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LES REFUGIES IRAKIENS: VICTIMES DE L'ARROGANCE ETASUNIENNE ET DES AMBITIONS SECTAIRES


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Jeudi 10 Mai 2007



Les réfugiés irakiens :

Victimes de l’arrogance étasunienne et des ambitions sectaires.

Mouna Mahrous

06 /05/ 07


Quatre années après la guerre injuste et illégitime conte l’Irak, son occupation au motif fallacieux qu’il détenait des armes de destruction massive, la chute de son régime qui ne plaisait pas à Israël et aux USA, les conséquences de ce crime se sont manifestées en plein jour avec leur flot de misère et de drames quotidiens pour tous les irakiens.
Les agents irakiens, alliés de l’occupant, chargés par ce dernier d’administrer le pays, n’ont pas attendu longtemps pour constituer des milices extrémistes chiites pour régler leurs comptes sectaires et procéder aux enlèvements et aux massacres des sunnites innocents.
Il s’en suivit un désordre indescriptible et une insécurité généralisée qui rendirent la vie impossible en Irak, devenu ainsi le théâtre de règlements de comptes locaux, à caractère ethnique et sectaire, régionaux et internationaux. C’est ce qui a poussé des milliers de familles, à fuir massivement le pays, en quête de sécurité dans les pays voisins, en Europe et en Amérique, n’emportant avec elles que le strict minimum, souvent juste les habits qu’elles portaient. Mais toujours les larmes aux yeux et le cœur fendu à devoir quitter l’Euphrate, le Tigre et le pays de leur enfance.
Il est inutile de rappeler que cette émigration, faite sous la contrainte et souvent sous la forme d’une fuite, se passe dans des conditions de très grande précarité. Les familles sont démunies de tout et ne peuvent espérer grand-chose des pays d’accueil, ce qui pose avec acuité le problème de leur propre survie et celui de l’avenir de leurs enfants.
L’UNHCR estime que 50.000 personnes quittent l’Irak chaque mois par suite des violences de tout ordre et que 4 millions d’Irakiens vivent loin de chez eux depuis 4 ans.
La majorité de ces réfugiés irakiens se trouve en Syrie (1.200.000), en Jordanie (750.000) et en Egypte (80.000), soit près de deux millions rien que dans ces trois pays.
L’Organisation Internationale pour les Réfugiés (OIR) à Washington estime que « la crise des réfugiés irakiens constitue la crise humanitaire la plus susceptible d’aggravation dans le monde, étant donné qu’il y a 3.000 nouveaux réfugiés chaque jour, ce qui menace le tissu économique et social de la Syrie et de la Jordanie ».
L’Organisation des migrations internationales estime, pour sa part, « que près de 2 millions d’Irakiens fuiront leur pays dans un proche avenir, pour se réfugier dans les pays voisins et que l’année 2007 sera plus difficile, tant les facteurs et les conditions qui poussent les gens à fuir, demeurent intacts ».

Les statistiques officielles sur les réfugiés :

L’UNHCR estime le nombre des réfugiés et déplacés irakiens à 4 millions de personnes, dont 2 millions à l’intérieur du pays. Leur répartition selon les pays est la suivante :
Syrie : 1.200.000, Jordanie : 750.000 ; Egypte : 100.000 ; Iran : 54.000 ; Liban : 40.000, Turquie : 10.000 ; Pays du Golfe : 200.000.
Dans les pays occidentaux :
Allemagne : 52.000 ; Grande Bretagne : 23.000 ; Hollande : 21.000 ; Suède : 21.000 ; Australie : 11.000 ; Danemark : 10.700 ; Norvège : 8.500 ; USA : 6.000 ; Suisse : 5.000 ; Canada : 4.000 ; Finlande : 1.600 ; Italie : 1.300 ; France : 1.300 ; Hongrie : 1.200 ; Autriche : 1.200 ; Grèce : 820 ; Nouvelle Zélande : 820 ; Arménie : 460 ; Roumanie : 450 ; Irlande : 340.

Le retour ou l’installation :
Selon certaines estimations, les conditions d’insécurité et leurs conséquences sur la situation économique du pays influent directement sur la vie de près de 8 millions d’irakiens, rendant leur avenir incertain et les poussant à une fuite massive à l’étranger, ce qui n’est pas sans rappeler l’exode massive des Palestiniens de 1948.
Le chiffre de 8 millions de réfugiés, déplacés ou candidats à l’exode, en quatre ans est de très mauvaise augure pour l’Irak, parce que le pays risque de perdre la majorité de sa population en quelques années, si les conditions sécuritaires continuent à se détériorer.
D’autre part, il ne semble pas que les moyens mis en œuvre, pour apporter une solution à ce problème et venir au secours des réfugiés et déplacés, soient au niveau de la catastrophe et des aspirations des intéressés à rentrer chez eux. Certains plans avancés pour résoudre cette catastrophe sans précédent dans l’histoire récente de l’Irak, attestent même du peu de crédit de leurs auteurs.
Ainsi les plans d’installation, provisoire ou permanente, des réfugiés dans les pays d’accueil, avec la promesse d’aider ces derniers, n’apporteront aucune amélioration à la situation des réfugiés, pour une raison simple : ces pays souffrent eux-mêmes de crises graves et ne pourront par conséquent offrir au réfugié irakien le travail, le gîte et le minimum de services scolaires et de santé dont il a besoin. Ni le gouvernement irakien, ni les Nations Unies avec toutes leurs agences, ne pourront leur fournir les moyens de vivre décemment dans le pays d’accueil, même si leur séjour était limité. Aussi, les séminaires et autres congrès internationaux qui s’organisent un peu partout dans le monde pour discuter de la crise ne sont en fait que le résultat des pressions que subissent certains pays européens par le flot des nouveaux réfugiés. La Suède, par exemple, reçoit 60% des réfugiés irakiens qui se décident à quitter le pays de premier asile et à tenter leur chance en Europe.
Toutes les tentatives de résoudre ce problème ont jusqu’ici échoué et elles échoueront sans doute tant qu’on n’aura pas posé le vrai problème, source de tous les autres, qui est celui de la détérioration de la sécurité en Irak. Et même s’il ne semble pas qu’il y ait actuellement une volonté d’aider l’Irak à assurer la paix sur son territoire, les irakiens ne devraient perdre confiance en eux-mêmes et désespérer de pouvoir le faire par leurs propres moyens. Le gouvernement irakien devrait cesser de prétendre détenir la situation en mains et s’engager à écouter et à collaborer avec tous ceux qui ont voix au chapitre, au risque de se retrouver un jour sans peuple à gouverner si l’exode continue à ce rythme.

Les responsables de la crise se débinent:

Le plus scandaleux est que les deux principaux responsables de cette catastrophe humanitaire, les Etats-Unis et la Grande Bretagne , coupables du crime de guerre et de l’occupation de l’Irak, essaient de l’internationaliser, d’y impliquer les pays qui s’étaient opposés à la guerre et de leur faire porter le fardeau de l’aide.
Ce sont pourtant ces deux pays qui sont à l’origine de la catastrophe et sont responsables au plan du droit international, de l’insécurité et des violences interconfessionnelles qui ont poussé les millions d’irakiens à fuir leur pays. Ce sont ces deux pays qui ont le devoir de venir en aide aux millions de réfugiés irakiens.
Pourquoi donc demander à un pays comme la Syrie , qui a été le premier à avoir exprimé son hostilité à la guerre et prévenu des catastrophes qui en découleraient, de supporter le fardeau de plus d’un million de réfugiés, sans que les Etats-Unis qui continuent à piller l’Irak, ne fassent le moindre geste pour aider les réfugiés ?
Les Etats Unis et la Grande Bretagne ont détruit l’Irak, continuent à le piller et ne font rien pour le reconstruire. Pire encore, il s’est avéré que les Nations Unis aussi, ont participé à ce pillage, ne serait-ce qu’en payant aux citoyens Britanniques, jugés victimes de l’occupation du Koweït par les troupes irakiennes en 1990, des indemnités indues. Mais ce n’est pas leur unique déboire dans la gestion du portefeuille « pétrole contre nourriture ». Nous sommes donc devant une situation bien claire, consistant à la destruction systématique de l’Irak, à sa partition, à son pillage et à l’appauvrissement de son peuple !

Les Organisations internationales des droits de l’homme ont eu à cet égard une position claire, puisqu’elles ont estimé que les Etats-Unis et la Grande Bretagne assument seuls la responsabilité d’aider les réfugiés irakiens, à l’intérieur de l’Irak et à l’étranger. Toutes ces organisations sont unanimes à considérer que « ces deux pays ont engagé une guerre qui a coûté la vie à des milliers de gens, provoqué la terreur et un exode massif des populations et s’étaient montrés incapables de bien gérer la situation. L’administration étasunienne a été encore une fois incapable d’évaluer correctement la catastrophe des réfugiés et de promouvoir une politique capable de la gérer, et n’a accepté de recevoir que 220 réfugiés l’année dernière et autant cette année. Ce sont là des efforts insuffisants pour alléger les malheurs des irakiens ».
Le problème des réfugiés irakiens s’aggrave chaque jour davantage et sa solution n’est pas seulement dans leur aide dans les pays d’accueil, mais d’agir en amont pour empêcher qu’ils ne soient contraints de quitter leur pays. C’est là essentiellement la responsabilité du gouvernement irakien et des troupes d’occupation étasunienne et Britanniques.
Quels que soient les efforts des agences d’aide aux réfugiés et des organisations humanitaires pour apporter les aides d’urgence (tentes, nourriture, médicaments et autres), le maintien des conditions qui ont présidé à leur départ dans les pays voisins, aggravera la catastrophe et la perpétuera.
D’autre part, il convient de signaler qu’une minorité importante de ces réfugiés est constituée de l’élite dont le pays a tant besoin pour la reconstruction de ce que la guerre a détruit.

Pas de récompense pour les criminels :

Nous sommes actuellement en face d’une nouvelle Nekba, un désastre plus grave que celui qui a frappé les Palestiniens en 1948 avec toutes les guerres qui s’ensuivirent et leurs tragédies humaines. Ce désastre est comparable à celui qu’a connu le Liban au cours de la guerre civile qui l’a déchiré durant 15 ans ou à celui du Soudan qui a connu et connaît encore les flots de millions de réfugiés du Sud et du Darfour. Actuellement c’est le tour de l’Irak d’alimenter avec ses 4 millions de réfugiés de l’intérieur et de l’étranger, le flot ininterrompu des réfugiés arabes. Et comme à l’accoutumée, on essaie d’installer ces réfugiés dans les pays voisins, avec tous les problèmes et toutes les complications que cela génère, au lieu de résoudre le problème à sa source, en les rapatriant et les dédommageant au moins partiellement de ce qu’ils ont subi et perdu.
Nous sommes en train de récompenser ceux qui ont commis des crimes, non seulement les arabes et les musulmans, mais contre l’humanité toute entière. L’appel, lancé récemment par les Nations Unies pour secourir les réfugiés irakiens, concourt à consolider un fait établi sur le terrain, c'est-à-dire l’occupation et la répartition du pays. On est en droit d’attendre mieux de l’organisation internationale !

Les réfugiés en Jordanie :

La situation des réfugiés irakiens en Jordanie est tout à fait particulière parce qu’ils sont pratiquement invisibles. Il n’y a point de camps ou de grands rassemblements qui les distinguent du reste de la population autochtone. Il faut vraiment les chercher beaucoup pour les trouver.
La Jordanie a eu une politique très libérale, acceptant sans grandes difficultés l’entrée sur son territoire des réfugiés irakiens. Mais leur flot incessant commence à poser de sérieux problèmes à un pays de 5 millions d’habitants. Actuellement et au bout de 4 ans d’occupation de l’Irak sans que n’apparaisse une lueur d’espoir de solution à l’horizon, le poids des réfugiés en Jordanie commence à se faire sentir, ce qui provoque des frictions et de la gêne.
Les Irakiens en Jordanie, du moins la plupart d’entre eux, n’ont aucun statut légal. Peu d’entre eux disposent de permis de travail ce qui entrave la scolarisation de leurs enfants et leur accès aux services de santé. Leur situation, déjà très précaire, se détériore avec l’assèchement de leurs provisions financières et deviennent l’objet de menaces sur leur existence. Ils risquent ainsi quotidiennement l’interpellation, les pénalités et même le renvoi chez eux.
En fait, le gouvernement Jordanien a toléré la présence de 500.000 réfugiés irakiens sur son sol, jusqu’aux explosions de novembre 2005 à Amman. Cet incident avait poussé les autorités à prendre des mesures contre les irakiens ne disposant pas d’un permis de séjour allant jusqu’à l’extradition. Depuis, elles refusent l’entrée de nombreux irakiens sur son territoire.
Les irakiens parlent avec une grande anxiété des cars blancs de la police à la recherche des irakiens en séjour illégal.
Quant aux étudiants, ils rencontrent de grandes difficultés à obtenir l’équivalence de leurs années scolaires, le problème étant plus aigü à l’université que dans l’enseignement fondamental et dans les facultés techniques plus que dans les facultés théoriques.

Les réfugiés irakiens en Syrie

La Syrie est le premier pays d’accueil des irakiens. Les statistiques mentionnent que 40.000 réfugiés nouveaux y entrent chaque mois. L’UNICEF et le PNUD évaluent à 1.200.000 leur nombre en Syrie et soulignent leur grande précarité, en rapport avec leur statut juridique et leur grande pauvreté. Les rapports successifs des Nations Unies sont unanimes sur cet aspect des choses et certains d’entre eux relèvent que de nombreuses irakiennes se trouvent contraintes à gagner leur vie par des procédés illégaux.
La décision prise par le gouvernement Syrien au début de 2007, de limiter le séjour des irakiens à deux semaines, susceptibles de renouvellement, a beaucoup destabilisé les réfugiés. Rappelons que la Syrie ne reçoit aucune aide étrangère pour assister les réfugiés et que le budget de l’UNHCR pour l’année 2006, n’a pas dépassé les 700.000 $, c'est-à-dire un demi dollar par réfugié.
Cette présence massive de réfugiés a occasionné de graves préjudices à l’économie Syrienne et provoqué de nombreux problèmes sociaux. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 35% au cours des trois dernières années, celui de l’eau et de l’électricité de 21 à 27%. Le taux de la criminalité a augmenté de 20%.

Les réfugiés irakiens au Liban

Ils constituent 90% de l’ensemble des réfugiés au Liban, hors palestiniens. Selon des chiffres officieux, ils seraient entre 20.000 et 40.000 et connaissent une situation dramatique, suite notamment aux mesures prises par le gouvernement Libanais. Ainsi, il est interdit formellement à leurs enfants d’accéder aux écoles publiques et tous se trouvent dans une grande misère et sans couverture sanitaire.
Auparavant, les réfugiés irakiens pouvaient obtenir des attestations de l’UNHCR, qui reconnaissent leur statut et leur permettent d’obtenir des aides et de séjourner au Liban ou de demander l’asile dans des pays tiers. Actuellement, cela n’est plus possible au motif qu’il n’y a pas de coopération avec le gouvernement irakien pour résoudre ce problème.

L’Egypte ou le mauvais exemple :

Les réfugiés irakiens d’Egypte sont très mal traités par le gouvernement égyptien qui ne les autorise pas à séjourner dans le pays, bien que nombre d’entre eux possèdent des biens immeubles. La loi en Egypte conditionne leur séjour par l’achat d’une habitation d’un montant de 50.000$.
Les Irakiens n’en reviennent pas et se posent des questions sur la gratitude de leurs hôtes. Ils ne peuvent s’empêcher de se rappeler qu’il y avait près de 7 millions d’Egyptiens en Irak, qui y avaient vécu longtemps, travaillé librement et transféré des sommes énormes dans leur pays. Et qu’enfin celui d’entre eux qui demandait la nationalité irakienne pouvait l’obtenir en moins d’une heure avec un cadeau consistant du gouvernement irakien.
Ainsi vont les choses et les pays arabes qui doivent être les premiers à recevoir les réfugiés, ne le font qu’avec de nombreuses difficultés.
Le gouvernement égyptien exprime pour sa part ses dispositions à recevoir les Irakiens qui viennent en Egypte pour des courts séjours de tourisme, de soins ou d’études et exclut par contre ceux qui y viennent en vue d’obtenir de l’UNHCR, le statut de demandeur d’asile qui leur permet d’accéder à un autre pays. Il ajoute que l’admission des Irakiens se fait selon les dispositions légales en cours et qu’il ne leur a jamais interdit l’entrée sur son territoire.
Le département des réfugiés au ministère des affaires étrangères égyptien signale pour sa part qu’il y a plus de 4 millions de réfugiés étrangers en Egypte, dont 80 à 130.000 Irakiens et près d’un million de soudanais.
Le ministère des affaires étrangères estime pour sa part que les demandes de visa d’entrée en Egypte pour les irakiens se font auprès de ses ambassades à l’étranger et que, conformément à ses critères et usages, il ne les accorde pas par le truchement des agences de tourisme égyptiennes ou étrangères. Cette décision est venue à la suite de l’augmentation de 80 à 400 $, de la commission exigée par les agences de voyage pour chaque visa obtenu par elle pour chaque Irakien.
En fait la plupart des Irakiens n’auraient pas demandé l’asile en Egypte si les autorités n’avaient pris la décision au mois d’août 2006, de limiter le séjour des Irakiens à trois mois. Nombre d’Irakiens qui avaient fait les démarches pour renouveler leur séjour, avaient essuyé un refus et certains se sont faits signifier « une invitation à quitter le pays dans un délai d’une semaine ». Mais les autorités policières rappellent qu’il ne s’agit là que d’une mesure routinière, jamais suivie d’effet.

Une Situation ambiguë :

Les gouvernements des pays d’accueil ne veulent pas reconnaître officiellement la situation née de cette grande affluence de réfugiés irakiens pour ne pas leur reconnaître le statut légal qu’ils méritent, bien qu’ils leurs assurent certains services sociaux.
La communauté internationale n’a pas une position différente et se plaît à ne pas reconnaître, elle aussi, la grave crise des réfugiés irakiens. Elle se contente de leur réserver des montants insignifiants pour des aides d’urgence alors que les pays d’accueil ont grand besoin d’un grand programme d’assistance pour faire face à cette catastrophe.
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guters, estime pour sa part que la communauté internationale a prêté toute son attention à la situation en Irak mais a ignoré l’aspect humanitaire de la crise des réfugiés. Et le fonctionnaire international d’ajouter « en fait, il n’y a aucun intérêt réel pour les millions d’Irakiens qui ont abandonné leurs maisons et qui vivent dans des conditions très difficiles, en Irak et à l’étranger, certains d’entre eux vivant dans des conditions de grande pauvreté et d’absence quasi totale de services scolaires et de santé ».
En fait, il convient de noter que la plupart des réfugiés dans les pays voisins ainsi que les déplacés à l’intérieur de l’Irak ne peuvent valablement prétendre à une protection des Nations Unies et se placer ainsi sous le parapluie de l’UNHCR, puisque officiellement, « ils ne sont pas victimes de leur propre gouvernement mais des violences interconfessionnelles ».

Le fardeau des pays d’accueil

L’autre aspect du problème réside dans le fardeau porté par les pays d’accueil de ce flot ininterrompu de réfugiés et aussi dans les conséquences de l’exode intérieure sur la carte démographique du pays et les risques que cela ne prélude à sa partition sur des bases confessionnelles.
Les crises successives qui ont frappé l’Irak et l’impasse dans laquelle il se trouve ont provoqué de grands mouvements de population, à la recherche tantôt de la sécurité, tantôt du travail et toujours de la survie.
Cette situation pèse lourdement sur le présent et l’avenir des pays voisins parce que eux aussi connaissent de graves problèmes de développement économique et d’insuffisance de structures sociales. Il est à craindre que si la crise se poursuit, ces pays risquent d’être confrontés à de sérieuses menaces sur leur équilibre interne.
Pendant ce temps, le gouvernement irakien parle des efforts qu’il entreprend pour venir en aide à ses citoyens à l’étranger, alors que son rôle est avant tout d’agir pour empêcher que ses citoyens ne soient contraints de quitter leur pays.
Triste sort pour les Irakiens mais que de honte pour ces hommes politiques irresponsables !

Origine

Lire aussi :
Les réfugiés irakiens en Jordanie

Ces flots d’irakiens quittant leur pays

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Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï et révisé par Janine Borel: www.tunisitri.net/




Jeudi 10 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par crie d'alarme le 16/04/2008 20:41 | Alerter
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