Histoire et repères

LE SENTIMENT ANTIMUSULMAN S’AMPLIFIE : L’ignorance se mondialise


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Les xénophobes prétendent que l’Europe va s’islamiser

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Mustapha CHÉRIF
Vendredi 19 Novembre 2010

LE SENTIMENT ANTIMUSULMAN S’AMPLIFIE : L’ignorance se mondialise
Le déferlement du discours islamophobe prend des proportions alarmantes.

Le sentiment antimusulman en Occident s’aggrave. La responsabilité est
partagée, car nombre de musulmans à travers le monde se comporte mal.
Cependant, rien ne peut justifier la haine d’autrui. La culture,
l’interculturel, l’interconnaissance, sont les ponts incontournables pour le
rapprochement entre les peuples et le vivre ensemble. Pourtant, des remises en
cause de l’enseignement, déjà faible, de la civilisation islamique et de la
langue arabe, se profilent en Europe, comme en France. Alors que la diversité
de la société est un atout à valoriser et en tant qu’Arabo-Berbères et
Africains, musulmans, nous revendiquons en rive Sud notre européanité,
francité, méditérranéité, les bienfaits du plurilinguisme et restons
attachés au «butin de guerre» de la langue française, faisant fi de ses
engagements, le ministère français de l’Edu-cation semble annoncer la
fermeture du Capes d’arabe et la fin de l’enseignement pour les lycéens de
la civilisation musulmane en Histoire-géo, au profit de celui de l’Occident
chrétien médiéval. Déjà, depuis dix ans, aucun nouveau poste de professeur
d’arabe n’a été créé en France, malgré une demande forte et pressante.
Les décideurs se sont contentés de mettre en place des groupements d’heures.
L’enseignement de la langue arabe délivré au sein de l’Education nationale
risque à terme de se réduire considérablement. 15% des élèves étudiant
l’arabe en France, l’apprennent aujourd’hui dans le cadre de l’Education
nationale et les 85% restants, dans des structures privées. Depuis la session
2005, le concours au Capes d’arabe est suspendu un an sur deux, en alternance
avec l’agrégation. Aujourd’hui il est dramatiquement question de le
supprimer. Cela est révélateur du refus qu’a la société européenne de
reconnaître cette langue et la culture qu’elle véhicule, qui ont contribué
à la renaissance et à la civilisation commune.
L’agrégation d’arabe a été créée en 1905 et aujourd’hui seulement,
environ 200 professeurs enseignent dans environ 250 collèges et lycées, ce qui
ne couvre que 10% des besoins. Nombreux sont les départements où les élèves
ne peuvent pas, faute de professeur, suivre des cours d’arabe. Parfois il leur
est proposé un enseignement à distance, par correspondance.
Alors que l’enseignement de l’arabe ne devrait pas être réservé aux
seuls élèves originaires de pays arabophones, avec cette reforme c’est un
grave recul. Est-ce qu’on réserve l’apprentissage de l’espagnol aux
élèves d’origine hispanique? Alors que nous sommes coopératifs en matière
de francophonie, d’une manière générale, il n’y a pas eu de volonté
politique de développer l’apprentissage de l’arabe dans l’enseignement
secondaire français.

Une langue vivante
Intégrer la langue arabe dans le secondaire, afin que tout élève désireux
de l’apprendre puisse le faire serait pourtant une des meilleures façons
d’oeuvrer au partage et à la culture de la paix, et de reconnaître sa valeur
scientifique. Certes, pour les élèves non arabophones, elle peut être une
langue difficile, car différente des langues latines, mais langue logique elle
enrichit et permet l’ouverture d’esprit. Elle est pratiquée par des
centaines de millions d’individus, car c’est une langue vivante, dont la
connaissance est indispensable pour qui souhaite s’ouvrir au voisin, au monde
et mieux les comprendre. Dans ses patrimoines classiques et modernes, c’est
une langue de culture et de communication.
Dans tous les domaines: logique, philosophique, scientifique, littéraire,
mystique, la langue arabe a été le support de pensées universelles. Il
s’agit de lire, de connaître et de questionner un partenaire vital et fécond
de la rive Nord. L’Occident a été judéo-islamo-chrétien et gréco-arabe,
on ne peut pas oublier notre histoire commune.
En outre, de par l’histoire contemporaine, la colonisation, disait Jacques
Berque, a changé et le colonisé et le colonisateur, on ne peut pas abandonner
les regards croisés. Bien plus, l’avenir sera commun ou ne sera pas, il faut
sortir des monologues et de l’uniformisation. C’est d’abord le travail sur
la langue qui rend possible le sens de l’hospitalité, le voyage et la
coexistence.
Faire une place à l’enseignement de l’arabe en Europe, sera la meilleure
réponse aux extrémistes de tous bords et permettra de faciliter l’amitié et
de réviser l’idée que cette langue est réservée aux seuls jeunes issus de
l’immigration et partant, de reconnaître que le jeune d’origine arabe ne
doit pas seulement s’intégrer; il est aussi porteur d’une mémoire qui
mérite d’être connue et reconnue.

L’amnésie
Le sentiment antimusulman et la xénophobie s’amplifient et peuvent mener à
des désastres dans le cadre de la mondialisation de l’ignorance. Ils
profitent du vide, de la méconnaissance et des archaïsmes d’usurpateurs du
nom de l’Islam. Tout comme nous devons en rive Sud enseigner les cultures et
faits civilisationels d’autrui, il est salutaire de garder vivant
l’enseignement de la langue et cultures arabes en rive Nord. Chacun peut
constater que la littérature de langue arabe est très peu étudiée en Europe,
et actuellement seul Averroès figure dans les programmes français de
philosophie.
En histoire, le programme de cinquième traite très rapidement de
l’apparition de l’Islam et de la civilisation arabo-islamique médiévale.
Le monde arabo-musulman dans les programmes des autres classes est étudié
superficiellement liés à l’époque de la colonisation. Aucun manuel scolaire
ne met l’accent sur l’apport de la pensée arabe et la réappropriation des
textes grecs par les savants musulmans. Le travail de passeur, de symbiose, de
créativité, d’humanisation, de civilisation, de la pensée arabe est comme
absent de l’horizon culturel européen.
Les Européens oublient ou ne savent pas que les Arabes ne se sont pas
contentés de transmettre un patrimoine, mais l’ont renouvelé, critiqué et
réinventé. Tout cela signifie que l’amnésie n’est pas gratuite.
L’occultation de la place de la culture de langue arabe dans l’histoire de
la pensée universelle explique en partie l’islamophobie d’aujourd’hui.
Qui connaît de nos jours en Occident ne serait-ce que les noms d’Avicenne-Ibn
Sina, al Farabi ou d’Ibn al Haytham? Les trois ont pourtant leur place dans
l’histoire de la philosophie et dans celle des sciences. La pauvreté de
l’enseignement de l’arabe est une des conséquences de la méconnaissance
des éléments arabes dans l’élaboration des savoirs. En l’occurrence, au
moment où certains facilitent le «choc des ignorances», il y a un réel
travail à mener sur les relations «Orient-Occident». Et ce travail permettra
de repenser ces deux termes, qu’à tort on oppose.

L’ignorance conduit à la haine de la différence
Par l’apprentissage d’une langue, dans un cadre moderne comme l’Europe,
on peut transmettre des éléments de culture. Pourtant nous assistions au refus
de reconnaître l’Altérité. C’est par la découverte de la langue de
l’autre que l’on peut découvrir les multiples aspects d’une civilisation,
qui ne se réduit pas à sa dimension religieuse. Le religieux déformé devient
l’unique repère, dès lors qu’il s’agit d’Islam. Un des moyens
efficaces de montrer que le vivre-ensemble est incontournable et de développer
l’enseignement de la langue dans le cadre du système éducatif public. Le
risque qu’il y a à enfermer les populations dans la seule référence
religieuse vise à les ghettoïser. La fermeture du Capes d’arabe n’obéit
pas à un impératif économique, mais sous-tend une stratégie de combattre les
valeurs arabo-musulmanes. Cette orientation idéologique et culturelle est grave
et inquiétante. Heureusement que des initiatives louables comme celle de
l’Université ouverte de Catalogne en Espagne qui a ouvert un Master
d’Etudes islamiques et arabes, enseigné par Internet, donne des raisons
d’espérer (www.uoc.edu).
L’histoire fabuleuse et commune de «La Méditerranée carrefour des
civilisations» qui forme aux valeurs universelles et à la convivialité en
France va disparaître à cause de calculs politiciens.
Des intellectuels conscients reconnaissent que c’est le surgissement d’une
islamophobie qui formate inexorablement la société française au point de ne
susciter aucune réaction des partis contre cette dérive dangereuse du
«vivre-ensemble», pourtant consacré par la laïcité et les lois de la
République. Le sentiment antimusulman n’est pas une singularité française,
mais européenne.
Le délire se répand partout, à des degrés divers, avec la prolifération
de partis extrémistes qui font de la croisade contre les musulmans leur mot
d’ordre. Les pays européens de la France, à la Suisse, à la Norvège, au
Danemark, aux Pays-Bas sans oublier l’Allemagne connaissent une montée de la
xénophobie qui rappelle la situation qui prévalait au milieu des années
trente. Le citoyen européen de confession musulmane est décrit comme la
nouvelle menace, l’ennemi qui ose vouloir vivre sa foi, alors qu’il ne porte
pas atteinte aux lois civiles. Le déferlement du discours islamophobe prend des
proportions alarmantes. Les xénophobes prétendent que l’Europe va
s’islamiser et stigmatisent les musulmans pour faire peur et imposer le
spectre d’un changement de population et de culture en Europe. Toutes les
limites de l’indécence et de la propagande haineuse surfent sur
l‘ignorance, la crise morale et économique.
Goebbels le nazi, pratiquait le même type de propagande et d’amalgame. Il
ciblait les juifs, propageait des fausses informations à leur sujet, et
flattait les pires instincts de tous les courants prêts à se conduire en
loups. Le musulman aujourd’hui court le même risque que le juif hier, alors
que leur vécu paisible et bien intégré est ignoré. Malgré des comportements
inadmissibles, crispés et provocateurs chez une minorité de musulmans, la
réalité sociologique des citoyens musulmans en Europe montre leur aptitude à
vivre le progrès et la sécularité, de manière la plus normale. Cela gêne
tous les extrémistes de la laïcité, du libéralisme sauvage et du sionisme.
Ces trois courants dogmatiques et populistes souhaitent participer à la chasse
aux musulmans. Les xénophobes et autres racistes, qui contredisent les valeurs
des Lumières, sont aujourd’hui choyés au lieu d’êtres rappelés à
l’ordre par les lois de la République.
Un exemple récent, le prix Goncourt 2010 a été décerné au sinistre
Houellebecq, un des chantres de la provocation à la haine et à la violence à
l’encontre des musulmans. Comme Bernard Henri Levy et Alain Finkielkraut,
toute sa carrière est basée sur la haine d’autrui et en particulier des
musulmans. Ils produisent de la haine à l’encontre de tout un pan de
l’humanité et ils sont récompensés. Ils monopolisent les médias et
reçoivent des prix prestigieux parce qu’ils vivent dans un monde cynique où
c’est devenu banal de haïr l’autre pour ce qu’il est. Il serait temps que
les Européens, les Français, se souviennent des principes de la Déclaration
universelle des droits de l’homme et ceux du monothéisme. Car ce n’est pas
seulement les musulmans qui sont ciblés, mais le sens de l’humain qui
sous-tend toute vraie civilisation.

(*) Philosophe
intellectuels@yahoo.fr

Mustapha CHÉRIF (*)


Vendredi 19 Novembre 2010


Commentaires
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

55.Posté par Abraham le 02/01/2011 22:59

Merci au Pr. Mustapha Cherif pour cette analyse lucide et lumineuse !

54.Posté par kouid well le 28/11/2010 13:35

Le monde actuel ,étant manifestement sous le joug du lobby sioniste, personne ne se sent indisposé par le nombre impressionnant de synagogues dans la seule région parisienne , ni par le nombre de loges maçonniques aux pratiques occultes et surtout mafieuses ....et ce sont les quelques mosquées discrètes dont disposent quatre millions de musulmans vivant en France qui dérangent....et tout le monde sait que l'Islam vénère le Christ ,la sainte Vierge et tous les Apôtres, qu'il vénère aussi tous les prophètes hébraïques sans exception. On ne verra jamais un musulman caricaturer ou blasphémer sur la personne du Christ ou Moïse... ,chez les débiles d'en face, tourner à la dérision les valeurs sacrées de l'Islam ,oui et celui qui le fera sera médaillé en haut lieu par une Merckel ,voire anobli par la Cour d'Angleterre ...Ainsi, l'Islamophobie est devenue une mode agressive dont les médias assurent le prosélytisme des plus soutenus juste pour faire les beaux yeux aux illuminti du Sionisme qui domine notre chère France et assurer son poste ou son gagne-pain dans les médias que gère ,dans leur totalité, le lobby régnant ,le lobby qui a formaté à son profit et suivant un canevas bien délimité, toute pensée qui se dit" libre" en Occident....Allumez votre Télé et suivez au hasard tout débat à sens unique....personne n'ose sortir du canevas imposé sous peine d'être traité d'antisémite. Le débat devient une sorte de forum des beni-oui.

53.Posté par Columbo le 28/11/2010 12:12

Blast ,

oui en effet , c'est vous , qui aviez commencé à détourner le sujet ....

Dans le Coran , il est seulement question de légitime défense .Contrairement aux talmud qui est permanent envers les goys , et certains passages bibliques , qui sont plus que sanguinaires .
si quelqu'un peut nous rappeler , ici sur alter info , le sujet commenté il y a environ un mois ..

52.Posté par Columbo le 28/11/2010 11:54

lire ; dépravation et non "déparavation" erreur de frappe...

ou perversion, si vous préférez.

51.Posté par Columbo le 28/11/2010 11:44

Bast ,
Le mot niquer , si tu ne le sais pas , veut dire marier .terme dépformé dans l'argo
ce qui n'est pas une déparavation come sodome , gouine , masturbation !

Il y a 480 mots provevenant directement de lalangue Arabe:

abricot[1] (s.m.) (bot.) du latin praecoquum (qui a donné le doublet précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec ancien πραικόκιον (praikókion), de l'arabe al-barqūq (البرقوق) et de l'espagnol albaricoque ; un intermédiaire catalan albercoc avait donné aubercot, mot qui ne s'est cependant pas imposé contre abricot.
adobe[2] (s.m.) de l'espagnol adobe de l'arabe aṭ-ṭūb (الطوب) : brique de terre séchée.
adroper[3], droper (v. intr.) de ʾazrab (أزرب) « courir » : s'enfuir très vite.
afrite[4] éfrit ou ifrit (n.m.) du persan āforīdeh (آفریده) « créature » passé à l'arabe ʿifrīt, (عفريت) « esprit malfaisant ».
alambic[5] (s.m.) de al-inbīq (إنبيق) : appareil destiné à la distillation en particulier de l'alcool. L'invention de l'alambic remonterait à l'Égypte hellénistique. Le mot grec ambix (αμβιξ) : chapiteau d'un alambic, a été repris par les arabes avec l'article al-.
albacore[6] (s.m.) (zoo.) de l'espagnol albacora de l'arabe al-barqūq (ألبرقوق) de bakūr (بكور) « précoce » : thon albacore.
albatros[7] (s.m.) de l'espagnol alcatraz « albatros » influencé par le latin albus « blanc », de l'arabe al-qiṭris (القطرس) « albatros ». Voir aussi alcatraz.
alcade[8] (s.m.) de l'espagnol alcalde « magistrat ; gouverneur », de l'arabe al-qāḍi (القاض) « juge ; cadi ».
alcali[9] (s.m.) / alcalin (adj.) / kali (s.m.) (bot.) de al-qilī (القلي) « salsola kali » : nom d'une plante servant à produire de la soude, d'où alcali : ammoniaque (NH3), solution d'ammoniac (NH3, nH2O) et alcalin : synonyme ancien de basique.
alcarazas[10] (s.m.) de l'espagnol alcarraza, de kurrāz (كراز) « gargoulette ».
alcatraz[11] (s.m.) de l'espagnol d'Amérique alcatraz, de l'arabe al-qiṭris (القطرس) « albatros » : Oiseaux ressemblant à des pélicans. Voir albatros.
alcazar[12] (s.m.) de l'espagnol alcázar, de al-qasr (القصر) « palais fortifié ». Ce pourrait être un emprunt de l'arabe au latin castrum dont le diminutif castellum, a donné castel en occitan et finalement château.
alchimie[13] (s.f.) / chimie (s.f.) de al-kīmiāʾ (الكيمياء). Cette origine est remise en cause, le mot proviendrait du grec chymeia (χυμεία) « mélange de liquides » ou du copte selon les hypothèses actuelles et serait ensuite passé à l'arabe qui a ajouté l'article al-. Voir aussi kémia.
alcool[14] (s.m.) de al-kuḥūl (الكحول) de même racine que le kohol kuḥul (كحل) fard à paupières à base d'antimoine, le verbe kaḥala (كحل) avoir les yeux cernés, avoir mal dormi.
alcôve[15] (s.f.) de l'espagnol alcoba, de al-qubba (القبة) « coupole ».
Aldébaran[16] de l'arabe al-dabarān (الدبران) « qui suit (les Pléiades) » : étoile α du Taureau.
alezan[17] (s.m. et adj.) de l'espagnol alazán de l'arabe al-aṣhab, (الأصهب) « roux ; alezan ».
alfa[18] (s.m.) (bot.) de ḥalfa (حلف) « alfa; stipe; sparte ». Stipe très tenace, dont les feuilles servent à faire des cordes, de la sparterie, des nattes, de la pâte à papier.
alfange[19] (s.m.) de l'espagnol alfanje, de ḫanjar (خنجر) « poignard; sorte de cimeterre » . Voir kandjar.
algarade[20] (s.f.) de l'espagnol algarrada, de al-ḡāra (الغارة) : « raid ; razzia » : vive altercation.
algazelle[21] (s.f.) de ḡazāla (غزالة) « gazelle » : Oryx algazelle. Voir aussi gazelle
algèbre[22] (s.f.) de l'arabe al-jabr (الجبر) « réduction », en référence à la méthode décrite par Al-Khawarizmi (en persan : خوارزمی) dans son Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison. En espagnol algebrista[23] désigne aussi le rebouteux, celui qui sait réduire les fractures osseuses. Voir algorithme
Algol[24] de al-ḡūl (الغول) abréviation de raʿs al-ḡūl (رأس الغول) « tête de l'ogre » : étoile β de Persée.
algorithme (s.m.) déformation du nom du mathématicien Al-Khawarizmi (en persan : خوارزمی).
alguazil[25] (s.m.) de l'espagnol alguacil, de l'arabe al-wazīr (الوزير) « qui porte une charge ».L'origine est plus probablement "Alâdil"(auxiliaire de justice) Désigne un fonctionnaire subalterne de police. Voir aussi vizir et argousin.
alidade[26] (s.f.) (astr.) de al-ʿidāda (العدادة) « soutien ; aide ; assistance », pièce de visée d'une astrolabe.
alizari[27] (s.m.) de l'arabe al-ʿuṣāra (العصارة) « le jus ; le suc (de la racine de garance) » ou du grec rizari (ῥιζάρι) « garance » dérivé de riza (ῥίζα) « racine » (étymon que l'on retrouve dans le mot rhizome).
alkékenge[28] (s.m.) de l'arabe al-kakendj (الكاكنج) : plante dicotylédone dont le fruit est appelée “cerise d'hiver”.
alkermès[29] (s.m.) de qirmiz (قرمز) « carmin ; kermès » et du persan qirmiz (قرمز) « rouge : kermès ; cochenille » ; autre nom de la cochenille. Voir aussi carmin et kermès.
almanach[30] (s.m.) de al-munāḫ (المناخ) « étape ; climat ».
almée[31] (s.f.) de ʿālima (عالمة) (adj.f.s.) « (femme) instruite ; savante ». Désigne une danseuse orientale capable d'improviser des vers.
almicantarat[32] (n.m.) de al-muqanṭara (adj.f.s.) (المقنطرة) « voutée ; incurvée » par référence au cercle de la sphère céleste, parallèle à l'horizon. Synonyme d'astrolabe. Voir aussi alidade.
alquifoux[33] (s.m.) de al-kḥūl للكحول : sulfure de plomb, galène (PbS).
Altaïr[34] de l'arabe al-nasr al-ṭayr (النسر الطير) « l'oiseau aigle » abrégé en al-ṭayr (الطير) « l'oiseau (par excellence) » : étoile α de l'Aigle.
amalgame[35] (n.m.) de ʿamal al-jamāʿa عمل الجماع « union charnelle ; coït ». L'analogie était fréquemment établie par les alchimistes entre l'union charnelle et la combinaison entre le mercure et les métaux. D'où alliage de mercure avec un autre métal.
aman[36] (s.m.) de ʾamān (أمان) « clémence ; immunité » : en pays musulman, octroi de la vie sauve à un ennemi ou à un rebelle vaincu.
ambre (n.m.) ʿanbar (عنبر) « ambre gris », de ʿanābir (عنابر) « cachalot » : substance très parfumée, et provenant de la digestion par les cachalots de l'encre des poulpes (sépia). Voir aussi carabé, un des noms de l'ambre jaune.
amiral[37] (s.m.) de ʾamīr al-baḥr (أميرالبحر) « commandant de la mer » ou de ʾamīr al-ʿālī (أمير العالي) « très grand commandant » ou « commandant du large ». Il semblerait que ce soient les Siciliens, à la croisée des mondes musulman et chrétien, qui aient abrégé l'appellation en amiral. Le mot apparaît pour la première fois en français en 1249.
antimoine[38] (s.m.) du latin médiéval antimonium, probablement de l'arabe ʾiṯmid (إثمد), du grec stibi (στίϐι) d'où le symbole Sb.
arac[39], arak ou arack (s.m.) de ʿaraq (عرق) « transpiration ; sueur » ; eau de vie. Donne le turc raki.
argan[40] (s.m.) / arganier (s.m.) (bot.) de arqan (أرقن) : arbre de fer; olivier du Maroc, ou mot d'origine berbère.
argousin[41] (s.m.) du portugais algoz, et l'espagnol alguazil ou alguacil, de l'arabe al-wazīr (الوزير) « qui porte une charge » : officier subalterne dans les galères. Voir aussi vizir et alguazil.
arobe[42], arrobeou arroba (s.m.) de l'espagnol arroba, de ar-rubʿ (الربع) « quart » : ancienne unité de mesure (environ 12 kg) notée par le symbole @ appelé aussi arrobase.
arsenal[43] (s.m.) de aṣ-ṣināʿa (الصناعة) « atelier ; arsenal ».
artichaut[44] (s.m.) (bot.) du lombard articiocco ou de l'espagnol alcachofa(italien carciofo), de l’arabe ḫaršuf (خرشوف).
arzel[45] (s.m. et adj.) de l'espagnol argel, de l'arabe rijl (رجل) pl. arjul (أرجل) « jambe ». Se dit d'un cheval qui n'a que la jambe droite blanche ce qui est censé porter malheur à son cavalier.
askari[46] (s.m.) de ʿaskarī (عسكري) « militaire » ; Désignait en Allemagne et en Italie les membres des troupes coloniales, l'équivalent des zouaves, tirailleurs et autres spahis. Voir aussi lascard.
assassin[47] (s.m. et adj.) de l'italien assassino, de ḥašāš (حشاش) pl. ḥašāšūn (حشاشون) « fumeur de haschich ». Ce mot a d'abord désigné les Nizârites, membres d'une secte chiite ismaélienne qui avaient la réputation d'exterminer leurs adversaires. Le mot prend ensuite le sens de meurtrier.
ataurique[48] (s.m.) mot castillan ataurique de l'arabe tawrīq (توريق) « feuillage » : Décor d'arabesques de feuillages.
athanor[49] (s.m.) de tannūr (تنور) « four à pain, source d'eau chaude » : four des alchimistes.
aubère[50] (adj.) de ḥubārā (حبارى) « outarde » : rouan ; tacheté (en parlant du pelage d'un cheval) comme le plumage de l'outarde.
aubergine, voir mots transmis par la langue arabe / aubergine
aubin[51] (s.m.) de ʿayb (عيب) « défaut ; tare ». L'expression cheval qui va l'aubin se dit d'un cheval à l'allure défectueuse.
aval[52] (s.m.) de l'italien avallo, de l'arabe ḥawāla (حوالة): personne qui s'engage à honorer la dette d'un tiers en cas que celui-ci ne puisse la régler. Ne pas confondre avec son homonyme entrant dans l'expression « en aval » signifiant vers le bas / vers la vallée.
avanie[53] (s.f.) de ʿahāna (أهان) « blesser ; humilier ».
avarie[54] (s.f.) de ʿawār (عوار) « avarie ; défaut ; imperfection ».
ayatollah[55] (s.m.) de ayatu allāh (آية الله) « signe de Dieu ».
azerole[56] (s.f.) / azerolier (s.m.) (bot.) de l'arabe az-zuʿrūr (الرعرور) « aubépine (Crataegus azarolus) ; néflier ».
azimut[57] ou azimuth (s.m.) (astr.) de l'espagnol acimut ou azimut, de l'arabe as-samt (السمت) « direction ». Voir son doublet lexical zénith.
azulejo[58] (s.m.) de l'espagnol azulejo, de l'arabe az-zulayj (الزليج) « carreau de faïence ; zellige ». Voir aussi zellige.
azur, voir mots transmis par la langue arabe / azur
B [modifier]
babouche, voir mots transmis par la langue arabe / babouche
badiane, voir mots transmis par la langue arabe / badiane
bakchich, voir mots transmis par la langue arabe / bakchich
balais[59] (adj.) du latin médiéval balascus provenant de l'arabe balaḫš (بلخش) : rubis rouge violacé ou rose, le mot viendrait du nom de la province du Badakhchan / Badaḫšān (en persan : بدخشان) d'où provenaient ces rubis.
baldaquin[60] (s.m.) de l'italien baldacchino dérivé de Baldacco nom de Bagdad, de l'arabe baḡdādīy (بغدادي) « originaire de Bagdad » : soie de Bagdad (nommée Baldac ou Baudac au Moyen-Âge)
baobab[61] (s.m.) (bot.) de abū hibāb (ابو حِباب) « père des graines ; qui a de nombreuses graines », mais l'arabe utilise bāʾawbāb (باأوباب). Le mot désignait le fruit, aux nombreuses graines avant de désigner l'arbre porteur de ces fruits.
baraka[62] (s.f.) de baraka (بركة) même origine sémitique que l'hébreu bérakha (ברכה) « bénédiction, chance ».
baraquer[63] (v.i.) de baraka (برك) « s'accroupir (pour un chameau) ».
barbacane[64] (s.f.) en espagnol barbacana de bāb al-baqqār (باب البقار) « la porte des vaches » ; ou de l'arabe de barbaḫ (بربخ) « canalisation ; collecteur ».
barda[65] (s.m.) (argot) de l'espagnol albarda de l'arabe bardaʿa (بردعة) « bât ». Chargement du soldat; bagage, équipement encombrant. Donne aussi barde et bardot.
barde[66] (s.f.) de bardaʿa (بردعة) « bât ». Armure qui protégeait le cheval de combat. : Selle rembourrée. Donne aussi barda et bardot.
bardot[67] (s.m. et adj.) de bardaʿa (بردعة) « bât ». Âne bardot : mulet considéré comme animal de bât. Donne aussi barda et barde.
baroud[68] (s.m.) (argot) de bārūd (بارود) « salpêtre; poudre à canon ». Combat; baroud d'honneur, ultime combat pour sauver l'honneur.
bédouin[69] (s.m. et adj.) de badwīy (بدوي) « bédouin; nomade. »
benjoin[70] (s.m.) de lubān jāwīy (لبان خاوي) « résine de Java ; benjoin ». Baume parfumé qui découle d'incisions faites au tronc du styrax benjoin. On en extrait l'acide benzoïque (C6H5―CO2H), isolé au début du XVIIe siècle. Il donne son nom au benzène et à la benzine (ancien nom du benzène utilisé aussi pour désigner l'essence). Le mot est retourné à l'arabe sous la forme banzīn (بنزين) « essence, super ».
bergamote, voir mots transmis par la langue arabe / bergamote
besef[71], beseff ou bézef (adv.) (argot) de bizzāf (بزاف) : beaucoup.
bézoard, voir mots transmis par la langue arabe / bézoard
bicot[72] (s.m.) de ʿarbī (عربي) « arabe », peut être influencé par l'italien arabico : injure à l'encontre d'un indigène d'Afrique du Nord.
bled[73] (s.m.) de balad (بلد) pl. bilād (بلاد) « pays; contrée » : En français familier village, localité isolée.
borax, voir mots transmis par la langue arabe / borax
bordj, voir mots transmis par la langue arabe / bordj
bougie[74] (s.f.) de bajāya (بجاية) : chandelle fabriquée à l'origine dans la ville de Bougie (Béjaïa) en Kabylie. L'espagnol bujía a la même origine.
bourrache[75] (s. f.) du latin médiéval borrago ou de l'arabe ʿabū ʿaraq (أبو عرق) « père de la sueur » : plante des lieux incultes aux vertus sudorifiques.
boutargue ou poutargue[76] (s.f.) du provençal boutargo, de l'arabe baṭāriḫ (بطارخ) : œufs de mulet préparés.
boutre[77] (s. m.) peut être de bātir (باتر) pl. bawātir ( بواتر) « effilé » : petit navire arabe à voile, à l'arrière très élevé[78].
burnous[79] (s.m.) de l'arabe burnus (برنس) : manteau en laine avec capuche et dépourvu de manches.
C [modifier]
caban[80] (s.m.) de qabāʾ (قباء) « capote; vêtement de dessus ».
cadi[81] ou kadi (s.m.) de qāḍi (قاض) « juge ».
cador[82] (s.m. et adj.) (argot) de qadīr (قدير) « capable; puissant ». Un cador : un chien ; Le chien des Bidochon s'appelle Kador.
cafard[83] (s.m.) (dans le sens faux dévot) de kafir (كافر) « infidèle ».
café / caoua (s.m.) de qahwa (قهوة) « café » par le turc kahve. En argot : caoua.
cafetan ou caftan, voir mots transmis par la langue arabe / cafetan
caïd[84] (s.m.) de qa'id (قائد) « dirigeant, chef » passé à l'espagnol alcaide « commandant d'une forteresse ».
calfat[85] (s.m.) / calfatage (s.m.) / calfater (v.t.) de qalafa (قلف) « calfater » et qalfa (قلفة) : calfatage, ou de jalfaṭa (جلفط) (prononcé galfaṭa en Égypte) « calfater ».
calibre[86] (s.m.) de l'arabe qālib (قالب) « modèle; moule ».
calife[87], khalife (s.m.) de ḫalīfa (خليفة) : successeur.
camaïeu[88] (s. m.) peut être de l'arabe qamāʿil (قماعل) « bourgeons ? » : peinture où l'on n'emploie qu'une couleur avec des tons différents. Pierre fine taillée formée de deux couches de même couleur mais de tons différents.
camelot[89] (s.m.) de ḫaml (خمل) « tapis de laine de chameau ».
camisole[90] (s.f.) de qamiṣ (قميص) « chemise » : étymologie contestée.
camphre[91] (s.m.) de l'arabe et du persan kāfūr (كافور) « camphre; eucalyptus ».
candi[92] (s.m. et adj.) de qand (قند) « sucre candi ». L'adjectif candi / candie / candis / candies signifie recouvert d'une couche de sucre candi. Fruits candis ou candis (confis).
cangiar (s.m.), voir kandjar.
caoua[93] (s.m.) de qahwa (قهوة) « café ».
carabé[94] (s.m.) de kahrabā (كهربا) « ambre (jaune) » et du persan kā-rubā کا ربا « ambre » : Le mot donne électricité en arabe moderne : kahrabāʾ, كهرباء. Voir aussi ambre.
carafe[95] (s.f.) de ḡarafa (غرف) « puiser de l'eau » et de ḡarrāfa (غرافة) « carafe ».
caramel[96] (s.m.) du portugais caramelo (passé à l'espagnol), l'origine de ce mot reste peu claire, selon les auteurs on trouve : De kura al-muḥalla (كرة المحلة) « boule sucrée » ; De karam (كرم) « générosité » (par métonymie un cadeau fait de sucreries) ; Du bas latin calamellus, diminutif de calamus « roseau ».
caraque[97] ou carraque (s.f.) de l'italien (passé à l'espagnol) carraca, de l'arabe karrāka (كراكة) « drague » : Grande barque à voile à fond plat.
carat[98] (s.m) de l'italien carato, de l'arabe qīrāṭ (قيراط) « carat » venant lui même du grec keration (κεράτιον) et latin ceratium « caroubier » : Unité de mesure de masse valant 0,2 g. La graine de caroubier a une masse très constante qui a servi de masse étalon.
carmin[99] (s.m. et adj.) (zoo.) de qirmiz (قرمز) « carmin ; kermès » et du persan qirmiz (قرمز) « rouge : kermès ; cochenille » ; rouge de cochenille. Voir aussi kermès et alkermès.
caroube[100] (s.f.) / caroubier (s.m.) carouge (s ;f.) (bot.) du latin médiéval carubia , de l'arabe ḫarrūb (خروب) « caroubier ».
carvi[101] (s.m.) (bot.) du latin médiéval carvi emprunté soit à l'arabe karawyā (كرويا) et passé à l'espagnol alcaravea, soit au grec karon (κάρον) : carvi, cumin des prés. Voir aussi chervi.
carthame[102] (s.m.) (bot.) de qurtum (قرطم) : plante tinctoriale appelée safran bâtard.
casbah[103] ou casauba (s.f.) de qaṣaba (فصبة), passé à l'espagnol alcazaba « citadelle ».
cétérac[104] ou cétérach (s.m.) (bot.) de šutrāq (شتراق) : fougère aux vertus médicinales, peut-être d'origine indienne.
chadouf[105] (s.m.) de šādūf (شادوف) : appareil servant à puiser l'eau pour l'irrigation.
chahid[106] (s.m. et adj.) de šahīd (شهيد) pl. šuhadā' (شهداء) « témoin; martyr ».
châle, voir mots transmis par la langue arabe / châle
charabia[107] (s.m.) de l'arabe al-ʿarabyīa (العرية) : l'arabe, langage incompréhensible. Comparable à baragouin pour appeler le langage des bretons.
charia[108] (s.f.) de šarīʿa (شريعة) « loi ; droit ».
chebec[109], chébec ouchebek (s.m.) de šubbāk (شباك) « grille » ou (pl.) šabak (شبكة) « filets de pêche » : barque à trois mats.
chèche[110] (s.m.) de šāš (شاش) ancien nom de la ville de Tachkent : écharpe servant de turban. Voir aussi chéchia.
chéchia[111] (s.f.) de šāšīa (شاشية) : bonnet de feutre rouge semblable au fez.
cheik[112], cheikh ou scheik (s.m.) de šayḫ (شيخ) « vieillard, sage ».
chemise[113] (s.f.) de qamiṣ (قميص) « chemise » : étymologie contestée[114].
chergui[115] (s.m.) de šarqīa (شرقية) « de l'est ; chergui » : vent chaud (d'est). Voir aussi sirocco ayant la même origine, mais en passant par l'italien.
chérif[116] ou schérif (s.m.) / chérifien (adj.) de šarīf (شريف) pl. ašrāf (أشراف) ou šurafāʾ (شرفاء) « noble » : Descendant de Mahomet.
chervis[117] de karawyā' (كروياء) : ombellifères à racine comestible. Voir aussi carvi.
chiffre[118] (s.m.) de ṣifr (صِفر) « vide ; inoccupé ; zéro ». Voir aussi son doublet lexical zéro.
chiite[119] ou shiite (s.m.et adj.) chiisme ou shiisme (s.m.) de šīʿīy (شيعيّ) « ceux qui prennent le parti (d'Ali) ».
chimie (s.f.), voir alchimie et kémia.
chott[120] (s.m.) (géogr.) de šaṭṭ (شطّ) « chott » : Dépression contenant un lac salé.
chouia[121], chouïa ou chouya (s.m.) de šuwayīya (شويّة) « un peu », diminutif de šayʾ (شيء) « chose ».
1-civette[122] (s.f.) (zoo.) de sinnawr az-zabād (سنّور الزباد) « civette ; chat musqué » : Le mot zabād (زباد) « écume ; musc parfumé » : Musc parfumé ; l'animal qui produit ce musc, chat musqué.
2-civette désignant parfois la ciboulette vient du latin.
clebs[123] ou clébard (s.m.) (argot) de kalb (كلب) « chien ».
colcotar[124] ou colcothar (s.m.) de qulqutār (قلقطار) : Oxyde ferrique de couleur rouge servant au polissage du verre (Fe2O3).
colocase[125] (s.f.) de qulquls (قلقلس) ou du latin colocasia et du grec kolokasia (κολοκάσια) : plante cultivée en Égypte.
coran[126], koran ou alcoran (s.m.) de qur'ān (قرآن) « récitation ; déclamation ».
coton[127] (s.m.) (bot.) de qutun (قطن). Voir aussi hoqueton.
couffe[128] (s.f.) ou couffin (s.m.) de quffa (قفة) « cabas ; panier ». Sans doute lié au latin cophinus « corbeille » et au grec kophinos (κόφινος).
coufique[129] ou koufique (adj.) de kūfa (كوفة) : de Koufa en Irak ; style d'écriture arabe dit koufique.
couscous[130] ou couscouss couscous (s.m.) de kuskus (كسكس) « semoule », du berbère kesksu : semoule de blé.
cramoisi[131] (adj.) de qirmizīy (قرقزيّ) « écarlate ; vermeil » : rouge vif obtenu avec le carmin ou kermès
crouillat[132] ou crouille (s. m.) de l'arabe ʾaḫūya (أخوي) en arabe classique ʾaḫī (أخي) « mon frère » : Le mot a d'abord désigné un membre de la légion étrangère, puis un Nord-Africain.
cubèbe[133] (s.m.) (bot.) de kabāba (كبابة) : plante grimpante dont le la baie noirâtre ressemble au poivre.
cumin[134] (s.m.) (bot.) du latin classique cuminum venant du grec kuminon (κυμινυον) de l'arabe (du sémitique ?) kammūn (كمون) : ombellifère dont les graines servent d'aromate ; l'aromate obtenu.
curcuma[135] (s.m.) (bot.) de l'espagnol cúrcuma de l'arabe de kurkum (كركم).
cuscute[136] (s.f.) (bot.) de kušūṯ (كشوث) provenant peut-être du grec kasytas (κασύτας) : plante parasite à petites fleurs blanches.
D [modifier]
dahabieh[137] (s.f.) de dahabīya (دهبية) : grande barque, à voile triangulaire et à rames sur le Nil.
dahir[138] (s.m.) de ẓahīr (ظهير) « décret ».
daïra[139] (s.f.) de dāʾira (دائرة) « circonscription » : subdivision de la wilaya en Algérie.
daman[140] de ḍaʾn (ضأن) « ovin » : Heterohyrax syriacus, animal de la taille d'un lapin, appelé daman Israël ou agneau d'Israël par Buffon.
damas[141] (s.m.) / damasser[142] (adj.) de dimašq aš-šam دمشق الشام « Damas » : nom donné à des produits de la ville de Damas en Syrie.
1-damas : le tissu damassé est un brocart tramé d'or.
2-damas : l'acier damassé sert à faire toutes sortes de lames
darbouka[143], derbouka ou darabouk (s.f.) de darbūka (دربوكة) : tambour arabe.
darce ou darse[144] (s.f.) du génois darsena, de l'arabe dār al-ṣināʿa (دار الصناعة) « maison de travail » : bassin abrité dans un port méditerranéen. Une darse sert à la réparation navale dans un arsenal.
derviche, voir mots transmis par la langue arabe / derviche
dinar[145] (s.m.) de dīnār (دينار) du latin denarius « denier » (monnaie d'or).
dirham[146] ou dirhem (s.m.) de dirham (درهم) du grec drachme (δραḫμή) « drachme » (monnaie d'argent).
divan, voir mots transmis par la langue arabe / divan
djamā'a[147] ou djemā'a (s.f.inv.) de jamāʿa (جماعة) « collectivité ; communauté » : au Maghreb réunion de notables qui représentaient le douar.
djebel[148] (s.m.) de l'arabe j'bel : montagne en Afrique du Nord.
djellaba[149], djellabah (s.f.) de jellāba (جلّابة) : longue chemise couvant le corps jusqu'aux pieds.
djihad[150] (s.m.) de jihād (جهاد) « lutte ; combat » : Mot au sens très étendu, d'effort, application à guerre sainte.
djinn[151] (s.m.) de jinn (جنّ) « génies; démons; djinns ». Voir par exemple Le Coran, « Les Génies », LXXII ; (ar) الجن.
douane, voir mots transmis par la langue arabe / douane
douar[152] (s.m.) de duwwār (دوّار) « douar » : (plusieurs) maisons c’est-à-dire un village (Maghreb).
doum[153] (s.m.) de dūm / duwm (دوم) « palmier nain » : palmier d'Égypte et d'Arabie.
dourine[154] (s.f.) peut être de l'arabe darin (درن) « malpropre ; crasseux » : trypanosomiase des équidés.
drogman[155] (s.m.) de tarjumān (ترجمان) « traducteur; truchement ».
droper, voir adroper.
E [modifier]
écarlate, voir mots transmis par la langue arabe / écarlate
échec[156], peut-être de l'arabe šayḫ, (شيخ) « cheykh » ou du persan šah, (شاه) « roi ; chah ». Le jeu porte un autre nom en arabe et en persan : šaṭranj (شطرنج). Voir échec et mat
échec et mat[157] du persan et de l'arabe šah māt (شاه مات) « le roi est mort » (persan šah (شاه) « roi » et l'arabe māt (مات) « mort »).
éfrit, voir afrite
élixir[158] (s.m.) de al-iksīr (الإكسير) « élixir ; pierre philosophale ». Dérive de la racine arabe kasara (كسر) « briser ; broyer ; concasser ». D'après le CNRTL le mot serait lui-même dérivé du grec xerion (ξηρίον) « poudre siccative que l'on met sur les blessures ».
émir[159] (s.m.) de ʾamīr (أمير), dérive du verbe ʾamara (أمر) « commander ; ordonner » : chef, celui qui commande.
épinard, voir mots transmis par la langue arabe / épinard
erg[160] ʿirq, (عرق) « veine ; racine ; nervure » : erg , désert de dunes de sable.
estragon[161] (s.m.) (bot.) de ṭarḫūn (طرخون) « estargon » ou du latin médiéval tarcon, du grec médiéval tarkon (ταρχον) du grec classique drakontion (δρακοντιον) « serpentaire » : Ce nom vient de la forme des racines évoquant un serpent ou un dragon.
F [modifier]
fakir[162] (s.m.) de faqīr (فقير) « pauvre; ascète » ou d'après le CNRTL et dans le contexte religieux, de faqīh ( فقيه) « savant en matière de fiqh ». Voir aussi derviche
falaque[163] (s.m.) de falaqa (فلقة) « supplice de la bastonnade » : instrument de supplice usité au Maghreb.
fanfare[164] (s.f.) de l'espagnol 'fanfarria, de l'arabe farfara (فرفر) « être inconstant ; être volage ».
fanfaron[165] (s.m. et adj.) de l'espagnol 'fanfarrón, de l'arabe farfār (فرفار) « volage ; inconstant ; bavard ».
farde (s.f.), fardeau[166] (s.m.) de farda (فردة) : balle contenant des marchandises, utilisée sur les animaux de bât.
fatma[167] (s.f.) de l'arabe fāṭima (فاطمة) (nom de la première fille de Mahomet): servante au Maghreb au temps de la colonisation.
fatwa[168], fetfa[169] ou fetva (s.f.) de fatwā (فتوى) : avis juridique donné par un mufti.
fedayin[170] de fiddā (فدّى) « sacrifice ; rançon » qui donne fidāʾīy (فدائيّ) « commando ; partisan » : combattant palestinien
fellaga[171] ou fellagha (s.m.) fellaq (فلاق) pl. : fellāqa (فلاقة) : désignait les bandits de grand chemin.
fellah[172] (s.m.) de fallāḥ, فلاح « paysan, laboureur ».
felouque[173] (s.f.) de falūka (فلوكة) : barque à voile.
fennec[174] (s.m.) (zoo.) de fanāk (فنك) : fennec, petit renard du Sahara.
fetfa ou fetva[175], voir fatwa
fez[176] (s.m.) de fās (فأس) : chapeau tronconique généralement de couleur rouge traditionnellement fabriqué à Fès au Maroc appelé aussi tarbouche ou chéchia.
firman, voir mots transmis par la langue arabe / firman
fissa[177] (adv.) (argot) de fī sāʿa (في ساعة) « dans l'heure » ; vite ; dépêchez-vous !
flouze[178] ou flouse (s.m.) (argot) de fals (فلْس) pl. fulūs (فُلوس) « coquillage, obole, sou » : argent ; fric.
foggara[179] (s.f.) de faḫāra (فجارة) « canal souterrain » servant à l'irrigation. Ces canaux sont aussi appelés qanat, (s.m.inv.) de qanā (قناة) « canal ».
Fomalhaut[180] de l'arabe : étoile α du Poisson austral.
fondouk[181], fondique[182] ou fondic (s.m.), de l'espagnol: fonda / fondac « auberge », de l'arabe funduq (فندق) : hôtel, entrepôt et hôtellerie de marchands ; caravansérail.
fustet[183] (s.m.) de l'arabe fustuq (فستق) : bois qui fournit la fustine.
G [modifier]
gabelle[184] (s.f.) de l'italien gabella « impôt » et l'espagnol alcabala, de l'arabe qabāla (قبالة) « gabelle ; taxe ; tribut ».
gandoura[185] ou gandourah (s.f.) de ḡandūra (غندورة).
gaze[186] (s.f.) peut-être de l'arabe qazz (قزّ), du persan qaz (قز) « soie brute ».
gazel[187], voir ghasel.
gazelle[188] (s.f.) (zoo.) de ḡazāla (غزالة) « gazelle ».
genet[189] (s.m.) de l'espagnol jinete de l'arabe maghrébin zanātī (زناتي) « zénète ». Petit cheval de race espagnole car les Zénètes qui l'on importé étaient des cavaliers réputés.
genette[190] (s.f.) de l'arabe maghrébin jarnayṭ jarnīṭ (جرنيط) « genette ». Le mot espagnol ginata ou jineta viendrait de jinete désignant les Zénètes.
gerboise[191] (s.f.) (zoo.) de yarbūʿa (يربوع).
ghasel[192] ghazel[193] (s.m.) de ḡazal (غزل) « poésie galante ». Ce mot est proche de gazelle.
ghassoul, rassoul[194] ou rhassoul (s.m.) de ḡasūl (غسول). Argile (stevensite lithinifère ; hectorite (en)) servant de savon de shampooing, de lessive.
giaour, voir mots transmis par la langue arabe / giaour
gilet, voir mots transmis par la langue arabe / gilet
gingembre[195] (s.m.) de zinjabīl (زنجبيل), du bas latin gingiber, du latin zingiberi et zingiber, du grec ζιγγίβερις : gingembre.
girafe[196] (s.f.) (zoo.) de zarāfa (زرافة) « girafe ».
goudron[197] (s.m.) de qaṭrān (قطران) « goudron ».
goule[198] (s.f.) de ḡūl (غول) « ogre ; ogresse » : goule, vampire femelle qui dévore les cadavres dans les cimetières.
goum[199] (s.m.) de qūm (قوم) « ethnie ; tribu ; nation » : goum; contingent recruté parmi la population colonisée.
gour[200] (s.m.) de qāra (قارة) pl. qūr (قور) « continent » (pl. régulier qārāt (قارات)) : plateau rocheux (Afrique du nord).
gourbi[201] (s.f.) de qurbīy (قربيّ) « famille ; proche parenté » : habitation des paysans pauvres (Afrique du nord).
guitare, voir mots transmis par la langue arabe / guitare
guitoune[202] (s.f.) de l'arabe maghrébin qīṭūn / qayṭūn (قيطون) « tente de toile ».
H [modifier]
habous[203] (s.m.) de ḥubs (حبس) pl. aḥbās (أحباس) « prison » (car il s'agit de biens captifs, inaliénables) : donation pieuse permettant de laisser la jouissance de ce bien à des dévolutaires.
hachich[204], hachisch ou haschich (s.m.) de ḥašīš (حشيش) « herbe ».
hadîth[205] de ḥadīṯ (حديث) : paroles de Mahomet ou de ses compagnons; tradition du prophète.
haïk[206] (s.m.) de ḥāʾik (حائك) « tisserand ». Grand voile rectangulaire que des femmes musulmanes portent par-dessus leurs vêtements.
haje[207] (s.m.) (zoo.) de ḥayya (حية) « serpent ; reptile ».
halal[208] (adj. inv.) de ḥalal (حلال) « légitime ; honnête ; permis » (même racine que ḥill (حلّ) « licite ; permis ; profane ; non sacré », antonyme de haram) : Se dit de la viande abattue selon le rite musulman.
halva[209] (s.f.) de ḥalāwa (حلاوة) « douceur ; confiserie ».
hamada[210] (s.m.) de ḥammāda (حمادة) : hamada; au Sahara, plateau constitué par des dalles rocheuses.
hammam[211] (s.m.) de ḥammām (حمّام) « bain chaud », de ḥamma (حمّ) « chauffer ».
hanafite[212] ou hanifite[213] (s.m. et adj.) de ḥanafī (حنفي) : membre de l’école juridique fondée par Abu Hanifa Al-Nu'man Ibn Thabit.
haram[214] (s.m. et adj.) de ḥaram (حرم) « sacré ; interdit » : qualifie le territoire sacré, interdit aux non-musulmans autour des villes de La Mecque et de Médine. Voir aussi harem
hardes[215] (s.f.pl) de l'ancien français fardes, de l'aragonais farda[216], de l'arabe farda (فردة) « vêtements usés ; ce que l'on emporte en voyage ». Voir aussi farde.
harem[217] (s.m.) de ḥarīm (حريم) « harem; sérail; gynécée ».
harissa[218] (s.f.) de harīsa (هريسة) « harissa ; purée ; marmelade », de harasa (هرس) « écraser ; broyer ». En Tunisie : purée de piments. En Égypte : pâtisserie sucrée.
harka[219] (s.f.) / harki (s.m. et adj) de ḥaraka (حركة) « mouvement ; expédition militaire » : nom donné aux troupes supplétives pendant la colonisation de l'Afrique du Nord.
hasard[220] (s.m.) de az-zahr (الزهر) « dé à jouer ». À comparer avec les mots aléatoire / aléa[221] venant du latin alea signifiant aussi « jeu de dés ».
haschich, voir hachich.
Hedjaz[222] de ḥajaz (حجز) : partie centrale de la péninsule arabique contenant La Mecque et Médine.
hégire[223] (s.f.) de hijra (هجرة) « exil ».
henné[224] (s.m.) (bot.) de ḥinnāʾ (حناء) : plante dont les feuilles séchées et réduites en poudre. La poudre ainsi obtenue servant de teinture.
hoqueton[225] (s.m.) de al-quṭn (القطن) « le coton » : veste que l'on portait sous le haubert ; casaque de paysan. Voir aussi le mot coton.
houka[226] (s.m.) de ḥuqqa (حقّة) « boîte ; pot », passé à l'urdu ḥuqqa (حقة) « pipe à réservoir ».
houle[227] (s.f.) de hawl (هول) « effrayer », le CNRTL penche pour une origine scandinave de hol[228] « caverne ».
houri[229] (s.f.) de ḥurīya (حورية) ; belle jeune femme, du persan ḥuri (حورى) « belle femme ». Dans le Coran figure l’expression bi-ḥūrinn ʿiyinn[230] (بِحُورٍ عِينٍ) « aux (grands) yeux noirs » à propos des vierges du paradis, le verbe ḥawira (حور) signifie « être très noir ».
I [modifier]
ifrit, voir afrite
imam[231] ou iman (s.m.) de imām (إمام) passé au persan emām (امام) « guide, celui qui est devant ».
intifada[232] (s.m.) de intifāḍā (انتفاضى) « soulèvement » dérivant de faḍḍa (فضّ) « rompre ».
islam[233] (s.m.) de islām (إسلام) « soumission (à Dieu) ».
J [modifier]
jaquette(s.f.) de jaque / jacque (s.m.) de šakk (شكّ) « piquer ; transpercer » (?) : cotte de mailles. Origine remise en cause car peu cohérente du point de vue phonétique et historique. Le mot proviendrait de Jacques[234] surnom donné, au Moyen-Âge, aux paysans et serait ensuite passé à l'espagnol jaco et désignerait leur vêtement.
jarde[235] (s.f.) ou jardon[236] (s.m.) (médecine vétérinaire) de l'italien giarda de jarad (جرد) « nu ; dénudé » : tumeur du jarret du cheval.
jarre[237] (s.f.) de l'espagnol jarra, de l'arabe jarra (جرّة) « jarre ; cruche » : récipient en terre.
jaseran[238] ou jaseron (s.m.) de al-jazāʾir (الجزائر) (nom de la ville d'Alger en arabe) : cotte de mailles fabriquée à Alger.
jasmin, voir mots transmis par la langue arabe / jasmin
jellaba, voir djellaba.
jihad, voir djihad.
jinn, voir djinn.
julep[239] (s.m.) de julāb (جلاب) : préparation liquide, sucrée et aromatisée, servant de base aux sirops ; eau de fleur d'oranger (exemple le mint julep).
jupe[240] (s.f.) de l'italien giubba de l'arabe jubba (جبٌة) « veste du dessous ».
K [modifier]
kadi (s.m.), voir cadi.
kafir[241] (s.m.) de kāfir (كافر) « incroyant » par rapport à l'islam. A donné aussi le mot cafard.
1-kali[242] (s.m.) (bot.) de qily (قِلي) « alcali » ; plante marine (du genre salsola) dont on extrayait la soude.
2-kali[243] (s.m.) de qily (قلي) : carbonate de potassium (Kalium) extrait des cendre de bois (K2CO3). En allemand : Kalium : potassium.
kalium[244] (s.m.) de l'arabe qali : ancien nom du potassium ; d'où le symbole K.
1-kan ou khan[245] (s.m.) de ḫān (جان) ou du turc han : titre honorifique donné aux chefs des tribus mongoles.
2-kan ou khan[246] (s.m.) de ḫān (جان) : caravansérail ; taverne, ou de ḫānqā (جانقاة) « caravansérail ; hospice ».
kandjar[247], kandjiar[248] ou cangiar (s.m.) de ḫanjar (خنجر) « poignard ».
keffieh[249] (s.m.) de kūfīya (كوفية) : coiffure traditionnelle des bédouins.
kémia (s.f.) de l'arabe algérien kmyā : hors-d'œuvre froids. Le lien avec le mot kīmyāʾ (كيمياء) « chimie / (al-)chimie » est évoqué[250].
kermès[251] (s.m.) de qirmiz (قرمز) « carmin ; kermès » et du persan qirmiz (قرمز) « rouge : kermès ; cochenille » : autre nom de la cochenille. Voir aussi carmin et alkermès.
ketmie[252] (bot.) (s.f.) de ḫiṭmīya (خطمية) « ketmie ; hibiscus » : plante généralement originaire des régions tropicales.
khalife (s.m.), voir calife.
khamsin[253] (s.m.) de ḫamāsin, (خماسن) : vent du désert en Égypte pendant cinquante jours.
khan, voir kan
khôl, voir kohol
kibla, voir qibla
kif[254] ou kief[255] (s.m.) de kīf (كيف) « plaisir ; bien-être ; haschich », passé en turc : keyif « bonne humer ; gaieté ». Le CNRTL confond les deux mots.
kif-kif[256] ou (adv.) de l'arabe maghrébin kif kif redoublement de l'arabe classique kif'a (كفء) « pareil ; semblable »
kiosque, voir mots transmis par la langue arabe / kiosque
kohol[257] (s.m.), de kuḥl (كُحل) « antimoine » : noir pour les yeux. Même origine que le mot alcool, du verbe kaḥala (كحل).
koubba[258] (s.f.) de qubba (قبة) : dôme ; coupole ; au Maghreb petit mausolée cubique surmonté d'une coupole.
koufique (adj.), voir coufique.
krak de karak : château fort construit par les croisés en Syrie.
ksar, voir mots transmis par la langue arabe / ksar
L [modifier]
laiton, voir mots transmis par la langue arabe / laiton
laque, voir mots transmis par la langue arabe / laque
lascar, voir mots transmis par la langue arabe / lascar
lilas, voir mots transmis par la langue arabe / lilas
lime ou limon et limonade, voir mots transmis par la langue arabe / lime
litham[259] (s.m.) de liṯām (لثام) « voile de visage » : voile dont certaines musulmanes se couvrent le visage.
looch ou loch [260] de luʿq (لعق) « lécher »: électuaire, sirop très épais qu'on lèche.
loukoum, voir rahat-loukoum
luffa[261] (s.m.) (bot.) de lūf (لوف) « éponge végétale » : Cucurbitacée dont le fruit peut servir d'éponge végétale.
luth[262] (s.m.) de al-ʿūd (العود) : voir oud.
M [modifier]
maboul[263] (s.m. et adj.) de mahbūl (مهبول) « fou ».
macache[264] (adv.) de l'arabe algérien makānš (ما كانش) « il n'y a rien ».
Machrek ou Machreq[265] de mašriq (مشرق) « Levant ; Est ; Orient » : Proche-Orient et Moyen-Orient, par opposition avec Maghreb.
macramé[266] (s.m.) de muḫarram (مخرم) « ajouré; en dentelle ».
madrague[267] de madrib (مضرب) « enceinte ; camp » ou de mazraba (مزربة) « enclos ; parc à moutons », qui a donné l'andalou al-madraba, lieu où l'on frappe les poissons à coup de batte (technique de pêche), puis le provençal madrag, enceinte de filets de pêche.
mahdi (s.m.) / mahdisme[268] (s.m.) / mahdiste (adj.) de mahdī (مهديّ) : homme guidé par Dieu. Mahdisme : croyance en l'arrivée d'un Mahdi. Mahdiste: personne ou doctrine affirmant la croyance en l'arrivée d'un Mahdi.
magasin[269] (s.m.) de maḫzan (مخزن) pl. maḫāzin (مخازن) « entrepôt » (Voir aussi makhzen).
magazine[270], de l'anglais magazine, du français magasin.
Maghreb, maghrébin[271] de maḡrib (مغرب) : couchant; Ouest; occident; occident du monde arabe par opposition avec Machreq.
mahaleb[272] (s.m.) de l'arabe mahleb : cerisier sauvage employé comme porte greffe pour les cerisiers cultivés.
mahonne[273] (s.f.) de l'arabe māʿūn (ماعون) : grande galère turque emprunté au turc māūnah (turc moderne mavna), par l'italien maona, le portugais maona et l'espagnol mahona.
makhzen ou maghzen[274] (s.m.) de l'arabe maḫzan (مخزن) « entrepôt » : gouvernement du sultan au Maroc. Tribu qui fournissait des hommes à l'armée du sultan contre exemption de l'impôt foncier. Corps de cavalerie fourni à l'administration coloniale en Algérie.
mamelouk ou mameluk[275] (s.m. et adj.) de mamlūk (مملوك) pluriel mamālīk (مماليك) : celui qui est possédé par quelqu'un; esclave; soldat esclave.
1-marabout[276] (s.m.) de murābiṭ (مرابط) : saint musulman reconnu dont le tombeau est l'objet d'un culte populaire; le tombeau lui-même. Le pluriel avec l'article al-murābitūn (المرابطون) : désigne les Almoravides : les marabouts; les gens du ribat.
2-marabout (s.m.) (oiseau) de marbūṭ (مربوط).
maravédis[277] (s.m.) de l'espagnol maravedí, de l'arabe murābiṭ (مرابط) « marabout (sens 1) » : monnaie frappée par les Almoravides en Espagne.
marcassite[278] (s.f.) (minéralogie) de l'espagnol marcasita, de l'arabe marqašīṭā (مرقشيتا) : pyrite (FeS2).
marfil, voir morfil
maroquin[279] (s.m.) / maroquinerie (s.f.) de l'espagnol marroquí de l'arabe marrākušī (مراكشي) « (cuir de) Marrakech » : Un maroquin désigne par métonymie un portefeuille ministériel.
marrane[280] (s.m.) de l'espagnol marrano « porc », de l'arabe muḥarram (محرّم) « interdit » (la viande de porc est interdit en islam) : Juif d'Espagne ou du Portugal converti par contrainte au christianisme et resté fidèle à sa religion en secret.
massage[281] (s.m.) / masser (v.tr.) de masaḥa (مسح) : frotter; palper; toucher ou de massad (مسّد) : lisser les cheveux; masser certains donnent l'origine grecque masso (μασσω) : pétrir; masser[282].
massepain[283] de l'espagnol mazapán, de l'arabe murṭib (مرطب) « rafraîchissement » : (Pâtisserie à la) pâte d'amandes.
masser (v.tr.), voir massage
massicot[284] (s.m.) (chimie) de l'italien marzacotto, dérivant de l'arabe masaḥa min qān (مسحة من قان) « teinté de ? » : Oxyde de plomb (PbO), Mais le CNRTL ne confirme pas cette origine[285]. À ne pas confondre avec son homonyme, massicot : appareil destiné à la coupe du papier inventé par Guillaume Massiquot.
mastaba[286] (s.f.) de maṣṭaba (مصطبة) « banc de pierre; estrade » : monument funéraire trapézoïdal égyptien.
1-mat[287] (adj.inv.), voir l'expression échec et mat.
2-mat[288] (adj.) du latin matus ou mattus « humide ; mou » : sans éclat ; terne
matelas[289] (s.m.) de maṭraḥ (مطرح) « coussin, tapis ».
1-mater ou matir[290] (v.tr.) : faire échec et mat ; vaincre ; dompter
2-mater ou matir[291] (v.tr.), voir mat (au sens-2) (vient du latin)
3-mater[292] (v.tr.) peut-être de l'espagnol mata « buisson (où l'on se cache pour faire le guet) » passé dans l'arabe maghrébin : surveiller ; observer
matraque[293] (s.f.) de miṭraqa (مطرقة) « marteau; masse », de ṭaraqa (طرق) « frapper; forger ».
matras[294] peut-être de l'arabe maṭara (مطارة) « outre ; gourde » ou du latin mataris, materis[295] « javelot gaulois » par analogie de forme : Récipient au col étroit et long col utilisé en alchimie puis en chimie et pharmacie. Pointe d'un trait d'arbalète.
mazagran[296] (s.m.) de Mazagran (مزغران), une ville d'Algérie : profond verre à pied en faïence ou en porcelaine épaisse pour conserver au chaud le café que l'on veut consommer.
mazout (s.m.) emprunté au russe mazut, même sens, qui remonterait, probablement par l'intermédiaire d'une langue turco tatare, à l'arabe dialectal mafḍalāt[297] (مفضلات) de l'arabe faḍalāt (pl.) (فضلات) « restes, déchets ». Plus simplement de mazyūt[298] (مريوت) « huilé ».
méchoui[299] (s.m.) de l'adj. mašwī (مشوي) : rôti.
mechta[300] (s.f.) de l'arabe maghrébin, de l'arabe mašttā (مشتّى) « habitation d'hiver », dérivant du verbe signifiant hiverner : hameau algérien ou tunisien.
médersa[301] (s.f.) de l'arabe madrasa (مدرسة) « école » : Le mot français est utilisé pour désigner les grandes universités (coraniques).
médina[302] (s.f.) de madīna (مدينة) « ville » : La partie ancienne d'une ville arabe.
medressé[303] du turc medrese, voir médersa.
méharée (s.f.) / méhari[304] (s.m.) / méhariste (s.m.) de mahrīya (مهرية) « dromadaire » : le méhariste étant le cavalier; la méharée est le trajet fait à dos de dromadaire.
mellah[305] (s.m.) de mallāḥ (ملّاح) « saloir » : au Maroc, quartier d'une ville habité par les juifs.
merguez[306] (s.f.) de l'arabe maghrébin mergaza (مرڠازة) « saucisse » : petite saucisse pimentée à base de bœuf et de mouton.
mérinos[307] (s.m.) de l'espagnol merino, de l'arabe de ḍaʾn banī marīn (ضأن بني مرين) « mouton des Bénî Marin » (Les Bénî Marin ou Mérinides ont régné sur le Maroc entre 1244 et 1465) : mouton à laine blanche abondante et très fine.
mesquin[308] (adj.) de l'espagnol mezquino , de l'arabe miskīn (مسكين ) « pauvre, indigent ».
mihrab[309] (s.m.) de miḥrāb (محراب) « sanctuaire » : niche dans le mur de la salle de prière d'une mosquée, indiquant la direction de La Mecque (qibla).
minaret[310] (s.m.) du turc minare, de l'arabe manāra (منارة) « minaret ; phare » le mot dérivant de nūr (نور) « jour ; lumière ». La même racine protosémitique a donné menorah, le chandelier du culte juif[311].
minbar[312] (s.m.) de minbar (منبر) « estrade ; tribune » : chaire d'où le mollah fait son sermon.
mohair[313] (s.m.) emprunté à l'anglais mohair de l'arabe muḫyyar (مخيَر) « choisi, sélectionné » : Laine de chèvre angora[314]
moire[315] (s.f.) moiré (s.m. et adj.) même origine que mohair.
moka[316] (s.m.) de Al-Muḫā (المخا) : Mokha ou Moka port éponyme du Yémen
mollah[317], mullā ou mullah (s.m.) de mawlā (مولى) : aide ; auxiliaire ; dans l'islam, titre donné aux personnalités religieuses, aux docteurs de la loi, il tient sa charge de la communauté ou de l'État en fonction de ses diplômes et de son savoir.
momie[318] (s.f.) de mūmyāʾ (مومياء) « momie » et/ou du persan: mūm (موم) « cire.
1-morfil[319] ou marfil (s.m.) de l'espagnol marfil, de l'arabe ʿaẓm al-fīl (عظم الفيل) « os d'éléphant » : ivoire d'éléphant non travaillé emprunté à l'espagnol marfil.
2-morfil[320] (s.m.) : Particules et petites aspérités métalliques au bord du tranchant d'une lame fraîchement affûtée (sans rapport avec l'arabe).
mouloud ou mūlūd[321] (s.m.) de l'arabe mawlūd (al-nabawyī) (مولد النبويّ) « naissance (du prophète) » : fête religieuse qui commémore la naissance de Mahomet.
mosquée[322] (s.f.) de l'espagnol mezquita, peut-être du grec byzantin masgidion (μασγίδιον), de l'arabe masjid (مسجد) « lieu où l'on se prosterne » : mosquée.
moucharabieh, moucharaby[323] (s.m.) de mašrabīya (مشربية) « imbibé » : treillis de bois permettant de voir sans être vu et de créer de l'ombre. On y plaçait les cruches poreuses mašraba (مشربة) qui servaient à rafraîchir l'eau par évaporation.
moudjahid, moudjahidin ou moudjahidine[324] de mujāhid (arabe : مُجاهِد) au (pl.) mujāhidūn (مُجاهِدون) « combattant ; résistant ; militant » : combattants d'une armée de libération, celui qui fait le djihad.
moujingue[325] (s.m.) de l'espagnol muchacho[326], peut être de passé à l'arabe algérien mouchachou : enfant.
moukère, voir mots transmis par la langue arabe / moukère
moussaka[327], de l'arabe égyptien musaqqaʿa (مسقعة), le mot est également passé au grec moderne μουσακα̃ς, albanais : plat d'aubergines et de viande hachée.
mousseline[328] (s.f.) de al-mawṣil الموصل : nom en arabe de la ville de Mossoul en Irak.
moussem (s.m.) de mawsim (موسم ) : saison, festival; fête locale au Maroc.
mousson[329] (s.f.) du portugais monção de l'arabe mawsim (موسم) : saison, festival.
mozarabe[330] (s. et adj.) de l'espagnol mozárabe, de l'arabe mustaʿrib (مستعرب) « arabisé » : Espagnol chrétien arabisé pendant l'occupation arabe.
mudéjar[331] (adj. et s.) de l'espagnol mudéjar, de l'arabe mudajjan (مدجّن) « qui est resté ; domestiqué » : musulman d'Espagne devenu sujet des Chrétiens après la reconquête.
muezzin[332] (s.m.) du turc müezzin, lui-même de l'arabe muaḏḏin (مؤذن) : celui qui fait l'appel à la prière (en arabe aḏān أذان).
mufti ou muphti[333] ou moufti[334] (s.m.) de mufti (مفت) : juriste qui promulgue les fatwas.
murdjisme ou murjisme (s.m.) / murdjite (s.m. et adj.) de murji'ā (مرجئة) « reporté renvoyé à plus tard » : Les murdjites considèreraient que le jugement des fautes doit être reporté et laissé à Dieu.
musulman[335] (adj. et n.s.) de muslim (مسلم) (pl.) muslimūn (مسلمون), par le turc müslüman ou le persan musulmān (مسلمان) : qui vit selon les préceptes du Coran.
N [modifier]
nabab[336] (n.m.) de nā'ib (نائب) (pl.) nuwwāb (نوّاب) : magistrat(s). Passé à l’urdu (sous la forme du pluriel) (نواب) : gouverneur ; vice-roi.
nabi (n.m.) (adj.) (n.f.) de nabī ( نبي) pluriel abyā'a (أبياء) et/ou de l’hébreu navi[337] (נביא) (pl.) nevi'im (נביאים) : prophète(s). Les Nabis sont les membres d’une école de peinture.
nacre[338] de l'italien nacc(h)aro, nacc(h)ara, nacchera, qui désigne à la fois un instrument à percussion et la nacre, de l'arabe naqqār (نقّار) « percussionniste » ou nāqūr (ناقور) « cor ; trompe » : sorte de coquillage, a désigné une sorte de cor de chasse par analogie de forme.
nacaire[339] (s.f.) de naqqār (نقّار) « percussionniste » : tambour ou timbale portée sur un chameau ou un mulet.
nadir[340] (n.m.) (astr.) de naḍir as-samt (نضير السَمت ) « opposé au zénith » : la direction opposée (au zénith).
nafé[341] de nāfiʿ (نافع) « avantageux ; salutaire » : Fruit de la ketmie
naffe[342] (n.f.) de nafḥa (نفحة) « odeur ; bouffée d'air » : Parfum ; Eau de naffe ; Eau de fleurs d'oranger
naphte, voir mots transmis par la langue arabe / naphte
narguilé, narghileh ou narghilé, voir mots transmis par la langue arabe / narguilé
natron[343] ou natrum (n.m.) (chimie) de naṭrūn ( نطرون ) : carbonate hydraté de sodium (Na2CO3, 10H2O). On le trouve en cristaux en Égypte, il entrait dans le procédé de momification. Le latin natrium est à l'origine du symbole chimique Na pour le sodium.
nebka ou nebkha[344] (s.f.) de nabka (نبكة) « tertre » : accumulation de sable autour d'un obstacle dans un désert.
nénuphar[345] (n.m.) (bot.) du latin médiéval nenuphar de l’arabe nīnūfar (نينفر) du sanskrit signifiant [lotus]
niquer[346] (v.trans.) (argot) de nakaḥa (نكح) : faire l’amour. Ou de nikāḥ (نكاح) : coït; acte sexuel; mariage dans l'arabe du Coran.
nizeré[347] (n.m.) de nisrīn (نسرين) « églantier » : Essence de roses.
noria[348] (n.f.) de nāʿūra (ناعورة), de naʿara (نعر) « crier ; grincer » : roue à godets destinée à monter l'eau de la rivière dans un aqueduc.
nouba[349] (n.f.) de nūba (نوبة) : tour (car certaines parties de l'œuvre sont interprétées en solo par chaque musicien qui joue à son tour) : orchestre; troupe de musiciens.
nuque[350] (n.f.) de nuḫāʿ (نخاع) « moelle épinière ».
O [modifier]
oliban[351] (s.m.) de šajara lubān (شجرة لبان) « arbre à benjoin », ou de lubān jāwī (لبان جاوي) « résine de Java » : encens.
orange[352] (s.f. et adj.) (bot.) de l’espagnol naranja de l’arabe nāranj (نارنج) du persan nāranj (نارنج) : orange amère ; bigarade. L’orange sucrée vient de Chine apportée par les Portugais au XVIe siècle. Le français a gardé le nom de l’ancien fruit. En arabe l’orange (sucrée) se dit burtuqāl (برتقال).
orcanète ou orcanette[353] (s. f.) du latin médiéval arcanne, en ancien français alchane ou alcanne, de l'arabe al-ḥinnāʾ (حنّاء) « henné » : plante des régions méditerranéennes.
ottoman (adj. et s.) de ʿuṯmān (عُثمَان) (nom du deuxième calife de l'islam : `Uthman) passé au turc Osman (nom du fondateur de la dynastie ottomane : Osman Ier) : relatif à l'empire ottoman, désigne des tissus (un ottoman) ; certains canapés (une ottomane).
ouate[354] (s.f.) de l'italien ovatta, peut être de l'arabe baṭāʾin (بطائن) (pl.) « doublures », ou plutôt de waḍʿa al-baṭāʾin (وضع البطائن) « pose de doublure » : laine, filasse, soie ou coton dans la doublure des vêtements.
oud ou ud, en grec outi (ούτι), de l'arabe ʿūd : عود) : instrument à cordes pincées. Voir aussi luth.
oued[355] (s.m.) (géogr.) wād (واد) « rivière ; vallée » : En français ce terme sert à designer les rivières intermittentes.
ouléma[356] (s.m.) de ʿālim (عالم) pluriel ʿulamā' (علماء) : savant en matière de religion musulmane.
P [modifier]
papegai [357] ou papegaut[358] (s.m.) (zoo.) de l’ancien provençal papagay de l’arabe babaḡāʾ (ببغاء), peut-être par l’intermédiaire du grec byzantin papagās (παπαγάς) : perroquet.
pastèque[359] (s.f.) du portugais pateca, de l'arabe baṭṯiḫ plus précisément baṭṯiḫ ʾaḥmar (بطّير أحور) « melon rouge » : pastèque.
patache[360] (s.f.) de l'espagnol patache de l'arabe baṭāš (بطاش) « bateau à deux mâts (?) » : Navire léger ; par analogie : mauvaise voiture; diligence peu confortable.
potiron[361] (s.m.) peut être de l'arabe fuṭr (فطر) « champignon » : grosse courge.
poutargue, voir boutargue.
Q [modifier]
qibla, kibla[362], kiblat ou kiblet[363] (s.f.) de qibla (قبلة) : direction (de La Mecque) ; sud.
quintal[364] (s.m.) du latin médiéval (quitale) de l'arabe qinṭār (قنطار) lui-même emprunté par l'intermédiaire de l'araméen au grec médiéval κεντηνάριον : cent kg.
R [modifier]
rabab, rebab[365] (s.m.) de rabāb (رباب) : instrument à une, deux ou trois cordes frottées. Voir rebec
racahout[366] (s.m.) de rakwāt (ركوات) (en Syrie rakwa (ركوة (pl.) rakawāt (ركوات « cafetière à long manche ») : bouillie de farines, de fécules, de cacao et de sucre.
raï[367] (s.m.) ra'ī (رَأْي) : opinion. Nom d'un courant musical et littéraire en Algérie. En droit (fiqh) musulman, c'est l’opinion personnelle du juge (voir ra’y).
raïs[368] (s.m.) de raʿīs (رئيس) : chef d'état ; président. Voir ras sur la même racine arabe (RʾS).
rahat-loukoum[369] ou rahat-lokoum de rāḥa al-ḥulqūm (راحة الحلقوم) « le bien être du gosier », en passant par le turc rahat-lokum abrégé en lokum : Confiserie orientale.
ramadan[370] (s.m.) de ramaḍān : neuvième mois de l'année musulmane.
ramdam[371] (s.m.) (pop.) de ramaḍān (رمضان) « mois de ramadan » : Bruits de fête qui accompagnent cette tradition.
rame[372] / ramette (s.f.) (papeterie) de rizma (رِزمة) : liasse ; ballot ; paquet, en passant par l'espagnol resma. Une rame est un paquet de 500 (20 x 25) feuilles de papier.
raquette[373] (s.f.) de rāḥa (راحة) : paume ; plat de la main. Noter que le jeu de paume, ancêtre du tennis et du squash était en dépit de son nom un jeu de raquettes.
ras[374] (s.m.) de raʿs (رأس) « tête » et de l'amharique ras (ራስ) « tête » : chef éthiopien. Voir raïs sur la même racine arabe (RʾS).
rassoul, voir ghassoul.
razzia[375] (s.f.) de ḡazwa (غزو) « raid ; incursion ».
réalgar[376] (s.m.) altération de l'arabe rehj al-ghar : sulfure naturel d'arsenic.
rebec ou rebab[377] (s.m.) de l'ancien français rebebe, de l'arabe rabāb (رباب) : instrument de musique à 3 ou 4 cordes utilisé au moyen âge en Europe semblable au rabab.
récif[378], rescif ou ressif (s. m. ) (géogr.) raṣīf ( رصيف) en passant par l’espagnol arrecife : débarcadère ; quai.
reg[379] (s.m.) (géogr.) de ruqq (رقّ) : reg ; étendue plate et caillouteuse dans le désert. Le mot évoque surtout l'aspect plat du désert.
rhassoul, voir ghassoul.
riad / ryad[380] (s.m.) de rawḍa روض pluriel riyāḍ رياض « jardin(s) » : Grande maison dans les médinas marocaines.
rob[381] (s.m.) de rubb (ربّ) « jus de fruit » : suc de fruit préparé par évaporation.
roc[382], rock ou rokh (s.m.) de ruḫḫ (رخّ) : oiseau fabuleux des légendes orientales. Voir roque.
romaine (s.f.) rummāna (رمّانة) « grenade (fruit) » : balance dite « romaine » sans doute à cause du contrepoids en forme de grenade.
roque[383] (s.m.), roquer (v.i.) de de ruḫḫ (رخّ), persan raḫ (رخ) « tour (de jeu d'échec) » : la tour était appelée roc[384]. Voir roc, rock
roumi[385] (s.m.) de rūmyī (روميّ) (pl.) rūm (روم) : romain d’orient ; chrétien orthodoxe ; byzantin. Désigne parfois tous les européens, le mot faranjyī (فرنجيّ) « européen » permet de distinguer les chrétiens de l'ouest (catholiques) de ceux de l'est (orthodoxes).
S [modifier]
saccharine, saccharose, voir mots transmis par la langue arabe / sucre
sacre[386] (s.f.) sacret (s.m.) (zool.) de ṣaqr (صقر) : faucon ; oiseau de proie.
safari[387] (s.m.) du swahili safari (voyage, expédition) de l'arabe safar (سفر) : voyage.
safran[388] (s.m.) (bot.) de l’arabe zaʿfarān (زعفران) par le latin médiéval safranum.
Sahara (s.m.), saharien (adj.) (géogr.) de ṣaḥrāʾ (صحراء) : désert, de ṣaḥar (صحر) : couleur ocre. Le Sahara doit son nom à la couleur du sable.
sahel[389] (s.m.), sahélien (adj.) (géogr.) de sāḥil (ساحِل) : littoral; rivage.
sakieh[390] sakyeh ou saki de sāqiya (ساقية) : roue hydraulique mue par des bœufs ;; canal d’irrigation. Voir aussi séguia .
salamalec[391] (s.m.) du turc selâmlamak « saluer quelqu'un », de l’arabe as-salām ʿalaykum (السلام عليكم) « que la paix soit sur vous » : Salutation des musulmans, les salutations traditionnelles durant longtemps par rapport aux références françaises.
salep[392] (s.m.) (bot. et pharm.) du turc (salep) de l’arabe ḫuṣān aṯ-ṯaʿlab (خصّى الثعلب) signifiant « testicules de renard » en raison de la forme des bulbes de cette plante, abrégé en ṯaʿlab (ثعلب) : renard. Fécule extraite des tubercules de divers orchis. Le mot français orchis / orchidée a le même sens venant du latin orchis, « sorte d'olive » lui-même du grec όρχις « testicule », puis « orchidée » d'après la forme de la racine, d'après le grec όρχιδιον diminutif signifiant « petit testicule ».
santal, voir mots transmis par la langue arabe / santal
(petite) saphène, (grande) saphène[393] (adj.) (anat.) de la traduction du Canon d’Avicenne vient de ṣāfin (صافن) : (veine) saphène, venant peut-être du grec σαφηνή : évident, clair.
saphir, voir mots transmis par la langue arabe / saphir
sarbacane, voir Mots transmis par la langue arabe / sarbacane
saroual[394], sarouel ou seroual (s.m.) de sirwāl (سروال) : pantalon bouffant à entrejambe bas, caleçon.
1-sarrasin ou sarrazin[395] (s; et adj.) de l'arabe (pl.) šarqyīn (شرقيّن) (origine contesté par le CNRTL) : nom donné au moyen âge aux populations musulmanes de l'Orient, de l'Afrique et de l'Espagne.
2-sarrasin ou sarrazin[396] (s.m.) : blé noir, blé sarrasin (au sens 1) à cause de la couleur noire du grain.
satin[397] (s.m.) de zaytūn (زيتون) : transcription en arabe du nom de la ville chinoise de Citong (ou Tsia-toung) appelé actuellement Quanzhou.
savate, voir mots transmis par la langue arabe / savate
schah ou shah, voir mots transmis par la langue arabe / schah
sébile (s.f.) du bas latin cĭbalis[398] « qui a trait à la nourriture » (IVe siècle), du latin cibus « nourriture » ou peut être de l'arabe sabīl (سبيل) « chemin ; voie » qui entre dans l'expression fī sabīl allāh (في سبيل الله) « pour l'amour de Dieu » dite par les mendiants : petite coupe en bois (destinée à recevoir l'aumône).
sebkha[399] (s.f.) (géogr.) (Afrique du Nord) de sabḫa (سبخة) « marais; plaine sablonneuse, salée et marécageuse; lac salé » : zone inondable salée dans le désert appelé aussi chott.
séguia, seghia (s.f.) de sāqiya (ساقية) : canal d’irrigation. Voir aussi sakieh.
séide[400] (s. m.) de l'arabe Zayd (زيد) (du nom du fils adoptif de Mahomet, Zayd ibn Harithah) : adepte fanatique des doctrines et exécutant aveugle des volontés d'un maître.
séné[401] (s.m.) (bot.) de sanā (سنا) par le latin médiéval sene.
sequin[402] (s. m.) du vénitien zecchino, de l'arabe sikka (سكّة) « monnaie ; poinçon ; coin » : ancienne monnaie.
sérail, voir mots transmis par la langue arabe / sérail
sesbania (en) ou sesbanie[403] (s. m.) du latin sesbanus, de l'arabe saysabān, persan sīsabān (سيسبان) : arbrisseau des régions tropicales.
shah ou schah, voir mots transmis par la langue arabe / shah
simoun[404] (s.m.) (géogr.) de samūm (سموم) : Vent chaud.
sinus[405] (s. m.) traduction en latin de l'arabe jayb (جيب): ligne droite tirée d'une extrémité d'un arc perpendiculairement sur le rayon qui passe par l'autre extrémité. Le mot arabe jayb (جيب) et le mot latin sinus ont les mêmes sens « sinus géométrique » et « plis d'un vêtement / poche ».
sirocco[406] (s.m.) de l'italien scirocco, de šarqīy (شرقيّ) « de l'est » : vent de sud-est très chaud et très sec d'origine saharienne.
sirop[407] (s.m.) de šarāb (شراب) « boisson ».
sloughi[408] (s. m.) de l'arabe salūqīy (سلوقيّ) (chien de la ville disparue de Salūq en Arabie) : sorte de lévrier en Afrique du Nord.
smala[409] (s.f.) de zamala (زملة) : tribu; famille
sofa[410] de ṣuffa (صفّة) (coussin), par l'intermédiaire du turc (sofa) : canapé.
sophora[411] ou sophore[412] (s.m.) (bot.) de ṣufayrā’ (صفيراء) « sophora ; cytise » appelés ainsi à cause de leur bois / fleurs jaunes, de ʾaṣfar (أصفر), (f.) ṣafrāʾ (صفراء) (pl.) ṣufr (صفر) « jaune » : jaune (couleur).
souahéli ou souahili, voir swahili
sorbet[413] (s.m.) de šarba (شربة) « boisson », par l'intermédiaire du turc šerbet (şerbet) : sirop.
souahéli, voir swahili.
1-soudan[414] de sulṭān (سلطان) : nom donné au souverain de l'empire ottoman, déformation du mot sultan.
2-Soudan[415] de sūdān (سودان), abréviation de bilad as-sūdān (بلد السودان) « pays des noirs » : Le Soudan mais aussi le Soudan français nom du Mali à la période coloniale.
soude[416] (s.f.) (bot.) de suwwād (سوّاد) « noirceur ; négritude » ; soude (plante) ; salsola soda (plante) ; cendres de salsola contenant de la soude naturelle ou carbonate de sodium : Na2CaCO3. Sans doute à cause de la couleur des cendres.
soufisme[417] (origine débattue) de ṣūf (ﺻﻮﻑ) « laine » qui donne ṣūfīy (صوفيّ) « laineux », du fait que les gens ascètes de Koufa s'en revêtaient d'après l'historien Ibn Khaldoun.
souk[418] (s.m.) de sūq (سوق) : marché
sourate[419] (s.f.) de sūra (سورة) : chapitre du Coran
sucre, voir mots transmis par la langue arabe / sucre
sultan[420] (s.m.) de sulṭān (سلطان) : Le titre de sultan a une origine obscure, persane ou chaldéenne.
sumac[421] (s.m.) (bot.) de summāq (سمّاق) : arbre ou arbrisseau qui était appelé herbe de maroquin par les tanneurs ; Rhus
sunna / sunnite / sunnisme de sunna (سنّة) : norme; tradition, usage
swahili, souahéli ou souahili[422] (s.m. et adj.) (géogr.) de suwāḥilīy (سواحليّ) : habitant du sahel (voir sahel).
T [modifier]
tabor[423] (s. m.) de l'arabe ṭābūr (طابور) « colonne ; file indienne », du turc tabur « bataillon » : corps de troupes marocain.
taboulé[424] de tabbūla (تبولة) : taboulé
tabouret de tabour (تبوﺮ) ancienne orthographe de tambour.
tajine[425] de ṭājin (طاجن), plat typique du Maroc. le mot désigne au départ le contenant puis le contenu.
talc[426] de ṭalq (طلق) : Silicate hydraté naturel de magnésium, talc.
taliban[427] de ṭālib (طالب) pluriel ṭālibūn (طالبون) ou persan ṭālib (طالب) pluriel ṭālibān (طالبان) : étudiant d'une école coranique.
talisman[428] de ṭilasm [طلسم), du grec τέλεσμα « rite religieux » : talisman.
tamarin / tamarinier[429] (bot.) de tamr hindīy (تمر هندي) : datte des Indes ; tamarinier.
tambour[430] ou tambourin les dictionnaires hésitent entre les origines suivantes :
de l'arabe ṭabl[431] (طبل) : pluriel ṭubūl (طبول) : tambour.
du persan tanbūr (تنبور) : tambour
du persan tabīreh (تبيره) : tambour
de l'arabe ṭunbūr (طنبور) et du turc tambur : sorte de luth au son grave.
tare[432] et tarer de ṭarḥ (طرح) : rejet; soustraction, déduction.
tarbouche[433] de ṭarbūš (طربوش), du turc tarpoş : tarbouche; fez; chéchia.
tarif[434] de taʿrīfa (تعريفة) : tarif.
tartre (s. m.) du latin médiéval tartarum[435] issu peut être d'un croisement entre tartarus et l'arabe durd / durdīy[436] (درد / درديّ) : dépôt qui se forme dans les récipients contenant du vin.
tasse, voir mots transmis par la langue arabe / tasse
tcharchaf de šaršaf (شرشف) : drap; du turc čaršaf (çarşaf[437]) : drap; voile islamique.
tell[438] (s. m.) tall (تلّ) : colline artificielle formée par des ruines.
timbale[439] de ṭabl (طبل) pluriel ṭabūr (طبول) : tambour; timbale.
toubib[440] de ṭabīb (طبيب) : médecin.
truchement[441] de tarjumān (ترجمان) : traducteur; drogman.
turbith[442] (s. m.) de l'arabe turbid (تربد) : purgatif extrait du jalap.
tutie ou tuthie[443] de tūtyāʾ (توتياء) : oxyde de zinc; gris de zinc (ZnO).
typhon[444] (s. m.) du chinois t'ai-fung mêlé à l'arabe ṭūfān (طوفان) « déluge[445] », lui-même du grec tyfon (τυφω̃ν) : cyclone des mers de Chine et de l'Océan Indien.
U [modifier]
uléma, voir ouléma.
usnée[446] (s.m.) du latin médiéval usnea, de l'arabe ʾušna (أشنة) : lichen qui croît sur les arbres.
V [modifier]
varan[447] (s.m.) (zoo.) de waral (ورل) : varan.
vérin (s.m.) de l'italien verrina[448] « vrille », de l'arabe berrīma[449] (بريمة) « vrille » : vis hélicoïdale.
vilayet, voir wilaya.
vizir, de wazir (وزير) « ministre », passé au persan (وزير) et au turc vezir : vizir, ministre.
W [modifier]
wahhabisme (s.m.) de wahhābīy (وهابيّ) : donateur; généreux. Nom d'une forme rigoriste de l'islam sunnite qui se fonde sur l'enseignement de Mohamed ben ʿAbd al-Wahhab (1703-1792) né en Arabie.
wali[450] (s.m.) de wālin (والٍ) ; fonctionnaire responsable d'une wilaya. La forme walīy (وليّ) « protecteur ; saint patron ; ami de Dieu ; tuteur ; celui qui sert de guide spirituel » : Tuteur matrimonial (Algérie) ; Médiateur (Maroc).
wilaya / vilayet[451] (s.f.) de wilāya (ولاية) passé au turc vilâyet : préfecture ; département dirigé par un wali.
X [modifier]
x en tant qu'inconnue en mathématiques : la lettre x n'existe pas en arabe ; le mot šaï, qui signifie chose, désignait une inconnue en mathématiques, et ce mot était abrégé ch, ce qui s'écrit phonétiquement x en espagnol χ. Utilisé par Al-Khawarizmi dans son Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison.
Z [modifier]
zain[452] (adj) de zayn (زينة) « beauté » : beau; maquillé. Se dit d'un cheval (ou d'un chien) dépourvu de poil blanc.
zakât[453] (s.m.) de zakā (زَكَاة) « aumône (purificatrice) » : impôt que les musulmans doivent payer sur les biens suivant un taux.
zajal / zéjel[454] (s.m.) de l'espagnol zejel, de zajāl (زجال) : poésie populaire; chanson[455].
zandj / zanj / zendj / zenj[456] (s.m. et adj.) de zanj (زنج) (pl. collectif) : nègres; noirs; nom donné aux esclaves noirs originaires de Zanzibar et de la côte est de l'Afrique.
zédoaire[457] (s.f.) (bot.) de jadwār (جدوار) : Curcuma zedoaria.
zédoarine (s.f.) principe amer extrait de la zédoaire.
zellige[458] (s.f.) de zallīj (زليج) : carreau de faïence. Voir aussi azulejo.
zénith[459] (s.m.) (astr.) de samt ar-ra's (سمت الرأس) : direction de la tête; zénith, opposé au nadir. Voir son doublet lexical azimut.
zéro[460] (s.m.) de sifr (صفر) : zéro, doublet du mot chiffre par l'intermédiaire de l'italien zefiro.
zérumbet[461] (s.m.) (bot.) de zarubād (زرباد) : plante voisine du gingembre (voir zédoaire).
zinzolin[462] (s.m. et adj.) (bot.) de juljulān (جلجلان) : sésame; couleur violette obtenue avec la graine de sésame.
zob / zobbi[463] (s.m.) de zubb (زبّ) « pénis » ; zubbī (زبّي) « mon pénis » : pénis.
zouave[464] (s.m.) de l'arabe maghrébin zawāwīy (زواوي) : membre d'une tribu Kabyle qui a fourni les premiers zouaves ; soldat d'un corps d'infanterie français d'Afrique. Mot d'origine berbère : agawa / igawawen.
Mots transmis par la langue arabe [modifier]
Les mots suivants se retrouvent en français et en arabe, mais ne sont pas d'origine arabe.

A
aubergine[465] (s.f.) du persan bādinjān (بادنجان) issu du sanskrit वतिम्गन (vātimgana), passé à l'arabe āl-bādinjān (باذنجان) et au castillan berenjena.
azur[466] (s.m.) du persan lājavard (لاجورد) « azur » passé à arabe lāzaward (لازورد) « lapis-lazuli ; bleu ».
B
babouche[467] (s.f.) du persan pāpūš (پاپوش) « chaussure », passé à l'arabe bābūj (بابوج) et au turc pabuş.
badiane[468] (s.f.) de l'arabe bādyān (باديان), emprunté au persan bādyān (باديان) « anis fenouil », apparu en français en 1681.
bakchich[469] (s.m.) du persan baḫšīš (بخشش) « don », passé à l'arabe baqšīš (بقشيـش) et au turc bahşiş « pourboire » : pot de vin.
bergamote[470] (s.f.) (bot.) du nom de la ville de Pergame (en turc : Bergama) ou du turc beg armuti « poire du bey » passé à l'arabe barḡamūt (برغموت).
bézoard[471], bésoar, bezoard ou besoar (s.m.) du persan pādzahr (پادزهر) « contrepoison » passé à l'arabe bādzahr[472] (بادزهر) « bézoard ».
borax (s.m.) du persan būrāq (بوراق) passé à l'arabe bawraq (بورق) : tétra borate de sodium Na2B4O7, 10H2O, borax; acide borique.
bordj[473] (s.m.) de burj (برج) « tour ; bastion ». Du latin burgus « château fort ».
C
cafetan[474] ou caftan (s.m.) de qafṭān (قفطان), du turc kaftan, lui même du persan ḫaftān (خفتان).
caravansérail (s.m.) du persan kārwān sarāy (كاروان سراى) « maison de caravane ». Voir aussi sérail.
châle[475] (s.m.) de l'urdu / hindi šāl (شال) passé au persan et à l'arabe šāl (شال) « châle ».
D
derviche / dervis (s.m.) du persan derwich (درويش) « mendiant » passé au turc derviš (derviş) et à l'arabe darwīch درويش. Voir aussi fakir.
dinar (s.m.) de dīnār (دينار) : du latin denarius, denier (monnaie d'or).
dirham ou dirhem (s.m.) de dirham (درهم) : dirham; dihrem du grec drachme (δραḫμή) : drachme (monnaie d'argent).
divan[476] (s.m.) du persan dīwān (ديوان) « recueil (de poèmes) ; registre ; bureau ; (salle de) conseil », passé au turc divan « canapé ; sofa » et « recueil de poèmes » et à l'arabe dīwān ( ديوان) « bureau ; administration ; recueil de poèmes ; registre ». Voir aussi douane.
1-divan : Salle de réunion garnie de sièges et par métonymie le conseil qui s'y tient ;
2-divan (en) : (vieilli) Recueil de poèmes, par exemple West-östlicher Divan (Divan occidental-oriental) de Goethe ;
3-divan : Siège bas et allongé sans bras ni dossier, comme ceux qui se trouvent dans le divan au sens 1.
douane[477] (s.f.) de l'expression arabe dīwān al-jumruk (ديوان الجمرك) « bureau de douane » où le mot retenu est le mot d'origine persane dīvān (دیوان) « bureau ; administration ; registre », cela bien que le mot signifiant douane en arabe soit jumruk (جمرك). Voir aussi divan.
E
écarlate[478] (s.m. et adj.) du persan sqarlat (سقرلت) « vêtement (écarlate) », peut-être de l'arabe ʾašqar (أشقر) « blons ; roux » : tissu de couleurs vives ; puis rouge vif.
épinard[479] (s.m.) (bot.) du persan sepānāḫ (سپاناخ) passsé à l'arabe isfānāḫ, (إسفاناخ) et à l'espagnol espinaca.
F
firman[480] (s.m.) du persan farmān (فرمان) « décret », passé à l'arabe farmān (فرمان) « décret ; laissez-passer » et au turc ferman.
G
giaour[481] (s.m.) du turc gâvur, du persan gāvr / gāwur (گاور) « infidèle » (plutôt que de l'arabe kāfir (كافر) « infidèle ») : chrétien ou non musulman pour un Turc.
gilet[482] (s.m.) de l'arabe maghrébin jalīka, (جليكة), du turc yelek : « gilet », par le sicilien gileccu / cileccu (ou l'espagnol ou le portugais) : chemise portée par les esclaves chrétiens dans les galères.
guitare[483] (s.f.), de l'espagnol guitarra (XIe siècle), de l'arabe qītār (قيتار) « guitare ; harpe ; lyre », lui même emprunté au grec kithara (κιθάρα) « cithare ».
J
jasmin[484] (s.m.) du persan yās (یاس), yāsamīn (یاسمین ) « jasmin », passé à l'arabe yasmīn (يسمِن)
K
kiosque[485] (s.m.) du turc "köşk" « pavillon ; belvédère » passé à l'arabe kušk (كشك) « kiosque » :
ksar[486] (s.m.), du latin castrum passé à l'arabe qaṣr (قصر) pl. ksour qṣūr (قصور). Le même mot donne aussi alcazar.
L
laiton[487] (s.m.) de l'arabe layṭūn (ليطون) ou lāṭūn (لاطون), du turc altun (en turc moderne altın « or ») : alliage de cuivre et de zinc ; cuivre jaune.
laque[488] (s.f.) de l'arabe lakk (لكّ), du persan lāk (لاك), de l'hindoustani lākh, du sanscrit lākṣā « tache ; cent-mille », nom donné à la cochenille en raison de son pullulement.
lascar[489] (s.m.), de l'arabe ʿaskarīy (عسكريّ) « militaire », du persan laškar (لشكر) « armée; troupe militaire ».
lilas[490] (s.m.)de l'espagnol lilac, de l'arabe laylak ou līlak (ليلك), du persan līlā (لیلا) « lilas ».
lime[491] ou limon (s.m.) et limonade (s.f.) de l'espagnol limón, de l'arabe laymūn (ليمون) « citron », du persan līmū (ليمو) « citron » : citron vert.
M
moukère ou mouquère[492] (s.f.), de l'espagnol mujer, du latin mulĭer « femme », proche de l'arabe muḫlūqa (مخلوقة) « créature », nom donné à l'épouse dans l'arabe maghrébin.
N
naphte[493] (s.m.) du latin (naphta) : sorte de bitume, du grec nafṯa (νάφθα) du persan naftā (نفتا) de l’akkadien passé à l’arabe nafṭa (نفط)
narguilé, narghileh[494] ou narghilé[495] (s.m.), du persan nārgīlah (نارگيله) du persan nārgīl (نارگيل) « noix de coco » passé à l’arabe nārajīla (نارَجيلة) et au turc nargile : narguilé; pipe à eau.
S
saccharine (s.f.), saccharose (s.m.), voir sucre
santal[496] (s.m.) de l'arabe ṣandal (صندل), ou du grec santalon (σάνταλον) venant, comme l'arabe, du sanscrit candana : arbuste dont on tire une substance parfumée.
saphir[497] (s.m.) emprunté à une langue sémitique (hébreu ou araméen) sampīr, par l'intermédiaire du grec sapfeiros (σάπφειρος), peut-être d'origine indienne.
sarbacane[498] (s.f.) de l'espagnol cerbatana, de l'arabe zarbaṭāna (زربطانة), mais l'origine du mot arabe proviendrait du malais sumpītan par l'intermédiaire du persan.
savate [499] (s.f.), du turc çabata (?) par l'arabe sabbāṭ (سبّاط) « chaussure ; sabot », ou de l'espagnol zapato / zapata, et du turc zabata (?) : pantoufle sans talonnette.
schah[500] ou shah (s.m.) du persan šāh (شاه) « roi » : Passé à l'arabe il désigne en particulier le roi du jeu d'échec. Voir l'expression échec et mat.
sérail[501] (s.m.) du persan saray (سرای) « maison ; palais », passé à l'arabe sarāy (سراي) et au turc saray « palais ». Entre dans le mot caravansérail
sucre[502] (s.m.) de l'italien zucchero, de l'arabe sukkar (سكّر), qui vient du sanskrit sarkarā (सर्करा). Ce mot a donné aussi saccharose et saccharine.
T
tasse[503] (s.f.) de l'arabe ṭās (طاس), emprunté au persan ṭas (طس) ṭast (طست) ou ṭašt (طشت) « coupe, écuelle, tasse ».


50.Posté par Blast le 28/11/2010 10:54

Vous avez raison, puisque l’assertion moderne de ce terme, oxymore anachronique, a été créée par Nietzche et Marx alors que cette expression ne devrait être réservée qu’à la première génération « judaïsante » du christianisme avec laquelle Paul de Tarses devait entrer en conflit. La rupture définitive s’étale entre la fin du premier siècle et la fin du second, tout au plus et l’utilisation de ce concept appliqué à la modernité est frelaté, ambiguë et pervers. Néanmoins, il ne faudrait pas tirer des généralités des gouines et de la sodomie car cela reviendrait à réduire l’influence de l’arabe sur le français au seul mot « niquer », qui est la francisation du verbe arabe naaka "il a baisé" / ya niik "il baise" ناك / ينيك, dont le gérondif est naik / niik نيك. Vous ne le souhaiteriez pas… n’est-ce pas ?

49.Posté par Columbo le 28/11/2010 10:15

Nous connaissions La france de culture gréco-roaine , mais judéo chrétienne , ça me fait rire !

Terme nouvellement employé , pour mieux baiser les goims.

D'ailleurs , c'est mots reflète bien leurs auteurs, je cite "masturbation , sodome et gomore , gouine , prostituée, etc.."

48.Posté par Blast le 28/11/2010 09:49

Encore quelques uns, en vrac… Charivari, du terme 'haverim (camarades) dont les réunions sont bruyantes, Gouine, dans son sens premier de « prostituée », et goujat, homme grossier, dérivent de… goy ou goya (non juif ou non-juive)… ! On ne le sait pas assez, c’est certain... Hysope, hébreu אֵזוֹב, Ézov, plante médicinale plusieurs fois citée dans la Bible, Jubilé, de l'hébreu yôbel, Macabre et Macchabée, du livre apocryphe du même nom, Sac, de l'hébreu שק (sac), Saphir, de l'hébreu biblique סַּפִּיר (sapir), Sicle, de l'hébreu biblique שקל (shekel), unité monétaire, Sodomie, de l'hébreu biblique סְדוֹם (Sedom), Sodome, ville célèbre pour sa dépravation, Onanisme, masturbation, d'Onan (hébreu אוֹנָן)… Il y en a bien d’autres… gouge, ladre, etc… Au moins autant que de mots français d’origine arabe. La richesse du français est inépuisable... Je trouve qu’à défaut de me faire une place à l’Académie, j’ai bien mérité un Jéroboam de Champagne, Romano… pour le moins.

47.Posté par Blast le 28/11/2010 09:18

Quelques un parmi tant d’autres : Abbé, Aleph (concept mathématique), Amen, Brouhaha, Capharnaüm (de Kfar et Nahoum), Chameau, Charivari, Chérubin, Cidre (Eh oui…), Échalote, Eden, Golem, Nard, Onanisme, Pâquerette, Saphir, Tohu-bohu… Même mesquin, de « Miskén », pauvre... ce qu’est d’ailleurs ce mauvais argument linguistique… Ai-je gagné ma place à l’Académie ?


46.Posté par Romano le 21/11/2010 20:18

ce qui m'étonne dans ce monde fou et m'exaspère c'est cette malhonnêteté et cette falsification de la réalité que nous vivons: Je constate que dans mon langage quotidien des centaines de mots essentiels sont d'origine arabe et on me chantera ma pseudo civilisation judéo-chrétienne, alors que je ne vois pas et je ne sens pas l'impact de l'hébreu sur la langue française....est-ce que je délire si je dis que: algèbre, chiffre, zéro, alcool, bougie, chemise, jupe, coupe, café, tarif, magasin, arsenal, sucre , amiral, câble, artichaut, aubergines, orange, banane , chimie, algorithme, les 10 chiffres arabes, azimut, alcaloïde, logarithme , divan , sofa, caravelle, carafe, limonade;...etc. ,etc. sont d'origine arabe.....Que ceux qui se sont entiché du lobby judéo-sioniste qui les aveugle , les pousse au racisme extrême et à une islamophobie insensée , alors, que ce messieurs nous comptent le nombre de mots français dont l'origine vient de l'hébreu ou qu'ils "nettoient" leur parler quotidien des mots d'origine arabe.......Trouvez-nous juste cinq mots d'origine hébraïque dans notre langue et vous serez candidat à l'académie française....allez chiche!

45.Posté par Julien le 20/11/2010 22:24

Le front nationale est un parti qui survit avec le temps avec des moyens très minime, il ont même été obligé de vendre le paquebot.
Ce n'est pas un parti qui travaillent pour les grandes multinationales mais pour le peuple. C'est ce que l'Élite n'apprécie pas trop d'où la diabolisation.
Tu as vu Hortefeux se faire pourrir dans les médias suite a ses déclarations raciste envers un jeune homme lors des universités d'été?! Et bien les médias ont été plus que discret à son égard aucune poursuite de SOS racisme qui d'habitude sont très actif et réagissent au quart de tour.
Et crois moi que si ca avait été Le Pen il aurai fait la une de pas mal de journaux avec en prime des poursuite a gogo des chiens de garde antiraciste LICRA et autre SOS racisme.
Ce qui prouve que ces groupes soit disant de défense de l'antiracisme condamnent ceux qu'il veulent et surtout ceux qui dérange.

44.Posté par redk le 20/11/2010 22:07

Julien, nous somme tout deux français soit; mais quand ma nation reconnais une entité illégitime et criminelle, lui apporte aide et soutien dans ses crime ou que mon armée part dans des pays qui ne sont pas en guerre contre ma nation, mais pour aidée aux besoins stratégiques des bouchers Anglo-US aux massacres des populations, moi je me sent complice a mon corps défendent, mais complice quand même!!.

Je ne comprend toujours pas cette confiance aveugle que tu porte au FN, pour moi, plus de confiance en quiconque, politique est un métier qui rapporte et plus le politique est serviable envers ses maitres, plus il y gagne lui et non le peuple!!

43.Posté par Julien le 20/11/2010 21:38

Merci vigile, ca fait du bien d'entendre quelque chose d'intelligent.
C'est exact l'avenir nous le dira, la prophétie s'accomplira.

42.Posté par 2AB/WC=2QBC le 20/11/2010 21:27

En effet , la "civilisation judéo chrétienne " m'a toujours fait rire .
terme employé dans l'obscur dessein talmudiste comme par exemple ;"" "israel" rempart européen contre l'invasion intégriste.""
c'est l'hopital qui se fout de la charité , ...ah si les chrétiens savaient tous ce que pensent ces tamuldos , d'eux et de Jésus !

41.Posté par Julien le 20/11/2010 21:25

Premièrement nous parlons nous parlons d’un parti qui n’a jamais eu le pouvoir en France qui s’est fait diaboliser pendant des années et qui n’a jamais pu exprimer ses opinions, donc il est difficile de juger.
Redk : L’Armée française en ce moment aussi est un armée d’occupation criminelle et illégitime tout comme l’armée Etats-Unienne en Afghanistan (nous savons tous que c’est une guerre de pouvoir).
Et nous, nous somme français. Cela ne veut pas pour autant dire que nous faisait allégeance à l’armée Française et à ses dirigeants, cela ne veut pas dire que nous sommes tous collabos des plans de certains dirigeants.
Nous, Français avons chacun nos opinions, nous sommes présent dans la matrice française, nous observons et pouvons apporter un jugement objectif car nous le vivons et je pense qu’il faut le vivre pour apporter le jugement le plus objectif qui soit... J’imagine que beaucoup d’Israéliens ne sont pas d’accord avec le politique de leurs pays, est-ce que pour autant il faut avoir de la haine envers ses dirigeants ou envers sa population?
Un parti en se présentant peut-il échapper à la caricature d’allégeance ou peut-il apporter une autre vision des choses sans subir les clichés injuste et illégitime?

40.Posté par VIRGILE le 20/11/2010 21:15

le "sentiment" est du registre de l'émotionnel. Il est irrationnel, défie la raison et l'intelligence. Celles et ceux qui s'y laissent prendre sans en sonder les sources et finalités, finiront dans les pires tourments.

Objectivement, nous constatons plus un dégoût par les politiques occidentales du gaspillage, de l'incivilité, du chacun pour soi, des pires débauches et des guerres incessantes pour diviser les uns et les autres, par business et cupidité.

Nous savons intuitivement que ce "monde" des strass et paillettes est en agonie. Et l'imbécile, grandement intoxiqué par la presse sioniste internationale, préfère adopter les boucs émissaires vendus par ces Allumés, plutôt que de réfléchir aux conséqeunces funestes d'une telle infâmie et lâcheté envers les multiples peuples d'Orient, d'Asie et d'Afrique, pillés et meurtris "sans complexe" par ces "fils de la Lumière" ! Dieu est Amour et il est Eternel.

Reste que la Vérité de l'Ecriture Sainte est infaillible et s'accomplie toujours. Preuve en est puisque les prophétie s'accomplissent, pour celles et ceux qui prennent le temps de les lire et de les méditer.

L'Huminité est issue d'un même sang et ses multiples rameaux en font une merveilleuse richesse, tant culturelle que spirituelle. Le Serpent de la haine a distillé sont venin dans bien des incrédules et si nous n'y prenons garde, nous seront effectivement confrontés à la troisième phase des Illuminati qui sont en train de nous organiser, depuis 1945/1948, le "grand choc artificiel des civilisations", à savoir le choc fratricide entre les "chrétiens sionistes" et le monde musulman. Techniquement, cela représente plus de la moitié de l'humanité qui s'entretuerait, tout simplement parce que des connards sont payés pour diffuser journalièrement, le venin hatisant la haine entre les nations. (Tous les exégètes savent que le judaïsme (lois mosaïques) est strictement incompatible avec le christianisme (Grâce et Vérité). De fait le "sionisme chrétien" est une pure et criminelle imposture talmudique d'invention récente!). Dieu vous en préserve !

Ce programme (luciférien) est actif depuis la création de l'état artificiel dit d'Israël. Le hic, c'est qu'il ne correspond pas aux prophéties bibliques qui elles, instaureront une Ere de paix, par la main seule de l'Etenel, notre Créateur de VIE, après avoir éradiqué tous les Anti-Christs, qui abîment et meurtrissent actuellement l'humanité, à coup de virus, d'ADM et autres tremblements de terre artificiels.

Ethymologiquement "antimusulman" voudrait dire "anti -soumis à Dieu". Il est effectivement prophétisé une apostasie totale pour la fin des temps. Quand nous seront arrivés à ce niveau de rejet des Commandements de Dieu, c'est l'humanité entière qui sera passée au crible, pas seulement le milliard et demi de frères musulmans, en Alliance avec Abraham, le père de notre foi Monothéiste.

Laissez ces chiens qui jouent avec les sentiments et les émotions. Utilisons notre Coeur et notre Inteligence, dans la Sagesse de la Paroe divine et vous vivrez dans Sa Paix.
Maranatha.



39.Posté par 2AB/WC=2QBC le 20/11/2010 21:10


Manipadméum;
bravo , très bon commentaire.Mais une petite chose ;
meme si c'est vrai nom , roulio , ne doit pas se référer aux origines , par manque d'argument , comme le dit poletmike.

38.Posté par manipadmehum le 20/11/2010 20:58

Bonsoir Julien,

tu signale ceci :

"Parce que d'après cette femme karimela (j'en déduit par son nom qu'elle est d'origine étrangère)...".

Pour te répondre :

tu déduit donc une origine en te fiant uniquement à l'apparence première d'un nom..., tu es pitoyable car tu met ton ignorance et ta stupidité en avant par ce comportement... .

Donc pour te pousser un peu plus en avant, tu devrai regarder l'origine de ton prénom "julien" et tu remarquera que ce prénom n'est pas d'origine française (gauloise) mais romaine..., et tu italien....?.

Oublierais tu qu'il est des blancs qui ce font appeler Karim (ou autres nom) par leur parents, qu'il est des noir qui se fond appeler pierre par leur parents, qu'il est des filles blanche
(noire et arabe) qui se fond appeler Jade par leur parents, etc etc....?.

Aujourd'hui, par le biais d'un prénom, tu ne peut poser une origine véritable sur un(e) être te fesant face, encore plus sur la toile du net.... .

Les noms et les origine différente des êtres te fesant face, quel qu'ils/elles soient, ne fait pas d'eux/elles des êtres à juger..., car diffèrent en apparence, juste en apparence... mais qu'est ce que l'apparence première si ce n'est qu'une illusion..... :

Tu vie dans un corps charnel transitoire qui naît et qui meurt, eux/elles aussi...., tu as des émotions de peur et de bonheur, eux/elles aussi..., tu as des sentiments, eux/elles aussi...., tu as des rêves et des désirs, eux/elles aussi...., ton sang et rouge, le leur aussi..., tu souffre quand tu as mal, eux/elles aussi..., et tu expulse tes matières fécale de la même manière qu'eux/elles... .

Certe il est des couleurs de peaux différente, et alors....,

quand tu crée une toile de peinture, tu utilise bien différente couleurs, et bien la terre est une toile merveilleuse et nous sommes les couleurs actuel... .

Il est différente religions, mais toutes servent, à leur manière, une Seul et Unique Source de Vie et d'Amour.... .

jeter la pierre sur une personne quand à son origine différente en la traitant d'étrangère, revient à jeter la pierre sur toi même.... .

On ne ce fait pas une idée sur une personne par son nom, sa couleur ou sa religion, mais sur la grandeur de son cœur, et sur ces diffèrent actes...!.

Rien de plus, rien de moins.


37.Posté par redk le 20/11/2010 20:11

"ça ne prouve aucunement son allégeance à l’entité sioniste", je décide toute seule comme une grande de rejoindre un groupe qui prend fait et cause pour une armée d'occupation criminelle et illégitime, si ca c'est pas une preuve d'allégeance, c'est quoi?!!

Ton seul passage qui vos le détour, c'est quand tu écrit, "voilà ma lecture des choses", je te rétorque que tu a droit a ta lecture, mais n'est pas mienne!!

36.Posté par Julien le 20/11/2010 19:58

Redk, groupe Europe-Israël auquel elle appartiendrait, mais c’est loin d’être la seul et ça ne prouve aucunement son allégeance à l’entité sioniste. Quand a ce qui est le sionisme à quoi ça l’avancerais de le dénoncer, elle ne pourra que l’éradiquer une fois au pouvoir. C’est faire le sale boulot et prendre des risques pour rien en politique. Dieudo le fait très bien avec toute la clique Soral et compagnie avec leurs listes antisioniste. Les gens sont des plus en plus au courant avec les bruits qui courent ne t’inquiète pas.
Je trouve ces conclusions hâtives et malhonnêtes. Pour ma part, j’ai entendu souvent MLP défendre la Palestine, et même rétorquer que lorsqu’on traite le Hamas de groupement terroriste, il faut se rappeler qu’aujourd’hui et dans ce contexte, tout le monde se lance l’accusation de terrorisme à la tête. Je l’ai aussi entendu condamner le blocus de Gaza et le massacre de la flottille qu’elle a qualifié de piraterie. Après, il faut se souvenir qu’en Israël, il n’y a pas que ceux favorables à la politique en place. Il y a aussi une population qui n’a pas demandé à naître là, qui déplore, sans rien pouvoir y faire, ce que leur gouvernement fait aux populations musulmanes et dont beaucoup finissent en taule parce qu’ils refusent de servir l’armée! MLP a clairement dit que les israéliens étaient eux-mêmes victimes de leurs extrémistes juifs, les colons. Je ne pense pas, dès lors que les liens qu’elle souhaite tisser concernent ces extrémistes en question. Condamner Israël pour ses actes est une chose nécessaire, ce qu’elle fait. Vouloir entretenir le dialogue l’est tout autant, car autant les jours du Sarkozysme sont comptés, autant, ceux du sionisme le sont aussi, et il faut encourager la relève. Enfin, voilà ma lecture des choses, mais je trouve qu’on pourrait interroger la principale intéressée avant de la juger. Ca me paraît la moindre des choses.

35.Posté par redk le 20/11/2010 19:45

C'est cela, soignons le mal par le mal, soutien et allégeance aux fossoyeurs de la nation pour guérir, super ta trouvaille, la même qu'un autre ma faite y'a pas longtemps ici, mais bon, vu que tu défend si bien et que tu te sent si proche de la Marine, demande lui de dénoncée son pacte avec l'entité sioniste tu sait la cantine sionazi du conseille Européen nommé "groupe Europe-Israël"!!

Demande lui aussi de dénoncée tous se qui se fait en médias sionisée, en institutions étatique sionisée, en parties politique et leurs composante sionisée, bref la gangrène d'une nation par le sionisme, par la même occasion qu'elle balance aussi leurs comparses illumino-franc-mac qui besognent ensemble la France!!

Mais bien sur elle a trop peur de risquer sa tête et le pognon qui ne rentrera plus, comme pour les autres remarque!!!

34.Posté par PAULETMIKE le 20/11/2010 19:43

Verlan du mot « beur » (/bœʁ/ qui a donné en verlan /ʁə.bø/ en ajoutant un /ə/ pour l'euphonie), désignant les descendants des immigrants maghrébins en France. Le mot « beur » est lui-même un verlan du mot « arabe ». En verlan, une expression ne correspond pas toujours à la stricte inversion du mot original. Ici, l'expression « be-ara » a été rapidement contractée et adoptée sous la forme « beur », en supprimant, cette fois-ci, la dernière syllabe pour l'euphonie. C'est un cas rare de « double-verlan ».
Mais qui l'a inventé , je ne sais pas .

l'équivalent de la réponse pour Julien ;
"lol , un petit souchien , qui s'est senti agréssé parce que j'ai prononcé le mot de raciste ....Arretes de mouiller dans tes couches culottes ...."

Julien , en revient , par complexe de manque d'inspiration à nos origines ...
Pouvez vous vivre ne serait ce que quelques jours avec le FN?

33.Posté par Azuma le 20/11/2010 19:41

C'est exactement ce que je suis en train de dire, elle y est "obligée", obligée de se taire sur certaines choses et faire attention a ce qu'elle dira concernant une certaine population : Jean-Marie était diabolisé parce qu'il critiquait l'emprise sioniste en France et minimisait les évènements de la seconde guerre mondiale. Marine devra quant-a elle passer au diner du crif, pleurer sur Auschwitz et se ranger des les barrières du "politiquement correct" qu'ont su imposer la bande du Crif. Car c'est le seul élément qui fait d'un homme politique un diable. On nous a fait croire que c'était soit disant ses idées vis à vis de l'immigration etc, mais Philippe de Villiers qui reproduisait les mêmes idées n'a jamais été diabolisé comme Jean-Marie.
Jean-Marie qui était le mal incarné, le dangereux "raciste" contre lequel les associations sous-marines du PS comme "sos racisme " et cie ont manipulé beaucoup de monde.

Marine va vouloir faire que son parti ne soit plus diabolisé, comme de nombreux partis nationalistes européens, elle laissera tomber les habituels juifs et sionistes pour les musulmans qu'on peut critiquer plus facilement sans se faire diaboliser. C'est une des raisons qui me pousse a préférer Gollnisch. Bien que je n'aime pas ceux qui combattent les musulmans et l'Islam en tant que tel, je dois avouer qu'a choisir je préfère ceux qui ne soumettent a personne que ceux qui servent de larbins ou se taisent par peur des conséquences comme c'est le cas pour quasiment tous les partis politiques français. Le FN était l'un des rares a dire la vérité qu'elle plaise ou non et se battre pour les français sans faire de concessions. Je crains que ce ne soit vrai à l'avenir.

32.Posté par Julien le 20/11/2010 19:25

"Marine ne suit pas cette route et semble se diriger vers le même état de servitude"
Qu'est ce qui te fait dire ca? Ne crois tu pas qu'elle est justement au contraire obligé de s'écarter de l'image que donnai son père avec les cliché et les étiquettes que les médias lui ont collées sur le dos.
Le thème de la dé-diabolisation de ce parti est au centre du sujet

31.Posté par karimela le 20/11/2010 19:24

LE SENTIMENT ANTIMUSULMAN S’AMPLIFIE : L’ignorance se mondialise.Je confirme, merci à julien et ces copains

30.Posté par Julien le 20/11/2010 19:12

Parce que d'après cette femme karimela (j'en déduit par son nom qu'elle est d'origine étrangère) je suis un raciste parce que je parle du front nationale. Cela s'appelle un préjugé et ce n'est pas bon.
En tout cas j'ai été le seul à apporter des arguments et j'accepte toute contradiction mais les préjugé primitifs de ce style je m'en passerais volontiers... Quand a Rebeu qui est le verlan de Arabe je ne vois pas très bien l'insulte raciste? Depuis quand prononcer le mots Rebeu est un mots raciste?

29.Posté par Azuma le 20/11/2010 19:08

@ Julien
Ce que tu dis sur le front national n'est pas faux, Jean-Marie Lepen était, comme ce fut le cas pour le général de Gaulle, un vrai nationaliste pour qui les intérêts de la France étaient les seuls intérêts a poursuivre. Toutefois cela était vrai du temps de Jean-Marie Lepen. Jean-Marie qui était d'ailleurs un des seuls hommes politiques français a dire que l'Iran avait le droit de se nucléariser et que les autres états n'avaient aucun droit a vouloir l'en empêcher.
Mais Marine ne suit pas cette route et semble se diriger vers le même état de servitude que les autres partis à l'égard de ceux qui donnent des ordres aux ministres lors de leur diner annuel. Que des européens craignent de voir leur pays changer est compréhensible voire logique, mais la fabrication, la théorisation de l'islamophobie actuelle est fomentée par les mêmes qui prônent l'immigration pour des raisons essentiellement financières et s'en servir de bouclier afin de ne plus être les boucs-émissaires comme ils l'ont été pendant des siècles...Eux pendant se temps là gardent le contrôle sur tout et se frottent les mains.
Tous ces soldats américains morts en Irak pour rien d'autre que la sécurité d'un état qui les manipule commencent à réveiller certains américains qui ont compris que ce petit état belliqueux et voleur a miné leurs relations internationales.
Je te signale en outre que de nombreux camps d'entrainement "djihadistes" étaient supervisés par le Mossad (en 2006 au Yemen par exemple), et que Oussama Ben laden était l'ami de la CIA et de la famille Bush... Certains musulmans se font manipuler, idem pour les occidentaux, et toujours pour les mêmes. Ils oublient que le rôle des Goyims est de servir le peuple élu ainsi que l'a rappelé Ovadia Yosef, chef de file d'un des partis les plus puissant d'Israël...
Ils se servent de tout le monde pour leurs intérêts, y compris des juifs en leur inculquant cette soit disant supériorité sur le monde et leur droit à vivre sur une terre qui ne leur appartient pas. Ils font croire a l'europe "judéo-chrétienne" alors que l'Europe a toujours été profondément chrétienne mais certainement pas "juive". Ils se font passer pour le poste avancé de la "civilisation" contre l'orient, mais c'est un argument qu'ils utilisent pour leur intérêt. Le jour où les arabes seront puissants ils se prétendront défenseur de l'Orient. C'est ce qu'ils ont toujours fait. C'est ce que Theodore Herzl fondateur du sionisme a fait, il suffit de lire les lettres qu'il a envoyées a tout le monde à l'époque où il mendiait une terre!

28.Posté par Columbo le 20/11/2010 19:01

bien vue , Redk.

julilen en essayant de chasser son racisme , revient au galop ..ça doit etre héréditaire , (petite rebeu , couche culotte etc ) ...Je suppose que s'il n'y avait pas la modération , notre duconlajoie se lachrait un peu plus ....

27.Posté par Graffiti le 20/11/2010 18:56

En même temps Julien n'a pas tort, il apporte des arguments, alors qu'elle n'en apporte aucun et le traite de raciste en prime.

26.Posté par redk le 20/11/2010 18:41

Julien, maintenant tu t'en prend aux femmes qui ne sont pas d'accord avec toi?, dis le vendeur de camelote FN y'en a un peut marre que tu prend les forums d'Alter pour un souk ou tu viens écoulée ta sale marchandise, FN ou pas, tous dans le même sac comme dis et répéter, un tout a l'égout des illumino-sionistes!!!

25.Posté par Julien le 20/11/2010 18:21

Karimela : lol oh un petite rebeu qui c'est senti agressé parce que j'ai prononcé les mots front nationale a peut être une solution plus pertinente? Arrête de mouiller les couches je ne te veux aucun mal. A part émettre des arguments infondés sais tu faire autre chose? Ne t'arrête pas sur les clichés que les médias t'ont balancés a la figure et essai d'ouvrir ton esprit psychorigide.
Citez moi d'autre parti qui proposent un meilleurs programme anti-mondialiste et souverain pour la France?

24.Posté par Hijack le 20/11/2010 18:17

Pour en finir avec le sentiment anti musulman ... il ne faut qu'une seule chose ... faire en sorte que la vérité sur le 11/09 soit connue de tous.

Le sentiment anti musulman a été largement boosté par le 11/09, sur de gros mensonges ... cet évènement a plongé les plus cons (les racistes en tous genres) ... dans les profondeurs.

Les musulmans seront reconnus tels qu'ils sont à une condition, qu'il y ait une enquête indépendante sur le 11/09 !!!

Les dirigeants arabes ne font rien pour favoriser une enquête ... ils devraient au moins faire des débats et inviter les spécialistes en tous genres (architectes, ingénieurs, scientifiques, pilotes etc) et ouvrir le débat mondialement ...

23.Posté par karimela le 20/11/2010 17:46

Le raciste a une conscience, c'est d'ailleurs sa drogue, en état de crise il libère un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable).le comble est l'addiction à sa connerie le mettant en état d'esclavage!!!!

22.Posté par Julien le 20/11/2010 13:54

dois-je vous rappeler qu'on est tous dans la même merde : donc raison de plus pour nous efforcer d’avoir des dirigeants respectable avant de vouloir s'attaquer à l’éthique de l’homme au niveau mondial… Front nationale !
projet du programme :
- Retrait des troupes d'Afghanistan, sortir de l’OTAN et fonder notre diplomatie sur le respect des souverainetés nationales.
- Rétablissement de la banque de France et du Franc ! (on est actuellement soumis aux diktat des banques privée Européenne (qui se mettent des milliards dans les poches) ou les pays vont emprunter a taux d'intérêt élevé) Sachez que la France à déjà payer en intérêts l'équivalent de sa dette nationale.
- Retrait de la France de l'espace Schengen (libre circulation des biens, hommes etc..) pour un commerce raisonné et une taxation a l'import ce qui favoriserait les entreprises Françaises en premier lieu et ce qui aurait pour conséquence de réduire massivement les délocalisations.
- Retrait de la loi sur la discrimination positive. (les compétences personnelles devrait être le seul facteur de choix alors que cette loi vise à favoriser des groupe de personnes en fonction de critères sexuels, ethniques, médicaux, culturels, linguistiques, religieux, socioéconomiques ou territoriaux.)
Ce qui à pour conséquence de créer des troubles entre les différentes catégories citer ci dessus.

Citez moi d'autre parti qui proposent un meilleurs programme anti-mondialiste et souverain pour la France?

21.Posté par rejek le 20/11/2010 13:21

dois-je vous rappeler qu'on est tous dans la meme merde? Tout les dirigeants du monde nous opprime

20.Posté par Julien le 20/11/2010 11:39

D’accord avec toi SEVENTIZ (post 14) mais efforçons nous d’avoir des dirigeants respectable avant de vouloir s'attaquer à l’éthique de l’homme au niveau mondial… Car ce sont eux qui peuvent porter la lumière à un niveau plus élevé dans ce monde !

19.Posté par redk le 20/11/2010 11:01

Non tocard qui prétend en savoir plus, plus d'idoles de Houbal et des 360 autres dans la Sainte Ka'aba, détruite par le dernier Messager de Dieu, Mohamed (paix et salut sur le bien Aimé d'Allah)!!

Tu n'a toujours pas dis ta religion a toi par contre, celle qui te permet de détester celui qui n'est pas de ta foi?!!!

18.Posté par rejek le 20/11/2010 10:32

l'homme est une erreur,ya des bons homme et des mauvais la religion na rien a voir la dedans,mais de toute façon la haine de l'autre est pas une nouveauté,l'homme aime hair c'est dans sa nature on y peut rien il ne peut s'empêcher de voir l'autre,il voit jamais la richesse qu'il a, il voit ce que l'autre a de plus que lui.

17.Posté par redk le 20/11/2010 09:45

Montgisard, ton pseudo n'est pas anodin, tu fait référence a la Bataille de Montgisard, seul bataille gagnée part Baudouin le Lépreux sur Salâh ad-Dîn (Saladin), mais c'est Saladin qui fini par remportée la victoire final!!

Comme d'autres connards au bulbes atrophiée, tu nous la joue a l'envers, "N'êtes vous pas judéophobe à longueur de commentaires dans ces pages ?", de qui tu cause?, de ceux comme toi sionazi qui se nomment juif part vole d'identité, les assassins de l'humanité?, allez casse toi de la avec ta hasbara de pacotille!!

16.Posté par Abdullah le 20/11/2010 07:33

Analyse fausse, car partant d'un complexe d'infériorité. NON. Pendant longtemps les musulmans d'Europe ont été invisibles. Ce qui convenait à l'establishment Européen. Là est le point faible. En matière de religion point de contraintes, mais point de compromissions. On ne respecte que les forts, pas les faibles ou accommodants. C'est parce que au XX° siècle les musulmans de France n'osaient pas afficher leur religion que le problème se pose aujourd'hui. La seule voie est d'être le plus musulman possible ( suivre la voie de Rassoul Ullah) dans le cadre de la Umma, sans aucune considération ethnique ( l'islam est la seule religion où n'existe aucun critère ethnique dès sa fondation, tout en respectant strictement les règles du pays où l'on vit comme nationaux ou comme étrangers et ce le plus discrètement possible. Quand on commence à parler de Berbère, d'Arabe ou d'Africain, on est mort. Vive la Umma.

15.Posté par kabir le 20/11/2010 06:57 (depuis mobile)

alors mes frères que la paix soit avec vous.Le debat est que dans nos pratiques quelque chose manque,parce que Allah (SOUBAHA NAHOU WATA'ALLAh) dans le saint coran"à chaque fois que vous rencontré des difficultés[...] verifiez vos pratiques".mes regardons nous hein!on pousse jusqu'à nous haïre entre.LESEVENTIZ,IL NE FAUT DISSOCIE L'AFRICAIN DU MUSULMAN!CE SONT AUSSI DES MUSULMANS.MERCI.As'

14.Posté par LESEVENTIZ le 20/11/2010 03:10

Nombre de musulmans se comportent mal?! laissez moi rire , l'homme en général se comporte mal NE VOUS FAITES PAS AVOIR PAR UN DISCOURS AUSSI BIDON.
L' homme athée ne se comporte pas mal? Violence , vol avec violence , mensonges , rackette , bracage , pédophilie , pillage des richesses ,adultère, colonisation, revente d'armes, prostitution.
l'homme juifs ne se comporte pas mal. Un mot Etat d'Israel (sans commentaire)
l'homme africain ne se comporte pas mal ; Regardons le continent africain, pillage, génocide(rwanda , éthyopie) , prostitution , violence,extrème pauvreté des masses , et richesse de l état .
l'homme asiatique ne se comporte pas mal : regardons la Chine avec le tibet, regardons la Corée du nord avec la corée du sud ou le japon.
L'homme catholique blanc ne se comporte pas mal: regardons les croisades , puis l'esclavage, les colonies, ou dernièrement la destruction de L'Irak et de l'Afghanistan par Bush junior pour la
guerre du pétrole.
L'homme est un fléau pour la nature (destruction des forêts , chasse et pêche plus que de raison,il pollue , sali, il est menteur et facilement corruptible.Seul ses intérêts compte .

On va nous faire croire que seul le musulman se comporte mal, un croyant par nature n'est pas une mauvaise personne , puisqu'il ne se rapprochera pas de Dieu sans faire l'effort de retenir ses mauvais penchants. Marre de la pensée unique , celle qui nous fait croire que l'homme blanc est bon et supérieur alors que sa société est en décadence , il arrive quand même à donner des leçons , alors qu'il ballait pas devant sa porte. Il a gommé 2000ans d'histoires sanglantes, et se prend pour un saint.

13.Posté par Columbo le 20/11/2010 00:12

zadig ,
à chacun son choix .je préfère l'analyse de Alain Badiou , bien qu'il soit communiste.
'L'analyse de MR cherif commence par "...nombre de musulmans de par le monde se comporte mal ..." JAMAIS dans le camp adverse , vous n'entendrez leur autocritique ...
De combien est ce nombre ? Ce n'est pas apporter de l'eau au moulin du camp adverse ?
Pour le reste je suis d'accord , une meilleure compréhension des philosophes , des savants arabo-musulmans apporterait un peu plus de lumière sur le sujet .
Mais de trop en parler , aussi peut etre néfaste ....croyant prendre le terrain sur la "culture Gauloise".
de toute façon , quand il y a crise , il faut un bouc émissaise ...Badiou , dénonce justement les "intellectuels " qui ont lancé le débat ; finequelcrote , et bhl.

12.Posté par zadig le 19/11/2010 23:15

Cette analyse du Pr Cherif Mustapha est absolument lumineuse, claire et profonde, nous devons en effet prendre conscience que la bête immonde ne vise pas que l'islam mais l'humain en tant que tel, nous sommes d'une certaine maniere tous des "musulmans " , ce sont la démocratie et la justice qui sont visées, ce sont les valeurs ethiques et le droit à la difference qui sont bafoués par les xénophobes et les sionistes !

11.Posté par karimela le 19/11/2010 22:11

Le raciste, un vrai charognard, fouinant, rampant à l'affût d'un boyau qui dépasse, se remplissant la panse d'immondices et de crachats. Toujours affamer car le coeur vide, point de paix dans la tourmente. Que le diable le rassure, il n'est pas une espèce rare, juste le fruit de la civilisation, digne héritier d'une idéologie bourgeoise ordurière. La démocratie, une belle mascarade, pas étonnant qu'il n'y point de lumière dans les égouts.

10.Posté par Saber le 19/11/2010 22:11


Quand Mr nagy bosca se fait mufti à la loumière du grand imam de la riboublique.

Souriez , ça fait du bien.

9.Posté par Columbo le 19/11/2010 21:38

Encore un extrait fort intéréssant.Quoique sur certains sujets , certains ne seront pas d'accord evec Alain Badiou , ici, il voit juste. :
La prolétarisation générale du monde s'est étendue au-delà de notre continent, c'est le seul phénomène nouveau. Après l'auvergnat, après l'italien et le polonais, nous avons le sri-lankais ou le malien. Et vous croyez que c'est là que doit être le problème de la pensée «française» ? Entre nous, alors que le monde est aujourd'hui partout aux mains d'oligarchies financières et médiatiques extrêmement étroites qui imposent un modèle rigide de développement, qui font cela au prix de crises et de guerres incessantes, considérer que dans ce monde-là, le problème c'est de savoir si les filles doivent ou non se mettre un foulard sur la tête, me paraît proprement extravagant. Et j'y vois donc un mauvais signe. C'est le début d'une stigmatisation rampante visant une minorité déterminée. Et prenez garde que cette stigmatisation, sous prétexte d'identité nationale, sous prétexte de valeurs à conserver etc., se répande ensuite dans la population sous des formes incontrôlables.Le vote de millions de Suisses abrutis contre les minarets n'est qu'un épisode de cette dérive, et vous en êtes responsable. Il est clair que les intellectuels et les « féministes » qui ont fait du foin sur le foulard il y a 20 ans sont responsables des phénomènes de minaret maintenant, et demain de bien pire encore. Vous voulez une éthique de la responsabilité ? Eh bien assumez-la !Les intellectuels sont ceux qui ont lancé cette affaire...


8.Posté par Columbo le 19/11/2010 21:23

voici une extrait de badiou versus finkelkrote .au post 8

7.Posté par Columbo le 19/11/2010 21:22

Ca n'a jamais été mon cas. Dès les premières pages de « Circonstances III », j'ai dit qu'il existait un antisémitisme arabe, qu'il fallait y prêter la plus grande attention, et qu'en aucun cas je ne pactiserai ni de près ni de loin avec ça. Donc je me sens tout à fait extérieur à ce procès. Ce que je dis est d'une autre nature. L'extrême droite européenne s'est construite depuis maintenant des décennies sur l'hostilité par rapport aux musulmans, à ce qu'elle nomme l'islamisme. Vous contribuez à alimenter cette hostilité en disant que ces « musulmans », ces africains, ne sont pas, du point de vue de la « civilisation », exactement comme nous. Ils ne sont pas intégrables. Ils nous haïssent. Le fait que les Juifs faisaient partie de « l'anti-France » était un argument fondamental de l'extrême droite dans les années 1930. Je ne vois pas pour le moment de différence de principe entre les mécanismes intellectuels au nom desquels vous êtes en train de vous inquiéter de cette présence de masses populaires pauvres islamisées dans notre pays et la manière dont a été construite de toute pièce la stigmatisation des Juifs, lesquels constituaient aussi, massivement dans les pays de l'Est, mais ici même dans les ateliers de confection, des gens pauvres exposés à la stigmatisation.


6.Posté par Ahl ul bayt le 19/11/2010 21:07

Certaines personnes ont leurs bouches tres legeres, puisqu'qu'ils osent porter critique dans un domaine qui n'est pas le leur (donc pauvres en connaissances) et qui est de loin leur conviction ou comme support de base de leur vie.

Une critique à l'encontre d'un livre qui a environ 2 millards de fideles dans le monde, des fideles qui essaient de vivre selon des valeurs morales et vertueuses afin de resister contre toutes pratiques d'injustice et d'immoralité.

Beaucoup d'hypocrites(elites corrompus) se sont servit comme reference pour leur propres interets
(scientifiques, education spirituelle...).

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Rosa Llorens | 14/05/2012 | 1825 vues
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