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LE 11 SEPTEMBRE 1973 LA TOUR DE LA DÉMOCRATIE S'ÉCROULE


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IL Y A LE 11 SEPTEMBRE 2001 DONT NOUS NE SAVONS PAS ENCORE QUI EN SONT LES VÉRITABLES AUTEURS ET IL Y A LE 11 SEPTEMBRE 1973 DONT NOUS SAVONS QUI EN SONT LES VÉRITABLES AUTEURS. DE QUOI ÉCLAIRER LE PRÉSENT DES PEUPBLES DE LA BOLIVIE, DU PARAGUAY, DE L'ÉQUATEUR, DU VENEZUELA, DE L'ARGENTINE, DU NICARAGUA ET DE TOUS LES AUTRES QUI CHERCHENT À PRENDRE LEUR ENVOL.


oscarfortin@hotmail.com
Mercredi 10 Septembre 2008

LE 11 SEPTEMBRE 1973 LA TOUR DE LA DÉMOCRATIE S'ÉCROULE

LE 11 SEPTEMBRE 2001

L’écroulement des TOURS du World Trade Center, ce 11 septembre 2001, a bouleversé le monde entier. Il a été l’élément déclencheur d’une guerre à finir avec ceux que l’on soupçonne d’en être les auteurs, ces « terroristes sans âme ni conscience ». Encore aujourd’hui des milliers, sinon des millions de personnes, se demandent toujours qui sont les véritables auteurs de pareil attentat. Bien des années devront s’écouler avant que nous en connaissions tous les dessous.



Il y a, par contre, un autre 11 septembre, dans la seconde moitié du siècle dernier, qui a bouleversé les grands démocrates et humanistes du monde entier. Il s’agit de ce 11 septembre 1973 qui mit fin à la DÉMOCRATIE au CHILI et dont on ne savait trop, à l’époque, qui en étaient les principaux responsables. Aujourd’hui, après 35 ans, nous les connaissons. Le rappel de ce 11 septembre 1973 est d’autant plus pertinent que ce sont les mêmes acteurs qui continuent à être actifs dans cette Amérique latine, toujours déterminée à prendre son envol vers une société plus juste, plus équitable, plus responsable, plus démocratique.

Patricia Parga-Vega, journaliste, membre du groupe investag’Action, raconte qu’après la reconnaissance du triomphe d’Allende, par le Sénat chilien, le président de Pepsi-Cola, Donald M.Kendall, qui avait ses entrées à la Maison Blanche, demanda, le 14 septembre 1970, au Président d’accorder une audience extraordinaire à un chilien ami et collègue : Agustin Edwards, propriétaire d’un des journaux les plus influents du Chili : El Mercurio. Dès le 15 au matin, la rencontre a lieu et Agustin Edwards demande l’aide des États-Unis pour empêcher la passation du pouvoir présidentiel à Allende. La réponse ne se fait pas attendre. Ce même jour, dans l’après-midi, sont convoqués au bureau ovale : Henry Kissinger, secrétaire d’État, Richard Helms, directeur de la CIA, et John Mitchell, à titre privé. Nixon les informe « qu’un gouvernement allendiste n’est pas acceptable pour les États-Unis et ordonne à la CIA de jouer un rôle direct. Dans ses Mémoires, Helms confirme : « Le Président m’ordonna de provoquer un coup d’État militaire au Chili, un pays jusqu’alors démocratique. »


Une semaine plus tard, ce fut l’opération visant le général René Schneider, commandant en chef de l’armée chilienne et fidèle à la Constitution. Il fut mortellement blessé, le 22 octobre 1970, au cours d'une tentative d'enlèvement par un groupe d'extrême droite, et succomba à ses blessures le 25 octobre. L’échec de cette première opération visant à empêcher le transfert des pouvoirs du Président défait, Eduardo Frei, au Président élu, Salvador Allende, allait faire place à un second scénario, plus à long terme, de déstabilisation politique, économique, sociale et religieuse. Le mouvement « Patrie et Liberté » allait devenir le bras terroriste provoquant des enlèvements, faisant sauter des tours à haute tension, tuant et assassinant des personnalités trop influentes dans leur milieu. Le syndicat des « propriétaires » des camions, assurant les approvisionnements en alimentation et en biens essentiels, allaient créer la rareté et générer le mécontentement de la population. Sur les marchés internationaux on fit tout pour faire baisser le prix du cuivre, source principale des revenus de l’État. Tout cela bien couvert par une presse qui rendait le Gouvernement de l’Unité populaire, seul responsable de tous ces mots. Au sein de l’armée, certains parvinrent à créer suffisamment de mécontentement pour que le général Carlos Pratt, fidèle à la Constitution et successeur du Général Schneider, donne sa démission. Ce dernier, en 1974, sera assassiné, en Argentine, sous les ordres d’Augusto Pinochet, celui-là même qu’il avait recommandé à Allende pour le remplacer à la tête des forces armées. C’est ce dernier qui deviendra l’oreille attentive et le bras armé de Washington et de l’oligarchie locale toujours unie autour d’Agustín Edwards. Ainsi, en ce 11 septembre 1973, il convertira l’armée chilienne en une force terroriste qui s’attaquera à la TOUR de la DÉMOCRATIE, en bombardant la MONEDA, Parlement des élus du peuple, et en emprisonnant, tuant et massacrant des milliers de citoyens.

Pendant que les oligarchies et Washington célèbrent leur victoire, des milliers de morts, de disparus, de prisonniers, de torturés d’exilés, de familles décimées un peu partout dans le monde, font monter un cri de douleur qui traverse non seulement le peuple mais toutes les personnes de bonne volonté d’à travers le monde. Tout cela, comme l’affirmait le même Pinochet, « pour sauver la vie et la fortune des élites dirigeantes qui se sont senties menacées dans leurs privilèges. »

Ce 11 septembre 1973 ne doit-il pas secouer la conscience des grands démocrates que nous prétendons être ? Ne doit-il pas interroger les engagements de nos gouvernements et les solidarités exprimées par nos médias et nos élites ? De qui sommes-nous vraiment solidaires ? Est-ce de valeurs fondamentales comme la démocratie, la vérité, la liberté des peuples de disposer de leur avenir dans le respect de celui des autres ? Ou est-ce encore de nos propres intérêts au détriment de ceux des autres ? Ce qui s’est passé au Chili dans les années 1970 certains intérêts veulent le répéter au Paraguay, en Équateur, en Bolivie, en Argentine et au Venezuela en 2008. De qui et de quoi le peuple canadien veut-il être solidaire et quel gouvernement saura-t-il en être le promoteur ?

Que ce 11 septembre d’hier et d’aujourd’hui soit pour tous un jour de vérité.

Oscar Fortin, théologien et politologue

11 septembre 2008

LE 11 SEPTEMBRE 1973 LA TOUR DE LA DÉMOCRATIE S'ÉCROULE

LE 11 SEPTEMBRE 1973

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Mercredi 10 Septembre 2008


Commentaires

1.Posté par Floydrose le 11/09/2008 02:14 | Alerter
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On y arrive tout doucement mais sûrement ;) .
Paradoxalement, c'est Internet qui a été le vecteur principal de cet éveil international... le même Internet à l'origine développé à des fins militaires par les Etats-Unis...

2.Posté par Cortex3535 le 22/09/2008 03:59 | Alerter
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Le 11 septembre 1990: George Bush père présentait au Congrès sa vision d’un « nouvel ordre mondial »

Quelques jours après l’invasion du Koweït par l’Irak, le président George H. W. Bush (le père) prononce un discours, prévu de longue date, devant les chambres réunies du Congrès [1]. Il est retransmis en direct à la radio et à la télévision. Le texte, originellement consacré aux questions budgétaires, avait été profondément remanié en fonction de l’actualité. Son objet principal était de définir la vision états-unienne du « Nouvel ordre mondial » [2].

Le président commence par une belle envolée lyrique : « Nous sommes aujourd’hui face à un moment unique et extraordinaire. La crise du golfe Persique, si grave soit-elle, offre aussi une occasion rare de progresser vers une période historique de coopération. De ces temps troublés, notre (...) objectif -un nouvel ordre mondial- peut émerger ; une nouvelle époque, plus libre de menaces et de terreur, plus forte dans la poursuite de la justice et plus sûre dans la quête de la paix, une ère dans laquelle les nations du monde, Est et Ouest, Nord et Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations [3] a cherché cet introuvable chemin vers la paix, tandis que des milliers de guerres se sont déchaînées contre les efforts de l’humanité. Aujourd’hui, ce monde nouveau se débat pour naître, un monde différent de celui que nous avons connu. Un monde où l’État de droit supplante la loi de la jungle. Un monde dans lequel les nations reconnaissent leur responsabilité partagée pour la liberté et la justice. Un monde dans lequel le fort respecte les droits du faible. C’est une vision que j’ai partagée avec le président Gorbatchev (...). Lui et d’autres leaders en Europe, dans le Golfe et partout dans le monde, comprennent que la manière dont nous traiterons la crise actuelle peut donner forme au futur pour les générations à venir. »


Peu après, il confiait à Dick Cheney et Paul Wolfowitz le soin de théoriser cette doctrine et d’en décliner les conséquences diplomatiques et militaires. Interrompu par la parenthèse Clinton.
ce processus idéologique a été relancé par les attentats du 11 septembre 2001 et achevé par la publication par George Bush fils de la Stratégie nationale de sécurité, le 11 septembre 2002.

3.Posté par Cortex3535 le 25/09/2008 07:58 | Alerter
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Chronologie des évenements:

- 11 septembre 1941: Construction du pentagone tel une étoile du shériff a 5 branches dans une équation du pentagramme pour l'établissement de son nouvel ordre mondial

- Le 11 septembre 1973 : Au Chili, coup d'État du général Pinochet
Au petit matin, sur l'ordre du général Augusto Pinochet, les troupes militaires investissent les rues de Santiago, capitale du Chili. Le palais présidentiel où le président Salvador Allende s'est réfugié, arme au poing et portant le casque, est bombardé. Plus tard, un porte-parole de Pinochet annonce le suicide d'Allende. Les partisans du président affirment, quant à eux, que le président s'est battu jusqu'au bout pour défendre le palais.
Les événements font officiellement 4000 morts, provoquent 30 000 arrestations et le départ de 6000 réfugiés. Salvador Allende, médecin, marxiste, est élu démocratiquement en 1970 grâce à l'appui des communistes. Il instaure un régime socialiste qui satisfaisait le peuple mais mécontente le milieu des affaires (hausse des salaires, réforme agraire, nationalisations).
Pinochet devient président de la République en 1975 et reste à la tête du Chili jusqu'en 1990, imposant un régime dictatorial et oppresseur. Il est remplacé en 1990 par le démocrate-chrétien Patricio Aylwin, seul candidat de l'opposition lors des élections (qui toutefois a soutenu le coup d'état de Pinochet). En 1993, 20 ans après le putsch, Frei Ruiz-Tagle, démocrate-chrétien sort victorieux des élections présidentielles.
1976 : L'ancien président Richard Nixon reconnaît avoir demandé à la CIA d'empêcher Salvador Allende d'accéder à la présidence du Chili en 1970.

- Le 11 septembre 1990: George Bush père présentait au Congrès sa vision d’un « nouvel ordre mondial »
Quelques jours après l’invasion du Koweït par l’Irak, le président George H. W. Bush (le père) prononce un discours, prévu de longue date, devant les chambres réunies du Congrès [1]. Il est retransmis en direct à la radio et à la télévision. Le texte, originellement consacré aux questions budgétaires, avait été profondément remanié en fonction de l’actualité. Son objet principal était de définir la vision états-unienne du « Nouvel ordre mondial » [2].
Le président commence par une belle envolée lyrique : « Nous sommes aujourd’hui face à un moment unique et extraordinaire. La crise du golfe Persique, si grave soit-elle, offre aussi une occasion rare de progresser vers une période historique de coopération. De ces temps troublés, notre (...) objectif -un nouvel ordre mondial- peut émerger ; une nouvelle époque, plus libre de menaces et de terreur, plus forte dans la poursuite de la justice et plus sûre dans la quête de la paix, une ère dans laquelle les nations du monde, Est et Ouest, Nord et Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations [3] a cherché cet introuvable chemin vers la paix, tandis que des milliers de guerres se sont déchaînées contre les efforts de l’humanité. Aujourd’hui, ce monde nouveau se débat pour naître, un monde différent de celui que nous avons connu. Un monde où l’État de droit supplante la loi de la jungle. Un monde dans lequel les nations reconnaissent leur responsabilité partagée pour la liberté et la justice. Un monde dans lequel le fort respecte les droits du faible. C’est une vision que j’ai partagée avec le président Gorbatchev (...). Lui et d’autres leaders en Europe, dans le Golfe et partout dans le monde, comprennent que la manière dont nous traiterons la crise actuelle peut donner forme au futur pour les générations à venir. »
Peu après, il confiait à Dick Cheney et Paul Wolfowitz le soin de théoriser cette doctrine et d’en décliner les conséquences diplomatiques et militaires. Interrompu par la parenthèse Clinton.

-le 11 septembre 1994: Frank Eugene Corder vole un avion et se tue en tentant de l'écraser contre la Maison Blanche.

-le 11 septembre 1997: Introduction en bourse de la société Securacom (qui s'apellera plus tard Stratesec), dirigée par Marvin Bush (frère de George W. Bush) et détentrice entre autres contrats de sécurité, de celui du World Trade Center[2], celui de l'Aéroport international de Dulles d'où décollera le Vol 77 American Airlines qui s'écrasera sur le Pentagone le 11 septembre 2001, celui de la société United Airlines dont deux avions seront également détournés ce jour-là, ainsi que de celui du Laboratoire national de Los Alamos, laboratoire de recherches militaire fondé en 1942 autour du Projet Manhattan qui mit alors au point la bombe atomique.

-Le 11 mars 2004: Dix bombes explosent dans des trains de banlieue de Madrid, le bilan s'établit à 191 morts et plusieurs centaines de blessés.

-le 11 septembre 2001: New York, attentats lle du pentagone et du WTC
-le 11 septembre 2002: Publication par George Bush fils de la Stratégie nationale de sécurité.

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