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La Corée du Nord brandit sa bombe atomique, le compte à rebours est déclenché


Pyongyang reconnaît posséder l'arme nucléaire, rompt les négociations et accuse Bush.

La Corée du Nord a affirmé hier s'être dotée de l'arme atomique, alors qu'elle s'était jusqu'à présent montrée ambiguë sur ses capacités nucléaires. «Nous avons fabriqué des armes atomiques par mesure d'autodéfense face à la politique de moins en moins déguisée de l'administration Bush d'isolement et d'étouffement de la RPDC», la république populaire démocratique de Corée, a rapporté un communiqué cité par l'agence officielle. «Nos armes nucléaires serviront de dissuasion nucléaire d'autodéfense quelles que soient les circonstances», assure le régime communiste. La Corée du Nord n'a toutefois pas encore procédé à des essais de tirs. Or seul un test nucléaire grandeur nature peut fournir la preuve de l'existence d'un tel arsenal.


observalis.com
Samedi 12 Février 2005

La Corée du Nord brandit sa bombe atomique, le compte à rebours est déclenché
Rupture. La dictature stalinienne dirigée par Kim Jong-il décide, en outre, de «suspendre pour une durée indéterminée» les négociations à six sur son programme nucléaire, engagées en août 2003 avec les Etats-Unis, la Corée du Sud, la Russie, le Japon et la Chine. «Rien ne justifie que nous participions aux pourparlers à six, étant donné que l'administration Bush qualifie la RPDC, partenaire de ce dialogue, d'"avant-poste de la tyrannie"», se lamente Pyongyang, en fustigeant l'épithète employée en janvier par Condoleezza Rice. «Les Etats-Unis ont dévoilé leur tentative de renverser à tout prix le système politique de la RPDC en brandissant l'arme atomique. Cela nous contraint à prendre une mesure visant à renforcer notre arsenal d'armes atomiques afin de protéger l'idéologie, le système, la liberté et la démocratie choisis par notre peuple», annonce le communiqué, en vantant la campagne de Kim Jong-il consistant à consacrer toutes les ressources du pays à l'armée. Conséquence : les rations des 16 millions de citadins viennent de passer de 300 à 250 grammes de céréales par personne et par jour ? soit la moitié de la quantité recommandée pour un adulte.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a réaffirmé que les Etats-Unis n'avaient aucune intention d'attaquer la Corée du Nord. A l'instar de l'Union européenne, de la Russie, du Japon et de l'ONU, elle a appelé Pyongyang à revenir à la table des pourparlers. Tout en réitérant la position américaine consistant à offrir des «assurances en matière de sécurité», mais seulement en échange d'un démantèlement «vérifiable et irréversible» du programme nucléaire militaire nord-coréen.

Pyongyang a toujours traîné les pieds pour participer aux négociations multilatérales à six. Elles avaient été lancées par l'administration Bush, qui souhaitait ainsi éviter de se retrouver dans des pourparlers bilatéraux.

Chantage. Washington craint d'être soumis à un chantage dans lequel Pyongyang promettrait de démanteler son programme en échange de concessions financières et diplomatiques. L'administration Clinton, qui s'était essayée à partir de 1994 à négocier un accord échangeant l'arrêt du programme nucléaire militaire contre la livraison de pétrole et d'une centrale nucléaire civile, avait été brocardée pour son angélisme par les républicains après la révélation, en 2002, de l'existence d'un programme nucléaire clandestin nord-coréen.

Pyongyang considère toujours les Etats-Unis comme la puissance occupante d'une partie de la péninsule coréenne (37 000 GI stationnent en Corée du Sud) et donc comme le seul interlocuteur valable. Un raisonnement qui s'appuie sur le fait que seul un armistice est venu conclure la guerre de Corée (1950-1953), et non un véritable traité de paix.

Les dernières déclarations nord-coréennes pourraient n'être qu'une manoeuvre visant à ramener Washington à la table des négociations à deux. Vu la taille des enjeux, rien n'est impossible. Dans les années 90, une étude du Pentagone concluait qu'une nouvelle guerre de Corée ferait un million de morts.




A ce stade, ce n'est toujours qu'une bombe verbale, mais la tension promet de remonter d'un cran dans la péninsule coréenne. Jeudi, par le canal habituel de l'agence officielle KCNA, la Corée du Nord a pour la première fois affirmé sans ambiguïté posséder l'arme nucléaire. «Nous avons fabriqué des armes nucléaires d'autodéfense en réaction à la politique de l'administration Bush qui ne cache plus sa volonté d'isoler et d'étouffer la RPDC (le régime de Pyongyang)», explique le Ministère nord-coréen des affaires étrangères dans un communiqué.

Pyongyang annonce également la suspension des négociations à six (les deux Corées, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie) pour une «période indéfinie». Ce processus destiné à dénucléariser la péninsule coréenne a été entamé en 2003 après le retrait du Nord du Traité de non-prolifération (TNP). Trois réunions ont eu lieu à Pékin, sans la moindre avancée, la Chine jouant le rôle de facilitateur. Une quatrième rencontre était pressentie pour les semaines à venir, diplomates chinois et américains multipliant les contacts.

S'agit-il d'un simple nouveau coup de bluff de Kim Jong-il pour arracher de nouvelles concessions (aide économique et énergétique) avant de retourner à la table des négociations ou d'un tournant? Les experts sont d'autant plus divisés que le jeu des Nord-coréens demeure totalement opaque. Comme depuis le début de cette crise, Pyongyang justifie sa position par la menace que ferait peser Washington sur sa survie sans toutefois exclure une issue diplomatique. Le calendrier des négociations était gelé depuis l'automne dernier en raison des élections américaines. La réélection de Georges Bush – qui avait inclus la Corée du Nord dans son «axe du mal» en janvier 2002 provoquant dès lors un climat de guerre selon Pyongyang – était un premier mauvais signal. Restait à attendre son discours sur l'Etat de l'Union. D'aucuns l'ont jugé apaisant à l'égard du régime stalinien auquel il n'a été fait que brièvement référence.

L'analyse que Kim Jong-il et ses conseillers ont fait de ce discours semble toutefois avoir été différente. Eux ont retenu que le «but ultime» de la politique extérieure américaine était de «mettre un terme à la tyrannie dans le monde» au besoin par la force des armes. Peu auparavant, Condoleezza Rice avait identifié, lors de son audition au Sénat pour accéder au poste de Secrétaire d'Etat, «six avant-postes de la tyrannie»: la Corée du Nord, Cuba, Myanmar, l'Iran, la Biélorussie et le Zimbabwe. D'autres remaniements dans l'administration Bush II laissent penser qu'un changement de régime à Pyongyang demeure le véritable but de Washington, qui n'a jamais cru aux négociations multipartites. C'est du moins une analyse partagée par de nombreux experts.

Toujours est-il qu'aujourd'hui la Corée du Nord se retrouve avec deux programmes nucléaires (uranium et plutonium) qui ne sont plus soumis à un contrôle international. Les Etats-Unis estiment que Pyongyang posséderait quatre à six bombes. L'aveu nord-coréen ne signifie toutefois toujours pas grand-chose tant qu'aucun test n'aura été effectué. Mais cette menace – réelle ou non – est la seule arme de chantage et en définitive l'unique garantie de la survie du régime. A cela s'ajoute des armes chimiques et biologiques, la production et la prolifération de missiles, une énorme armée conventionnelle, sans oublier le trafic de drogue et de devises, la contrefaçon, la fuite désespérée de réfugiés vers la Chine et des violations massives des droits de l'homme.

Cette annonce intervient à une semaine du 64e anniversaire du «Cher leader» Kim Jong-il et alors que des rumeurs sur des luttes de successions se font insistantes. L'an dernier, Kim Jong-il aurait purgé son bras droit et beau-frère Chang Song-taek et la compétition entre ses trois fils pour arracher le trône de cette dynastie communiste aurait abouti à des tentatives d'assassinats. Dans l'immédiat, c'est peut-être la Chine qui se retrouve dans la situation la plus embarrassante, comme en témoigne le silence de ses médias hier soir. La porte claquée par Pyongyang – son allié traditionnel – résonne comme un camouflet pour la diplomatie chinoise, qui tente de s'affirmer comme un acteur responsable de la communauté internationale. Le risque de voir l'affaire porter devant le Conseil de sécurité, un scénario qu'a toujours voulu éviter la Chine, devient sérieux.


Samedi 12 Février 2005


Commentaires

1.Posté par Mu'ad Dib le 12/02/2005 18:33 | Alerter
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Bravo les coréens ! Que les Us démantèlent leur arsenal destiné ni plus ni moins qu'à ouvrir de nouvelles terres aux "aryens" !

Mu'ad Dib

2.Posté par Mu'ad Dib le 12/02/2005 19:01 | Alerter
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L'arme atomique n'est qu'une arme comme les autres finalement ...

D'abord elle a déjà été utilisée et ses "inventeurs" n'en ont pas tâté ce qui n'est pas du tout pédagogique .

Ensuite , ils essayent d'accréditer la thèse selon laquelle il est tout à fait concevable de l'utiliser comme arme d'attaque et non seulement de défense , rompant donc avec près de 40 ans de status quo à ce sujet .

Ils en développent des versions plus petites , les mini-nukes dans le but d'en banaliser l'usage à leur profit .

Pour finir , ils vont jusqu'à couvrir, avec d'autres complicités en Europe, l'état d'Israël dans ses tentatives , apparemment couronnées de succès pour acquérir cette arme tout en sachant la haine dûment attestée par leurs écrits et interviews de certains sionistes envers leurs voisins arabes sans sesqoucier du fait que ces individus pourraient très bien se retrouver au pouvoir un jour , si ce n'est déjà fait .

Face à unre situation pareille , le devoir moral de tout gouvernement qui se respecte est d'acquérir l'arme atomique pour au moins donner l'illusion d'être en mesure de faire des ravages dans les rangs de tout pays ou groupe de pays qui serait tenté de considérer sa population comme une vermineà exterminer . Si Saddam avait eu cette sagesse au lieu d'attaquer l'Iran puis le Koweit et de se vanter d'être à deux doigts de posséder l'arme nucléaire , les plusieurs centaines de milliers d'irakiens seraient aujourd'hui vivants et Falloudja ne serait pas un monceau de ruines parcouru par des troupes de tortionnaires racistes et de violeurs étrangers .

J'espère que ceux qui président aux destinées des pays du tiers monde , c'est à dire des pays dont la population n'est pas de race blanche sauront s'unir et oeuvrer en secret pour acquérir les moyens de défendre leurs civils dont la vie ne pèse décidément pas lourd face aux héritiers toujours pas guéris, de la Traite des noirs, l'Apartheid et de la Shoah, de l'Eugénisme, du Racisme ainsi que de tout ce qu'il s'est inventé d'idéologies nauséabondes en ce bas monde .

3.Posté par tunisien le 04/10/2006 14:22 | Alerter
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le président de la corée du nord , on dirai un chien battu comme une merde;..! lol ce battar il veux dominé le monde ou quoi... regardez on dirai il perdu sa mere dans la guere d'indouchine mdr lol mdr lool mdr lol

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