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LES ROHINGYAS ET LES FOURBES


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Zeinab Abdelaziz
Mercredi 25 Octobre 2017

LES ROHINGYAS ET LES FOURBES
LES ROHINGYAS ET LES FOURBES

Les fourbes, désignent tous ceux qui participèrent à la création de cet ignoble génocide du XXIe siècle, fussent-ils des politiciens ou des religieux, les deux groupes étant foncièrement incriminés. Pour saisir ce drame indescriptible et sa formation, il faut remonter quelques décades : Depuis que le Myanmar/Birmanie a gagné son indépendance de la Grande-Bretagne en 1948. Conséquence logique : une guerre civile éclata dans plusieurs régions du pays, fomentée par les colonisateurs et leurs liges contre les résistants. En novembre 2015, la Birmanie a tenu des élections démocratiques, gagnées par Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la Paix, après avoir été dressée comme agent des grands colonisateurs pour incarner la transition démocratique du Myanmar, fruit de décennies de soutien, de formations et d’endoctrinement américano-britanniques et européens.…
Suu Kyi et son parti sont les bénéficiaires de dizaines de millions de dollars étasuniens, britanniques et européens. D’autres références avancent le chiffre de 2500000 $. Des fronts de réseaux entiers ont été créés et présentés comme des organisations non gouvernementales (ONG), pour saper et écraser les institutions souveraines du Myanmar.
Les dirigeants de l’armée du Myanmar se sont livrés à l’achat d’armement auprès des industries israéliennes avec une avidité boulimique. Ils ont rencontré le président et le chef d’Etat-major israéliens, nonobstant les crimes de guerre qui sont commis par ces sionistes ou leur accaparement colonisateur de la Palestine avec le pieux consentement de l’Eglise et du monde raciste. Une requête a été déposée par le procureur israélien Eitay Mack, et un groupe de militants des droits humains, qui fournit des précisions sur les crimes qui ont été commis par le régime, apporte des preuves sur des liens importants qui ont été établis entre les dirigeants militaires birmans et des cadres supérieurs du gouvernement et de l’armée israéliens, porte arrière et/ou frontale étasunienne. L’armée birmane dispose d’un quart des sièges au Parlement, contrôle les ministères de la Défense, de l’Intérieur et de la Sécurité.
Le gouvernement ne contrôle ni les forces de sécurité de l’Etat ni les milices privées, qui obéissent à la Junte qui contrôlait le pays. Ces forces continuent à commettre des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des violations graves des droits humains partout dans le pays, contre les minorités ethniques. Elles continuent à perpétrer des crimes de guerre et à violer la loi internationale dans les zones de conflit, où des tueries, des arrestations, des tortures et des viols sont commis à grande échelle contre des civils, ainsi que des disparitions, des assassinats, et des villages entiers sont incendiés.
Un rapport publié par des chercheurs à Harvard dénoncent les crimes contre l’humanité que commet la Junte dans les régions de Shan et de Kachin, et le gouvernement israélien continue à fournir des armes au régime… L’ONU n’hésite plus à critiquer le gouvernement d’Aung San Suu Kyi pour sa gestion de la crise dans son ensemble et surtout en Arakan, et estime que les conditions de sécurité très instables ne peuvent en rien justifier un blocage presque total de l’aide humanitaire ces trois derniers mois. Un représentant du Haut-Commissariat aux réfugiés a parlé de « nettoyage ethnique », confirmant les allégations de « meurtres, massacres, viols et pillages ».

La minorité musulmane


Les musulmans de Birmanie, qui représentent moins de 5% de la population, connus sous le nom de la minorité Rohingya du Myanmar, vivent dans ce pays depuis des générations. Jusqu’à récemment, ils vivaient en harmonie avec leurs voisins de la majorité bouddhiste, y compris dans l’État de Rakhine. Le gouvernement dirigé par l’armée avait tenté d’avancer le processus d’octroi de la citoyenneté aux Rohingya, mais le parti de Suu Kyi et ses partisans s’étaient opposés au projet qui a été définitivement enterré une fois que Suu Kyi est arrivée au pouvoir. Dans un pays où les bouddhistes représentent près de 90 % de la population et où les Bamars (Birmans bouddhistes) sont, de loin, le groupe ethnique le plus puissant, les intrigues se trament facilement. Les allégations selon lesquelles les Rohingya sont des Bengalis illégaux et qu’ils devraient être expulsés par la force du Myanmar ont été depuis des années les points forts des partisans violents de Suu Kyi, les « bonzes safran », incités par les vrais « bonzes » catholiques du Vatican…
Lauréate en 1991 du prix Nobel de la paix pour « son engagement en faveur de la démocratie et des droits de l’homme » en Birmanie ( ! ), elle est accusée, un quart de siècle plus tard, par des prix «Nobel de la paix » et des personnalités  internationales, de complicité par le silence et d’inaction dans  la tragédie humaine, le nettoyage ethnique de cette politique immorale et les crimes contre l’humanité  dont est victime l’ethnie musulmane rohingya, dans le nord-ouest du pays. Ils ont été victimes de tortures, de détentions arbitraires et de viols. La quasi-totalité des Rohingya ont été privés de toute liberté de mouvement, d’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins médicaux, et surtout au travail.
Sous le titre de : « Nous sommes au point de rupture », Amnesty international avait publié fin décembre 2016, un rapport de 62 pages. Ce rapport ne laisse aucun doute sur les crimes commis impunément par l’armée birmane et ses supplétifs contre les Rohingyas. Attaques de villages, liquidations aveugles, arrestations arbitraires et tortures, viols, violences sexuelles systématiques, stratégie de la terre brûlée avec incendie des habitations, des cadavres, des écoles et des mosquées, sont longuement décrits et documentés. Les enfants sont 340 000 à survivre dans des camps de réfugiés au Bangladesh, dit l’UNICEF. Ils ont faim, ils ont soif, ils vivent ou plutôt survivent, sans soins médicaux, même de bases.


Le Saint-Siège et la Birmanie annoncent l'établissement de relations diplomatiques :