Conflits et guerres actuelles

La Maison Blanche refuse tout calendrier de retrait



Mercredi 9 Juillet 2008

La Maison Blanche refuse tout calendrier de retrait
Un non sec ! La mise au point de l'administration américaine sonne comme une réponse négative adressée au Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, qui a évoqué, lundi, pour la première fois, l'idée d'un calendrier de retrait des 150.000 militaires américains présents en Irak. La Maison Blanche et le Pentagone ne sont pas allés par quatre chemins, lorsqu'ils lui ont rétorqué qu'il n'était nullement question pour eux de négocier ce point, auquel « le Président Bush s'est toujours dit opposé », a précisé le Porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel. Sur un ton plus sec, le Pentagone a, également, affirmé que les conditions sur le terrain primeraient, pour décider de futures réductions d'effectifs en Irak. En d'autres termes, la Maison Blanche et le Pentagone ont fait savoir, clairement, qu'il appartient aux seuls Américains de juger de l'opportunité d'un calendrier de retrait des troupes, et que l'Irak n'avait pas son mot à dire à ce sujet. Une telle réponse, de la part d'un tel establishment, n'est toutefois pas surprenante, lorsqu'on connaît sa nature hégémonique et sa politique maximaliste irakienne. La politique de l'administration américaine est pourtant claire : assurer sa longue présence, en Irak, et installer ses bases militaires permanentes, auprès du Tigre et de l'Euphrate. Ce projet ambitieux, concocté soigneusement, passe par le filtre du pacte de sécurité que la Maison Blanche veut faire avaler à tout prix au gouvernement irakien. Or, dans tout cela, elle a omis un petit point: l'opposition en bloc des hautes autorités religieuses d'Irak, de ses groupes politiques et de son peuple. Cette farouche opposition a bien discerné, dans ce projet, les desseins néfastes de ses auteurs, visant la souveraineté et l'indépendance politique irakienne, à travers leurs diktats. La réponse catégorique de Washington aux propos de Maliki, qui illustrent les desideratas des Irakiens, traduit dans quelle mesure l'administration américaine reste attachée à son accord de sécurité, et en prétextant l'insécurité sur le terrain, elle refuse de confier aux Irakiens eux-mêmes la responsabilité d'assurer leur propre sécurité, ce qui relève, incontestablement, du droit indiscutable de toute nation souveraine; d'autant plus que, durant cette dernière année, le gouvernement irakien a montré ses grandes compétences à gérer la sécurité de son territoire. Au vu de tout ce qui précède, il reste à ajouter que, toujours aussi soudés que dans le passé, les hautes autorités religieuses, le peuple irakien, ses groupes politiques et son gouvernement, verrouillent ce pacte de sécurité à l'américaine.

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Mercredi 9 Juillet 2008


Commentaires

1.Posté par anti-dégénérés le 09/07/2008 11:44 | Alerter
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bah, pas grave, lors de la prochaine busherie en Iran, 31-32 l'Iran débarrassera bien volontiers cette racaille pro-sioniste d'Irak, ou est le problème???

à coup de pied au cul ils partiront comme ils se sont sauvé d'Iran sous l'imposteur shah qui se prénomait Mohammad et qui avait interdit la prière du vendredi.....

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