Diplomatie et relation internationale

La Maison Blanche reçoit Olmert


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Alors que les violences, dans les territoires occupés palestiniens se trouvent à leur paroxysme, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a pris l'avion pour Washington. La situation conflictuelle dans les territoires occupés constitue le thème principal des pourparlers entre le président Bush et le Premier ministre du régime sioniste, Ehud Olmert, qui discuteront des voies, leur permettant de voler au secours du Président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas.


IRIB
Lundi 18 Juin 2007

La Maison Blanche reçoit Olmert
Pour les milieux politiques israéliens, l'administration Bush se trouve dans l'impasse dans le dossier palestiniens et le dernier atout de Washington et de Tel-Aviv pour faire avancer leur politique, n'est que Mahmoud Abbas, d'autant que le régime sioniste est toujours sous les secousses tellurique de sa défaite dans la guerre de 33 jours au Liban, avec en toile de fond l'échec diplomatique de la Maison Blanche au Moyen-Orient.


Dans de telles conditions, la situation tendue dans les territoires palestiniens, est une manne pour le cabinet Olmert, toujours au bord du gouffre. La visite du Premier ministre israélien à Washington s'inscrit dans le cadre des concertations avec les faucons de la Maison Blanche et des lobbys sionistes sur les voies de dominer complètement la situation dans les territoires occupés. Dès l'annonce de la dissolution du cabinet d'Ismaïl Haniyeh et de la formation du gouvernement d'urgence de Salam Fayyadh, les responsables américains et israéliens ont soutenu la décision de Mahmoud Abbas.

Il n'en reste que la Constitution palestinienne à l'accpeter, or le gouvernement de Fayyadh est privé, conformément à cette même constitution, de toute base légale et n'est pas encore même confirmé par le conseil législatif palestinien. Le gouvernement Haniyeh est élu par la vox populi. Les Etats-Unis, l'Europe et le régime sioniste, ne faisant aucun cas du choix démocratique du peuple palestinien, imposent, depuis un an, des sanctions politique et économique au gouvernement Haniyeh. Mais ils soutiennent explicitement la décision illégale du Président Abbas de charger Fayyadh de former un nouveau gouvernement. Tout porte à croire que les Etats-Unis et Israël font tout pour diviser les Mouvements palestiniens du Fatah et du Hamas, en vue d'étouffer en fin de compte la Résistance dans les territoires occupés. Le plan de séparation de la bande de Gaza de la Cisjordanie, évoqué en 2000 par Ariel Sharon, avait prévu en premier lieu le retrait de l'armée sioniste de la bande de Gaza.


Les responsables israéliens ont donc décicé d'assiéger le peuple palestinien et le mouvement de la résistance de la Palestine, dans la bande de Gaza, avec pour but de réprimer l'Intifada de Qods et la résistance palestinienne et faire exclure finalement l'idée de la formation d'un Etat indépendant palestinien. Il n'en est pas moins vrai que le retrait de la Cisjordanie et le démantèlement des centaines de colonies de peuplement sioniste dans cette région ne signifient que pour les responsables israéliens le suicide politique. Washington et Tel-Aviv espèrent que les Palestiniens n'auront jamais la chance de mettre sur pied un Etat indépendant palestinien. La désignation de Salam Fayyadh à la tête du gouvernement d'urgence palestinien signifie l'indifférence affiché au choix de la nation palestinienne. Mais, le plus important, c'est que les soutiens tous azimuts de Washington et de Tel-Aviv ne pourront pas fermer le dossier palestinien ou dissuader les Palestiniens à poursuivre leurs idéaux. Il n'y pas l'ombre d'un doute que le peuple palestinien résiste fermement à Israël et qu'il fera basculer comme toujours les calculs de Tel-Aviv et de son allié, les Etats-Unis dans la région.



Lundi 18 Juin 2007

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