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La Cité des Sciences de l’industrie et du bétonnage en ses feux


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Christian Sébenne
Mardi 22 Septembre 2015

La Cité des Sciences de l’industrie et du bétonnage en ses feux
Un air d’opéra, serait-ce une fausse note au parc de La Villette, qui paiera ?
Quand la science dans ses œuvres se transmute en « Carreau du Temple »
L’incendie qui s’est propagé ce 20 août 2015 en la Cité des Sciences et de l’Industrie met en lumière la cassure qui s’est opérée sournoisement au sein d’un édifice qui se voulait résolument tourner vers l’avenir de la France. Cet incendie a le mérite de révéler le dévoiement d’un appareil qui à l’inverse de son cahier des charges s’est muté en un vaste « Carreau du Temple » dont les travaux étaient en cours d’achèvement. Or, ce lieu rendu sacrilège se tournerait délibérément vers des animations à l’opposé d’une quelconque émulation cérébrale pour la jeunesse.
Pour mémoire : la Cité des sciences et de l'industrie a été conçue en 1977 à l'initiative de M. Valéry Giscard d'Estaing, alors Président de la République. En 1979, l'établissement public du parc de La Villette a été créé. Il était chargé de la réalisation sur le site de La Villette un musée scientifique, d'un auditorium et de l'aménagement d'un parc urbain. Il a mené sa mission à bien de telle façon que la Cité des sciences et de l'industrie a été inaugurée le 13 mars 1986.
Le 18 février 1985, un décret20(*) a donné à la Cité des sciences et de l'industrie le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial. Il était alors placé sous la tutelle du ministre chargé de la recherche.
Doté d’un large champ de compétence, La Cité des sciences et de l'industrie a pour mission principale de rendre accessible à tous les publics le développement des sciences, des techniques et du savoir-faire industriel. Et d’ajouter (…) elle doit veiller à leur diffusion tant dans les régions qu'à l'étranger. Ce cahier des charges semblait clair et créatif.
C’est donc au terme de huit années de travaux que la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette voyait le jour et fut inaugurée le 13 mars 1986, par le président François Mitterrand. Située dans le secteur nord de la capitale dans le quartier de La Porte de La  Villette du 19ème arrondissement de Paris, facile d’accès et dans un cadre qui se voulait agréable et novateur.
L’ensemble des locaux abritant la Cité des Sciences et de l’Industrie s’insert dans ce qu’il est convenu d’appeler le Parc de La Villette, ce qui autrefois fut l’emplacement des anciens Abattoirs du même nom, d’une superficie donnée pour cinquante cinq hectares ouverte en son milieu par la traversée du Canal de l’Ourcq, voie fréquentée par un trafic fluviale de péniches qui desservaient entre autres les Grands Moulins de Paris mitoyens qui furent réhabilités en bureaux du groupe BNP-Paribas. Au fil des années des activités nautiques et de plaisances se sont développées sur ces domaines navigables.
En 1977, l’idée de départ voulue par le président Valéry Giscard d’Estaing était fort louable et s’inscrivait dans un schéma directeur ayant pour but de sensibiliser la jeunesse aux diverses carrières des secteurs industriels et technologiques, d’en montrer les potentiels afin de créer une émulation vers les technologies de pointes, la France était alors à cette époque un poids lourd mondial sur tous les secteurs de l’agriculture de l’industrie et commerce. En un mot, la Cité des Sciences se devait d’être à l’image d’une France de l’ingéniosité, du progrès industriel et d’une innovation facteurs d’emplois.
Au fil des septennats du président François Mitterrand, la France commença de subir une cure d’amaigrissement financière et industrielle notamment liée à la déconnexion des élites politiques par rapport  au tissu économique, la majeure partie n’ayant jamais travaillé de leurs mains, et dont le parcours est d’avoir usé leur fond de culotte en milieu associatif, se résumant en des déclamations ou à la récitation de sempiternelles revendications subversives de partis politiques ne comprenant rien au monde dans lequel ils vivent, et qui une fois au pouvoir  font fi de toutes leurs promesses, peu importe les moyens qu’il en coûte, le but étant de se sustenter ad vitam aeternam.
Pour se faire une idée de la mathématique industrielle des socialistes, il faut se  remémoriser qui était l’étoile montante de cette psychée : « Nanard au tapis les bonnes affaires », Bernard Tapie, toute la symbolique d’un système mise en place sous le tapis dans les tribunaux de commerce qui n’était que la Cour des Miracles évolutive de : je t’achètes, tu m’achètes, il m’achète pour le Franc symbolique… à toi, à moi la soupe, la découpe, le dépeçage organisé d’une dépossession totale de la France, autrement dit « un carrefour du développement  » du démantèlement industriel de la Gaule. 
De fait, en la Cité des Sciences un temple voué à Mammon a vu le jour, coiffé sous une surenchère de prose anglo-saxonne, en totale violation de la loi, dédié au dieu « Vill’up à la sauce IDkids, YOO-MOOV, iFLY, ou de chute indoor », tout cet hémisphère noyé dans un marigot de « SHOPPING & FUN », ce Temple se dotait d’un Centre Commercial de 50 commerces avec parking de 600 places, l’ensemble affublé de 16 salles de cinéma pour un investissement avoué de 110 millions d’€, que n’aurait-on pu réaliser avec une telle somme pour la recherche et la science, mais les œuvres mercantiles ont priorité en ce bas monde à la Villette « Vintage, Trendy, Happy, Fun…», signant la négation de la langue Française, de sa culture, de son indépendance traduite par l’ancien ministre délégué à la Restructuration, le canadien  Richard Le Hir : il y a plus de mots anglais désormais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands à l’époque de l’Occupation.
Ce temple… cette nouvelle “science-au-logie“ partie en fumée,  y aurait-il une morale...?
Parlant de la « Cité des Sciences de l’Industrie et du Bétonnage » en ses feux, l’on en vient tout naturellement à toucher au Parc de La Villette, encore faudrait-il se mettre d’accord sur la dénomination du mot « Parc », car là, demeure toute une ambiguïté sur le sens que l’on attribue à ce dernier. Etant sensé couvrir une superficie de 55 hectares dont 33ha seraient en espaces verts, mais si l’on y soustrait les emprises des dessertes en bitume, pavages et autres voies bétonnées, préaux et aires vastement dallées, de nombreuses constructions de bureaux à la présence équivoque sur ce site, de bassins à sec car régulièrement en travaux, qui du métallique à l’immense toile de la salle de concert du Zénith et ses parkings, et comme si cela ne suffisait pas aux superpositions d’Algeco, aux cabanes à frites, restaurants et autres cabarets dit sauvage, bétonné d’un centre équestre avec carrière où le maître maçon est, et fut, roi de la folie du béton. 
Le mot Parc se résume à quelques carrés d’herbes profanés de façon cyclique où l’on se devait bien de disposer quelques moutons pour faire bucolique privant un peu plus le quidam d’espace vert à fouler. Poursuivant la « tonte » du parisien ou du visiteur, une partie des pelouses sont annuellement “réservées“ à des expositions sous de vastes chapiteaux… et parquets de surfaçages tels des « WAVE » pour la banque BNPparisbas, ou la communication du Mexique, dès lors ces manifestations donnent lieu à la destruction du milieu engazonné, d’une part ces surfaces sont soustraites aux amoureux des espaces verts le temps du symposium, par ailleurs, le gazon ayant été détruit il faut ressemer et attendre la repousse qui naturellement tarde pour pouvoir profiter pleinement à nouveau de cette nature en germination, alors qu’il eut été logique d’intégrer ces semaines commerciales à l’intérieur même de la Cité des Sciences et de l’industrie, ou sur l’emplacement d’un cirque in situ, sans nuire à la thématique. Passons sur l’enclave de vastes estrades de concerts ou d’une tour de Babel en bois en 2013.
             
On ne puis clore ce cliché sans faire état du volet écologique du parc de La Villette, chapitre oh combien cher à cette gôche ointe de toutes les vertus car dépositaire et porteuse de la parole de nous autres le peuple des “sans dents“… quel spectacle que de voir l’état de ce parc jonché de détritus en tout genre, le pic en revenant au abords du Canal de l’Ourcq qui les jours de beaux temps sont majoritairement festifs et voient des hordes d’individus se vautrer sur les quais décapsulant bouteilles de roteuses sur canettes de binouzes et les jeter à l’eau… lestées d’emballages « MacDo », que le spectacle est reluisant lorsque l’on admire toute cette “marde“ en flottaison à la dérive d’un Etat en perdition. Tout cela agrémenté de temps à autre sur fond sonore de motos pourtant interdites venant pétarader en ce lieu qui se devrait d’être calme.
Parce qu’il faut bien régaler les copains, que dire de l’Opéra du parc de La Villette, vaste enclave où le béton est roi, venu se greffer tel un cancer au milieu de cet ersatz, mais  dont le gargantuesque est à la hauteur du gouffre financier que celui-ci vient récompenser le “c…“ de parisien qui en paiera la faillite, flanqué de « l’Univercity Cité de la Musique », faisant rêver en ce monde régi par les fausses notes d’un Chef d’orchestre d’Etat, plus enclin à servir de caution à des chefs de bandes de la Mafia du TAFTA.
La « prestidigitation industrielle » en Hollandie  n’est pas un vain mot, avec ce « moi président » se sont vus effacer les délits d’initiés d’Airbus-industrie, ce qui fait que les patriotes comme mon père qui ont été aux fonts baptismaux de cette entreprise 100% française lors du redémarrage industrielle de la France en 1945, en y sacrifiant temps, famille et santé doivent se retourner dans leur tombe de voir que maintenant cette société est la propriété des Allemands et des Etats-Unis, que dire lorsque Alstom, fleuron français vient d’être bradée au terme d’un périple de « tours de prestidigitations… »,  étant devenue la propriété de l’américain General Electric… çà c’est du lourd, serait-ce une néo-science, ou un volet de l’industrie « Black Mic-Mac »…?   
Les Français ont toujours fait preuve d’ingéniosité, en ce sens le concours Lépine avait pour but de valoriser les bonnes inventions initiées par un dépôt de brevets ou de marques, dont l’issue étant la facilitation de la mise en œuvre de ces découvertes par l’industrie. Or, ce délabrement de la Cité des Sciences est à l’image de la grande braderie dont sont victimes notre industrie et nos PME, l’une des raisons de ce drame en est le décret complémentaire relatif à l’organisation de l’INPI n° 91-432, signé par le premier ministre Michel Rocard, ceci permettait un pillage des brevets par les sicaires de l’Etat.
Car tout se tient dans ce dépeçage où le fil conducteur est à l’identique, l’arnaque la plus tristement célèbre est l’affaire Joseph Ferrayé, dès lors avec Dominique Strauss-Kahn qui fut ministre de l’économie, des finances et de l’industrie s’est mise en place toute une entreprise de spoliation des inventeurs sous cette haute autorité dont celle du chef de l’Etat qui a littéralement entre autres court-circuité l’invention et les droits dans l’affaire Joseph Ferrayé France/Koweit, soit une escroquerie dont le montant oscillerait autour de 360 Milliards de Dollars !
                             Affiche d’une science : « enfin le retour ! Le zizi sexuel expo »
                                        
La transformation du site se fait journellement, imperceptiblement tout en faisant disparaître les panneaux, qui, d’indicateurs de la Cité des Sciences et de l’Industrie, sont réhabilités aux couleurs et thèmes explicitent et sans équivoque d’une « Vill’up » vouée au « SOPPING & FUN », une nécrose comme une autre de ce parc de La Villette sensé être aussi un poumon qui faute d’être écologique en devient un poumon d’acier et de béton.
Or, la Cité des Sciences et de l’Industrie se serait trouvée un second souffle, elle innove dans une “industrie“ prometteuse croyez en ses promoteurs qui auraient un « plug a….. » dans le cerveau, c’est dans le sexe des anges… ah, que voilà un business certes « high-tech » hautement “ludique“ et c’était titré : « enfin le retour ! Le zizi sexuel expo  », manque plus que le scandale de “ La vilaine Lulu “ et se serait complet. Aujourd’hui cet “écran de fumée“ au pays du satanisme ne doit pas faire oublier que nos caviardisés, sont obnubilés selon la Moldavie par le Grand gai Paris se voulant résolument européiste dans lequel tout le monde deviendra gay … et çà, serait-ce de la préscience ?

Christian Sébenne
Ancien propriétaire du magazine Africa International
 
 


Mardi 22 Septembre 2015


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