Enregistrez votre email pour l'inscription à la newsletter
 

Nombres de visiteurs uniques depuis novembre 2007

AccueilAccueil    Envoyer à un amiEnvoyer à un ami    Version imprimableVersion imprimable    Augmenter la taille du texteAugmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texteDiminuer la taille du texte

Politique Nationale/Internationale

La Russie doit-elle avoir peur de John McCain?



Alors que Hillary Clinton et Barack Obama continuent leur bataille pour obtenir l'investiture démocrate à la présidentielle, le candidat républicain John McCain, qui attend sa désignation formelle lors du congrès du parti qui se tiendra du 1er au 4 septembre, effectuera la semaine prochaine un déplacement en Europe et au Proche-Orient. Imaginée par les stratèges républicains, cette tournée est appelée à renforcer aux yeux des Américains la réputation de John McCain en tant que candidat à la présidence possédant une riche expérience dans le domaine de la politique étrangère.



La Russie doit-elle avoir peur de John McCain?
Par Galina Zeveliova (Washington), pour RIA Novosti


Sur de nombreux problèmes globaux et de politique extérieure, les points de vue de John McCain sont proches des positions occupées par George W. Bush. Le sénateur de l'Arizona est lui aussi persuadé que l'Amérique n'est pas un pays comme les autres, et croit pieusement que les Etats-Unis ont été investis par Dieu d'une mission, à savoir propager les valeurs de liberté dans le monde entier. Dès la première année de sa présidence, John McCain a l'intention de réunir tous les pays démocratiques au sein d'une "Ligue des démocraties" en vue de lutter en commun pour la paix et la liberté. Selon lui, cette organisation devrait être une structure internationale plus efficace que l'ONU. Naturellement, la Russie et la Chine n'auront pas leur place au sein de la "Ligue des démocraties".

Dans sa rhétorique électorale, John McCain attire principalement l'attention sur la lutte acharnée contre le terrorisme, qui doit passer par le recours à tous les moyens possibles. La guerre en Irak qu'il a soutenue dès le début (il n'a, à ce jour, pas changé de point de vue) est la composante la plus importante de cette lutte. Le sénateur McCain juge capital de renforcer la supériorité stratégique des Etats-Unis au niveau global. Il avait voté contre le Traité d'interdiction totale des essais nucléaires et soutenu les propositions de l'administration Bush sur la mise au point de nouveaux types de charges nucléaires, en outre, il est un ardent partisan du déploiement de la défense antimissile nationale. L'éminent homme politique américain Pat Buchanan a fait remarquer que, par rapport à John McCain, même le vice-président actuel Dick Cheney avait l'air du Mahatma Gandhi.

L'attitude de John McCain à l'égard de la Russie découle bien évidemment de l'ensemble de sa vision de l'Amérique et du monde contemporain. Le candidat républicain écrit: "Il y a quinze ans, les citoyens de la Russie ont renversé la tyrannie du communisme et choisi, semblait-il, la voie de l'édification de la démocratie, du marché libre et du ralliement à l'Occident. Cependant, nous y voyons aujourd'hui moins de libertés politiques, l'usurpation du pouvoir par une clique d'agents secrets, de l'agressivité à l'égard de la Géorgie, et des tentatives pour manipuler la dépendance de l'Europe vis-à-vis du pétrole et du gaz.

L'Occident doit élaborer une nouvelle réponse au revanchisme de la Russie. Pour commencer, nous devons nous assurer que le G8 redevienne un club de démocraties de marché: il faut y inclure le Brésil et l'Inde, et en exclure la Russie". C'est à John McCain que l'on doit l'idée de boycotter le sommet du G8 en Russie en 2006. Il avait alors invité à opposer la solidarité des pays de l'OTAN, "de la Baltique à la mer Noire", à la Russie. Il émet des jugements peu flatteurs à l'adresse de Vladimir Poutine qu'il qualifie "d'autocrate dans le style du XIXe siècle se servant de la dépendance de l'Europe vis-à-vis du pétrole et du gaz russes en vue de l'obliger à se taire et de s'assurer sa docilité".

Cependant, il se peut que le prétendant républicain à la Maison Blanche ne soit pas aussi terrible pour la Russie que ses propos ne le laissent penser. Le rôle joué par le candidat à la présidentielle au cours de sa campagne électorale diffère substantiellement du rôle de président des Etats-Unis, dans lequel il faut régler de nombreux problèmes intérieurs, internationaux et globaux. Les réalités du monde contemporain, le fardeau de la responsabilité et les conseils des spécialistes sont susceptibles d'apporter des corrections aux positions de John McCain. Les réalités présentes sont telles que, sans deux pays, la Russie et la Chine, l'Amérique ne pourra régler aucun problème global. Il convient d'ajouter que les réalistes, qui possèdent en général une approche assez pragmatique, en particulier à l'égard de la Russie, prédominent parmi les conseillers de John McCain. Parmi eux, on trouve quatre anciens secrétaires d'Etat: Henry Kissinger, George Shultz, Lawrence Eagleburger et Colin Powell.

Il est impensable que la poursuite par John McCain de la politique appliquée par George W. Bush, reposant sur l'idéologie et l'utilisation de la force, puisse bénéficier d'un soutien unanime de la part des alliés des Etats-Unis. L'Europe est lasse de Bush, elle attend une révision de sa politique actuelle, et surtout pas sa poursuite. Les points de vue de John McCain effraient les Européens ainsi que d'autres pays à un moment où l'Amérique a besoin, plus que jamais, d'alliés et de partenaires. Si John McCain ne change pas sa vision du monde contemporain, on ne voit pas comment des contacts étroits pourront se développer entre les pays de l'UE et les Etats-Unis, contacts dont il souligne pourtant lui-même la nécessité. Les pays de l'Europe continentale, avant tout l'Allemagne, se prononcent catégoriquement contre l'isolement de la Russie.

Au cours de son voyage en Europe, John McCain pourrait entendre de nombreux propos en mesure de le contraindre à corriger la rigidité de ses approches, à moins qu'ils ne viennent consacrer sa déception vis-à-vis des alliés des Etats-Unis. Il pourrait, dans un premier temps, réaliser que la guerre froide a pris fin depuis longtemps.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Vendredi 14 Mars 2008
Galina Zeveliova

http://fr.rian.ru http://fr.rian.ru


Commentaires articles

1. Posté par redk le 14/03/2008 13:15
si il ya confrontation entre les usa et la russie, combien de pays deriere les uns et les autres?, le jeu du "les ennemies de mes ennemies sont mes amis et les amis de mes ennemie son mes ennemies" va fonctioné plains pot, une 3 eme pour la route?..

2. Posté par fred is back le 14/03/2008 15:46

Il n'y a pas que la russie qui doit avoir peur de lui, je vous pass l'info suivante :
Le conseiller spirituel de John McCain, le pasteur d?une méga-Église en Ohio (le révérend Rod Parsley), a appelé les chrétiens à faire la « guerre » à la « fausse religion » de l?islam en visant de la détruire. (...)

À lire sur le magazine en ligne Mother Jones http://www.motherjones.com

3. Posté par Jordan le 14/03/2008 16:57
Je comprends pas l'anglais, mais Mc Cain est un évangélique ?

4. Posté par Zorro mythological destroying system le 14/03/2008 18:20
Oui enfin si c est comme Sarkozy l obsène qui refusait de serrer la main de Poutine avant son élection à la présipauté puis qui lui tombe dans les bras tels deux vieux amants...ça laisse reveur.
Il faut bien vous y faire pour l instant la Russie comme la Chine qui organise les JO ont besoin de l ordre économique mondial pour panser leurs plaies et reprendre des forces...n en attendez rien.

5. Posté par al akl le 14/03/2008 21:02
Sauf si le "combat" n'est plus par médias interposés, donc complètement faussé. Sauf si les paramètres étaient complètement nouveaux.

De toute façon la galinacée Zev tente juste de rallumer des feux éteints.
elle essaye de fausser la vue des Russes, mais ils sont vaccinés.


6. Posté par ROMANA le 15/03/2008 01:04
IMAGINONS QU'A LA PLACE DE L' ISLAM ET DES MUSULMANS, IL CITE LES JUIFS ET LE JUDAISME. L'INFORMATION AURAIT FAIT LE TOUR DE LA PLANETE DANS LES PLUS GRAND MEDIAS. LA RIEN ! DANS CE CAS LE SILENCE EST UN CRIME.
http://www.youtube.com/watch?v=1HZl-SdZ__U

Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
B i u  QUOTE  URL
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires
Votre adresse IP sera enregistrée avec votre message : 38.103.63.16
A partir du 7 février 2008, les commentaires seront publiés après validation par l’équipe Alter Info. Les commentaires envoyés après 19 heures seront publiés le lendemain après 10 heures.


Dans la même rubrique:

L'appel à la Raison - 25/04/2008

|1| >>

Propagande médiatique | Politique Nationale/Internationale | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences | VIDEOS