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Samedi 04 Juillet 2009
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La GifleUn sale petit emmerdeur traite son prof de technologie de "connard" et reçoit une baffe probablement bien méritée. Le professeur est illico presto placé en garde à vue parce que le père du petit "con" est gendarme. D'ailleurs, c'est en uniforme que ce dernier s'est présenté au collège pour demander des explications…Dans la même rubrique:
Jean-François Goulon Vendredi 01 Février 2008
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Jean-François Goulon
Il est certes possible que le professeur ait eu un geste malheureux et "disproportionné" face à un petit con qui l'a insulté, mais si les enfants de gendarmes se comportent comme les derniers des voyous, c'est la gendarmerie tout entière qui devrait être réorganisée. A mon époque - dans les années soixante - les professeurs pouvaient vous tirer les oreilles, vous gifler ou vous tirer les cheveux sans que personne n'y voie le moindre mal. Pourtant, cela faisait très mal, d'autant plus que j'étais la tête de turc de mon prof d'histoire - j'étais en sixième - et que celui-ci aurait mérité un châtiment de dix ans de prison à Fresnes ou à la Santé. Il s'appelait M. Bouilhet, il a terminé sa carrière comme directeur du CRDP (Centre Régional de la Documentation Pédagogique), à Mont-Saint-Aignan. Mon lycée ( à l'époque les collèges n'existaient pas) était le Lycée Corneille à Rouen. Je vous assure que je ne méritais pas ces "claques", ni les fessées que j'ai aussi occasionnellement reçues. Mais c'était comme ça à l'époque et le châtiment corporel était non seulement accepté par la société, il était bien souvent encouragé par les parents - du moins par les miens (si tu ne sais pas pourquoi on a battu ton fils, lui, il le sait !). Mais revenons à notre sujet du jour : une gifle sur la joue d'un petit "emmerdeur". Faut-il frapper les enfants quand ils refusent d'obéir ? La réponse est non. Frapper les enfants est une preuve de perte de contrôle de l'adulte … en général. Toutefois, l'adulte étant aussi un être humain et, se retrouvant aculé dans une situation mettant en cause sa propre autorité, il n'a parfois aucune autre solution que d'user un peu de sa force. Souvenons-nous de l'origine de cette interdiction de frapper les enfants - avec un numéro d'accueil téléphonique pour s'en plaindre (le 119). C'est Ségolène Royal, lorsqu'elle était secrétaire d'Etat à la famille qui a mis en place ce service. A l'origine, c'était une mesure tout à fait juste, si l'on considère la violence "injuste" exercée dans certains milieux sur les enfants - Ségolène en sait quelque chose, elle qui a subit les assauts de son père militaire. Mais aujourd'hui, ce système a complètement dérapé : un môme vous prend de haut, vous insulte, et vous n'avez plus qu'à fermer votre gueule, voire vous laissez mordre jusqu'au sang, comme cela est déjà arrivé à certains éducateurs. - sinon "j'appelle le 119", refrain bien connu dans les banlieues. En vérité, cette affaire est l'histoire d'un "pauvre type", gendarme de son état, incapable d'éduquer son fils de 11 ans comme les autres garçons de son âge. Cela n'excuse pas le geste du professeur, mais si j'avais été à sa place, c'est une fessée déculottée que je lui aurais probablement infligée.
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