Politique française

LES DEMI-SOLDE DE LA REPUBLIQUE!



Michel Peyret
Jeudi 25 Mars 2010

LES DEMI-SOLDE DE LA REPUBLIQUE!

Vouloir imposer à tout prix l'image d'une « vague rose » qui serait la caractéristique des dernières élections régionales relève davantage de l'usage de narcotique que de rigueur consciente.



Plus de la moitié du corps électoral, c'est-à-dire la majorité des inscrits, se refuse à apporter ses suffrages à une quelconque force politique de notre pays et l'on transformerait ce fait majeur en rêveries opiacées aux teintes attrayantes pour l'une d'entre elles!



Les prestidigitateurs ont également le pouvoir de produire des illusions de magie par manipulations et truquages de diverses nature. Et il en est de bons!



Mais là, il s'agit davantage de vessies et de lanternes, et le bon sens populaire ne s'y laisse pas prendre!



PRIVER A NOUVEAU LE PEUPLE DE SA VICTOIRE



D'autant que ce peuple que l'on voudrait ouvert à toutes les fantasmagories sait bien ce qu'il a fait une fois encore! Une fois de plus.



Et, une fois de plus, on voudrait le priver de sa victoire!



Certes, chaque élection a ses caractéristiques et les motivations politiques varient avec chacune d'entre-elles, ce n'est pas là un fait nouveau.



Déjà, en 2004, un sondage « L'Humanité-CSA Opinion, posait la question suivante: « A qui faites-vous le plus confiance pour « mieux vivre ensemble » en France? »



L'ensemble des Français répondaient ainsi, sachant que les interviewés ont pu donner deux réponses:

-A votre maire: 39

-Aux citoyens: 24

-Aux associations:20

-Au gouvernement: 16

-A votre conseiller général: 12

-A vos conseillers régionaux: 12

-A votre député:10

-A l'Union européennes: 9

-A l'ONU:3

-Aucune ( réponse non suggérée ): 5

-Ne se prononcent pas: 2



Mais cette fois-ci, il n'y a pas besoin de photo pour percevoir la caractéristique principale de cette élection régionale.



LA CARACTERISTIQUE, L'ABSTENTION RECORD



Ainsi le quotidien « Sud-Ouest », le lundi 15 mars, annonçait en première page: « Abstention record ( 53% ) en France. »



Toutefois, l'abstention descend à 48,87% au second tour, soit une baisse de 5 points par rapport au premier tour.



Aux élections régionales de 2004, où la « majorité » avait déjà été victime d'un vote-sanction, l'abstention était de 38,3% contre 42% en 1998.



Ainsi, ce qui apparaît comme étant le plus conséquent à l'occasion de ces élections, et notamment si l'on considère le premier tour, c'est d'une part le niveau très élevé de l'abstention, et d'autre part la progression de cette abstention de 2004 à 2010, d'environ +15%, et qui devient ainsi majoritaire parmi les inscrits.



Aussi je pense que, si vague il y a, il ne peut s'agir que de celle-là. Il n'est besoin d'aucun artifice, de quelque nature que ce soit, pour la mettre en évidence.



EN RECHERCHER LA SIGNIFICATION PROFONDE



Dès lors, toutefois, ce qu'il convient de rechercher, c'est le sens profond de cette abstention majoritaire, sinon majeure.



Et cette recherche pourrait être facilitée si l'on se remémore une certain nombre de faits qui vont dans le même sens, différents votes ces dernières années, plusieurs enquêtes d'opinion notamment que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer en différents articles.



De même, si l'on observe et constate que le phénomène abstentionniste s'accroît d'élections en élections dans le temps long, et qu'en conséquence il n'a rien de passager ou d'accidentel, et doit dès lors être appréhendé comme tel, c'est-à-dire comme une réalité durable dont le poids augmente, de même que les causes qui le produisent.



DE L'OFFRE POLITIQUE AUX DEMI-SOLDE



La première idée qui se présente en l'occurrence c'est que ce que d'aucuns n'ont pas hésité à appeler « l'offre politique », comme si on était là à un quelconque marché, ce qui est en conséquence très valorisant, ne répond pas à la « demande », pour en rester au niveau de la « marchandisation », comme il apparaît que ce serait de droit en régime capitaliste!



De fait, il est devenu commun de considérer que « la politique » et « les politiques » se sont quelque peu dé-crédibilisés, « démonétisés', si on souhaite en rester à une certaine logique.



En un autre temps, on eut pu les considérer dignes de la demi-solde!



Après l'Empire napoléonien et ses guerres qui avaient entraîné un développement considérable de l'armée ( La Grande Armée ), la restauration monarchique ne tergiverse pas: l'ordonnance du 12 mai 1814 supprime une centaine de régiments, en traînant ainsi une importante réduction du nombre d'officiers. Une grande partie d'entre-eux sont mis en « demi-solde », en fait en solde considérablement réduite, souvent bien plus de la moitié;



Dans son ouvrage « Les Demi-solde » Jean Vidalenc, après plusieurs études statistiques, conclut surtout à leur rapide reclassement social et professionnel.



Mais, aujourd'hui, tout le monde sait comment ces situations ont pu être dépassées dans le domaine qui nous intéresse.



LE REFLET DE TOUT UN SYSTEME



Et on aurait certainement tort d'en rester à cette appréciation qualitative qui, dans l'ensemble, ne peut être reportée à chaque individu singulier, mais est plutôt le reflet du fonctionnement de toute une société, de tout un système qui détermine en dernier ressort tout le constitutionnel, l'institutionnel, le juridique, le politique et la politique...



Un système et une société en crise ne peuvent laisser intacte toute cette représentation!



Récemment, j'ai attiré l'attention sur une brochure du PCF dont le texte, élaboré sous la responsabilité de Patrice Cohen-Seat par le collectif de travail « Pour une République Démocratique Moderne », a été présenté au Conseil National du PCF du 16 juin 2001, et celui-ci a décidé de le publier et de le soumettre au débat de tous les communistes comme de toutes celles et de tous ceux qui veulent contribuer à l'élaboration d'un nouveau projet communiste.



A toute fin utile, je rappelle qu'un certain nombre de communistes dont je suis, toujours membres ou non du PCF, ont initié en 2007, après les élections présidentielles, un Appel pour des Assises du communisme visant à élaborer un communisme pour le 21eme siècle et l'organisation politique qui y correspond par la réunification de toute la famille communiste aujourd'hui dispersée.



L'INSATISFACTION CROISSANTE DU PEUPLE



Il m'apparait en effet que ce qui était à l'ordre du jour en 2001 le demeure, et même certainement davantage encore après ces dernières élections.



La crise du capitalisme qui s'est développée depuis, l'insatisfaction croissante du peuple français, laquelle ne se mesure pas seulement à l'aune des abstentions électorales, mais aussi à celle des luttes économiques et sociales, en a rendu l'opportunité plus pressante, plus exigeante.

C'est d'ailleurs ce que soulignait l'introduction au texte de la brochure qui soulignait que, dans les années quatre-vingt dix, les communistes se sont engagés dans une voie radicalement inédite, après avoir longtemps considéré que le « changement » devait résulter d'une action transformatrice de l'Etat.



La nouveauté radicale consistait a contrario à « fonder la transformation sociale sur la politisation et la mobilisation du mouvement populaire lui-même, sur le développement concret des droits et des pouvoirs des citoyens dans tous les domaines de la vie sociale. »



LE DEVELOPPEMENT PERMANENT DE LA DEMOCRATIE



Le développement permanent de la démocratie devenait le moteur de la transformation révolutionnaire de la société.



« Il s'agit, poursuivait le texte de l'introduction, d'une orientation stratégique fondamentale, rompant avec une conception historique du communisme, mais aussi avec les formes traditionnellement délégataires de la démocratie.



« Beaucoup de réflexions, beaucoup d'expériences ont fait suite à ce choix « d'un nouvel âge de la démocratie ». Après le 30eme congrès, les communistes ont décidé, sur ces bases, de travailler un projet d'une « République démocratique moderne », axe essentiel d'un nouveau projet communiste.



« Il s'agit d'une tâche considérable qui doit être poursuivie en permanence en fonction des expériences sociales et des élaborations politiques qu'elles rendront possibles. »



CHANGER LE SYSTEME DE POUVOIRS



En octobre 2005 ( L'Humanité du 6 octobre 2005 ), Patrice Cohen-Seat intitulait son article: « Changer le système de pouvoirs pour changer de politique. »



« Depuis plus de vingt-cinq ans, y disait-il, les Françaises et les Français « sortent les sortants » à chaque élection nationale. Ils manifestent leur mécontentement et leur demande d'une autre politique.



« La question est de savoir pourquoi, alors qu'il y a cette demande politique, il semble impossible d'y répondre...



« La réalité est qu'il y a aujourd'hui un divorce entre le peuple, qui veut une autre politique, et les classes sociales à qui le système institutionnel donne l'essentiel des pouvoirs.



« Et qu'il ne peut donc pas y avoir de véritable changement de politique sans un changement corrélatif de pouvoirs, pour donner au peuple les moyens de se faire entendre et d'imposer des choix conformes à ses intérêts et à ses attentes. »



L'ORIGINE DU BLOCAGE



« L'origine de ce blocage, poursuivait Cohen-Seat, tient à mon avis à deux caractéristiques essentielles de notre système de pouvoirs.



« La première touche à la sphère des pouvoirs « privés ».



« Depuis l'affirmation par les constituants de 1789 du caractère « inviolable et sacré » du droit de propriété, le capital s'est arrogé celui de décider souverainement de tout dans l'entreprise.



« Comme si cette institution sociale qui rassemble du capital, du travail, des filières de production, de l'investissement public sous de très nombreuses formes ( formation, infrastructures, etc...) ne devait relever que de ses choix et donc de ses intérêts à lui...



« Le second aspect du problème est que notre système politique permet au peuple de dire « stop ou encore » tous les cinq ans, mais que son pouvoir se limite en gros à ça.



« Non seulement, il ne peut entre-temps que subir, comme le montre la situation actuelle où une politique désavouée continue imperturbablement à se mettre en oeuvre.



« Mais même au moment des élections, le peuple ne peut que choisir entre des « offres politiques » qui sont concoctées en dehors de lui. »



AU CAPITAL LA PART DU LION



Cohen-Seat considère qu'au fond la situation politique actuelle du blocage et la « crise du politique » dont on nous parle si souvent viennent de là:



« Le système de pouvoirs dans notre société donne la part du lion au capital et à des couches sociales supérieures ( y compris dans les médias, le cas du référendum l'a montré spectaculairement ) qui lui sont objectivement liées.



« Et le peuple, dans ses conditions, ne peut tout simplement se faire entendre...



« Et il n'y a donc qu'une solution pour sortir de cette crise et rendre possible un véritable changement de politique: donner beaucoup plus de pouvoirs réels aux citoyennes et aux citoyens, aux salariés, aux élus et aux collectivités publiques



ROMPRE AVEC LES INSTITUTIONS ACTUELLES



« Cela exige, continue Cohen-Seat, évidemment de rompre avec des institutions qui poussent à outrance la concentration de tous les pouvoirs dans l'exécutif.



« Cela passe par une véritable démocratisation des institutions européennes qui ont aujourd'hui des pouvoirs considérables.



« Cela implique d'ouvrir le dossier de la démocratie à l'entreprise, qui doit enfin cesser d'être considérée comme la seule « propriété » du capital qui pourrait y décider de tout.



« Mais il faut aussi aller vers de profondes transformations de nos institutions.



« Comme il y a cent cinquante ans, elles continuent d'organiser une démocratie délégataire qui limite considérablement le pouvoir du peuple.



« Les citoyennes et les citoyens français formés et informés d'aujourd'hui ont parfaitement les capacités d'exercer en permanence d'importants pouvoirs politiques.



« Et ils, elles, aspirent à le faire. »



AUJOURD'HUI COMME HIER, L'EXIGEANCE DU DEBAT



Je reproduis ces extraits de l'article de Patrice Cohen-Seat en toute connaissance de ses prises de position politiques ultérieures à celles-là.



Je considère aussi que nombre des propositions formulées expriment des limites qui peuvent compromettre les changements politiques nécessaires.



Je suis en désaccord avec d'autres, Europe par exemple où la prise de position du peuple français de 2005, que ce peuple n'a jamais remise en cause, doit être respectée, sauf à cautionner le coup d'Etat de Nicolas Sarkozy.



Mais, avec la brochure « Pour une démocratisation permanente de la République, éléments pour un projet communiste du 21eme siècle », il s'agit de l'ouverture d'un débat.



Et il m'apparait qu'après ces élections régionales, de même qu'après d'autres consultations de ces dernières années, l'exigence d'un débat à ce niveau d'objectif est devenue pressante, urgente même...



Non vraiment la République n'a pas besoin de demi-solde pour être gouvernée, le peuple porteur de la souveraineté qui est la sienne devrait y suffire!



( Le texte de la brochure peut être retrouvé en mettant son titre dans le moteur de recherche )





Jeudi 25 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par yogifou le 31/03/2010 13:23 | Alerter
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Bof
Pas besoin de nous dire que le problème existe on le sait
pas besoin de dire que se réjouir de la victoire de la gauche est prématuré car il y a plus de 50% d'abstention...
Quand à l'analyse général, ça ne m'a pas convaincu...
que ce soit de gauche ou de droite, les sarkozien ou non etc... y en a marre du baratin politico social pendant que la réalité se dégrade et que les droits sociaux les plus élémentaires sont détruits (retraite, sécu, libertés etc.) par tous les pouvoirs en place indifféremment et ce depuis des décennies.
(exemple, mes charges sociales au début de mon activité de travailleur indépendant en 1974 était de 9 à 12% environ, en 1996 quand j'ai cessé mes activités professionnels, elles étaient de plus 27 à 35 % si ce n'est plus .(avec les impôt cela faisait plus de 50%.. je suis d'accord pour payer des charges et des impôt... mais que ce soit raisonnable...)
alors bof … et je suis sûr que ça n'a fait qu'empirer.
Mais il y a mille autre petites choses quotidiennes qui vont mal aussi en France et dans le monde. Sans parler des guerres et des calamités naturelles...
Et ce n'est pas le PCF que j'ai heureusement quitté depuis les années 60 qui pourrait améliorer les choses, je n'uy crois pas. En fait tous les partis politiques sont pratiquement cul et chemises avec les pouvoirs financiers, etc. à certains niveaux... alors raz le bol...
Mais bon,
il faut aussi bien voir que tout ça n'est que le reflet de ce que nous sommes tout simplement. Si ça va mal dans le monde et en France c'est parce que nous allons mal en nous-mêmes et parce que nous fonctionnons nous-même de travers. Ce n'est pas la faute des autres si nous allons mal mais parce que nous ne savons pas faire face correctement à la réalité.
Charité bien ordonné commence par soi-même.
Le monde, la société n'est que le reflet et le fruit de ce que nous sommes, de nos émotions, de nos conceptions, de nos peurs, et nos désirs... c'est là qu'il faut en premier agir, puis en se fondant sur cette connaissance et "vraie réforme" (qui commence par être d'abord intérieure et spirituelle), réforme de soi, pour vivre selon ce que l'on souhaite trouver dans le monde : paix; sécurité, respect, dignité, valeur humaine, d'honnêteté, de bienveillance, et compassion, discernement, sagesse, et respect de soi et de la nature... etc etc
Si on se fonde sur les vraie valeurs humaines présentes en chacun de nous, dans notre cœur et notre esprit en éradiquant ce qui les étouffe alors ça ira sûrement mieux et là, peut importe alors le genre de politique et parti que l'on choisira et défendra ou développera... Car si on éprouve et développe de la vraie compassion indifféremment pour tous, on ne va pas faire en sorte de produire ce qui amènera de l'injustice et de la souffrance dans nos actes et nos choix; et dans les idées que l'on choisira de développer politiquement etc. au contraire...
Pour ce qui est Sarkozy, il y a longtemps qu'à un certain niveau il est cuit... et ce n'est qu'un pantin manipuler par les lobbies et autres pouvoirs autour de lui et de nous... comme il ne se connaît pas lui-même (ça crève les yeux agité comme il est... entre autre)alors évidemment ça va de plus en plus mal sous sous houlette... Et je crois qu'il est évident pour tout le monde que c'est une grande gueule, frimeur et menteur, et qu'il est un serviteur de lobbies et banques et autres pouvoirs divers qui nous pourrissent la vie...
Mais cela ne me donne pas plus confiance dans les communistes qui ont fait la preuve en leur temps de leur iniquité et malhonnêteté, même comme je le dis ci-dessus, c'est une question de valeur individuelle autant que collective, et que donc il y a des gens super chez les communistes aussi bien que chez les autres ... mais bon, les communistes d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier, et s'ils sont capables de vraiment devenir sincères et honnêtes, alors on verra... et si en plus ils sont capables de développer, autrement que dans les discours, des qualités illimités de compassion et amour, de sagesse et discernement, de courage (ça ils en ont toujours eus je crois) mais là je veux dire de courage spirituel (qui consiste à savoir se remettre en cause et s'ouvrir à sa propre réalité intérieure et dans ses propres actes...) ce serait encore mieux... etc. alors on verra.
Mais ce que je dis là est valable pour tous, pour tous les politiciens autant que pour moi, Car si je ne fais plus de politique militante, je continue d'en faire dans le sens courant, par le fait de vivre et de donner mon avis.
Je dis que nous nous plaignons du monde et de la politique inique et mensongère développée actuellement par les partis politiques mais en fait, nous ne devons pas oublier que cela dépend aussi de nous, de ce que nous sommes.
Si je suis malhonnête et menteur, voleur etc, à quelque degré que ce soit, même à petite échelle... alors que je ne m'étonne plus de vivre dans une société malhonnête, vouée au mensonge, au vol, à la violence etc.
On n'éradique pas la violence par la violence, mais par la force et le courage, la lucidité, le tout imprégné par la vraie compassion et l'amour véritable...
C'est là qu'il faut commencer.
En éradiquant nos fausses émotions perturbatrices (colère, haine, désir excessifs, avidité, bêtise et paresse, jalousie, attachements divers et aux idées fausses telles que le matérialisme et le "spiritualisme" extrémistes ou fanatiques et oui il y a des fanatiques scientifiques ou matérialistes, politiques, économistes etc. aussi dangereux que les fanatiques religieux etc. etc... etc.), si en même temps nous apprenons à nous aimer nous-mêmes, nous pourrons être plus serein et stable en esprit et cœur, en courage et lucidité pour faire face et résoudre les difficultés que toute vie humaine, collective autant qu'individuelle apporte.
C'est ainsi qu'est la vie... de toute façon il y aura toujours des problèmes à résoudre, et des calamités diverses, voire des gens qui ne joueront pas « le jeu » en quelque sorte... alors...
Ici, la question en final n'est pas seulement de savoir qui à gagner ou non aux élections et quel programme on va ou non appliquer en final, et qui va le faire etc. mais comment on va réellement pouvoir aborder ces questions avec suffisamment de sagesse, et de qualité spirituelle (c'est-à-dire de l'esprit et du cœur) pour les résoudre au fur et à mesure où elles se présenteront.
En ce sens les lois de la société sont et peuvent parfois aider, et être utiles, les partis politiques aussi en un certain sens.
Mais là il faut voir sur quoi ils reposent : leurs concepts et qui et comment ils sont développés et appliqués...
Et ça c'est un truc individuel. La loi peut-être bonne, mais si l'individu qui est censé la faire respecter est aveuglé par ses émotions, ses idées fausses etc... bonjours les dégâts, et c'est ce qui se passe actuellement... des gens immatures (comme Sarkozy) ont de grands pouvoirs, mais réagissent de ce fait comme des gosses mal élevés ! Et comme nous on tend à faire pareils... pas étonnant que tout aille de travers non ?
Si nous développions et mettions en pratique :
les qualités de compassion vraie, et de respect des droits de l'homme et des devoirs naturels qu'impliquent automatiquement le fait de vivre ensembles avec dignité... ça irait sans doute beaucoup mieux partout, et cela de façon simple, non seulement avec son voisin, ses proches, mais en votant ou non, à son travail etc.
Le vrai problème est là :
la qualité d'esprit et de cœur de chacun de nous, en un mot d'éveil de la conscience de chacun là où il est... Car c'est en raison de cette qualité de conscience et de cœur que nous agissons et faisons nos choix à chaque instant, d'instant en instant. Parce qu'il n'y a rien d'autre, le futur dépend de ces instants, et cela parfois à très longue échéance.
Bon ceci dit, merci pour cet article, qui m'a intéressé et interpellé. oui il y a à faire...
bon courage et amicalement.

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