Politique Nationale/Internationale

La Judée déclare la guerre à Obama



Gilad Atzmon
Lundi 29 Mars 2010

La Judée déclare la guerre à Obama
La semaine dernière, nous avons vu des informations, dans la presse, au sujet de l’offensive de l’Aipac contre le Président Obama. Il a été rapporté que le lobby juif américain avait ôté ses gants de velours. Ouvertement, l’Aipac avait décidé d’augmenter sa pression sur les dirigeants américains et, en particulier sur le Président Obama.
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Netanyahu (au centre), la présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi et le leader de la minorité républicaine de cette assemblée, John Boehner (deux sionistes forcenés) - Photo : Reuters

« Les déclarations récentes de l’administration Obama au sujet des relations américano-israéliennes est un sujet de grave préoccupation », a indiqué l’Aipac dans sa déclaration. La réaction de l’Aipac faisait suite à un week-end de récriminations et de demandes américaines, à la suite des annonces provocatrices d’Israël selon lesquelles il avait donné son approbation préalable à la construction de 1 600 appartements supplémentaires destinés à des colons juifs dans un quartier palestinien de l’Est de la ville de Jérusalem occupée.

Contrairement au Président Obama, qui semble apporter la priorité à des questions telles que son projet de loi sur la sécurité sociale et à la relance de l’économie des Etats-Unis, l’Aipac affirme savoir quels sont les « véritables » intérêts de l’Amérique et la manière dont ces intérêts doivent être poursuivis. « L’administration devrait faire un effort conscient et se garder de toutes exigences formulées publiquement et de tout ultimatum unilatéral visant Israël, avec lequel les Etats-Unis partagent des intérêts essentiels, fondamentaux et stratégiques ». L’Aipac a suggéré par ailleurs que les dirigeants américains devraient se focaliser sur une éventuelle confrontation avec l’Iran. « L’escalade verbale des derniers jours ne peuvent que nous détourner du travail substantiel qui doit être fait en ce qui concerne l’urgente question de la recherche rapide, par l’Iran, d’armes nucléaires ».






Certes, l’on sait que les lobbies juifs n’y vont jamais avec le dos de la cuillère lorsqu’il est question de faire pression sur des Etats, des dirigeants mondiaux et même des superpuissances. Le comportement de l’Aipac, pas plus tôt que la semaine dernière, m’a rappelé la déclaration de guerre des juifs contre l’Allemagne nazie, en 1933.






Peu de gens savent qu’en mars 1933, c’est-à-dire bien avant qu’Hitler ne soit devenu le chef incontesté de l’Allemagne et n’ait entrepris de restreindre les droits des juifs allemands, le Congrès juif américain annonça l’organisation d’une manifestation de protestation massive dans les jardins de Madison Square, appelant à un boycott américain des produits allemands.


Il est évident que je pense qu’Obama n’a rien de commun avec Hitler ! Il n’y a vraiment pas grand-chose de commun entre les deux leaders, en termes de philosophie, d’attitude vis-à-vis de l’humanisme ou de vision de la paix mondiale [1]. Toutefois, il est difficile de fermer les yeux sur les similarités entre le comportement de l’Aipac, la semaine passée, et la conduite qui fut celle du Jewish American Congress en 1933.






Le 24 mars 1933, le Daily Express (de Londres) a publié un article annonçant que les juifs avaient d’ores et déjà lancé leur boycott contre l’Allemagne et qu’ils brandissaient la menace d’une « guerre sainte » à venir sous peu. Ce quotidien à grand tirage exhortait les juifs, partout dans le monde, à boycotter les produits allemands et à manifester activement contre les intérêts économiques de l’Allemagne.






The Express indiquait que l’Allemagne était « désormais confrontée à un boycott mondial de son commerce, de ses services financiers et de son industrie... à Londres, à New York, à Paris et à Varsovie, les hommes d’affaires juifs sont unis et prêts à mener ensemble la Croisade économique contre l’Allemagne ».






Les sources juives ont tendance à en faire des tonnes au sujet du fait que la décision prise par Hitler le 28 mars 1933 ordonnant un boycott contre les commerces et les produits juifs était une escalade en riposte directe à la déclaration de guerre des dirigeants juifs mondiaux contre l’Allemagne. De fait, la seule enclave juive qui reconnaît l’ordre historique exact des événements ayant conduit à la destruction des juifs d’Europe est la secte juive orthodoxe antisioniste connue sous le nom de juifs de la Torah. J’imagine qu’au cas où, de manière similaire, les choses se gâteraient entre l’Amérique et ses lobbies juifs, les idéologues tribaux juifs seraient les premiers à oublier (volontairement) que c’est bien l’establishment juif américain qui aura travaillé d’arrache-pied à nourrir cette inévitable animosité.






Si vous vous demandez pour quelle raison les politiciens juifs répètent exactement les mêmes erreurs encore et toujours, la réponse est très simple. Les juifs ne connaissent pas leur histoire juive, pour la bonne et simple raison que l’histoire juive n’existe pas !






C’est comme ça : l’histoire juive est faite de bric et de broc, de fables ficelées à la va-vite ensemble afin de donner une image fallacieuse de narratif victorieux. L’histoire juive est une collection de points aveugles, reliés entre eux par des mythes, des fantaisies et des mensonges, afin de présenter l’illusion d’un narratif cohérent du passé et une vague apparence de chronologie. L’universitaire israélien Shlomo Sand nous a appris que les sionistes, ainsi, dans une certaine mesure, que leurs rivaux, les Bundists, n’étaient pas particulièrement timides lorsqu’il s’agissait d’ « inventer » l’histoire de leur (soi-disant) nation juive.






C’est même encore plus grave : il n’est pas jusqu’à l’holocauste, qui aurait pu être un coin illuminateur majeur dans le rayonnement juif, a été transformé en un chapitre sclérosé qui ne fait que pérenniser la cécité. En tant que vision du passé, il a pour fonction de cacher et de déguiser, et non de révéler et d’informer. Dans un livre d’histoire juive, vous ne trouverez rien au sujet de la « déclaration de guerre de la Judée contre l’Allemagne nazie ». Dans les textes historiques juifs, le compteur de la chronologie n’est jamais déclenché avant que la souffrance juive ait commencé. L’histoire juive se transcende elle-même, par-delà la notion de causalité. Elle veut nous persuader du fait que la persécution contre les juifs naît de nulle part.






Les textes historiques juifs éludent les questions incontournables telles que les raisons pour lesquelles l’hostilité se développe une fois après l’autre et celles pour lesquelles les juifs se font des ennemis aussi nombreux avec une telle facilité ?


Manifestement, les dirigeants de l’Aipac sont en train de réitérer les graves erreurs de leurs prédécesseurs du Congrès juif américain. Ils n’apprennent rien de leur histoire, car il n’existe pas le moindre texte historique juif duquel on puisse retenir quelque chose. En lieu et place de texte historique, les juifs ont l’Holocauste, qui est un événement ayant mûri pour finir par donner une nouvelle religion (ce qui est une tout autre chose).






De toute évidence, la religion holocaustique est judéo-centrique jusqu’à la moelle. Elle définit la Raison d’être juive. Pour les juifs, elle signifie une impuissance innocente totale de la diaspora, et elle considère que le Goy est un assassin « irrationnel » en puissance. La nouvelle religion juive prêche la vengeance. Elle va jusqu’à instituer un nouveau Dieu juif. Au lieu de l’ancestral Yehova, le nouveau Dieu juif est « le juif » lui-même : cet être courageux et futé, celui qui a survécu au génocide ultime, au plus sinistre des génocides, celui qui a ressurgi des cendres et qui est allé vaillamment de l’avant, vers un nouveau commencement...


Jusqu’à un certain point, la religion holocaustique signale l’abandon du monothéisme par le judaïsme, puisqu’aussi bien chaque être juif est un petit Dieu ou une petite Déesse en puissance. Ainsi, Gilad Shalit est le Dieu ‘innocence’, Abe Foxman est le Dieu antisémitisme, Madoff est le Dieu de l’entourloupe financière, Greenspan est le Dieu de la « bonne économie ». Lord Goldsmith est le Dieu du ‘feu vert’, Lord Levy est le Dieu du recueil de fonds, Wolfowitz est le Dieu du nouvel expansionnisme américain et l’Aipac et l’Olympe américain où les êtres humains américains élus viennent demander la pitié et le pardon pour le fait d’être Goyim et d’oser, à de rares occasions, dire la vérité sur Israël.






La religion holocaustique est le stade ultime dans la dialectique juive ; c’est la fin de l’histoire juive, car c’est la forme la plus profonde et la plus sincère de l’ « auto-admiration ». Au lieu d’inventer un Dieu abstrait préférant les juifs pour en faire son peuple élu, dans la religion holocaustique, les juifs saucissonnent la moelle divine. Le juif, tout simplement, s’élit lui-même. C’est la raison pour laquelle l’identité politique juive ne saurait être assujettie à des occurrences humainement contingentes. Le nouveau Dieu juif, entendre par là « le juif », ne fait que réécrire les fables au service de la tribu, dès que le besoin s’en fait sentir. Cela peut expliquer pourquoi la religion holocaustique est protégée par les lois, alors que n’importe quel autre chapitre et n’importe quelle autre narration de l’histoire peuvent être débattus ouvertement par les historiens, les intellectuels et tout un chacun.






On l’aura deviné : avec une telle vision du monde intensément autocentrée, il n’y a plus beaucoup d’espace pour l’humanité, pour la grâce ou pour l’universalisme. Personne ne sait, en vérité, si les juifs pourront un jour guérir de leur nouvelle religion. Mais il est crucial que tout humaniste résiste de toutes ses forces à la religion holocaustique, qui ne peut que répandre le malheur, la mort et le carnage.






[1] Contrairement au Président Obama, qui a repoussé son voyage en Extrême-Orient uniquement afin de pouvoir rencontrer le Premier ministre israélien et qui a envoyé sa Secrétaire d’Etat calmer ses détracteurs juifs en leur promettant davantage de confrontation avec l’Iran, Hitler, lui, avait réagi avec fureur (sans jeu de mots !) contre la pression juive.


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* Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.










http://www.gilad.co.uk
Traduction de l’anglais par Marcel Charbonnier




Mardi 30 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par lorient le 29/03/2010 17:26 | Alerter
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Foutèse. Les USA sont les chi oua oua du sionisme. C'est pour sauver les apparences. Il faut toujours comprendre le contraire de ce qu'ils disent.

2.Posté par lorient le 29/03/2010 17:27 | Alerter
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Il faut toujours croire le contraire de ce qu'ils disent. Parce que ce sont des menteurs.

3.Posté par lorient le 29/03/2010 17:28 | Alerter
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Ca veut dire : on va attaquer l'Iran !

4.Posté par redk le 29/03/2010 19:14 | Alerter
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@ lorient, Gilad Atzmon, qui un des plus juste juif et aussi un acharné antisioniste, il fait juste un parallèle historique, nous savons que les lobbys sionistes tiennent en laisse le peuple américain avec la bénédiction de leurs élus corrompus et pourris, en 33 comme de nos jours, la tactique sioniste du double jeu joue a plein régime, en 33 ils boycottent les produits, pendant que les leurs de la haute finance, arrosent de fric et de mise a dispos à Hitler pour son ascension au pouvoir!!

5.Posté par Alexandre le 29/03/2010 23:23 | Alerter
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Il faut être vraiment fou pour agresser l'Iran.
L'Iran est un pays pacifique et juste qui demande qu'on le laisse tranquille.

6.Posté par Kevin le 29/03/2010 23:36 | Alerter
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Ce n’est que du cinéma. Une ruse sioniste pour tricher l’opinion publique. Obama a prit le pouvoir avec l’aide des sionistes. Il a grandit politiquement par les sionistes.
Le peuple Américain souhaite que %90 des sénateurs pro sioniste, corrompus et acheté par les sionistes changent.
En ce qui concerne l’Iran, si c’était n’importe quel autre pays, le régime était effondré sous une telle pression mais il est toujours debout et plus fort. On dirait qu’il est protégé par une main sur humaine.

7.Posté par Arthur Gohin le 30/03/2010 06:24 | Alerter
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Kevin
Je pense que vous vous trompez. Obama a certes les mains liées par sa carrière politique, mais il considère vraiment que "Israël empoisonne les relations des USA" comme il l'a dit. Le vent tourne, et tous les intelligents comme Obama laissent tomber l'entité sioniste. Doucement, le monstre est encore très dangereux.
Obama est tout sauf l'espèce d'abruti qui lui faisait concurrence.

8.Posté par loule le 30/03/2010 15:52 | Alerter
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Israël n'est pas le 51ème état américain c'est plutôt les états unis qui sont
la banlieue de TelAviv. tous les présidents qui se sont succédés au pouvoir
aux usa ont eu le doigt sur la couture du pantalon devant l'entité sioniste et
quand Israël n'existait pas encore, devant la finance internationale

9.Posté par Hijack le 01/04/2010 23:15 | Alerter
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Hum ! Vous avez tort de croire que le sionisme dirige les USA ... déjà c'est leur faire trop d'honneur (ils vont être ravis de se savoir si puissants, de diriger le monde) de croire ça, quoi que tout est fait pour que l'on pense ainsi.

Mais non, la vérité est que c'est l'impérialisme qui se sert du sionisme ... le sionisme en est conscient (pas cons) et en profite. Israël n'est qu'un maton zélé au P.O ...
Le problème est que le lobby sioniste a pris trop d'importance économique et financière, bien placé là où il faut et quand il le faut.

Au pire des cas, si ça tourne mal ... les impérialistes vont à coup sûr accuser le lobby sioniste de les avoir mené à la ruine (qui arrive à grands pas)à tous les niveaux ...
De ce fait, il y aura une montée de l'antisémitisme aux USA ... antisémitisme dont vont se servir les sionistes pour que survive leur crade idéologie... qui, ne l'oublions pas ne vit que par l'antisémitisme créé par eux de toute pièce...
Comme le disait Herzl " tous les antisémites sont nos amis et les pays antisémites nos alliés".
Comme par hasard, c'est les descendants des soutiens pro nazis US qui soutiennent l'actuel sionisme, les Bush en sont un exemple flagrant ... Ils ne les soutiennent donc pas par amour du sionisme (ce qui serait tout de même rigolo)...
mais simplement que le sionisme travaille pour eux, politiquement, géostratégiquement et même historiquement.


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