Géopolitique et stratégie

La Russie participe au projet de fusion nucléaire ITER en France


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Eugène Zagrebnov
Mercredi 6 Mars 2013

La Russie participe au projet de fusion nucléaire ITER en France

L’Agence fédérale russe de l’énergie atomique apporte son savoir-faire à ITER, programme international de construction d’un réacteur thermonucléaire expérimental.

La fusion nucléaire, réaction qui résulte de la jonction des noyaux atomiques, se produit sur le Soleil à une température de 20 millions degrés. La production d’électricité à partir de cette réaction, considérée comme une source d’énergie abondante sûre et propre, pourrait devenir une réalité avec la construction d’un réacteur expérimental dans le Sud de la France. Ce projet est né de la coopération scientifique des pays de l’Union européenne avec la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde.

Les chercheurs soviétiques qui ont été les premiers à créer à la fin des années 1960 un tokamak - chambre torique de confinement magnétique permettant de contrôler le plasma. L’expérience a été réalisée pour étudier la possibilité de produire de l’énergie grâce à la fusion nucléaire. En 1985, Evgueny Velikhov, alors chercheur de l’Institut Kourtchatov, principal centre de recherches nucléaires de l’URSS a proposé aux chercheurs européens, américains et japonais de développer ensemble ce procédé. C’est ainsi que le projet de Réacteur expérimental thermonucléaire international (ITER) a vu le jour en 1992. Depuis 2011, les travaux de construction du réacteur sont menés près du Centre nucléaire de Cadarache, dans le Nord de la Provence, où dans les années 1980 un tokamak avec des bobines supraconductrices Tore-Supra a été construit.

Pour fabriquer l’énergie, le tokamak d’ITER utilisera le mélange de deux isotopes d’hydrogène: le deutérium et le tritium. Leur fusion provoquera la formation d’un noyau d’hélium et de neutrons. Ces neutrons seront absorbés par les parois du tokamak et le réchaufferont, ce qui permettra d’obtenir 10 fois plus d’énergie que la machine n’en aura reçu.

« Il faudra à peine quelques grammes de combustible pour produire la réaction », explique Carlos Alejandre, vice-directeur du Département de la sécurité, la qualité et la sûreté d’ITER. « Alors qu’un dispositif, au sein duquel se produit une fission nucléaire classique, nécessite des tonnes de matériel. Cela garantit également la sécurité de notre dispositif, étant donné qu’il permet d’obtenir un maximum d’énergie à de très basses températures ».

Le financement du projet ITER n’est pas réparti de manière égale entre ses membres. Le coût total de la construction représentant 13 milliards d’euros, l’UE contribue pour 45% de son financement, tandis que tous les autres pays participent par le biais de leurs agences de l’énergie atomique à hauteur de 9%.

La Russie construira en tout 19 éléments du réacteur d’ITER. Il s’agit notamment des bobines du champ poloïdal PF1, des systèmes de réchauffement du plasma et de 40% du mur de béryllium pour le tokamak. Par ailleurs, 20 % des matériaux supraconducteurs seront fournis par l’agence de l’énergie atomique russe grâce à l’usine mécanique de Tchepetsk (Oudmourtie), une filiale de la société TVEL, qui fournit le combustible nucléaire à Rosatom. Un autre gros fournisseur dans ce projet – c’est l’Institut Efremov de Saint-Pétersbourg qui est en train de fabriquer 5 systèmes dont la valeur atteint 54% de l’apport financier de la Russie dans ce projet.

« Outre les avantages technologiques pour la Russie, toutes ces unités de production peuvent devenir une véritable base de production internationale », estime Anatoly Krassilnikov, directeur de l’agence russe d’ITER. « Certains pays fabriquent de bons supraconducteurs. D’autres ont mis en place des unités de fabrication des chambres à vide. Cela coûtera moins cher d’importer des composants de ces pays plutôt que de créer une unité de production séparée ».

Des défis à relever
Le début de l’assemblage du tokamak est prévu pour 2015. Et vers 2027, après la réalisation d’une série de tests sur le réacteur thermonucléaire, ITER va se transformer en DEMO, un projet qui devrait permettre à chaque participant au projet de construire son propre réacteur thermonucléaire à usage industriel. Cependant, le problème du contrôle de la stabilité du plasma dans le cœur du tokamak est toujours d’actualité pour les chercheurs. « Cette réaction nécessite beaucoup de conditions », explique Carlos Alejandre. « Pour qu’elle puisse avoir lieu, il faut une faible densité pour une très haute température. Si l’on change un des paramètres, cela stoppe la réaction ».

http://french.ruvr.ru



Mercredi 6 Mars 2013


Commentaires

1.Posté par AS le 06/03/2013 15:23 | Alerter
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ah voila... hollande a donne ca en echange de l'aide russe au mali...

oh lalalala catastrophique ce juif haineux d'algerie

et les russes fournissent 30 % de l'uranium francais... on top of it

what a mess

2.Posté par MOMO le 06/03/2013 21:39 | Alerter
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C'est étrange, mais l'anneau de cuivre et de fer qui renfermerait gog et magog et céderait dans le futur, pour les libérer me rappelle étrangement ce système qui pourrait à terme ouvrir une brèche dans leur dimension...A suivre !

3.Posté par poy le 07/03/2013 09:06 | Alerter
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ce genre de tokamak ne peux juste pas fonctionner

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