territoires peuplés, pour l'essentiel, de Russes, dont "la vie et la dignité" auront probablement besoin d'être également défendues par Moscou". (Zerkalo nedeli, 23.08).

Certains observateurs expliquent la libération inattendue de plusieurs leaders de l'opposition biélorusse par les rapports économiques tendus qui existent entre Minsk et Moscou. Avant les élections législatives qui se tiendront le 28 septembre, la Biélorussie a fait un pas au-devant de l'Europe en libérant des détenus politiques. [...] Le caractère des actions ultérieures des autorités biélorusses au cours de la campagne électorale dépendra de la capacité d'Alexandre Loukachenko à s'entendre avec la Russie sur le maintien d'un prix avantageux pour le gaz. [...] En libérant des détenus politiques pour complaire à l'Occident, le président biélorusse use du chantage à l'égard de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev en leur suggérant: si vous ne nous accordez pas un rabais, vous risquez de perdre un allié". (Gazeta 24, 22.08).

La nomination de l'ex-premier ministre finlandais Paavo Lipponen au poste de conseiller indépendant au sein du consortium Nord Stream AG est considérée par les médias comme une nouvelle tentative de Gazprom pour défendre ses intérêts financiers par la voie politique."Aussi bien la Finlande que la Suède font obstacle à la construction du gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne par le fond de la Baltique sous prétexte de se soucier de l'environnement, mais l'écologie de la Baltique est le dernier des soucis des Européens. En effet, si ce gazoduc est construit en contournant les pays d'Europe de l'Est et d'Europe centrale, la Russie recevra une raison supplémentaire de faire pression sur les pays de transit, y compris l'Ukraine. Mais l'essentiel reste que les Européens perdront la possibilité de faire pression sur la Russie par l'intermédiaire des pays de transit, et Moscou pourra fixer à sa guise les prix sur le marché du gaz. Cependant, l'Europe ne manque pas d'hommes politiques qui, pour gagner de l'argent, sont prêts à travailler pour Gazprom". (Gazeta po-kievski, 20.08).

MOLDAVIE

Certains journalistes estiment que Moscou n'a pas besoin d'un "scénario" sud-ossète concernant la Transnistrie. "Aucun char russe n'apparaîtra à Chisinau, car Moscou n'en a pas besoin. La Russie y dispose d'une force bien plus puissante qu'une colonne de chars: la "cinquième colonne", dont l'élite est constituée de la partie de la population russophone qui n'arrive pas à s'intégrer dans la vie de la république du point de vue linguistique et culturel". (Timpul de dimineata", 22.08).

ARMENIE

De l'avis de certains commentateurs, les événements en Ossétie du Sud auront une influence favorable sur l'Arménie concernant la situation autour du Haut-Karabakh. "Ce n'est pas un secret que nos intérêts et ceux de la Russie concernant l'Abkhazie, l'Ossétie et le Haut-Karabakh coïncident. Cette circonstance exercera une influence sur le problème du Haut-Karabakh. Sur ce plan, le renforcement de la Russie est avantageux pour nous. Ce qui s'est produit en Abkhazie et en Ossétie est avantageux pour le Haut-Karabakh. Cela modérera les appétits de l'Azerbaïdjan, car les conséquences sont désormais claires". (Aravot, 26.08).

GEORGIE

Les commentateurs affirment que la Russie tente d'annexer le territoire souverain de la Géorgie et que seul le soutien de la communauté mondiale aide Tbilissi dans sa lutte contre l'agresseur. "Le retrait des troupes d'occupation et l'accord de cessez-le-feu ne sont qu'une pause pour Moscou. Si certains pensent que Vladimir Poutine a l'intention de regarder tranquillement la Géorgie panser ses plaies et se renforcer, ils se trompent lourdement. Ce que Moscou n'a pu obtenir par la guerre et l'occupation, il tente de l'obtenir par d'autres méthodes, sans effusion de sang". (Rezonansi, 20.08). "Sans la réaction opportune du monde civilisé, sans le soutien des hommes politiques normaux, le drapeau russe flotterait déjà au-dessus de Tbilissi. Durant toute cette période de honte pour la Russie, dans les conditions de l'occupation totale d'un Etat voisin, la petite Géorgie souveraine, dont l'infrastructure civile a été détruite de façon barbare par l'Armée Rouge affamée, pouilleuse, puante, mais "vaillante", la propagande russe a obligé le monde civilisé dans son ensemble à réfléchir sérieusement à l'opportunité de mener un dialogue civilisé avec la Russie". (Georgia Online, 23.08). "En fait, l'agression de la Russie contre la Géorgie n'a jamais cessé, elle n'a fait que changer de forme". (Georgia Online, 25.08).

Les médias estiment que c'est la Géorgie, considérée par la Russie comme vaincue, qui marquera le début de la fin de l'empire. "Un esprit chauvin règne en Russie. Les Russes sont fiers de leur attaque contre la Géorgie et se considèrent comme les vainqueurs. Les soldats russes ont déclaré qu'ils avaient donné en Géorgie une leçon à l'OTAN. Le polygone sera probablement étendu et la Russie attaquera d'autres Etats, peut-être, l'Azerbaïdjan et l'Ukraine. Mais l'Empire russe se cassera le cou tôt ou tard. L'Union soviétique était bien plus forte que l'Empire russe actuel, mais elle s'est désintégrée et l'empire actuel ne pourra remporter aucun succès par sa politique impérialiste". (Georgia Online, 25.08).

AZERBAIDJAN

Certains experts sont persuadés qu'après les opérations militaires en Ossétie du Sud, Moscou prépare un plan analogue vis-à-vis de l'Azerbaïdjan et de la Moldavie. "Si Moscou place la Géorgie sous son contrôle, on pourra dire à l'Europe: "Bonne nuit et bonne chance". Le pétrole et le gaz que l'Europe achète en Eurasie tomberont entre les mains de la Russie. En marquant la Géorgie sur les cartes de l'état-major général, la "région militaire d'Arbat" (ministère russe de la Défense) a manifesté son intérêt pour les itinéraires d'exportation du pétrole à partir de l'Azerbaïdjan et de l'Asie centrale à travers l'Azerbaïdjan. [...] Il y a des raisons de penser qu'un scénario analogue est envisagé concernant l'Azerbaïdjan. (Echo, 21.08). "En appliquant une politique d'occupation à l'égard de la Géorgie, la Russie montre de quel côté elle se trouve dans le conflit du Haut-Karabakh. En faisant irruption en Géorgie en vue de "la contraindre à la paix", la Russie envoie un message à la Moldavie et à l'Azerbaïdjan". (Express, 26.08). "Prenant en considération la mentalité impériale de la Russie, nous n'avons aucun doute quant au fait que Moscou est capable de lancer des actions agressives contre les pays qui sont plus faibles qu'elle [...]. La Russie s'affirme de cette façon. [...] Compte tenu de cette politique agressive, les autorités de l'Azerbaïdjan doivent accélérer l'intégration du pays dans l'espace euro-atlantique". (Zerkalo, 22.08).

Les analystes affirment que la décision des autorités russes de fermer temporairement les frontières à tous les étrangers, à l'exception des citoyens de la CEI, est un signal alarmant pour l'Azerbaïdjan. "C'est un signal sérieux à l'attention du Caucase du Sud dans son ensemble qui témoigne que la Russie peut prendre également d'autres mesures, par exemple, l'introduction d'un régime de visas. [...] La Russie veut verrouiller ses frontières. [...] Après l'introduction de telles restrictions, les étrangers devront entrer en Russie en passant par des pays tiers, ce qui pourrait entraîner le départ de nombreux étrangers d'Azerbaïdjan". (Echo, 20.08). "La consigne de Vladimir Poutine entraînera un attisement du nationalisme". (Olailar, 21.08).

KAZAKHSTAN

Selon les médias, l'Ossétie du Sud est devenue un champ de bataille entre les Etats-Unis et la Russie pour le pétrole kazakh. Les Kazakhs ont fait comme si la guerre en Ossétie du Sud ne les concernait pas et ont voulu se tenir tranquillement à l'écart, tout en comprenant parfaitement qu'il s'agissait d'une guerre pour le pétrole kazakh. Il aurait fallu déclarer au monde entier: notre pétrole est à nous, et nous en enverrons autant que nous voudrons là où nous le souhaitons. Pour cela, nous devons développer notre conscience nationale et l'exprimer dans l'intérêt national, entre autres, concernant le pétrole". (GeoKZ.tv, 26.08).

Les auteurs de certains articles invitent les autorités de la république à appliquer une politique nationale réaliste. "Des clichés de l'époque stalinienne sont inculqués à la société russe: l'Occident, c'est le mal, l'Amérique, c'est le mal, la démocratie, c'est le mal. La politique de tout l'Etat repose sur cela. Cependant, l'esprit chauvin artificiellement alimenté en Russie d'en haut envoie son ivraie ici. C'est pourquoi on voit apparaître le phénomène suivant: une partie de notre population commence à soutenir inconditionnellement la Russie, sans même essayer de comprendre l'essence du conflit. [...] Le Kazakhstan doit appliquer une politique très prudente en ce sens. Nous sommes amis de la Russie, mais nous avons également des intérêts en Géorgie". (Megapolis, 25.08).

Les médias nationaux présentent l'Asie centrale comme une région où se heurtent les intérêts des grands joueurs de l'arène mondiale. "Le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Turkménistan n'ont pas manqué de poser carrément à la Russie la question du "prix européen" pour leur "combustible bleu". L'éventuel refus de Moscou d'accepter de faire des concessions pourrait entraîner une intensification du processus de réorientation des producteurs centrasiatiques vers la Chine. Mais le Kremlin n'a pas contesté. [...] La balle est dans le camp de la Russie. [...] D'ailleurs, elle a, semble-t-il, déjà répondu en partie à ceux qui attentent à ses intérêts en Asie centrale. Elle a déjà répondu en Transcaucasie. Les capitales des grandes puissances qui contestent en paroles, ou en actes, le droit de la Russie à avoir une influence exceptionnelle en Asie centrale [...] se demandent jusqu'où elle pourrait aller". (Zona KZ, 20.08).

OUZBEKISTAN

Les défenseurs des droits de l'homme interprètent les opérations militaires sur le territoire de la Géorgie comme un signal d'alarme pour toutes les républiques de l'ex-URSS. "La Russie commence à appliquer une nouvelle politique sous le mot d'ordre "L'armée russe est là où se trouvent ses citoyens". Mais, selon les désirs de Moscou, on peut considérer comme étant citoyens de la Russie tous les Russes résidant dans n'importe quelle ancienne république fédérée". (Uznews.net, 18.08).

TADJIKISTAN

La déclaration de Mikhaïl Saakachvili sur le retrait de la Géorgie de la CEI a retenu l'attention des commentateurs.

Evaluant de différentes manières les perspectives de l'organisation, les experts estiment unanimement que la CEI est une structure faible et instable. "Le retrait de la Géorgie de la CEI pourrait accélérer la désintégration définitive de la Communauté. [...] Les avis des pays ne coïncident pas toujours dans le cadre de cette organisation et, fait non négligeable, l'égalité entre les Etats y fait défaut, alors qu'il s'agit de la principale condition du développement de toute alliance. [...] La CEI est une organisation faible qui peut se désintégrer à tout instant. [...] Mais ce processus ne dépend nullement du retrait de la Géorgie de cette organisation. Le renforcement et le développement de la CEI, ou bien son intégration, dépendent de la Russie. Le retrait de n'importe quel pays de la CEI dépend des priorités de sa politique étrangère. La déclaration de la Géorgie ne peut pas influer sur d'autres Etats de la CEI". (Fakty i kommentarii, 20.08).

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Mercredi 3 Septembre 2008

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