Les récentes déclarations du Premier ministre du régime sioniste, qui a souligné que les hauteurs du Golan ne devaient pas être placées à l'ordre du jour de la Conférence de paix au Moyen-Orient, prouvent que cette conférence n'est qu'une supercherie. Au cours d'une rencontre avec le Ministre turc des affaires étrangères, le Premier ministre du régime sioniste a déclaré qu'il n'était pas question d'aborder les hauteurs du Golan, au cours de la Conférence de paix au Moyen-Orient, consacrée, selon lui, uniquement, au volet palestinien. A noter que 36 pays sont invités, jusqu'à présent, à participer à la Conférence de paix au Moyen-Orient, qui aura lieu, en novembre, à Washington.
La tenue de cette conférence a été proposée, par le Président américain, George W. Bush, qui est à la fin de son mandat présidentiel. Pour le moment, l'occupation des territoires arabes et palestiniens constitue le principal obstacle à l'établissement de la paix et de la stabilité, dans la région du Moyen-Orient. Cela fait 40 ans que les hauteurs du Golan de la Syrie sont sous l'occupation du régime sioniste et le statut des territoires palestiniens, à savoir, la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Qods oriental, est entouré d'incertitudes, 40 ans après son occupation. Ceci dit, le retrait de la question des hauteurs du Golan de l'ordre du jour de la Conférence de paix au Moyen-Orient a fait planer des doutes sur le succès de cette conférence, d'autant plus que le parlement du régime sioniste a mis en garde le Premier ministre, Ehud Olmert, lui demandant de ne pas faire la moindre concession aux Palestiniens. Ceci dit, cette conférence intervient à un moment où le statut de Beitolmoghaddas, la démarcation des frontières, la création d'un Etat indépendant palestinien et le retour des réfugiés palestiniens sont autant de questions qui ne sont pas encore réglées.
En outre, cette conférence de paix ne tient, absolument, pas compte de la restauration des droits des peuples, palestinien et syrien. En fait, la réunion commune des Arabes et Israël et la normalisation des relations des pays arabes avec Israël constituent le rêve des autorités de la Maison Blanche, en particulier, George W. Bush, à qui s'offre la dernière chance de stabiliser la position d'Israël, au Moyen-Orient. L'objectif de la Conférence de paix au Moyen-Orient, indiquent les analystes, est d'élargir le nombre des pays optant pour le compromis, de normaliser les relations du monde arabe avec le régime sioniste, et de bloquer le front de la résistance anti-sioniste. Reste à savoir si le monde arabe a envie de revivre son expérience amère de l'échec des négociations de 1991?