Palestine occupée

La Géographie de l'Occupation


Le Dr. Salman Abu Sitta commence sa vidéo "La Géographie de l'Occupation" par une description de la façon dont il est devenu un réfugié.
Il avait 10 ans quand le directeur de son internat, situé à une cinquantaine de kilomètres de la maison d'Abu Sitta, a dit à ses étudiants, six semaines avant la fin de l'année, qu'il ne pourrait plus ne les protéger et qu'ils devraient rentrer à la maison.

Par Salman Abu Sitta
Salman Abu Sitta, l'auteur de l'Atlas de la Palestine


Salman Abu Sitta
Dimanche 4 Février 2007

 La Géographie de l'Occupation
Le Dr. Abu Sitta raconte comment lui et un cousin plus âgé ont commencé le retour chez eux à pied en passant par un chemin fréquenté par les Sionistes dans des jeeps équipées de mitrailleuses à l'avant et à l'arrière.

Ils terrorisaient les fermiers locaux et tiraient sur toute personne qui se trouvait sur la route.

Le Dr. Abu Sitta et son cousin avaient convenu qu'ils se cacheraient dans les champs de blé quand ils entendraient une jeep.

Une fois arrivé à la maison, il a dormi pendant deux jours. Six semaines plus tard, les Sionistes sont arrivés avec 24 tanks et ont attaqué sa maison et détruit l'école que son père avait construite en 1920.

"Que leur avions nous faits ?" demande-t'il. "Je n'avais jamais vu un Juif de ma vie avant."

Le Dr. Abu Sitta note que la Déclaration de Balfour a déclaré que les juifs auraient un "foyer", pas un "Etat", "en" Palestine,ni "de" la Palestine.

Au début du Mandat Britannique, les Juifs représentaient seulement 9% de la population de la Palestine ; et vers la fin, ils représentaient 30%.

Il note que les Sionistes ont rassemblé une armée de 120.000 hommes, ces immigrés ont été sélectionnés pour leur prouesse militaire, y compris de nombreux vétérans de la Seconde Guerre Mondiale. Un contraste avec les 20 à 30 gardes de chaque village, soit un total de 2500 Palestiniens.

En dépit des lois discriminatoires sur les impôts imposées aux Palestiniens par les autorités du Mandat Britannique, les Sionistes ne sont parvenus à obtenir que 5.5% de la terre en Palestine vers la fin du Mandat.

Avant la fin de la période du Mandat, (et avant que les armées Arabes n'entrent en Palestine), les Sionistes avaient expulsé plus de la moitié des habitants de la Palestine. Il déclare qu'il n'aurait pas été possible aux Juifs Arabes d'immigrer en Palestine si les Arabes de Palestine n'avaient pas été expulsés.

Les Sionistes ont dépeuplé 675 villages Arabes et pour s'assurer que la population ne revienne pas, ils tiraient sur ceux qui revenaient en les qualifiant "d'agents infiltrés", ils ont démoli les maisons, brûlé les récoltes et empoisonné les puits.

Quand les Sionistes ont achevé la phase initiale de leur nettoyage ethnique continu, 85% de la population de la Palestine a été privé des droits civiques.

Il précise que la Ligne d'Armistice de juillet 1949 n'a aucune valeur ; qu'elle n'accorde ou prive d'aucun droits ; c'est une ligne provisoire et pas une frontière internationale légitime.

Malheureusement, 111 villages ont été décimés par cette ligne, avec 5 à 7 villages dans Gaza qui int souffet d'un destin similaire : la perte de puits, de champs, de maisons, etc.

"Ma maison est mon château" disent les Anglais et les Américains. Ce n'est pas moins vrai pour les Palestiniens. Beaucoup de familles sont baptisées du nom des villages avec une présence palestinienne remontant à 5000 ans.

97% des Palestiniens vivent à moins de 160 km de leur terre ; 88% des réfugiés vivent à moins de 100 km de leurs maisons, et 50% des réfugiés vivent à moins de 40 km de leurs maisons. Certains peuvent voir leur propriété depuis leurs camps de réfugiés.

Si les Palestiniens, sans aide financière et sans armes, ne croyaient pas aussi fortement à leur retour, ils n'auraient pas supporté 58 ans d'occupation brutale.

L'identité d'un être humain est attachée à son patrimoine. Les gens appartiennent à leur point d'origine et "bravent la séparation géographique. L'histoire et la géographie d'une nation doivent être unies."

La résolution 194 de l'Assemblée Générale des Nations Unies a été réaffirmée une centaine de fois aux Nations Unies.
Elle réclame le droit au retour et une compensation pour les dommages et les revenus obtenus pendant ces 58 ans.

Israel demande au monde de payer une compensation en échange de ses droits légaux à la terre. Donc, Israel se procurerait des droits légaux pour une terre payée par d'autres.

Les Palestiniens sont unis dans le refus d'accepter des compensations en échange de leur terre et dans le refus d'accepter de s'installer ailleurs que dans leurs maisons.


Voir la vidéo : La Géographie de l'Occupation (en anglais – durée : 28mn 28 s)


Voir la carte de la Palestine reconstituée par le Dr. Salman Abu Sitta


A lire : 29 novembre 1947: Le partage et l'occupation de la Palestine



Dimanche 4 Février 2007

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires