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LES MARCHÉS FINANCIERS EN RECUL




Au cours de la troisième semaine de janvier, les marchés financiers ont connu des liquidations massives. L’épicentre des secousses se trouvait au Japon, où l’on a assisté au gonflement d’une bulle boursière intenable au cours de 2005. En deux jours consécutifs, les 17 et 18 janvier, le Nikkei a chuté de plus de 900 points et, en dépit des efforts de stabilisation déployés par les autorités nippones les 18 et 19, l’indice a encore abandonné 336 points le 23 janvier. Sur l’ensemble du mois de janvier, la capitalisation à la Bourse de Tokyo a perdu près de 400 milliards de dollars, soit plus que la valeur totale de l’ensemble des actions chinoises.


Mercredi 25 Janvier 2006




Le 18 janvier, pour la première fois en 56 ans - à part un récent « problème informatique » - la Bourse de Tokyo a dû fermer vingt minutes plus tôt que prévu. Officiellement, les contrats de ventes d’actions étaient devenus si nombreux que les programmes informatiques n’arrivaient plus à les traiter. Le lendemain, le Nikkei a enregistré à un moment donné une chute de 700 points, dépassant même la baisse enregistrée le premier jour de cotation suivant le 11 septembre 2001.

Le responsable de la catastrophe, dit-on, serait un certain Takafumo Horié et sa société Internet dénommée Livedoor, qui a fait l’objet d’une perquisition pour manipulations financières et dont l’un des directeurs s’est suicidé. Horié a peut-être déclenché le krach de Tokyo, mais il n’en est certainement pas la cause. En témoigne le caractère global du krach : la chute boursière en Corée du Sud a été encore plus forte, tandis que les Bourses asiatiques et européennes ont connu leur plus mauvaise semaine en plus d’un an, tandis que le 20 janvier, Wall Street a subi sa plus forte baisse depuis mai 2003.

Entre-temps, la situation sur les marchés des matières premières est pour le moins tumultueuse - attisée par la spéculation des hedge funds et les craintes provoquées par les tensions autour de la crise iranienne et le sort du système financier international. Le prix du pétrole grimpe de jour en jour, tendant vers son précédent record de 70 dollars le baril, atteint en août 2005. Dans la même semaine de cotation, le prix de l’or atteignait son niveau record depuis 24 ans, à 564 dollars l’once, avant de chuter de 25 dollars en quelques heures, pour remonter à 568,50 dollars sur le New York Mercantile Exchange le 20 janvier, avant de reperdre 14 dollars à la clôture le même jour.



Solidarité et progrès


Mardi 24 Janvier 2006

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