MONDE

LA VERITE SELON BUSH


Ne nous voilons plus la face... nous sommes entrés dans une nouvelle ère . A nouvelle ère, nouvelle Loi. Désormais, le Mensonge est devenu la bible de ceux qui gouvernent notre Terre. Ou plutôt de Celui. Puisque tout le monde a les yeux braqués sur l’élu du nouveau dieu. Le dieu de la dissimulation. Il va donc falloir nous adapter et vivre dorénavant la grande époque de l’esbroufe et de la mystification. Le vaste troupeau de moutons du Peuple planétaire peut tranquillement continuer de brouter les inepties largement distribuées sur tous les écrans de télévision du monde. C’est tout ce qu’on lui demande !


Dimanche 6 Mars 2005


Dans son discours d’investiture, George W. Bush a craché environ quarante fois le mot Liberté entrelacé à celui de Démocratie comme autant de bulles scintillantes destinées à éblouir l’assistance de richissimes venus l’applaudir à tout rompre. On se serait cru dans l’enceinte de Hollywood à une remise des oscars.

Nous avons noté que le metteur en scène et tous ses assistants étaient vêtus de costumes noirs. Le signe du ralliement et de la future dictature mondiale dont la mise en place n’est plus qu’une question de mois. Ils sont prêts pour la grande parade. L’humanité en fera bientôt les frais. Le noir est une couleur hautement symbolique pour les maîtres de l’Ombre. La grande élite nazi qui entourait Hitler pavoisait aussi dans de sombres atours. Et les similitudes du discours ne nous ont pas échappées.

Le mot Liberté dans la bouche de Bush agit un peu comme une sorte de poudre de perlimpinpin. Il en jette plein les yeux et plein les oreilles. Le seul fait de le prononcer éclaire le regard des gobeurs d’images, mangeurs de vent et autres sourds se complaisant à n’écouter qu’un son de cloche... au moins, sont-ils rassurés de savoir que ce terme existe. Et s’il existe c’est que forcément la Liberté n’est pas qu’un mythe...

Comme chacun le sait, au nom de la grande Liesse nommée « Liberté Immuable », l’Afghanistan eut droit à quelques feux d’artifices le 7 octobre 2001. La fête n’est toujours pas finie. On peut même dire qu’elle se poursuit et atteint des sommets jamais égalés depuis la chute de Kaboul. Le régime misogyne des fameux talibans, sensés être éradiqués, se porte à merveille. Les élections libres et démocratiques ont permis à la marionnette Karzaï de s’asseoir sur le trône que lui avait préparé le grand réalisateur américain. Tout va pour le mieux au pays des bouddhas massacrés. Le tournage de scènes variées et pittoresques se déroule sans encombre. La charia y a toujours libre cours, les châtiments corporels sont devenus un rituel banal dont la population s’accommode bon an mal an. Les femmes, bien sûr, portent toujours la burka pour la plupart... mais il y a un plus dans leur bien-être. Maintenant elles sont violées à qui mieux mieux dès qu’elles ont le pauvre bonheur de montrer un peu de leur peau. La Liberté, que voulez-vous, ouvre la porte à quelques petits tracas que ne connaît pas notre « freeman » dans l’enceinte paisible de la Maison Blanche, loin des projecteurs afghans.

L’autre amélioration fantastique qui règne dans le pays, depuis que l’armée US y surveille la « liberté » des installations pétrolières, est la culture d’une herbe merveilleuse qui fait de nombreux adeptes dans le monde occidental. La magie par les plantes. Mais aussi le dépeuplement. Avant l’arrivée des GI’s en 2001, sous le régime des talibans, la production d’opium s’élevait à 185 tonnes pour cette seule année. En 2002, elle a connu une fulgurante explosion qui lui a permis d’atteindre les 3400 t puis le pic de 4200 t fut allègrement franchi en 2004. Vive la Liberté ! Et vive le cinéma ! Comme vous pouvez le constater la « libre » culture, circulation et promotion de la future « héroïne », dont 60 pour cent seront consommés par les seuls américains, prouvent bien tout le bonheur que veut pour les peuples le cinéaste de l’au-delà... que la poudre de perlimpinpin ou d’ailleurs... soit ! « Que celui qui n’a pas péché me jette la première pierre... »

Et puis, bien sûr, nous ne passerons pas sous silence la grande Libération du peuple Irakien dont nous commémorerons le second anniversaire en mars 2005. Le choc de la délivrance eut un impact terrible dans le monde. De satellites en paraboles, les images se sont relayées de concert pour nous enivrer de la liesse de la population enfin débarrassée de son despote. Un méga péplum qui restera dans l’Histoire. Ben Hur peut aller se rhabiller. Il s’est fait voler la vedette par le souffleur de tempêtes et joueur de pipeau...

Les festivités se poursuivent toujours en Mésopotamie... depuis deux ans déjà, feux de Bengale et d’artifices continuent d’éclairer les villes et les campagnes. D’explosifs bouquets ont transformé pour longtemps la façade des demeures ou ce qu’il en reste. Et les irakiens sont fous de joie, à ce que raconte l’Illuminé du Texas. Du moins, les survivants... car de nombreux citoyens ordinaires, hommes, femmes, enfants, vieillards, si peu habitués à tant de pyrotechnie en sont morts foudroyés ! Du grand art dans le réel... les américains, c’est reconnu, sont très forts dans les effets spéciaux...

Mais God merci... ceux qui ont survécu à ces excès de « Liberté » ont pu aller tranquillement voter pour la première fois il y a quelques jours. Le bonheur de la démocratie, version américaine, leur fut enfin dévoilé. Pour ces grandes élections dont le grand Maître d’œuvre avait décidé qu’elles seraient un franc succès... il fallait que le tournage soit réussi. Comme le « déboulonnage » de la statue de Saddam Hussein, a nécessité, en son temps, quelques figurants pour acclamer la venue des « libérateurs », nous avons eu droit là aussi au même genre de mise en scène. En pire encore et toujours... là ce n’était pas une grotesque histoire de « pétrole contre nourriture » c’était « nourriture contre ordre d’aller voter ». Le grand chantage. Ou pour schématiser : « Si tu ne votes pas, tu n’auras rien à bouffer ! ! ! » Et ça a marché... un peu. Parce qu’entre ce que l’autre marionnette, Allaoui, et son gouvernement fantoche ont raconté mais ce qu’il en fut réellement... il existe un amoncellement de « clichés » ou de films s’apparentant davantage à de la science-fiction qu’à du cinéma vérité.

Les pseudos millions de citoyens qui ont osé affronté les gerbes artificielles et autres joyeusetés eurent du mal à s’arracher à ce fabuleux spectacle. L’armée, dont le dévouement envers le peuple irakien n’est pas une légende, ne s’est pas fait prier et a décidé, devant la timidité des autochtones, à les déloger de chez eux, pour ceux qui ont encore une maison... des milliers d’autres, ayant préféré camper dans le désert pour admirer cette grandiose féérie, n’ont eu que la belle « liberté » de rester là où ils étaient. Or comme le trois-quart des citadins ne savaient pas où se trouvaient les bureaux de vote, tenus secrets jusqu’au dernier moment, ou ne voulaient pas essuyer l’explosion de quelques pétards perdus de fête, les différents cameramen présents sur le tournage n’ont eu que le loisir de filmer des rues bondées... de vide. Il leur a donc fallu user d’un stratagème pour faire croire le contraire. L’industrie cinématographique étant en plein essor en Irak depuis bientôt deux ans, les assistants techniques n’ont eu aucun mal à recruter quelques figurants ou doublures qui ont, malgré tout, tenu à garder l’anonymat et à porter cagoule. Le film relatant l’événement se trouve ici... Vous pourrez aussi constater l’affluence des lieux à cet endroit. Ne manquez surtout pas non plus de vous extasiez devant la sophistication des urnes qui empêchera sûrement toute fraude tout comme il sera aisé de comprendre sans problème que cinq bureaux de vote de cet acabit aient effectivement coûté la modique somme de 118 millions de dollars.

C’est fou comme les irakiens sont dépensiers aux dires d’Ali Bremer Baba qui est incapable d’expliquer ce qu’ils ont fabriqué des neuf milliards de billets verts généreusement distribués pour la reconstruction entre 2003 et 2004 ! ! ! Or dès le début du tournage de la saga irakienne, il y avait déjà eu une disparition analogue où l’on avait démasqué les voleurs... ces derniers n’ont toujours pas été inquiétés aux dernières nouvelles. Ils sont « libres », eux ! ! ! Et sans doute que les doigts de pied en éventail, ils doivent regretter de ne pas avoir eu droit à un séjour idyllique dans la prison quatre étoiles d’Abou Graib où la soldatesque de leur pays les aurait traité avec égard et mansuétude, comme elle traite tous les prisonniers irakiens qui eux, n’ont rien volé du tout !

La « liberté » n’est pas la même pour tout le monde. En l’occurrence ceux qui commettent les plus gros larcins, les escrocs en col blanc, sont automatiquement exemptés de tribunal et de prison... quant à ceux qui sont innocents ou qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment, les GI’s colporteurs de démocratie les embastillent naturellement et là, ils seront battus, torturés et violés, histoire de leur faire avouer l’inavouable mais surtout ce qu’on veut ! Le but du jeu sadique étant qu’il faut des coupables. Donc tout individu pris en flagrant délit d’innocence se trouvera amené de gré ou de force à reconnaître sa culpabilité à grands coups de pieds, de crosse ou de gégène... il faut bien que la solde des mercenaires de tous poils soit justifiée ! A nouvelle ère, nouvelles méthodes...

Le grand prestidigitateur de la Maison Blanche nous souffle dans sa trompette invisible des mots auxquels il ne croit pas lui-même comme s’il avait à faire à des débiles mentaux. A moins que... « si l’un de mes patients disait fréquemment une chose et en faisait une autre, je chercherais à savoir pourquoi. Si je constatais qu’il utilise souvent des mots qui cachent leur véritable sens et adopte une « persona »(1) rendant obscure la nature de ses actions, je serais plus préoccupé. S’il présentait une vision intransigeante du monde, caractérisée par une différenciation simpliste entre vrai et faux, bien et mal, alliés et ennemis, je mettrais en question sa capacité de comprendre la réalité. Et si ses actions révélaient une indifférence non avouée, voire sadique, à la souffrance humaine, enrobée dans une fausse prétention à la compassion, je serais préoccupé par la sécurité des personnes qui croisent son chemin. Durant ces trois dernières années, j’ai observé avec une inquiétude croissante les incohérences et dénis de réalité de cet individu. Mais il ne s’agit pas de l’un de mes patients. Il s’agit de notre Président. » a écrit Le Dr Frank, psychanalyste de renom enseignant au Centre médical de l’université George Washington, dans son livre intitulé « Bush sur le divan : à l’intérieur de la pensée du Président ».

Le metteur en scène infatué de Dieu serait-il timbré ? C’est ce que conclut plus ou moins le docteur Frank dans son diagnostic clinique. George W Bush souffrirait « d’un ensemble de désordres sérieux, bien que guérissables, incluant : un déficit d’attention hyperactif (Attention Deficit Hyperactivity Disorder), l’alcoolisme non traité et non guéri (ou syndrome de l’ivrogne non repenti), un complexe d’omnipuissance, la paranoïa, le complexe d’Œdipe, le sadisme, une forme bénigne du syndrome de Tourette et une diminution de la capacité à distinguer entre fantaisie et réalité. » Et nous ne parlerons pas de la période « cocaïnique » qui dut en son temps causer quelques ravages dans le cerveau du commandant en chef du pays le plus puissant du monde.

Après tout ceci et plus sérieusement nous pensons que nous sommes en droit de nous poser quelques questions quant au comportement et aux discours de Bush qui ne reflètent pas l’ombre de ce qu’il affirme.

Soit c’est un être machiavélique et cynique de la pire espèce... soit il n’a pas toute sa raison et la plus grande prudence doit alors être de rigueur envers ce qu’il représente. Se targuer d’amener la paix, la démocratie, la Liberté au Moyen-Orient pour n’y installer que crimes et chaos n’était déjà qu’un grave indice mais il y en a d’autres...

Lorsqu’il était gouverneur du Texas, il a lui même présidé à 152 exécutions soit davantage que n’importe quel gouverneur de l’histoire récente des USA. Il n’a jamais gracié aucun condamné à mort. Il y a même eu une condamnation le jour de son élection. Ce qui en soi est tout un symbole...

Autre anachronisme. Pour gagner les élections, il s’est auréolé d’un « conservatisme compatissant » en faisant sienne cette devise « No child left behind » « Aucun enfant à la traîne » or son projet de budget inclut 150 coupes, dans le social pour la plupart, qui frapperont les plus fragiles. Ainsi il priverait de crédits Medicaid dont le but est d’indemniser les dépenses des démunis et des handicapés soit 50 millions de personnes aux USA. Des services de santé d’urgence pour les enfants seraient également supprimés et, du jamais vu, l’éducation nationale se verrait amputée de 48 programmes. Son « No child left behind » est une fois de plus en contradiction avec ce qu’il promettait. Mais se servir de l’enfance comme paravent ne montre-t-il point le diabolique du personnage et les individus lui inspirant ce type de réforme et sa politique en général ne sont-ils pas à mettre à l’index ? Ne peut-on point penser qu’ils sont dangereux ?

De plus en plus de voix s’élèvent pour comparer le gouvernement de Bush à celui d’un certain führer... certes, il y aurait là de quoi vraiment s’alarmer mais ceux qui nous gouvernent semblent complètement anesthésiés. Comme si cela ne les concernait pas. Ou alors font-ils semblant ?

La douloureuse tragédie qui coûta la vie à plus de cinquante millions d’êtres humains il y a quelques cinquante ans n’aurait-elle pas servi de leçon ? Et l’histoire serait-elle amenée à se répéter parce que nos dirigeants englués dans leur lâcheté n’auront pas osé appréhender le danger à sa juste mesure bien avant qu’il ne soit trop tard ? A force de laisser commettre le pire et, par couardise, de le cautionner... ils sont en train de nous construire un avenir fort incertain, d’où le meilleur sera exclu. Devons-nous attendre les bras croisés que Bush nous jette en pâture à l’Armagueddon ?

(1) La persona : C’est la partie de nous, apparente, éclairée, que l’on montre aux autres. C’est notre Moi social.



LA VERITE SELON BUSH par Adriana Evangelizt



Dimanche 6 Mars 2005


Commentaires

1.Posté par touati le 21/06/2005 22:19 | Alerter
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Je voudrait remercier les personnes présentes, lecteurs de vérités, lutteurs de fonds, qui sont encore là pour un monde et une vie et tout cela avec une sensiblerie non feinte.

2.Posté par touati le 21/06/2005 22:19 | Alerter
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3.Posté par touati le 21/06/2005 22:19 | Alerter
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