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La Russie veut entraîner la Chine dans une alliance militaro-politique (Nezavissimaïa gazeta)


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Au fur et à mesure du refroidissement des rapports avec les Etats-Unis et l'OTAN, les chefs militaires russes font des efforts en vue de créer leur propre pôle de force, avant tout en Asie.


RIA Novosti
Jeudi 1 Mars 2007

Le général d'armée Youri Balouïevski, chef d'état-major des forces armées russes, se rendra le 3 mars à Pékin. Un mois plus tard, le nouveau ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov effectuera un voyage dans le pays qui est le principal partenaire militaire de la Russie au-delà de l'espace postsoviétique. Ce sera sa première visite à l'étranger.

Parmi les sujets principaux qui seront abordés à Pékin, Youri Balouïevski et Anatoli Serdioukov débattront des grandes manoeuvres "Mission pacifique-2007" avec la participation des forces armées des Etats membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (ces exercices auront lieu du 18 au 25 juillet dans la région de Tcheliabinsk). Au cours du forum de novembre de l'APEC au Vietnam, le président russe Vladimir Poutine a personnellement invité le président de la RPC Hu Jintao à assister à ces manoeuvres.

Selon certains experts, cela fait déjà un moment que Moscou cherche à entraîner Pékin dans une alliance militaire. "Le prochain voyage de Youri Balouïevski s'expliquerait par le désir de lancer un signal à l'Amérique et de taquiner le partenaire d'outre-Atlantique", estime Vitali Chlykov, membre du Conseil pour la politique étrangère et militaire.

Bien plus, la Russie voulait cumuler les exercices de l'OCS et les man&#65533;uvres de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Moscou envisage depuis longtemps d'attirer la Chine avec ses 1,5 milliard d'habitants dans cette structure de la CEI (Communauté des Etats indépendants). Si le secteur militaire de l'OCS ne poursuit que l'objectif antiterroriste, l'OTSC est pratiquement une alliance militaire. Mais Pékin a refusé catégoriquement. Selon les dirigeants militaires chinois, Pékin n'est pas prêt à une coopération militaro-politique aussi étroite avec des pays géographiquement lointains comme l'Arménie et la Biélorussie.

"On ne peut pas contester que Pékin, membre de l'OCS, qui prétend jouer le rôle de leader effectuera probablement des démarches dans le sens des initiatives de la Russie. Mais le renforcement des contacts technico-militaires entre nos pays ne peut pas être considéré comme la formation d'une alliance militaro-politique. La Chine manifeste une prudence traditionnelle": c'est ainsi que la situation a été commentée par un expert proche du ministère de la Défense qui a requis l'anonymat.

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.


Jeudi 1 Mars 2007

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