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La Russie avance une condition


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Samedi 1 Octobre 2011

La Russie avance une condition

Le sommet Russie-OTAN n’aura lieu qu’en cas d’un compromis sur la défense antimissile, a déclaré le représentant permanent russe à l’alliance Dmitri Rogozine procédant aux consultations avec l’administration des pays européens de l’OTAN. Rogozine a eu cette semaine les pourparlers à Bruxelles et s’est entretenu avec les responsables militaires portugais. 

Le sommet du Conseil Russie-OTAN fixé à mai 2012 à Chicago est en question vu de multiples tentatives avortées de s’entendre sur le projet de système ABM pour l’Europe déployé par les Etats-Unis. Pour le moment les pourparlers piétinent.  

Selon Dmitri Rogozine, l’OTAN doit comprendre que sans les garanties nettes à long terme aucune démarche conjointe n’est possible.

« Les déclarations de l’OTAN ne débouchent pas toujours sur les actes concrets. Il existe parfois l’immense distance entre les paroles et les démarches concrètes. Les responsables de l’Atlantique Nord et les Etats-Unis ont déclaré immédiatement après le sommet de Lisbonne : ce sera un système à part. La Russie en aura le sien, nous en aurons le nôtre. Or, ils coopéreront sur plusieurs volets. Nous avons consenti pourvu que ce soient des systèmes différents. Or, pourquoi le rayon d’action et le secteur de frappe de vos missiles permettent d’atteindre l’Oural? Si vous voulez protéger l’Europe occidentale contre les risques croissants d’attaques de missiles, faites-le vous-mêmes. Il ne faut pas répandre votre bouclier sur notre territoire, nous avons notre défense contre-aérienne et spatiale que nous sommes en train de développer ».  

Pour confirmer que le système EuroABM entrait en contradiction avec les intérêts de la Russie, Dmitri Rogozine a cité le compte rendu des chercheurs de l’Université du Massachusetts. Il est indiqué que le déploiement d’une base des missiles intercepteurs à la troisième et à la quatrième étape en Pologne, dans la Baltique supposant pour le système antimissile américain la possibilité de pénétrer dans les mers du Nord exposera en danger les forces stratégiques russes. « Si nos collègues atlantistes ne croient pas les scientifiques et les experts russes, qu’ils prêtent attention aux conclusions de leurs experts. Il n’ont rien à opposer à ces données », a souligné Dmitri Rogozine.

french.ruvr.ru



Samedi 1 Octobre 2011


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