Politique Nationale/Internationale

La Chine et le pétrole irakien



Mercredi 31 Décembre 2008

La Chine et le pétrole irakien
N'en déplaise aux parties occidentales, le dragon chinois est de retour : à l'appel d'offre lancé, dès aujourd'hui, 31 décembre, par le ministère irakien du Pétrole, pour élargir une dizaine de champs pétro-gaziers, à travers tout le pays, les Chinois ont, dors et déjà, répondu "présents". Grand partenaire économique de l'Irak, sous l'ère Saddam, Pékin semble, désormais, prêt à s'attaquer de front au marché énergétique irakien, une manne inexplorée depuis presque trente ans. La procédure d'appel d'offre concerne, en effet, les champs "Majnoun" et "Al Gharna Gharbi", étendus dans les régions du sud, là où le géant anglo-néerlandais "Shell" a bon espoir de marquer des points. Et, pourtant, rien n'est moins sûr! S'il est vrai que Londres, dans un geste un peu trop paternaliste, au goût des souverainistes irakiens, a organisé, en octobre dernier, une conférence consacrée au pétrole d'Irak, celle-ci n'a débouché sur rien, si ce n'est quelques promesses de contrats et ce souhait particulièrement significatif du vice-ministre irakien du Pétrole de voir "une présence plus active, mais contrôlée des compagnies pétrolières étrangères en Irak". En réalité, les Irakiens sont méfiants. Le fait que l'Occupant, "américain ou "britannique" puisse prétendre à avoir une quelconque influence sur le destin énergétique du pays suscite de profondes réserves, d'où ces hésitations, ces incertitudes, qui, en dépit des déclarations officielles, entourent, à chaque fois, la signature de nouveaux contrats pétroliers avec l'Occident. Et c'est là la carte gagnante dont jouent, avec une extraordinaire habilité, les Chinois. En août dernier, Pékin a réussi à devancer les grosses compagnies occidentales qui font le pied de grue, depuis des années, aux portes de l'Irak, dans l'espoir d'exploiter son riche sous-sol. Il a obtenu la réactivation d'un contrat estimé à plus de 3 milliards de dollars et vieux de 11 ans, en vertu duquel, la société d'État "China National Petroleum Corp" (CNPC) exploitera le champ pétrolifère d'al-Adhab. Comme quoi éviter d'avoir une attitude dominatrice, à l'égard du reste du monde, savoir adopter ses politiques et ses stratégies aux exigences indépendantistes des Etats, s'avère, parfois, bien payant !

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Mercredi 31 Décembre 2008


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