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LE MLAN DEMANDE LE DÉPART DES FORCES FRANCAISES DE L'AFRIQUE


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Lundi 7 Mai 2007

L’Afrique durant son histoire a connu des torts dont les traces résistent et perdurent encore aujourd’hui. Après avoir connu la traite négrière dont les responsables sont les puissances esclavagistes d’Europe (Portugal, Espagne, Angleterre, France, Hollande, etc.) et les roitelets africains, les bourreaux de l’Afrique ont parachevé leurs actions par une occupation coloniale. Après les indépendances acquises dans la douleur, les nouvelles relations bilatérales entre la France et les nouveaux venus sur la scène internationale étaient très étroites, couvrant tous les domaines d’activité. Elles étaient régies entre autres, par les fameux accords de coopération et de défense. C’est justement de ces accords militaires qui justifient la présence de troupes françaises sur le continent africain, que le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) se propose de traiter.

Pour mémoire, rappelons que ces accords de défense[ ] signés au moment des indépendances donnent le cadre de la coopération militaire entre la France et huit pays : Côte d’Ivoire (Avril 1961), Centrafrique (Août 1960), Djibouti (Juin 1977), Gabon (Août 1960), Sénégal (1960 et mars 1974), Cameroun (novembre 1960 et février 1974), Comores (1973 et novembre 1978), Togo (juillet 1963).
Il est de plus en plus claire, que les nombreuses guerres et instabilités sur le continent africain sont souvent entretenues par les puissances coloniales pour toujours bénéficier des nombreuses richesses de ce continent. Ces accords sont un gage pour les dictateurs africains que la France, par la toute puissance du chef des armées de cette néo-monarchie présidentielle (Le Président de la République française) fera intervenir l’armée, et si l’opinion nationale s’y oppose, tout ce que ce pays compte d’anciens militaires " barbouzards ", de mercenaires pour intervenir contre les populations africaines pour sauver ces dictateurs en cas de soulèvements populaires. Les médias français, complètement en connivence avec les services (DGSE, DST) et l’armée ne relatent jamais ces opérations musclées de l’armée française, opérations de répression contre les populations qui assez logiquement veulent se débarrasser des dictateurs que la France leur impose. La présence militaire française en Afrique (10 000 hommes sur le continent) est au service, dit-on, de la grandeur de la France - cette puissance moyenne qui veut se faire aussi grosse que les vrais Grands. La France qui, forte d’une certaine nostalgie de l’Empire, ajoutée au besoin de justifier sa présence au Conseil de sécurité de l’ONU, de protéger des marchés et de faire marcher des protégés, fabrique une coopération militaire ambiguë, secrète, voire dangereuse. Pour le MLAN, la présence permanente des forces prépositionnées dans les cinq premiers pays (cités plus haut) est une atteinte à la liberté des africains et entame la souveraineté de ces pays. Les accords de défense et de coopération militaire ainsi que les bases militaires françaises servent de support à des interventions directes décidées dans l’opacité et au service d’avilissants desseins. La Nouvelle Jeunesse Africaine (NJA) dénonce cet interventionnisme militaire français et le considère comme la poursuite d'une politique néo&#8209;coloniale. En vérité, ces troupes ne sont rien d’autre que des forces d’occupation dont la présence sur la TERRE de nos ancêtres sonne comme une ingérence dans le développement de l’Afrique. Les États peuvent et doivent assurer eux&#8209;mêmes leur sécurité, notamment dans le cadre d'organisations sous&#8209;régionales, voire au niveau du continent tout entier. Dans ces accords, le concept de défense est entendu dans sa double acception : interne et externe. Cela explique certaines incursions relevant strictement de la stabilité intérieure.
Le MLAN demande le départ de toutes forces françaises du continent africain et ce, pour deux raisons:
- premièrement, il est inacceptable pour un Etat souverain d’avoir à coté de son armée, une force étrangère
-deuxièmement, ces accords dont la tracabilité d’ailleurs douteuse ne sont plus tenables;

En effet, les clauses par lesquelles la France peut accepter de participer à des opérations de maintien de l’ordre si un Etat lui en a adressé la demande restent secrètes. Comment comprendre que la France refuse d’intervenir en Côte d’Ivoire alors qu’elle se bat au coté des soldats d’Idriss Deby et de Bozizé. Or, l'Accord de défense entre les Gouvernements de la République française, de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger du 24 avril 1961, établit l'installation de forces militaires françaises dans ces trois pays, leurs facilités de circulation et d'utilisation des infrastructures et évoque des « Accords spéciaux » aux termes desquels ces trois pays peuvent demander l'aide de la France en matière de défense.
Au total, la présence de ces forces d’occupation n’est rien d’autre qu’une volonté d’intimider, d’obliger les africains à brader leurs économies à la France car la deuxième annexe de cet accord de défense, concernant les « matières premières et produits stratégiques » (hydrocarbures, uranium, lithium...), stipule que ces mêmes pays, « pour les besoins de la défense, réservent par priorité leur vente à la République française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle » et « lorsque les intérêts de la défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays ».
A l’endroit des nouvelles autorités françaises, le MLAN rappelle que lors de la présentation de son programme en matière de politique étrangère, monsieur Sarkozy déclarait " L'Afrique n'est pas notre pré-carré " et " Il nous faut les (Africains) débarrasser des réseaux d'un autre temps, des émissaires officieux qui n'ont d'autres mandats que celui qu'ils s'inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes ». Au sujet de la présence des forces françaises sur notre continent, le nouveau président Français déclarait : " À mon sens, cette présence devra être limitée au strict minimum lorsque l'Union africaine se sera dotée d'une capacité stratégique et militaire capable de rétablir elle même la légalité internationale sur le continent. Je souhaite donc que l'armée française reste au service de la sécurité de l'Afrique, mais sous mandat de l'ONU et de l'Union africaine. "
Pour la candidate socialiste, " Les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et, si besoin, renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. "
Pour le MLAN, face à cette démagogie ,le peuple africain ne peut plus accepter cette liberté surveillée, c’est pourquoi, nous demandons avec insistance que la France retire le plus vite possible ces troupes prépositionnées depuis les années 60 sur le continent. La présence de bases militaires françaises en Afrique, réveille en nous, les blessures de notre histoire douloureuse et nous rappelle, à chaque instant, que nous avons été vaincus par l’histoire et même le présent. Pour nous, l’impérialisme français est structurel et ces bases militaires en Afrique font parties de ces structures qu’il faut impérativement renverser avant la renaissance africaine. La France ne pourra longtemps encore jouer sur tous les tableaux - du lyrisme humanitaire au cynisme trafiquant. Elle, et son armée, sont probablement capables de coopérer à l’institution de l’Afrique en communiquant l’héritage de leurs valeurs républicaines.
En désespoir de cause, il ne sera pas exclu qu’en position de légitime défense, les populations africaines, attentives aux événements d’Afghanistan , du Liban et d’Irak infligent une défaite aussi humiliante que mémorable à ces forces d’occupation. L’heure est venue de rejeter sans contrition cette hypocrisie qui paraîtrait invétérée.
Africaine et Africains, Combattants de l'indépendance demain victorieuse, A vous tous, autant que vous êtes, qui avez lutté sans relâche pour notre libération, le MLAN vous demande de faire de cette cause une illustre aventure que nous garderons ineffaçablement gravée dans nos cœurs. Et demain quand nous serons véritablement indépendant, nous pourrons enseigner à nos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté. OH bien-aimés frères, cette lutte entamée partout en Afrique, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-même, car c’est une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliante néocolonisation qui nous est imposée par la force.


Au Nom de notre Patrie MÈRE, le jour de gloire et de la Vérité est proche.
QUE DIEU BENISSE L’AFRIQUE !!



Le président du MLAN

Prao Yao Séraphin

contact@mlan.fr
www.mlan.fr


Lundi 7 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par Yanick Youtain le 23/10/2007 21:36 | Alerter
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Bravo pour cette revendication du retrait des troupes.
Je vous conseille de cliquer le lien qui montre tous les textes (théoriques, d'actualités, chansons) que j'ai écrit ayant pour principale fonction le retrait des troupes impérialistes.
Ma dernière chanson est un missile musical : Si l'Afrique est le Vietnam de la France (où est le mouvement pacifique ?)
Vous en aurez la vidéo par Amadis et Toutain

2.Posté par Yanick Youtain le 23/10/2007 21:38 | Alerter
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Lire aussi mon denier texte :
TESTS ADN pour les Africains : NON ! OCCUPATION militaire fasciste de l’Afrique : NON !
J'en ai déposé le lien ci dessus.

Salitations égalitaristes
(1000 euros par mois pour chaque citoyen Terrien)

Yanick Toutain
Julie Amadis (qui chante sur la chanson Afrique = Vietnam de la France ?)

3.Posté par ange kra le 29/01/2008 09:17 | Alerter
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bravo vivement que nous soyons liberè du colonisateur

4.Posté par Arnaud Amaury le 11/03/2009 18:55 | Alerter
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Ce n'est pas tout, il faut interdire (en employant si besoin est la force armée même si il est préférable que le retrait soit pacifique, le sang a suffisamment coulé en Afrique) à des troupes étrangères sous quelques formes que se soit (nationales, mercenaires, ou sous le faux-nez onusien) et pour quelques prétextes que se soit (maintien de la paix ? Jamais l'ONU n'a été capable de la maintenir où que se soit). Kouchner peut garder ses sacs de riz, sa "générosité" pue le mépris et la condescendance.

Les Africains sont des être humains à part entière et si des troubles éclatent en Afrique ils doivent les résoudre seuls. Imaginons que des émeutes éclatent en Seine-Saint-Denis et que les gouvernements Sénégalais, Ivoirien, Malien, Burkinabé, Gabonais... envoyent des troupes sur place pour "protéger leur ressortissants", que ces troupes tirent sur la foule, comment réagiraient les Français ? Ne considéreraient-ils pas qu'il s'agit d'un dangereuse atteinte à leur souveraineté nationale ?

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