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La France, face au peuple libanais


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« Nous ne confierons les affaires du Liban, ni aux Etats-Unis, ni à la France ni à tout autre puissance du monde. », c’est ce qu’a martelé le Président de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, Mohammad Ra’ad, lequel a qualifié le début des grèves générales, au Liban, de mise en garde lancée au mouvement au pouvoir, à qui il a demandé de renoncer à sa dépendance, à l'égard des étrangers, et de retourner dans le giron du peuple.


Mardi 23 Janvier 2007

La France, face au peuple libanais
A l’heure actuelle, l’ingérence étrangère, dans les affaires intérieures du Liban, a atteint son paroxysme. Après les Etats-Unis, c'est au tour de la France d'ignorer les revendications des Libanais et de renforcer la situation du Premier ministre illégal, Fouad Siniora. Les sources d’informations libanaises ont fait état de la préparation, par la France, de l’avant-texte d’une nouvelle résolution à remettre au Conseil de sécurité et qui considère le gouvernement de Fouad Siniora comme légal. D’après cet avant-texte, qui sera rédigé en coordination avec la Grande Bretagne et les Etats-Unis, les projets de loi du gouvernement de Siniora seront considérés comme légitimes, même sans la signature du Président et la ratification du Parlement.

La remise au Conseil de sécurité de cette résolution sera la deuxième intervention manifeste de l’Occident, notamment, de la France, dans les affaires intérieures libanaises. Déjà, en 2004, les Etats-Unis, avec l’aide de Paris, avaient présenté et fait adopter, par le Conseil de sécurité, la résolution 1.559, résolution, que les milieux juridiques de la région et du monde avaient qualifié d'hérétique, et qui demandait au Parlement libanais de ne pas reconduire dans ses fonctions le Président, Emile Lahoud, de désarmer le Hezbollah, et d’expulser les forces syriennes du sol libanais. A l’époque, Paris et Washington, en ne tenant aucun compte de la souveraineté libanaise, avaient décidé de s'ingérer dans ses affaires intérieures, et, aujourd’hui, aussi, deux ans après, la France a décidé, encore une fois, d’intervenir au Liban. La Conférence Paris-3 doit se dérouler, dans les jours à venir, avec, apparamment, l’objectif d’aider à la reconstruction économique du Liban, mais, surtout, de se porter au secours du gouvernement de Siniora. Comme les autorités américaines, le Président français insiste sur le soutien au gouvernement de Siniora et s'oppose, pratiquement, aux revendications de la nation libanaise. Le Liban est au seuil d’une grève générale. 53 jours après le déclenchement du sit-in national libanais, le peuple et les partis libanais insistent, toujours, sur la mise à l’écart du Premier ministre, Fouad Siniora, dont le gouvernement a perdu, rappelons-le, sa légitimité, après le départ de 5 ministres chiites et d'un ministre chrétien. La présence du Président libanais et du Président du parlement, parmi les opposants au gouvernement, rappelle, encore une fois, l’illégalité de ce gouvernement.

Dans de telles circonstances, le peuple libanais se prépare à un troisième round de protestations, et la France, en ignorant, volontairement, cet événement national, entend fomenter un nouveau complot contre le pays. Les agissements franco-américains confirment, encore une fois, les propos du Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, pour qui, le soutien de l’Occident au gouvernement de Siniora, n'a pas eu de précédent, durant ce siècle, et mérite que l'on s'y attarde.

IRIB


Mardi 23 Janvier 2007

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