Politique Nationale/Internationale

LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT SONT ILS CONSCIENTS DE LA DETERIORATION DU POUVOIR D’ACHAT DES ALGERIENS ?



Abderrahmane MEBTOUL
Vendredi 4 Septembre 2009

LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT  SONT ILS CONSCIENTS  DE LA DETERIORATION DU POUVOIR D’ACHAT  DES ALGERIENS ?
Selon  le Ministre des Affaires religieuses je cite « En Algérie,  il n’y a pas de pauvres » et pour le Ministre  de la solidarité nationale je cite  « En Algérie, il n’ y a pas de pauvres mais des nécessiteux ». Or, ma  femme se plaint depuis le début du mois sacré du ramadhan, que  notre  budget est insuffisant. Je lui ai dit au début d’attendre car selon les Ministres du commerce et celui   de la solidarité épaulés  par certaines associations gravitant au niveau des sphères du pouvoir,   il y aura   une maîtrise des prix au bout de 7 jours  et que ces prix je les cite « les prix  vont  baisser d’environ 30% ». Ils ont été affirmatifs  et donc il faut les croire. Etant sur le terrain car la ménagère  est la plus grand économiste du monde, doutant de ces propos  qui seraient contraire à la réalité, ma femme m’a demandé  donc  d’aller faire le marché au bout du douzième  jour du ramadhan, et j’invite Mesdames  et Messieurs les Membres du gouvernement  de me suivre.

I-  LES PRIX  AU 01 SEPTEMBRE 2009

1.-Prix  légumes (en kg)

-         Salade verte             100 dinars
-         concombre                60/80 dinars
-         courgette                  100 dinars
-         tomate                        80 dinars
-         carotte                        30/40 dinars
-         navet                        100 dinars
-         haricots verts            120 dinars
-         poivron vert               50 dinars

2   Prix des fruits   ( en kg)

       -   melon                        30/40 dinars
       -  raisin                        120/200 dinars
       -  pêche                        200/220 dinars
       -  poire                         140/200 dinars
       -  datte                         350/450 dinars

3-viande ( en kg)
 
     - agneau                         900 dinars
     -  boeuf tendre              1000 dinars
     -  foie                            1500 dinars
    -   poulet                        340/360 dinars
    - bœuf congelé               440 dinars
    - œuf                                12  dinars (l’unité)

4- poisson ( kg)

   -crevette royale  en délire  - au port en gros 1800 dinars   et  détail 2200 dinars
   - merlan  en colère        1500 dinars
   - sardine                          100 dinars.
           
Pour l’huile de table  le prix varie d’un commerçant à un autre :il était pour le litre à 110 dinar au début du ramadhan, puis dans bon nombre de cas  il est revenu à 120 dinars comme d’habitude.
 
5.- Frais de la rentrée scolaire
 
Dans la foulée  et avec la rentrée scolaire j’ai pris le soin de demander le prix d’un  tablier et  cartable moyen  , prix  pour le premier entre 1600/2000 dinars ( de meilleure qualité   2300/2500 dinars)  et le cartable entre 1800 et 2000 dinars ( et meilleure  qualité entre 2500 /3500 dinars)   sans compter d’autres frais comme les livres, les cahiers, les stylos et des habits  neufs et chaussures .

Que reste t-il pour  un professeur d‘université percevant 600/700 euros en fin de carrière  après avoir payé également les factures salées de l’électricité,  et de l’eau, du téléphone, l’essence et les réparations  de la voiture,   des intérêts s’il a contracté un prêt  pour ne pas  parler de la majorité qui a un salaire inférieur à 200/250 euros ou le SMIG  à  120 euros ? Le constat est donc amer, pour les petites bourses, en  l’absence de mécanismes de régulation et de contrôle, les prix des produits de large consommation connaissent, comme de coutume, notamment à la veille de chaque mois de Ramadhan, des fêtes religieuses ainsi qu’à l’approche des rentrées sociales, des augmentations sans précédent, les discours gouvernementaux  et  les organisations censés sensibiliser les commerçants  ayant peu d’impacts, prêchant dans le désert, les lois économiques étant insensibles aux slogans politiques.

J’ai pu voir de mes propres yeux   un homme demander  trois (03) kilos de viandes d’agneau, un kilo de foie  et une pauvre femme    demander 250 gammes de poulet. Oui Monsieur le  Ministre des Affaires religieuses, allez visiter l’Algérie profonde, loin des bureaux climatisés  et vous constaterez  que  des familles entières d’Algériennes et d’Algériens de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud ne consomment que du lait et du pain  assistant à une sous nutrition  cause de nombreuses maladies.

 
II-FACE AUX DISCOURS, LA REALITE DU POUVOIR   D’ACHAT DES ALGERIENS
 
2.1-Quelle est la répartition  du  revenu national ?
 
 Le gouvernement n’a jamais voulu faire une enquête précise pour des raisons politiques qui contredirait ses discours relative  la répartition par couches sociales du revenu national, se contente   de donner un agrégat   global d’amélioration  du revenu  de 31% entre 2000/2008 selon le Ministre du travail  ayant une signification limitée  . Se pose  la question  sur la validité   d’une ancienne enquête internationale où selon les estimations des programmes des Nations Unies pour le développement et de la Banque Mondiale, le taux des personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté en Algérie , qui gagnent moins de deux dollars par jour, serait estimé à plus de 20% de l’ensemble des habitants, les employés  touchant des salaires variant entre 12 et 35 mille dinars constituerait plus de 60% de la masse salariale, alors que les employés dont les salaires  entre 100 et 300 mille dinars constitueraient  de 10% de cette dernière  et donc que  2,8% des revenus de l’Algérie sont répartis sur 10% des classes les plus démunis de l’Algérie, alors que 20% des catégories les plus riches bénéficieraient de 42,6% de la fortune et des revenus et fait nouveau  une partie de la classe moyenne commence à disparaître graduellement et à rejoindre la classe pauvre.  Les tensions sociales sont atténuées artificiellement grâce aux recettes des hydrocarbures qui permettent des subventions pour la farine, la semoule et le lait et une somme colossale des transferts sociaux représentant plus de 10% du PIB (plus de 10 milliards de dollars 2007/2008) mais mal gérés et mal ciblés qui ne profitent pas toujours aux plus démunis.  Ces tensions sociales  de plus en plus  criardes avec l’individualisation sont également atténuées   par la crise du logement  qui renforce la solidarité familiale (même marmite, mêmes charges), l’emprise de la sphère informelle qui sert de sous pape  de sécurité ainsi que les  emplois rentes. Mais en cas de chute des cours du pétrole qu’adviendra-t-il et avec  son épuisement prévu entre 16 ans (rapport AIE), 25 ans selon le Ministre Ahmed Ouyahia c’est à dire demain ?  Ce qui fait dire  à de plus en  plus d’observateurs nationaux et internationaux, qu’il faille éviter  de brandir  ces chiffres de réserves de change annoncés pompeusement  comme s’ils provenaient  du travail et de l’intelligence face à cette misère humaine  et une population  de plus en plus désemparée.

2.2-. Les deux  témoignages  le plus frappants du Gouvernement confirmant  la détérioration sociale

-Premier témoignage, la poussée  de  l’inflation  

  Les dernières données de l'Office national des statistiques (ONS  01 septembre 2009)  montrant clairement  que la hausse de l'inflation en Algérie aurait  atteint 5,4% durant les sept premiers mois de l'année en cours ayant touché  notamment, les œufs (30,3%), les poissons frais (25,7%), la viande de mouton (22,3%) , les légumes frais (26,1%), la viande blanche (poulet) avec 15,4%, la viande de bœuf (13,3%), les sucres et produits sucrés (9,5%), les fruits frais (7,7%) et la pomme de terre (6,3%). Pour rappel, selon le gouvernement, le taux d’inflation a été de 1,6 % en 2005, 3% en 2006, à 3,5 % en 2007 et 4,5% en 2008, mais selon un document important relatif à une étude sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, du centre de recherche américain, Casey Research en date du 6 mars 2008, le taux d’inflation en Algérie serait  12 % en 2007/2008 et  supérieur pour  l’année 2009 selon cette étude, contre une moyenne de 7/8% au niveau de la région Mena. Car le besoin est historiquement daté et doit tenir compte de la structuration sociale, les ménages algériens ne mangeant pas des chiffres erronés mais étant confrontés à la dure réalité quotidienne.

-Deuxième témoignage,  le nombre de couffins  du ramadhan.  

Cela  contredit  les déclarations officielles   dans la mesure où  le nombre  de  restaurants  de la Rahma  entre 2008/2009 passent de 450 à 655 et que selon  les chiffres  du Ministre de la solidarité quelque 3 milliards de DA ont été consacrés aux familles démunies. Je cite le Ministre fin août 2009 « 1.775.000 couffins et 6.300.000 repas seront distribués » les assemblées populaires communales  participant à cette opération de solidarité à hauteur de 66% du montant global, soit 2 milliards de dinars environ.  Bien qu’une enquête menée par ce département  courant 2009  a permis de mettre en relief 70.000 bénéficiaires illégaux, cela concerne selon le même Ministère un fichier officiel composé de 150.000 familles possédant la carte de démuni,  700.000 autres familles inscrites sur les listes du filet social, ainsi que plus de 150.000 handicapés.


III- LES RAISONS DU PROCESSUS INFLATIONNSITE
 
On ne peut invoquer, pour expliquer l’inflation et par  là la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité des algériens , uniquement les effets des  augmentations au niveau de la Fonction publique en 2008 , (le montant étant estimé à environ 170 milliards de dinars annuellement, soit environ 1,8 milliard d’euros, somme dérisoire ) , la baisse du cours du pétrole ,  pour preuve, le cours du pétrole a atteint   un cours entre 110 /140 dollars les salaires ayant stagnés  et  l’inflation  relativement maîtrisée. Comme il est faux d’imputer  cette hausse des prix à l’extérieur où nous assistons à la déflation. Se pose la  question face à la déflation (baisse des prix au niveau mondial,) qui a eu des répercussions  sur la baisse  du niveau des importations algériennes  mais pas sur  les prix des consommateurs.  Pourquoi le consommateur algérien n’en bénéfice pas ? La raison essentielle de la non répercussion de cette baisse des prix  au niveau mondial est que la banque centrale d’Algérie a dévalué simultanément ( et c’est un paradoxe puisque la cotation de ces monnaies n’évolue pas dans le même sens)   le dinar par rapport à la fois au dollar et à l’euro. Comme il serait suicidaire  de vouloir doubler les salaires pour des raisons populistes ce qui entraînerait une hyperinflation non maîtrisable du fait de la mauvaise gouvernance. En fait  la raison fondamentale du processus  inflationniste en Algérie trouve son fondement dans  le mode d’accumulation biaisé, l’Algérie risquant  de revenir à la case départ si l’on a cette vision du passé ou n’existe pas de proportionnalité entre la dépense publique et les impacts économiques et sociaux   des 200 milliards de dollars dégagés entre 2004/2009  et qu’en sera t-il  des nouvelles  dépenses entre 2009/2013 ? Et surtout, si l’on continue dans cette voie hasardeuse de l’assainissement répété des entreprises publiques, plus de 40 milliards de dollars US entre 1991/2008 couplé avec l’inefficacité des dépenses publiques conséquence d’un manque de cohérence et de visibilité dans la politique économique et sociale,  avec la corruption socialisée qui engendre une démobilisation générale se répercutant sur la productivité globale. Ce processus inflationniste est amplifié par l’emprise de la sphère informelle, produit de la bureaucratie centrale et locale qui entretient des relations diffuses de corruption avec cette sphère, (expliquant que les rapports internationaux des trois dernières années 2005/2008 classent l’Algérie à un niveau de corruption élevé), qu’il s’agisse d’intégrer intelligemment, loin des mesures bureaucratiques peu efficaces, contrôlant 40 % de la masse monétaire en circulation avec une intermédiation financière informelle. Tout se traite en cash, alors que la base de l’économie moderne se fonde sur le crédit, et qu’au-delà de 100 dollars, la carte de crédit est souvent exigée. Cette sphère contrôle quatre segments-clefs : celui des fruits et légumes, de la viande, celui du poisson pour les marchandises locales et pour l’importation, le textile – chaussures.

IV- CONCLUSION –URGENCE D UNE  GOUVERNANCE  RENOVEE

Gouverner étant de prévoir les défis qui attendent l'Algérie sont immenses du fait de l'important retard accusé dans les réformes se réfugiant dans le court terme par des dépenses monétaires colossaux, sans se préoccuper de la bonne gestion, assurant une paix sociale fictive, dépenses dues non au travail et à l'intelligence mais grâce à cette ressource non renouvelable que sont les hydrocarbures. Or 2030  c'est l’Algérie de demain. L'Algérie a déjà 47 années d'indépendance politique. Car depuis 1986, l’Algérie est dans une interminable transition n’étant ni une économie étatisée, ni une véritable économie de marché concurrentielle, expliquant le peu d’efficacité tant de la régulation politique, sociale et économique. Si le processus inflationniste continue à ce rythme entre 2009/2010, cela aura des incidences sur le taux d’intérêt des banques qui devraient le relever au moins de deux à trois points par rapport aux taux d’inflation réel, si elles veulent éviter la faillite. Où, alors l’Etat devra recourir à nouveau à leur assainissement. Cela freinerait à terme le taux d’investissement utile, la plupart des opérateurs économiques préférant se réfugier soit dans les activités et spéculatives à court terme  actuellement dominantes. Ce processus inflationniste  aura pour conséquence  l’accélération du  divorce Etat citoyens  accentué  par l’effritement du système de la  communication gouvernementale  (vison paternaliste- bureaucratique du passé alors qu’avec Internet  le monde est devenu  une maison de verre  ) où nous assistons à un dialogue de sourd et comment ne pas se rappeler cette image de la télévision algérienne  où à une question sur le taux de chômage  un Ministre affirmera  que les enquêtes donnent  11%  et qu’un journaliste lui répliqua : êtes vous sur de vos données. Oui répond le Ministre. C’est à quoi le journaliste répliqua sous l’oeil amusé de la présentatrice non convaincue d’ailleurs, qu’il irait faire un tour dans les  quartiers Algérie  et qu’il dirait aux chômeurs  que dorénavant  leur appellation  n’est plus chômeur mais travailleur. Car comment avec un taux de croissance avoisinant  2/3% entre 2006/2008, et certainement identique en 2009,  peut-on, afficher  un accroissement  de l’emploi utile supérieur aux années précédentes ( plus de 5%) inférieur au taux de croissance de la population active estimée à plus de 3,4%, devant  nuancer les déclarations euphoriques loin de la réalité économique ,  de certains responsables  de taux de croissance hors hydrocarbures dans la mesure  où  80% des segments hors hydrocarbures sont eux mêmes irrigués par la rente hydrocarbures. Cela contredit les règles  élémentaires de l’abc de l’économie. Cela ne fait –il pas rappeler  vers la fin des années 1980 et après la grande pénurie que connaissait le pays après la crise de 1986,  à  l’ ENTV  où un Ministre algérien  avançait avec assurance  que le marché était saturé selon les  données en sa possession, la présentatrice lui rétorquant s’il a fait un jour le marché et que la population algérienne ne mangeait pas les  chiffres.   
 
En  résumé, n’assiste t-on pas à ce  paradoxe  des réserves de change   de plus de 144 milliards de dollars fin juillet 2009 et la détérioration du pouvoir d’achat  de la majorité avec une  concentration  excessive    au profit d’une minorité rentière.  N‘avons-nous pas un pays riche mais une population de plus en plus   pauvre montrant clairement   que la véritable clef du développement réside en la ressource humaine  et  l’urgence d’une gouvernance  rénovée. Les membres du gouvernement (nous ne parons pas des députés et sénateurs  qui ont triplé leurs salaires (plus de 25 fois le SMIG) sont –ils conscients  de la détérioration  du pouvoir d’achat de l’immense majorité des Algériens  du fait essentiellement  de la  panne de la réforme globale ?  Car  on ne décrète pas la fixation des prix, la création d’entreprises ou la création d’emplois, ce qui a aboutit à des effets pervers. Car il s’agir de ne pas confondre   le tout Etat des années 1970  (solution de facilité  des bureaucrates en panne d’imagination)  avec l’importance de l’Etat régulateur stratégique en économie de marché, mais qui suppose un degré de compétences élevés pour réguler face aux enjeux  de la mondialisation, en  ce monde en perpétuel mouvement et dont les effets de la crise d’octobre 2008 augure de profonds bouleversements géostratégiques et économiques entre 2015/2020.

  Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d’Université – Economiste (Algérie)



Vendredi 4 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par ALGR1 le 04/09/2009 13:26 | Alerter
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Le gouvernement c'est le président Bouteflika qui l'a nommé et installé. La question donc est:
LE PRESIDENT BOUTEFLIKA EST ILS CONSCIENT DE LA DETERIORATION DU POUVOIR D’ACHAT DES ALGERIENS ?

2.Posté par rachidttoi@hotmail.fr le 04/09/2009 13:45 | Alerter
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@ Abderrahmane MEBTOUL

vous travaillez pour qui?

MODERATION

Arrêtez d'attaquer les auteurs avec lesquels vous n'êtes pas d'accord. Vous avez le droit de ne pas aimer ou ne pas partager les idées, mais si vous avez une remarque à faire, faites la. montrez un peu de respect, bon sang !

3.Posté par erra le 04/09/2009 14:02 | Alerter
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L'Algérie est comme le Titanic : Grande et Magnifique. Mais l'iceberg aura raison d'elle dans moins de vingt ans. Il est urgent que le(s) capitaine(s) du bateau prenne(nt) un virage à 180° plutôt que de penser que le navire est insubmersible...Mais peut-être est-ce trop tard ?

4.Posté par verseau le 04/09/2009 14:54 | Alerter
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Bonjour,

Pour ceux qui voudraient avoir une idée de ce que represente tout ces tarifs en Algérie
il faut en gros diviser le prix en dinar par 100 pour avoir l'equivalent en euro et ensuite
multiplier par six ou sept pour donner la mesure de ce que ca pourrait representer
avec un salaire en france (150 à 200 euros en moyenne par mois) et alors la vous allez vite comprendre la folie des prix en Algérie
et de la difficulté pour une grande partie du peuple à joindre les deux bouts.

par exemple boeuf tendre = 1000 dinars (1000/100=10 euros le kilo en Algérie)
ensuite 10 multiplier par 6 ou 7 = 60 à 70 euros le kilo si on doit comparer avec un salaire
en France.
Ceux qui dirigent l'Algerie ne pensent pas au peuple. Ils preferent investir la majorité de l'argent des hydrocarbures dans les banques americaines et une bonne partie du reste
est gaspillees dans du n'importe quoi et seulement une petite partie est veritablement
reversée ou utiliser correctement . Le peuple est museler depuis son indépendance avec
des chants patriotiques, du nationalisme, les chouhadas, moudjahidines et du lavage
de cerveau en continue, un veritable conditionnement sauf qu'il s'y est accomoder mais jusque quand. Tant que le peuple ne dira rien ; le pouvoir continuera pendant encore et encore longtemps.

5.Posté par VIRGILE le 04/09/2009 15:21 | Alerter
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Quelques observations d'un candide:

- Il est déjà EXTRAORDINAIRE que l'Algérie, au travers de ses multiples tragédies, humiliations et meurtrissures, se soit relevé AUSSI VITE et quasiment SANS AIDE internationale, après ces monstrueuses plaies coloniales. A par l'Inde, peu de pays ont pu se redresser avec autant d'abnégation et de dignité. Et nous connaissons mieux aujourd'hui, les perversions du réseau judéo-sioniste qui mine l'Algérie, notamment depuis le Décret d'Adolphe Isaac Crémieux...

- L'Algérie sera toujours une terre de convoitise car elle regorge de richesses et pas seulement gazières et pétrolifères. L'ex-nomination de Rachida Dati un temps faisait partie de cette "stratégie" de "recollaboration" pour tenter à nouveau de repomper l'Algérie "par derrière".
Malheureusement, des hauts emmanchés prétendent encore aujourd'hui aux "bienfaits de la colonisation". Cette nouvelle insulte à l'intelligence et mépris des montagnes de cadavres laissés pour compte, attestent de la puanteur des âmes coloniales et prédatrices. Aujourd'hui, il est bon de mettre les prédateurs ou autres "commerciaux" en concurrence, que ce soit les US, la Chine, les Russes, l'Amérique Latine, etc. L'Algérie est un axe majeur, tant historique, économique que culturel. Mais c'est aux Algériens, de ceux qui ont souffert pour reconstruire ce valeureux pays, de décider de leur sort et gouvernance.
Ce n'est ni aux bâtards de l'ONU qui l'on laissé tombé au début et encore moins à ces talmudo-sionistes qui sniffent le business alors qu'ils sont crottés à mort partout où ils passent.

- Le risque majeur de l'Algérie n'est pas l'Economie. Personne ne meurt de faim en ce pays. Le danger vient de ces "puissances étrangères" qui s'infiltrent depuis l'indépendance, via des "cellules" talmudiques couvertes par des réseaux Saxons pseudo-religieux (Pentecôtistes, Baptistes, divers "évangélismes"), sans compter cette ancienne Franc-Maçonnerie, toujours très active en Djaizaïr.

Alors qu'il s'agit non d'évangéliser selon "leur volonté" (Amour du prochain, etc., alors que ce sont des tueurs et prédateurs !) mais bien de fomenter un "choc des civilisations" fratricide entre "sionistes chrétiens" et "musulmans". Pour l'heure, "ils" n'utilisent que le bras de levier Kabyle mais à terme, comme pour la France et autres pays Saxons, si rien n'est fait pour les éradiquer, l'Algérie sera étouffée et renversée par ces mêmes puissances occultes, déjà planifiées en vue du NWO. Et s'il n'y arrive pas, ils trouveront des prétextes via false flag, comme l'Irak, le Honduras et une multitudes de "Révolutions colorées".

Mais je vous l'assure, en terme de poids et de puissance économique, l'Algérie n'a pas les problèmes et l'endettement de ces pays des "Lumière". Elle a de quoi tenir des générations sans rien demander à personne. Le problème est bien dans les choix politico-religieux avec une oligarchie corrompue par des doctrines étrangères, qui en réalité; ne cherche que son propre enrichissement au détriment des Algériens.

6.Posté par Algérien debout le 04/09/2009 15:55 | Alerter
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Maintenant l'Algérie est shabatisée sous prétexte de se mettre au diapason de l'économie capitaliste ,l'Algérie a changé son jour de repos pour opter finalement pour shabbat(samedi).Alors 100 milliards de dollars ont dépenser chez les yankees dans des fonds souverains lesquels je crains vont s'évaporer comme l'argent des moyens orientaux.Sans compter des milliards en dollars dans des comptes suisses appartenant aux généraux!

Allez y demander à l'entité sioniste de changer son jour de repos ,vous allez la réponse !

7.Posté par Larguet le 04/09/2009 17:25 | Alerter
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J'ai l'impression que le président n'est pas au courant de la réalité, certains de son entourage lui cache certainement la vérité. Mr Bouteflika je vous invite à sortir , allez sur les marchés pour voir ce qu'endure le peuple. Mr Bouteflika si vous ne vous inquiétez pas du devenir ds algériens et de leur bien être qui le fera. Certainement pas ces voleurs qui rodent. Qui prouve si cess pénuries et hausses des prix ne sont pas faits volontairement pour provoquer le mécontentement populaire et voir le soulèvement des masses. Malgré toutes ce qui se produit et la disponibilité, tous les ans c'est la même chose, tous les ans au mois sacré du ramadhan nous assistons à la même rengaine. C'est honteux, que personne ne daigne donner un coup de balai pour assainir cette situation.

8.Posté par messager le 04/09/2009 21:08 | Alerter
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L,algerie et un pays riche , pour un peuple pauvre ? Pourquoi


Corruption eternelle

9.Posté par f le 05/09/2009 12:52 | Alerter
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Quelle question stupide! Mais qu'est-ce que peut bien en avoir à foutre le gouvernement algérien de la perte du pouvoir d'achat de ses citoyens? Cela fait des décennies qu'une bande de criminels sans foi ni loi a pris en otage l'Algérie et les Algériens et spolient les richesses nationales à leur unique profit.
L'Algérie aurait pu devenir un pays prospère où sa population jouirait d'un niveau de vie parmi les plus élevé au monde, mais malheureusement après s'être débarrassé des Français les Algériens se sont asservis à une bande de voleurs dénués de tout sens de justice et d'équité. A vrai dire la racaille au pouvoir en Algérie est pire que l'autorité coloniale française passée. Ces crapules assassinent, exploitent, spolient leurs propres frères!

Le gouvernement algérien n'a qu'un seul et unique souci: l'argent, le pouvoir et le vice. Ils ne défendent que leurs propres intérêts immédiats et ceux de leur familles et amis proches, les autres n'ont de valeur pour eux que dans la mesures qu'ils sont exploitables, sinon ils peuvent bien tous crever ils en ont rien à branler.

10.Posté par jacques le 05/09/2009 13:47 | Alerter
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@Virgile
Je me demande en quoi le décret Cremieux qui accorda la citoyenneté française aux Juifs algériens avec comme conséquence une rupture entre Juifs et Musulmans alors que depuis toujours leur relation avait été amicale voire fraternelle peut avoir une quelconque influence sur l'état économique de l'Algérie . Les Juifs ont tous été chassés de ce pays et ont trouvé refuge en France .

11.Posté par Larguet le 05/09/2009 14:16 | Alerter
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@Jacques

Vous faites erreur. Les juifs sont partis d'eux mêmes.

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