Politique Nationale/Internationale

LE BILAN DE L’AGENCE ALGERIENNE D'INVESTISSEMENT, UN BILAN LOIN DES REALITES


INVESTISSEMENT ALGERIE


associationadem@yahoo.fr
Jeudi 30 Juillet 2009

LE BILAN   DE  L’AGENCE  ALGERIENNE   D'INVESTISSEMENT, UN BILAN LOIN DES REALITES

sans changement texte

10 QUESTIONS  A L’ ANDI
    
 Docteur Abderrahmane MEBTOUL Expert international Professeur d’Université en management stratégique  
 
 
 Dans le prolongement de la contribution parue dans Alter Info relative  au bila  euphorique du gouverneur de la banque d’Algérie, voilà un nouveau bilan loin de la réalité de l’agence algérienne d’investissement ANDI fin juillet 2009.
    
 I- LE BILAN   DE   L’INVESTISSEMENT (2008)  EN ALGERIE  SELON l’ANDI  
 
    
 .L’agence Algérienne  de développement de l’investissement( ANDI)  vient  à nouveau de faire  un bilan en termes de projets le 27 juillet 2009 et non de réalisations  effectives  pour le premier  semestre de 2009, totalisant selon l’agence officielle  APS plus de 11.800 nouveaux projets d'investissement d'un montant de 480 milliards de dinars et des emplois projetés  d’environ 94.000, les activités industrielles représentant seulement  431 projets d'investissement d'un montant de 81 milliards de DA et environ 11.000 emploi avec une concentration  dans les  grandes villes du Nord  pour 9095 projets.
L’ANDI toujours en termes  de projets  estiment  qu’entre 2002/2008 , elle a totalisé  51.456 projets d'une valeur de 5.799 milliards de dinars  plus 843.000 postes d'emploi,dont  71,6% provenant de nationaux ,tout en précisant que  les transports et le BTPH y participent  à plus  de  86% des projets déclarés. Afin, que le lecteur  puisse comparer la progression, je  me permets
de rappeler   l’avant  dernier  rapport de l’ANDI ) qui  avait  annoncé
officiellement  pour 2008 un volume des investissements enregistrés  de 2 402 milliards de dinars, le montant global des IDE en partenariat, en Algérie, étant passé de 145,7 milliards de dinars  en 2007, à 897,6 milliards de dinars, le tout en 2008 avec 16 925 projets et la création de 196 754 postes
d’emploi. Cette tendance est confirmée   avec le bilan dressé à la réunion
du Conseil national de l’investissement (CNI), fin mai 2008 où il a été établi que sur 11 400 projets  pas moins de 8000 concernent un seul secteur plus de 70%: les transports de personnes et de marchandises. Et que sur les 11 400 projets agréées par l’ANDI - donc ouvrant droit à d’importantes mesures de soutien de l’Etat- sont concentrés au niveau d’une dizaine de wilaya du nord du pays. Plus inquiétant, sur tous les dossiers présentés, seuls 136 sont des investissements étrangers se concentrant surtout au niveau BTPH et les services avec une rentabilité à court terme, et donc étant attiré par les réserves de change étant sur d’être payé. Ainsi,  les résultats des organismes chargés de l’emploi (ANDI l’ANSEJ , le CNAC-) sont mitigés malgré les nombreux avantages accordés.  
 
  Si l’on, s’en tient à ce montant  et au cours  d’un dollar en moyenne 70 dinars le montant des projets entre 2002/2008 est évalué à plus de 82 milliards de dollars soit une moyenne annuelle  de  plus de 11 milliards de
dollars par an  et pour le premier semestre 2009   de près de 7 milliards de
dollars allant donc vers 14 milliards e dollars à ce rythme  moyenne 2009.
D’après ce bilan l’Algérie n’est nullement touché par la crise mondiale  et devrait afficher un taux de croissance supérieur à  7% à l’instar des pays émergents mais avant la crise.
 
  Or nous savons pertinemment que 80% des projets n’ont pas vu le jour ou ont été abandonnés faite d’avoir lever les contraintes d’environnement à l’épanouissement de l’entreprise (bureaucratie- système financier sclérosé, foncier ect..). Ou sont les dizaines de milliards de dollars promis
par l’ANDI , promesses relayées par le gouvernement   entre 2007/2008  de
l’investissement direct étranger   et de l’investissement privé national
hors hydrocarbures  dans  des segments restructurants ? D’où l’importance de réponde à ces dix questions  
 
 
 
    
 II- DIX QUESTIONS  A  L’ ANDI
 
    
 Or un bilan   serein pour éviter d’induire l’opinion publique  et surtout
 les décideurs implique de réponde à dix    questions et ce d’une manière
précise et  quantifiée tout en  donnant à 'opinion  publique  l'ensemble
des coûts de fonctionnement   de l'ANDI  y compris  les séminaires et voyages
organisés à l' étranger pour attirer les investisseurs:    
    
 1.-Quel  est le bilan de l’ANDI depuis son  existence  dans la réalisation
effective de ces projets et non   de dossiers déposés  et le statut juridique
( le privé algérien étant dominée  actuellement par les SARL de type familial et issant des relations avec les marchés de l’Etat via les
hydrocarbures )     ?  
 
 2.- Quel est le temps imparti pour les projets réalisés  entre le moment du dépôt  et la réalisation effective le principal  défi du XXIème siècle étant la maîtrise du temps  
 
 3.-Pour les  projets réalisés combien  oint fait  faillite selon les règles du code de commerce ?  
 
 4.- Quelle est la part en devises et  en dinars afin de dresser la balance devises  
 
 5.-Quel es le niveau d’endettement bancaire  à la fois des projets mais
surtout de ceux réalisés avec le montant des créances douteuses   
 
 6.- La ventilation des crédits bancaires pour analyser la concentration au niveau de quelques projets ?  
 
 7.-Quel est le montant exact  des avantages fiscaux   accordés pour les
projets et ceux réalisés  
 
 8.-Quelle  est la contribution à la valeur ajoutée réelle du pays ( taux de croissance ) avec  une projection pour els projets et  la part dans le produit intérieur brut (PIB) de ceux réalisés  
 
 9.-Enfin ces projet et ceux réalisés   s’insèrent –ils dans le cadre
des valeurs internationales
 dans la mesure avec la mondialisation, malgré la crise,  nous sommes dans une
économie ouverte du fait des engagement internationaux de l’Algérie ?    
 
 10- la ventilation des postes de travail avec le niveau de qualification des projets et ceux créés  dans la mesure où le développement du XXIème siècle repose  sur la valorisation du  savoir.  
    
 Car il   existe des lois économiques universelles applicables à tous les
pays : le taux d’emploi dépend  du taux de croissance et des structures des taux de productivité. On ne crée pas des emplois par des lois et  décrets :
c’est l’entreprise qui crée l’emploi.  Il s’ensuit  qu’avec un taux
de croissance   de 2/3%, (moyenne 2006/2010 selon les organismes internationaux)
l’Algérie évitera les licenciements massifs, comme cela se passe de par le monde. Or,  Sonatrach ne créant pas d’emploi est déjà en sureffectifs, pour créer trois millions d’emplois, il faudra  un taux de croissance entre
2009/2013 de  6/7% minimum  par an dans les secteurs utiles. Avec les taux de croissance 2/3%, l’on pourrait créer  moins de 50% du  programme à moins que le gouvernement ait  des solutions innovatrices loin  des actions  de distribution de salaires fictifs au nom de la solidarité  ou des milliers de jeunes s’adonnent temporairement à désherber les  routes ou à faire et refaire des trottoirs. Il s’agit d’éviter l’illusion  d’une analyse financière. Car les 143 milliards de dollars de réserve de change  sont dus essentiellement à des facteurs exogènes,( fonction du cours  des hydrocarbures et du dollar)  la part des exportations ors hydrocarbures  représentant depuis des années  environ 2% du total.
 
   On ne crée pas d'emplois qui ne peuvent qu’être fictifs pour une paix sociale éphémère par décrets ou des actes administratifs (volontarisme étatique). C'est l'entreprise et son fondement la valorisation du savoir (loin de la rente) tenant compte des nouvelles  mutations technologiques et d'un changement structurel des postes de travail ,  qui est la dynamique  de la croissance et donc de la création d'emplois à valeur ajoutée. La technique connue des économistes  ( triangularisation du tableau d’échange
interindustriel) permet  de démontrer , chiffres à l’appui, que  les
hydrocarbures  irriguent l’ensemble  de l’économie   et le segment hors
hydrocarbures  l’est à plus de 80% sur le total des 5/6% de taux de croissance  invoqué par les  officiels,  restant aux seules véritables entreprises une participation  réelle inférieure  à 10% du total du produit intérieur brut ( PIB). Evitons d’induire en erreur l’opinion publique car nous sommes à l’ère d’Internet, le monde étant devenu une maison en verre.  
 
 CONCLUSION  
 
 Aussi le bilan fait par l’ANDI doit être affiné. Car,  existent des possibilités  pour augmenter le taux de croissance en Algérie qui recèlent d’importantes potentialités malgré la crise, d’au moins  deux points, supposant une  nouvelle  gouvernance stratégique des institutions et des entreprises. Cela suppose une profonde  mutation systémique loin des intérêts
de la rente, le   blocage essentiel  de l’investissement  local et étranger
source de création de valeur,   étant une gouvernance tant centrale que locale
mitigée,  le terrorisme bureaucratique, l’instabilité juridique,  produit de la démarche administrative autoritaire, qui se nourrit du manque  de
visibilité et de cohérence  dans la réforme globale.   AM



Jeudi 30 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par Le Kabyle le 30/07/2009 16:46 | Alerter
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Que cette raclure d'expert en rien du tout qu'il cesse de déblatéré ses mensonges,en l'occurrence par rapport à cette agence qui gère des projets fantomatiques.
Ce pseudo expert débile qui conseille une approche criminelle ultra-libérale,alors que le monde assiste à l'effondrement du capitalisme,préconise l'ouverture des portes plus largement à des multinationales pour le pillage des ultimes ressources de ce pays déjà ravagé par la mafia militaro-trabendiste qui suce le sang du peuple algérien.

Alors ce type de rapport d'économiste de pacotille,non merci !

2.Posté par dessack le 31/07/2009 11:10 | Alerter
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@le kabyle....

je ne suis pas ici pour defendre MEBTOUL, mais je suppose qu'un minimum de respect
s'impose... Au lieu de denigrer comme vous le faites, les propos de mr. mebtoul pourquoi vous n'exposez pas vos arguments-j'en doute que vous en possediez- avec pedagogie ce qui permettra d'engager un debat serieux..Parceque ce qui est dit dans cette analyse ne peut etre lu ou entendu dans le pays de le sieur ouyahya qui apparemment semble gagner votre sympathie...Il y a des verites qui sont la, les histoires de nationalismes a fourchette pour cacher des verites que seules ces energumenes que vous defendez-dixit votre reaction- digne du journal papier elmoudjahid des annees 70/80 ne tiennent plus ..Le monde economique est impitoyable et la competition devient de plus en plus forte et pendant ce temps la republique administrative Algerienne, championne du monde de la corruption et du mensonge economique se vante de creer 3 millions d'emplois que meme les plus grands experts n'arrivent pas a saisir. Bien evidemment vous semblez avec ce criminel ouyahya et son accolyte bouhef les seuls a savoir ou se trouve l'interet suppreme de l'Algerie....
merci et surtout sans rancune

3.Posté par sponsori le 07/08/2009 10:31 | Alerter
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Pour repondre a Dessak .
En tout cas il ne se trouve pas dans les systeme liberal mortifere qui a prouvé ses limites que seuls des sourds et aveugles comme vous ne peuvent pas et surtout ne veulent pas voir et entendre..Cela ne veut pas dire qu' on doit croire aux balivernes que debite l' ANDI. L' algerie malheureusement n' a plus d' amis , elle est entourée de vautours qui ont dejà creer les momments propices pour la depecée grace a la complaisance et au laxisme des tenants du regime actuel .Oui le terrorisme et la corruption ne sont pas des conditions favorables a l' instauration d' une veritable democratie , mais les experts comme maboul et consort n' ont jamais tenter d' analyser les difficultées et les obstacles qui empechent a l' avenement d' une veritable democratie populaire et non pas comme le souhaite lui ,qui obeit a l' OMC et a la BM et au FMI.

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