Politique Nationale/Internationale

LE MAUVAIS FILM DE L'AXE MERKEL-BLAIR-SARKOZY


Véritable émule des néo-conservateurs anglo-américains qui, en vrais révolutionnaires de la réaction, bousculent les règles et transgressent les tabous, Nicolas Sarkozy n'hésite plus à porter atteinte à l'institution même de la République, à se lepeniser pour récupérer les
voix de l'extrême droite et à défendre ouvertement le camp de la finance contre celui des peuples.


Mardi 19 Juillet 2005

Pour Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès, l'offensive de Sarkozy et de ses alliés n'est pas menée en vue de 2007 ; elle se déroule ici et maintenant, en vue de provoquer probablement des élections anticipées. L'incroyable comportement de Sarkozy le 14 juillet, tenant maison ouverte au ministère de l'Intérieur alors que le Président de la
République s'entretenait à l'Elysée avec des journalistes, les propos vitupérés par Pierre Méhaignerie devant le groupe parlementaire UMP, le 6 juillet - « J'en ai marre de cette monarchie socialisante avec Claude Chirac aux manettes et un Premier ministre aux ordres » -- sont autant de signes d'une opération de démolition à court terme, entreprise avec la complicité active des grands médias.

Les connivences entre le ministre de l'Intérieur et les pires néo-conservateurs anglo-américains s'étalent désormais au grand jour, comme on a pu le constater dans le soutien apporté par Richard Perle à Nicolas Sarkozy depuis Aix-en-Provence, où il participait aux rencontres du Cercle des économistes, les 9, 10 et 11 juillet derniers.

Face à cette offensive, l'opposition se contente de s'entredéchirer. Une partie, au PS, refourgue une version aseptisée du sarkozysme, une soumission à l'ordre libéral avec des manières de dame patronnesse, et une autre partie, de Laurent Fabius au PC et du PC à la LCR, attaque la mondialisation et l'injustice sociale, mais pour proposer un ragoût avarié
d'écologisme, de petits boulots dans le secteur public et de « redistribution sociale », sans dire comment produire ni où trouver l'argent pour le faire.
Si aucune alternative viable n'est proposée, rien ne pourra arrêter le mauvais film qui se déroule sous nos yeux, celui d'une Europe tombant sous la coupe de l'axe Merkel-Blair-Sarkozy, agissant dans la logique des néo-conservateurs américains, une logique de « fascisme universel », voulue par l'oligarchie financière pour sauver sa rente et son patrimoine dans la crise actuelle.



Mardi 19 Juillet 2005


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