Histoire et repères

La Dynastie de la Mort: Perspective Historique sur la famille Bush


Cet article riche d’information traite de la dynastie des Bush. Il a été publié en deux parties sur le site http://www.thepeoplesvoice.org/ (1ère partie ; 2nde partie). Les deux parties ont été reprises par le site Global Research de Michel Chossudovsky

On peut légitimement s’attendre à voir une troisième partie traitant la période de 1975 à aujourd’hui, étant donné que la seconde partie s’arrête à 1974, juste après la fin de la Guerre du Vietnam.


Schuyler Ebbets
Vendredi 27 Octobre 2006

La Dynastie de la Mort: Perspective Historique sur la famille Bush
Il serait vraiment intéressant de lire ce que cet auteur pourrait écrire sur des thèmes comme :
- La guerre du Kippour (1973)
- GHW Bush directeur de la CIA (1975-76)
- La tentative d’assassinat de Ronald Reagan (1981) dont GHW Bush était le Vice-Président (1980-88)
- L’affaire Iran-contra (ventes d’armes à l’Iran, financement des contras nicaraguayens opposé au gouvernement sandiniste) (1983-86)
- La guerre URSS-Afghanistan (1979-89) et les rôles de la CIA, de l’ISI, des talibans et de Ben Laden
- La guerre Iran-Irak
- La chute du mur de Berlin(1989), la fin de la guerre froide et la déclaration de Bush 41 sur le « Nouvel Ordre Mondial » le 11 septembre 1990
- La première guerre du Golfe (1990-91) et la supercherie des incubateurs
- La mort « accidentelle » de John Kennedy Junior (1999)
- Les attentats du 11 septembre 2001
- La « Guerre des Civilisations » : Palestine, Yougoslavie (1991-2001), Afghanistan, Irak, Liban, Tchétchénie etc.



La Dynastie de la Mort: Perspective Historique sur la famille Bush

La Dynastie de la Mort

La Dynastie de la Mort
Perspective Historique sur la famille Bush
de Schuyler Ebbets
le 22 Octobre 2006


Il n’y a aucun parallèle historique qui puisse être établi, rien de comparable avec les prouesses de la famille Bush. Aucun dictateur ni tyran ne peut égaler la souffrance et la destruction que les Bush ont fait endurer à l’humanité, car il ne sont pas de simples tyrans eux-mêmes, mais ceux qui font et défont les tyrans, les organisateurs et les profiteurs de la guerre et de la mort.

Ils ne sont pas les seuls et uniques responsables de la création de l’actuel complexe militaro-industriel, toutefois depuis 1915, la famille Bush a été directement impliquée dans la première et la seconde Guerre Mondiale, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, les nombreuses guerres secrètes de la CIA, la guerre du Golf et maintenant le « Guerre Sans Fin ». Les quatre dernières générations de cette famille ont contribué à promouvoir et ont profité de la plupart des guerres majeures que l’Amérique a faites depuis le début de l’ère industrielle.


Le cauchemar pour le monde a commencé en 1915, avec l’établissement d’un affreux partenariat entre le gouvernement US et le ‘War Industries Board' (WIB : direction des industries d’armement), précurseur de l’actuel complexe militaro-industriel. Parmi ceux qui siégeaient au comité de direction se trouvaient : Samuel Prescott Bush, arrière grand-père de George Walker Bush ; le soi-disant responsable des matériels pour la section des petites armes et des munitions, le banquier de Wall Street Clarence Dillon ; Samuel Pryor, le président du conseil d’administration de Remington Arms ; et Bernard Baruch qui, en tant que chef du WIB touchait plus de 200 millions de dollars.

Les membres du WIB devinrent justement connus comme les "Marchands de Guerre". Utilisant la façade du gouvernement pour légitimer leurs opérations, le WIB représentait les grands fabricants d’armes du moment qui dispatchaient des agents aux quatre coins du monde pour vendre leurs armes aux deux parties de tous les conflits. Ils corrompaient les officiels des gouvernements et usaient de leur influence d’industriels et de leurs capitaux pour augmenter les tensions internationales, ce qui en retour générait de la demande et maximisait les profits.

C’est au cours de la Première Guerre Mondiale que Samuel P Bush et les autres membres du WIB ont amassé d’énormes fortunes en vendant des armes et des matériels de guerre, non seulement à l’Amérique mais aussi à l’Allemagne. La plupart des documents et des correspondances concernant les activités de Samuel P Bush au WIB furent plus tard mystérieusement brûlés pour « faire de la place » dans les archives nationales. Quand leur entreprise fut officiellement fermée le 11 novembre 1918, quelques 37,508,686 êtres humains avaient été tués. Cela établit un dangereux précédent pour la destinée des Etats-Unis et pour la destinée de la civilisation elle-même. Un petit groupe de banquiers et d’industriels avait mis au point une méthode diaboliquement efficace par laquelle le profit est tiré de la souffrance humaine, de la guerre, de la mort. Leur sombre technique sera réutilisée et affinée.

En 1922, alors que George Walker était président chez W. A. Harriman & Co, Averell Harriman alla à Berlin établir une branche bancaire pour la compagnie. A Berlin, Averell Harriman rencontra Fritz Thyssen, premier sponsor du politicien allemand Adolph Hitler. C’est à cet époque que les arrangements préliminaires furent faits pour établir une banque pour Thyssen à New-York. Deux années plus tard, en 1924, W. A. Harriman & Co. lança formellement la Union Banking Corporation à Manhattan, en premier lieu pour gérer les fonds allemands fournis par l’intermédiaire de la banque nazie possédée par Thyssen, la Bank voor Handel en Scheepvaart (BHS) aux Pays-Bas, pour l’achat massif de marchandises américaines. Les dirigeants de W. A. Harriman & Co nommèrent cette opération le "Hitler Project".

Le 1er mai 1926, Prescott Bush, grand-père de George W Bush, ami proche de Bunny Harriman et camarade de classe à Yale en 1917, tous deux membres des « Skull & Bones » rejoint la W. A. Harriman & Co. comme vice-président, juste sous le président de la banque, son beau-père George Walker. La même année, un associé du père de Prescott Bush, Samuel P Bush et le membre du WIB Clarence Dillon, acquièrent 70 millions de dollars de Fritz Thyssen pour établir une énorme organisation nommée la Vereinigte Stahlwerke (United Steel Works Corporation ou the German Steel Trust). Elle va devenir la plus grande société industrielle de l’Allemagne.

Bien que les comptes de Thyssen étaient gérés à travers l’organisation Walker-Bush et la German Steel Trust, les opérations bancaires étaient effectuées séparément par l’intermédiaire de la Dillon Read Company. Les investigations du gouvernement US révélèrent que la banque nazie des Bush avait travaillé directement avec la United Steel Works Corporation de Fritz Thyssen qui avait produit 50,8% de la fonte, 41,4% de la tôle universelle, 36,0% de la tôle lourde, 38,5% des plaques d’acier galvanisé, 45,5% des conduits et tuyaux, 22,1% de câbles et 35,0% des explosifs de l’Allemagne nazie.

Le 20 octobre 1942, le gouvernement US ordonna la saisie de toutes les opérations bancaires effectuées par Prescott Bush pour les nazis, en application du « Trading with the Enemy Act ». Toutefois, à cette époque, lui et les autres associés chez W.A. Harriman & Co avaient déjà fait fortune en finançant et en armant Adolph Hitler. Avec le « Trading with the Enemy Act », le gouvernement pouvait reprendre l’Union Banking Corporation. La U.S. Alien Property Custodian saisit les actions de l’Union Banking Corporation possédées par Prescott Bush, E. Roland Harriman et ses associés jusqu’à la fin de la guerre. Prescott Bush finalement vendit sa holding dans l’Union Banking Corporation pour 1,5 millions de dollars.

Bien que le “Hitler Project” avait résulté en une Seconde Guerre Mondiale et que 62.537.400 être humains avaient été tués, Harriman, Bush et les autres membres « Skull & Bones » de l’Union Banking Corporation ne furent jamais poursuivis pour leur aide à Hitler et leurs identités ne furent jamais publiées dans les média. Pendant sa vice présidence de l’Union Banking, Prescott Bush avait astucieusement engagé les avocats, Allen et John Foster Dulles, avocats internationaux pour beaucoup d’entreprises nazies, pour le représenter lui et Fritz Thyssen. Enfants de familles riches et influentes, les frères Dulles avaient aussi travaillé avec le WIB, démarrant leurs activités lucratives aux côtés des Bush et autres"Marchands de Mort".

En 1950, le président Truman chargea l’avocat international John Foster Dulles de la tâche de conduire la négociation du traité de paix avec le Japon. Avant que le traité ne soit signé le 8 septembre 1951, Dulles usa de sa position pour semer les graines d’une autre guerre profitable en conseillant le président sud-coréen Rhee : « S’il était prêt à attaquer les communistes du Nord, les US lui fourniraient de l’aide ». La Corée du Sud lança immédiatement une série d’attaques vicieuses à la frontière pour provoquer le Nord à entrer en guerre. Pour le bénéfice de la Corée du Nord, le secrétaire d’état US Dean Acheson (ami proche de Harriman) déclara publiquement que la Corée du Sud ne serait pas défendue si elle était attaquée. Ceci fut vu par la Corée du Nord comme une approbation américaine pour toute action qu’ils décideraient de prendre pour se défendre eux-mêmes. Le 25 juin 1950, huit divisions et une brigade blindée (90.000 soldats) de l’armée du peuple nord-coréen attaqua en trois colonnes à travers le 38 ème parallèle envahissant la république de Corée [du Sud]. Sans surprise, Acheson avait menti et le 27 juin, le président Truman ordonna aux forces US d’entrer en Corée.

Harriman ne put résister à l’attrait et le profit du jeu de la mort. En septembre 1951, usant de son influence politique considérable, Harriman s’était autoproclamé directeur de la « Mutual Security Agency » du président Truman, qui avait fait aussi de lui le chef de l’alliance militaire anglo-américaine et un conseiller pour les affaires de sécurité nationale à l’étranger. Son partenaire d’affaires, Robert Lovett, devint Secrétaire-Assistant de la Défense. Tout semblait comme si les choses se développaient en une autre guerre profitable avec la perspective des butins de la victoire. L’armée américaine avait facilement conquis Séoul et la capitale nord-coréenne Pyongyang.

Le 26 octobre, l’armée chinoise sous le commandement de Mao Tse Tung mit une fin brutale à la magouille. Entrant en guerre avec 300.000 hommes, le Chine renvoya l’armée US au-delà du 39ème parallèle.

Au moment des négociations de paix de 1953, les Corée du Nord et du Sud ainsi que la Chine avaient souffert d’un total de 3.822.000 victimes principalement dues aux bombardements US, mais l’Amérique avait perdu 54.000 soldats, hommes et femmes et faisait face à une défaite cuisante. Le Général Omar Bradley décrivit la débâcle comme « La mauvaise guerre, au mauvais endroit, au mauvais moment et contre le mauvais ennemi. » Mais ce ne fut jamais la mauvaise guerre pour les marchands de mort et les membres des « Skull & Bones », puisque la guerre rapporta beaucoup d’argent. Finançant sa campagne avec l’argent ensanglanté de l’Union Banking, Prescott Bush se fit élire sénateur républicain du Connecticut en 1952. En 1953, le président Dwight Eisenhower nomma John Foster Dulles secrétaire d’état et Allen Dulles devint directeur de la CIA. Ce fut le début d’une ère glorieuse de guerre et de profit. Allen Dulles poursuivit immédiatement une politique d’agression et de force contre l’Union Soviétique et la Chine, initiant officiellement la « Guerre Froide » et la construction de la plus grande industrie militaire de l’histoire de l’Amérique.

Prescott Bush savait qu’il n’y aurait pas de meilleur moment pour amener son fils, George Herbert Walker Bush, père de George W Bush, au sein d’une nouvelle structure émergeante du pouvoir militaro-industriel. Après que le jeune George eût suivi les pas de son père à Yale et dans la société secrète des « Skull & Bones », Allen Dulles l’accueillit à la CIA et John Foster Dulles se comporta comme son ami et mentor au sein de la puissante élite de droite.

Le président Dwight D Eisenhower ne se faisait aucune illusion sur les inquiétants changements qui se préparaient avec des gens comme Prescott Bush, Averell Harriman, les frères Dulles et beaucoup d’autres. Dans son discours d’adieu à la nation le 17 janvier 1961, Eisenhower essaya d’avertir le peuple américain en disant :
« Nous avons été contraints de créer une industrie de l’armement permanente aux vastes proportions. Nous ne devons pas faillir à comprendre ses vastes implications. Dans les conseils du gouvernement, nous devons nous préserver de l’acquisition d’une influence incontrôlée, qu’elle soit délibérée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de ce conglomérat mettre en danger nos libertés ou nos processus démocratiques. Nous ne devons rien considérer comme acquis. »

Le 20 janvier 1961, John F. Kennedy prit ses fonctions de président des Etats-Unis. Au cours de son brillant discours sur l’état de l’union, Kennedy dit :
« Le monde est très différent maintenant. Car l’homme tient dans ses mains mortelles le pouvoir pour abolir toutes les formes de pauvreté humaine mais aussi toutes les formes de vie humaine. » Et Kennedy clarifia sa position en affirmant son « rejet d’assister à ou de permettre la lente destruction de ces droits de l’homme pour lesquels cette Nation a toujours été engagée. »

Avant qu’il ne quitte ses fonctions, Eisenhower autorisa l’affectation de 46 millions de dollars pour financer une magouille de la CIA pour envahir Cuba à la Baie des Cochons. Quand Kennedy fut mis au courant du plan, il exprima de sérieux doutes mais il ne voulait pas passer pour un mou face au communisme et ses conseillers purent le convaincre que Castro était un leader impopulaire auprès du peuple cubain. Dulles et d’autres au sein de la CIA ont spéculé sur le fait que les citoyens cubains seraient au courant des attaques et aideraient les exilés cubains entraînés par la CIA à renverser Castro. Kennedy décida que l’exigence du plan d’utiliser 16 avions de l’US Navy était trop évident et révèlerait l’implication de l’armée américaine. Il réduisit le nombre à 6. Alors que la date de l’invasion approchait, Kennedy se ravisa et annula l’ensemble de l’opération. Lors d’une conférence de presse le 12 avril, cinq jours avant l’invasion, quelqu’un demanda au président Kennedy si le gouvernement US était en cours de préparatifs pour mettre en scène un soulèvement à Cuba. Le président répondit : « D’abord, je veux dire qu’il n’y aura pas, à aucune condition, d’intervention à Cuba des forces armées des Etats-Unis. Ce gouvernement fera tout ce qu’il est possible de faire, et je pense qu’il peut assumer ses responsabilités, pour s’assurer qu’il n’y a aucun américain impliqué dans aucune action à Cuba. Le problème de base à Cuba n’est un pas problème entre les Etats-Unis et Cuba. C’est un problème entre cubains eux-mêmes. »

Allen Dulles ignora l’avertissement contenu dans l’annonce de Kennedy et le 12 avril 1961 procéda aux préparations des attaques, donnant l’ordre à Fletcher Prouty, un officiel de la CIA, de livrer les trois bateaux à George Bush, alors agent de la CIA, devant être utilisés dans l’invasion. Bush baptisa les bateaux le Barbara, le Houston et le Zapata (le nom de sa compagnie pétrolière qui périclita un peu plus tard) !!! Bush avait passé les années 1960 et 61 à recruter des cubains exilés de droite à Miami pour l’invasion. Il habitait dans le Texas avec sa femme Barbara et voyageait en avion chaque semaine entre Houston et Miami. C’est à cette époque que Bush rencontra Felix Rodriguez, l’agent de la CIA qui avait pourchassé et assassiné Che Guevara. Bush et Rodriguez passèrent pratiquement deux années à travailler étroitement avec la communauté cubaine de droite, construisant leurs espoirs et leur confiance, et les entraînant pour devenir tireurs d’élite lors de l’invasion.

Le 14 avril 1961, un total de cinq bateaux marchands transportant une force paramilitaire de 1.400 cubains exilés arriva dans la Baie des Cochons à Cuba. Le débarquement et la bataille qui s’ensuivit tournèrent mal dès le début. Deux des bateaux furent coulés dont le bateau transportant la plupart des équipements et des fournitures. Deux des avions qui essayaient de fournir une couverture aérienne furent abattus. La CIA demanda que Kennedy envoie immédiatement plus d’avions et un renfort militaire mais Kennedy ne voulait pas autoriser l’Amérique à être manipulée dans un conflit avec Cuba et une guerre potentielle avec la Russie. En soixante-douze heures, l’invasion de la Baie des Cochons s’était terminée par une défaite tragique. Au lieu de nourrir le conflit vers un terrible enfer qui menaçait d’embraser le monde, Kennedy avait autorisé les flammes de la guerre à vaciller et à s’éteindre. La CIA et les autres extrémistes de droite étaient très en colère contre Kennedy pour son refus de fournir une couverture aérienne. La CIA avait perdu 15 hommes, 1.100 autres parmi les fidèles exilés cubains furent capturés. Tous ceux que George Bush avait inspiré à prendre les armes par ses mots, tous ceux qui avaient cru en lui, lui avaient fait confiance et qui avaient sympathisé avec lui, étaient partis, emprisonnés ou tués.

A partie de ce jour, il y eut une haine féroce contre Kennedy pour sa supposée trahison.

Quand John F Kennedy hérita de la responsabilité de la présidence, il hérita aussi des guerres dans lesquelles les banques et le complexe militaro-industriel s’investissaient massivement pour les promouvoir et en profiter ensuite. Les présidents Truman et Eisenhower supportèrent la guerre des français en Indochine sous les auspices du Plan Marshall de 1948 à 1952, donnant à la France 5,2 milliards de dollars en aide militaire. En 1954, les US finançaient approximativement 80% des coûts de la guerre française.

En 1951, la Fondation Rockefeller avait créé un groupe d’étude comprenant des membres du CFR (Council on Foreign Relations) et du RIIA anglais (Royal Institute on International Affairs). Le panel conclut qu’il devait y avoir une reprise anglo-américaine du Vietnam dès que possible. Le secrétaire d’état John Foster Dulles, un des fondateurs du CFR, son frère, le directeur de la CIA Allen Dulles, et beaucoup d’autres soutinrent les objectifs du conseil.

Le Vietnam s’était battu contre l’occupation française depuis 1884. En 1947, le Vietnam était considéré comme une colonie de valeur pour être exploitée par des intérêts à la fois français et américains. Dans les campagnes, les paysans se battaient contre de lourds impôts et des loyers élevés. Dans les usines, les mines et les plantations de caoutchouc, les gens travaillaient dans des conditions épouvantables à la limite de la survie. Le peuple vietnamien se souleva contre la pauvreté et l’esclavage qui leur étaient imposés et combattirent la Légion Etrangère française, qui était financée par l’Amérique. En 1954, le peuple vietnamien reprit son pays.

Avec l’éviction des français, les accords de Genève furent signés officiellement le 21 juillet 1954 mettant fin aux hostilités. Les accords interdisaient l’entrée de troupes étrangères et d’armes au Vietnam et stipulait que des élections libres et démocratiques devaient se tenir en 1956, permettant aux vietnamiens de déterminer l’avenir de leur pays.

Diem, le premier ministre corrompu du Sud Vietnam, était totalement opposé aux accords de Genève et aux élections. Des études de la CIA avaient établi que si des élections démocratiques étaient organisées, Diem perdrait et l’aventure lucrative de la guerre du Vietnam serait terminée. Les frères Dulles pressèrent Eisenhower d’intervenir militairement et d’envahir le Vietnam mais Eisenhower refusa.

Le potentiel en terme de profits dans la production d’armes dans un pays asiatique en proie à une guerre civile était incroyable, particulièrement si la guerre pouvait être entretenue pour durer vingt ans ou plus. Allen Dulles agissant indépendamment du président Eisenhower, avec le support de Douglas fils de Clarence Dillon, Averell Harriman, Prescott Bush et beaucoup d’autres envoya 675 agents secrets militaires au Vietnam, dirigés par l’officier de l’Air Force Edward Lansdale. Leur mission était d’aider Diem à empêcher des élections honnêtes et démocratiques et d’empêcher la formation d’un Vietnam unifié. La direction du plan du National Security Council assura Diem que s’il en résultait des hostilités, les forces armées des Etats-Unis l’aideraient à s’opposer aux nord-vietnamiens. Avec le support de l’Amérique, Diem proclama que son gouvernement n’avait jamais signé les accords de Genève et qu’il n’était pas lié par eux, et il annula promptement l’organisation des élections. En 1958, la guerre civile démarra et, en deux années, la guérilla éclata dans toute la partie sud du Vietnam. Diem demanda de l’assistance à Washington. Il en résulta à nouveau une guerre profitable pour les industriels américains de l’armement.

Dean Rusk (Secretary of State) et Robert McNamara (Secretary of Defense) pressèrent Kennedy d’envoyer 10.000 soldats des forces spéciales au Vietnam entre 1961 et 1962. Kennedy était, en privé comme en public, opposé à la guerre du Vietnam créée par le complexe militaro-industriel. Il ne souscrivit pas à leur propagande montée de toutes pièces sur la menace communiste mondiale. Kennedy dit :
« Je ne peux pas justifier d’envoyer des boys américains à l’autre bout de la terre pour combattre le communisme quand il existe juste au sud de la Floride à Cuba. »
Kennedy insista sur le fait que Diem devait gagner le cœur et l’esprit de son peuple dans le combat contre le communisme. Kennedy dit :
« Je ne pense pas, à moins d’un gros effort du gouvernement pour gagner le support populaire, que la guerre puisse être gagnée là-bas. Selon mon analyse finale, c’est leur guerre. Ce sont eux qui doivent la gagner ou la perdre. »
Kennedy savait que Diem pourrait défaire le Nord seulement si l’ensemble du peuple sud-vietnamien était totalement derrière lui.

Diem ignora le conseil de Kennedy et se comporta comme un dictateur. Ses tactiques maladroites ne cessèrent d’éroder le support de son peuple. 10.000 soldats américains et une pluie incessante de bombes ont prouvé leur inefficacité dans l’effort de supprimer la population vietnamienne. Allen Dulles, Dean Rusk et Robert McNamara cachèrent la vérité à Kennedy a propos de la détérioration de la situation au Vietnam. Le complexe militaro-industriel entourant Kennedy ne faisait que rapporter que la guerre se déroulait exactement comme prévu, que le peuple vietnamien était en train d’être libéré et qu’ils aimaient leur premier ministre Diem. Kennedy avait des raisons de douter de leurs paroles alors qu’il venait d’attraper Allen Dulles en train d’essayer secrètement de former un second groupe d’exilés cubains pour une autre invasion de Cuba. Kennedy avait envoyé des agents du FBI pour détruire les camps d’entraînement de Dulles et confisquer les armes, laissant l’affaire se terminer ainsi.

Kennedy n’avait plus confiance dans les frères Dulles, Rusk, McNamara ou Dean Acheson, son soi-disant conseiller démocratique en politique étrangère, ou, sur ce sujet, dans la plupart des gens dans le gouvernement corrompu dont il avait hérité. Kennedy décida qu’il devait surveiller de plus près la Guerre du Vietnam et les hommes qui lma conduisaient. Il forma un panel nommant Allen Dulles et d’autres pour le tenir informé constamment sur la situation de la guerre.

Le 13 mars 1962, le document « Opération Northwoods » fut porté à l’attention de Kennedy. Les membres du l’état-major et Allen Dulles avaient dressé un plan pour lancer une série d’attaques terroristes à l’intérieur des Etats-Unis, combinée avec une campagne médiatique blâmant Cuba pour ces attaques. Ils pensaient que ceci effrayerait le public américain et le pousserait irrésistiblement à supporter une seconde invasion de Cuba. Le plan Northwoods appelait le Pentagone et les forces paramilitaires de la CIA à couler des bateaux, détourner des avions et faire sauter des immeubles. Quand Kennedy eut vent de leur plan, il devint furieux. Le complexe militaro-industriel corrompu au sein du gouvernement américain ne connaissait aucune limite, même les vies de leurs propres concitoyens n’importaient pas dans leur quête de pouvoir et de profit. Kennedy révoqua le directeur de la CIA Allen Dulles, le directeur adjoint Richard Bissell et le général Lyman Lemnitzer, chef d’état-major pour leur implication dans le plan. Quelques semaines plus tard, Prescott Bush, qui avait des relations étroites avec des individus, décida de prendre une retraite politique prématurée pour de supposées raisons de santé.

Kennedy réalisa que la CIA était un point central dans la planification des guerres par les grandes compagnies, de laquelle émanait un agenda secret qui menaçait la sécurité et la liberté du peuple américain. Il dit :
« Je vais éclater la CIA en mille morceaux et les disperser au vent. »
Kennedy avait l’intention de batailler contre un terrible démon et de reprendre l’Amérique aux mains du complexe militaro-industriel et ceux qui le financent. Il commença par fonder un panel qui enquêterait sur les nombreux crimes de la CIA. Il mit un frein à l’ampleur et au champ d’action de la CIA, limitant leur capacité d’action par le National Security Memorandum 55.

Avec la CIA momentanément sous contrôle, il porta son attention vers la tâche de collecte de véritables informations sur la guerre en envoyant McNamara et Taylor au Vietnam, deux conseillers en lesquels il avait confiance. Sur la base de leur rapport titré « Report of McNamara-Taylor Mission to South Vietnam », Kennedy décida que l’Amérique devait se retirer immédiatement de la guerre ingagnable et immorale du Vietnam. Kennedy aida personnellement à la rédaction du rapport final dans lequel il affirma :
« Le Département de la Défense devrait annoncer dans un futur très proche des plans déjà prêts de retrait de 1.000 personnels militaires d’ici fin 1963. »
Kennedy lança ensuite le National Security Action Memorandum 263, et quarante pages dans les Pentagon Papers, édition Gravel, dédiées au plan de retrait. Avec ce nouveau Memorandum, Kennedy commença à mettre en œuvre le retrait des forces US du Vietnam.

Nombre d’individus au sein du gouvernement US étaient des membres du CFR, une organisation qui poussait ouvertement pour la guerre du Vietnam, et ces mêmes personnes avaient des liens étroits avec le système bancaire de la Federal Reserve détenu par des intérêts privés, un promoteur financier et un profiteur de guerre de premier ordre. Kennedy avait l’intention d’arrêter la Guerre du Vietnam ainsi que toutes les futures guerres menées pour le profit par l’Amérique. Il avait l’intention de reprendre le contrôle du gouvernement du pays et du peuple américain en isolant le complexe militaro-industriel et en retirant le pouvoir d’émettre la monnaie à la Federal Reserve.

Kennedy lança sa brillante attaque en utilisant la Constitution qui affirme :
« Le Congrès aura le pouvoir de battre la monnaie et d’en réguler la valeur. »
Kennedy mit fin au pouvoir de la Federal Reserve d’imprimer la monnaie et de la prêter au gouvernement avec intérêt en signant l’Executive Order 11.110 le 4 juin 1963. La directive appelait à la production de 4.3 trillions de dollars en billets des Etats-Unis par le Trésor US et non par la Federal Reserve. Il signa aussi une loi rendant les billets de un et deux dollars convertibles en or ce qui renforça la monnaie nouvellement émise par le gouvernement. James J Saxon, le contrôleur des finances de Kennedy, encouragea plus d’investissements et de pouvoirs de prêts pour les banques qui ne faisaient pas partie du système de la Federal Reserve. Il encouragea aussi ces mêmes banques à traiter directement avec les institutions financières locales et étatiques. En écartant les banques de la Federal Reserve des investissements de capitaux, Kennedy les aurait brisées et détruites.

C’est à ce moment que les politiciens corrompus et les membres du CFR, représentants des organisations qui profitaient le plus de la Guerre du Vietnam et qui perdaient le plus avec l’écroulement de la Federal Reserve, se révélèrent publiquement comme un groupe opposé au président Kennedy. Ils étaient tous considérés comme les piliers de l’establishment de la droite américaine et leurs protestations et accusations devinrent plus agressives quand les premiers plans de retrait des troupes furent annoncés le 16 novembre 1963. Le CFR (Council on Foreign Relations), les intérêts des Morgan et des Rockefeller et la CIA avaient été considérablement entremêlés pendant des années à promouvoir la Guerre du Vietnam et d’autres guerres, et leurs motifs étaient les mêmes.

Kennedy était face au combat de sa jeune carrière contre un groupe de banquiers et d’industriels puissants et riches qui avaient leurs représentants profondément implantés dans le gouvernement américain et les affaires. Les noms de quelques unes de ces personnes et des organisations qu’ils représentaient étaient :

Nelson Rockefeller – Gouverneur de New York
David Rockefeller – Président de la Chase Manhattan Bank, co-fondateur de la Commission Trilatérale
Douglas Dillon – Secrétaire au Trésor de Kennedy, membre du CFR
Charles J. V. Murphy – Editeur du magazine Fortune
Dean Rusk - Secretary d’Etat, membre du panel Iron Mountain
Robert McNamara – Secretaire à la Défense jusqu’en 1968, plus tard président de la Banque Mondiale (une annexe des Nations-Unies et du CFR)
McGeorge Bundy – Conseiller à la Sécurité Nationalevisor, membre du panel Iron Mountain
William Bundy – Editeur du CFR's Foreign Affairs
Averell Harriman - Directeur de l’Agence de Sécurité Mutuelle, chef de l’alliance militaire anglo-américaine.
Henry Cabot Lodge – Ambassadeur U.S. à Saigon
John J. McCloy – Secrétaire Assistant à la Guerre (Seconde Guerre Mondiale), conseiller de Kennedy
Cyrus Vance - Secrétaire de l’Armée
Walt Rostow - State Department''s Policy Planning Council, conseiller à la Sécurité Nationale de Lyndon B Johnson
Dean Acheson – Secrétaire d’Etat de Truman, conseiller démocrate aux affaires étrangères
Le Wall Street Journal
L’ensemble de l’Etat-Major (?)

Le premier ministre Diem perdait le contrôle du Sud-Vietnam et son impatience montait concernant la guerre américaine. Il avait commencé à négocier avec Ho Chi Minh, le leader du Nord, ce qui contrairement à l’élection vietnamienne ne pouvait être empêché ou truqué. Une unification potentielle pouvait arriver rapidement. La machine à faire de l’argent qu’était la Guerre du Vietnam était en grave danger en raison des actions conjuguées de Diem et de Kennedy. Le complexe militaro-industriel avait leur cadre Henry Cabot Lodge opportunément positionné au sein du Département d’Etat et de l’administration Kennedy en tant que conseiller à la Guerre du Vietnam et ambassadeur US à Saïgon. Lodge passa des accords secrets avec des agents de la CIA pour faire assassiner Diem le 2 novembre 1963. Kennedy n’avait pas autorisé un tel ordre et, après l’assassinat de Diem, il mit immédiatement sur pied une enquête pour déterminer qui était responsable.

Dix jours plus tard le 12 novembre 1963, Kennedy déclara publiquement, dans un discours à l’Université de Columbia devant des centaines d’étudiants et de professeurs :
« La fonction suprême de président a été utilisée pour fomenter un complot visant à détruire la liberté du peuple américain, et avant de quitter ma fonction, je dois informer les citoyens de cette situation critique. »

Huit jours plus tard le 20 novembre 1963, le conseiller pour la Guerre du Vietnam Walt Whitman Rostow fut reçu personnellement par Kennedy pour tenter de lui vendre un plan pour la guerre du Vietnam qu’il appelait « une étude bien raisonnée pour une escalade graduelle ». Kennedy avait déjà rejeté un plan similaire d’escalade de la guerre en 1961. Il avait publiquement annoncé son propre plan de retrait de la guerre mais la structure de pouvoir corrompue ne pouvait l’accepter.

L’entrevue était la dernière chance de Kennedy. Quelques jours après avoir rejeté le plan de guerre de Rostow, John Fitzgerald Kennedy, qui avait osé se dresser seul devant le complexe militaro-industriel et le système bancaire de la Federal Reserve, fut assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, dans un coup d’état sanglant, seulement 20 jours après Diem.

Ce jour-là, l’Amérique a cessé d’être une démocratie du, par et pour le peuple. A partir de ce jour, les leaders du gouvernement américain n’ont été que des marionnettes d’un cartel de corporations et de banquiers internationaux qui profite des guerres.

Le jour suivant le brutal assassinat de Kennedy, le 23 novembre 1963, le directeur de la CIA John McCone fournit à la Maison Blanche le National Security Memorandum #278 préparé à l’avance. Les manipulateurs du président Lyndon B Johnson nouvellement installé avaient besoin de modifier les lignes politiques de paix suivies par Kennedy. Le document classifié n°278 inversa la décision de Kennedy de désescalade dans la guerre du Vietnam en annulant le Security Action Memorandum 263 et le Gravel Pentagon Papers. La publication du Memorandum 278 donna à la CIA le financement immédiat et l’approbation pour pousser nettement le conflit vietnamien vers la guerre totale.

[NDT : L’entrée en guerre officielle des Etats-Unis contre de Nord Vietnam fut provoquée par une intense campagne médiatique rapportant des faits complètement inventés à propos d’une soi-disant attaque nord vietnamienne contre le navire USS Maddox dans le Golfe du Tonkin. C’était le 20 juillet 1964 sous la présidence de Lyndon B Johnson, devenu président suite à l’assassinat de JFK.]

Le 29 novembre 1963, Johnson créa la commission Warren pour enquêter sur l’assassinat de JFK, le 35ème président des Etats-Unis. Publiquement, il ordonna à la commission d’évaluer tous les faits et les circonstances entourant l’assassinat ainsi que de l’assassinat qui s’en suivit de l’assassin présumé, Lee Harvey Oswald. Il avait été préalablement arrangé au sein de la commission, ceux en connexion avec le cartel industriel et bancaire, qu’il n’y aurait qu’une seule conclusion : Oswald doit être vu comme le seul assassin. Incroyable mais vrai, Allen Dulles, l’homme qui haïssait Kennedy pour ne pas avoir supporté le fiasco de la Baie des Cochons, pour avoir stoppé l’Opération Northwoods et pour l’avoir démis de ses fonctions de directeur de la CIA, fut nommé à la commission Warren pour prendre connaissance en premier de toutes les preuves collectées par la CIA et le FBI et déterminer ce que les autres membres de la commission seraient autorisés à voir !

Parmi les informations que Dulles peut avoir empêché les autres membres de la commission de voir pouvaient se trouver quelques mémos internes du FBI émanant du bureau de J Edgar Hoover, qui posent plus de questions qu’ils n’offrent de réponses. Le premier mémo daté du 22 novembre à 13h45 (une heure quinze après l’assassinat de Kennedy) indique que :
« Mr George H.W. Bush, président de la société de forage off-shore Zapata à Houston Texas, résidence 5525 Briar, Houston a fourni l’information suivante au rédacteur par un appel longue distance depuis Tyler au Texas (environ 90 miles de Dallas où Kennedy a été assassiné, une bonne heure de route de là). Bush a affirmé qu’il voulait rester anonyme, mais qu’il voulait rapporter un bruit qu’il se souvenait avoir entendu dans les semaines précédentes, jour et source inconnus. Il affirmait qu’un certain James Parrott avait parlé de tuer le président quand il viendrait à Houston. »

Un autre mémo affirme que :
« Un informateur, qui a fourni des informations fiables par le passé et qui est proche d’un groupe d’individus pro-Castro à Miami, a indiqué que ces individus avaient peur que l’assassinat du président puisse entraîner la prise de mesures très répressives à leur encontre et, bien que castristes dans leurs sentiments, ils regrettaient son assassinat. La substance de l’information suivante a été fournie oralement par George Bush de la CIA et le capitaine William Edwards de la DIA (Defense Intelligence Agency) le 23 novembre 1963 (le lendemain de l’assassinat). »

George H.W. Bush quitta temporairement la CIA, sitôt l’assassinat de Kennedy. En 1964, il se présenta comme candidat républicain au Congrès, faisant campagne pour le 'Civil Rights Act' et le 'Nuclear Test Ban Treaty' (traité pour l’interdiction des essais nucléaires). Il proclamait dans ses discours de campagne que l’Amérique devait armer les exilés cubains et les aider à renverser Castro. Il dénonçait les Nations Unies et clamait que les démocrates étaient trop mous sur la guerre du Vietnam. Il recommanda que l’on fournisse des armes nucléaires au Sud Vietnam pour frapper le Nord. Il avait beau avoir des supporters puissants comme ‘Oil Men for Bush’ (les pétroliers pour Bush), qui étaient d’accord avec ses visions apocalyptiques, les électeurs américains n’étaient pas encore prêts pour la marque de Bush d’extrémisme fasciste et il perdit les élections.

En 1966, Bush s’aventura à nouveau en politique, en baissant le ton de sa rhétorique apocalyptique. Il se présenta comme républicain modéré et fut élu pour le premier de deux mandats à la Chambre des Représentants du 7ème district du Texas. En 1970, Bush perdit l’élection au sénat contre Lloyd Bentsen. Ce ne fut pas la fin de sa carrière politique mais plutôt une réorientation de celle-ci.

Un soldat reconnu parmi l’élite du complexe militaro-industriel, il était destiné à un poste de pouvoir quand le moment serait venu et quand l’Amérique aurait été suffisamment tirée vers la droite. En attendant, ses riches amis l’occupèrent en coulisses à différents postes : ambassadeur des Nations Unies pour Nixon en 1971, président du Conseil National Républicain en 1973, envoyé spécial en Chine en 1974.

Le 27 juillet 1973, en dépit des intenses bombardements américains durant les négociations de paix, les Etats-Unis, le Nord Vietnam, le Sud Vietnam et le gouvernement révolutionnaire provisoire du Front de Libération National signèrent un accord de paix. Le traité stipula la fin immédiate des hostilités et le retrait des troupes US et alliées. L’implication US dans la Guerre du Vietnam, avait duré 25 années et entraîné la mort de 3 millions de vietnamiens et de 58.000 américains. 570 milliards de dollars d’impôts furent consommés dans la guerre, générant des profits obscènes pour le complexe militaro-industriel et le système bancaire de la Federal Reserve.

Article traduit et envoyé par NMW

© Copyright October 5, 2006 by Schuyler Ebbets.
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Samedi 28 Octobre 2006

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