Politique Nationale/Internationale

LAROUCHE FAIT LE POINT SUR LA SITUATION INTERNATIONALE


Pour Lyndon LaRouche, la bataille politique qui fait rage au Congrès américain autour de Samuel Alito, nommé par Bush à la Cour suprême, constitue un « point d’inflexion de l’histoire mondiale, comparable dans ses implications à l’incendie du Reichstag en 1933 et à la consécration de la dictature d’Hitler par Carl Schmitt ».


Mercredi 1 Février 2006





Dans la perspective des élections de mi-mandat en novembre prochain, l’administration Bush-Cheney, dont l’impopularité atteint des sommets, et ses contrôleurs synarchistes tentent désespérément de « faire quelque chose pour se sortir du pétrin », comme de lancer, par exemple, un « grand pari stratégique » sur l’Iran.

« Nous avons subi un revers en janvier, dit LaRouche, dans la lutte contre la nomination d’Alito et tout ce qu’il représente. Le dirigeant des forces démocrates au Sénat, Harry Reid, s’est montré hésitant à diriger la bataille contre sa nomination. » Par contre, le mouvement politique associé à LaRouche est intervenu de manière tout à fait décisive en lançant une mobilisation de masse. « Nous n’étions heureusement pas les seuls à agir ; John Kerry, l’ancien candidat présidentiel, qui était au forum international de Davos, a réagi en déclarant, grosso modo, qu’il allait prendre la direction des opérations. Cette initiative de Kerry, soutenue par le sénateur Ted Kennedy, a redonné vigueur aux forces démocrates et nous sommes en passe de regagner ce que nous avions apparemment perdu, dans le combat contre la nomination d’Alito. Nous avons aussi le rôle dirigeant - pas vraiment en coulisses - de l’ancien président Bill Clinton, qui est bien sûr un des meilleurs collecteurs de fonds de l’histoire politique et qui mobilise des forces contre ce danger. (...) La suite des événements n’est pas encore déterminée. (...) »

« La crise économique et financière représente la dynamique sous-jacente de la crise politique et stratégique actuelle, poursuit LaRouche. (...) L’économie mondiale est en plein effondrement. Ceci se prépare depuis plus de 40 ans, depuis la deuxième moitié des années 60. Nous avons subi une "dégénérescence", sous l’influence de la génération des baby-boomers qui, après avoir vécu le phénomène de 1968, sont parvenus à des positions dominantes. Un changement de paradigme culturel est venu s’ajouter à l’incompétence intrinsèque de la pensée économique à l’origine de la conception de "société post-industrielle" ou d’"économie de services". C’est la dernière des folies.

« Toute économie moderne comporte deux aspects. L’un, que les gens aiment bien, est l’aspect monétaire : l’utilisation de l’argent comme moyen d’échange. Le deuxième est l’économie physique. Il ne s’agit pas d’un simple équilibre des relations entre les différentes composantes physiques de l’économie, dont le travail humain. Dans toute économie saine, le profit [monétaire] ne doit pas excéder le taux de croissance physique, c’est-à-dire le taux d’accroissement de la productivité, par tête et par kilomètre carré. Pour que la production et le niveau de vie par tête continuent d’augmenter, pour compenser l’usure ou l’épuisement de certaines ressources, il faut leur donner un fondement solide - et le seul qui vaille est la créativité scientifique », car les découvertes qui en découlent se traduisent par le progrès technologique et la croissance de l’économie physique. LaRouche vient d’ailleurs de consacrer un nouvel essai à ce thème, intitulé Qu’est ce qui relie les points ? publié dans le dernier EIR de janvier.

« De 1933 à aujourd’hui »

Le 25 janvier, Lyndon LaRouche a lancé un appel pathétique au Sénat, l’exhortant à rejeter instamment la nomination à la Cour suprême du juge Samuel Alito, un partisan avoué de la doctrine judiciaire de Carl Schmitt, le juriste officiel d’Hitler. Voici son message :

« Il est clair que même la plupart des dirigeants démocrates les plus influents n’ont pas saisi l’enjeu essentiel de la nomination d’Alito. De toute évidence, ils n’ont pas su revivre l’expérience de ceux qui, en janvier et février 1933, n’ont pas vu le danger de dictature qui se profilait déjà clairement. A l’époque, leur couardise créa les conditions permettant à Hitler d’imposer sa dictature juste après le "11 septembre" d’Herman Goering, à savoir l’incendie du Reichstag.

« La plupart de ceux qui avaient ainsi refusé de reconnaître le danger posé par Hitler avant l’incident du Reichstag, furent bientôt récompensés en se retrouvant en prison, abattus froidement ou condamnés à périr dans des camps de concentration. Cela a pu se produire parce que l’Allemagne avait toléré que Carl Schmitt confère à Hitler les mêmes pouvoirs que ceux réclamés aujourd’hui par les compagnons de route de Carl Schmitt au sein de la Cour suprême et de la Federalist Society, tels que le juge Alito.

« Ceux de ma génération, entre autres, qui ont vécu la tragédie déclenchée par ceux qui, à l’époque, se voilèrent la face en prétendant qu’on "exagérait le danger Hitler", regardent avec tristesse leurs successeurs qui, au Sénat et ailleurs, semblent prêts à répéter les erreurs commises de janvier à février 1933, ces quelques semaines durant lesquelles Hitler aurait pu être stoppé.

« Ils ne se rappellent pas ou préférèrent oublier que le putsch d’Hitler - qui avait été promu par le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, et ses complices dans la communauté bancaire anglaise, américaine, française et autre - était la conséquence des événements ayant accompagné la création de la Banque des règlements internationaux en 1931. Tous ces événements se déroulaient dans le contexte d’une grave crise monétaire et financière internationale, comme celle d’aujourd’hui. Cela pourrait se reproduire ici même aujourd’hui !

« Il est révélateur que bon nombre de sénateurs et autres n’aient tiré aucune leçon de l’histoire ; le problème se résume à un sophisme du genre : "fermons les yeux pour mieux survivre". Qu’ils considèrent les visages des millions de victimes désespérées, si cruellement assassinées dans les camps d’Hitler en vertu de la même doctrine que celle adoptée par la Federalist Society et élaborée par le même Carl Schmitt, le juriste attitré du système nazi. Répéter l’erreur de l’Allemagne de janvier-février 1933 revient à se rendre coupables envers ceux qui furent torturés et assassinés sans merci par les forces d’Hitler, porté au pouvoir par de gros intérêts financiers qui voudraient refaire la même chose aujourd’hui. »


Solidarité et progrès


Mardi 31 Janvier 2006

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