Conflits et guerres actuelles

La France de l'après-Chirac jette un pont vers Bagdad (RBC Daily / Novyé Izvestia / Nezavissimaïa Gazeta)



Ria-Novosti
Mardi 21 Août 2007

photo: http://www.lariposte.com/
photo: http://www.lariposte.com/
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est rendu en Irak pour la première visite d'un haut responsable français depuis 2003, quand l'intervention militaire américaine a provoqué la chute du régime de Saddam Hussein. Selon des analystes, Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy commencent à nouer des contacts avec les forces qui pourraient se retrouver au pouvoir après le départ des Américains.

Pour Sergueï Demidenko, analyste à l'Institut d'évaluations et d'analyses stratégiques, interrogé par RBC Daily, "(Nicolas) Sarkozy a envoyé (Bernard) Kouchner pour se mettre d'accord avec le futur gouvernement irakien, non pas avec le gouvernement actuel". A son avis, la France aura moins de mal à y parvenir que toute autre puissance. "Les Français n'ont pas participé à l'intervention de 2003 et n'ont pas laissé en Irak de souvenirs négatifs", estime M. Demidenko.

En effet, en dehors des entretiens officiels avec le président irakien Jalal Talabani, le premier ministre Nouri al-Maliki et le leader kurde Massoud Barzani, le programme du séjour de Bernard Kouchner en Irak prévoit également "des rencontres avec les dirigeants des communautés sunnite et chiite".

Interrogés par la Nezavissimaïa Gazeta sur la question de savoir si Paris allait modifier sa politique à l'égard de l'Irak, les diplomates donnent des réponses évasives et appellent à ne pas faire de conclusions hâtives. Un diplomate a évoqué les contacts réguliers entre les officiels irakiens et français et l'annulation d'une grande partie de la dette irakienne avant de souligner le rôle actif de la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, dans le règlement pacifique du conflit.

Les visites officielles conduisent normalement à intensifier les contacts économiques. Les milieux d'affaires français ne se sentent pas très à l'aise aujourd'hui en Irak. Solidaire avec le peuple irakien, le pragmatique Sarkozy tente parallèlement de sonder le terrain irakien au sujet du pétrole. Et il ne pense même pas envoyer ses soldats dans le Golfe persique. George W. Bush, qui a tant besoin du soutien international pour sa "mission démocratique", aimerait voir la France parmi les alliés les plus proches des Etats-Unis. Tout porte à croire, cependant, que Nicolas Sarkozy prendra ses distances dans le dossier irakien.

Les experts interrogés par la Novaïa Gazeta constatent à l'unanimité que la question du pétrole a peu de chances d'être évoquée publiquement, mais qu'elle le sera sans aucun doute.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


Mardi 21 Août 2007

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires