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LA VALEUR ET LE PRIX


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gillescouturier@orange.fr
Vendredi 6 Juillet 2007

LA VALEUR ET LE PRIX
Sitôt qu'on éveille sa conscience et que l'on lit entre les lignes des communiqués officiels, on peut arriver à déployer sa propre vision de la réalité. Evidemment, elle ne ressemble nullement à celle de la grande majorité, entretenue par la désinformation publique.

Il faut une certaine volonté et une réelle autonomie de pensée pour persister car elle ne s'impose jamais dans les débats publics. Mais, on est dignement récompensé d'avoir eu le courage de développer une vision unique du monde, entièrement liée à l'entretien de tous ses sens éveillés. Il suffit de se détacher de la matérialité pour voir naître et s'épanouir en soi une profonde spiritualité. Le véritable fruit est de connaître cet état, écrit en grosses lettres gravées sur les frontons de toutes les mairies, mais qu'on est seul à réellement vivre.

A l'etat actuel, la liberté est une folie, l'égalité une utopie, la fraternité une loterie...la société une alchimie. Mais, c'est l'équilibre entre ces trois valeurs qui rend cette alchimie...non-explosive.

La LIBERTE est de la folie si elle franchit les limites de l'autre, si elle ne s'arrête pas à mi-chemin. L'EGALITE n'est atteinte que si tous la respectent, pour chaque autre humain de la nation, certes, et pourquoi pas du monde entier. La FRATERNITE est une loterie dans ce monde injuste et seule, l'égalité y remédiera.

Le prix à payer, est qu'on est seul avec sa pensée de plus en plus dure à partager, seul souvent contre tous, et à peine soutenu par quelques mots discrets, accords tacites, sourires complices.
Ces petits gestes déclarent que la conscience collective est toujours en lutte contre la pensée unique. Chacun de son côté entretient dans son esprit le doute, tendant ainsi à discerner le vrai du faux, excepté celui qui s'empresse tous les soirs d'endormir sa conscience pour la nuit censée lui porter conseil, par le truchement de quelques cachets, ou autres substances dangereuses bien que légales. Car, en définitive, qui vous encourage à être libre, qui favorise l'égalité avec vous, et que devient la fraternité dans ce monde de « chacun-pour-soi » ?

Développer sa spiritualité revient à ouvrir en grand l'éventail de ses sens, afin d'enregistrer le plus possible d'informations en circulation.
Au coeur d'une ville à midi, c'est périlleux, il convient de sélectionner dans le flux des perceptions sous peine de devenir fou. Vivre en ville nécessite de refermer notoirement ses organes sensoriels, tout comme, arrivant à la campagne, au coeur de la forêt la plus profonde, on est bien plus agressé par son moulin mental intérieur que par le chant des oiseaux, ou la subtile musique d'une chute d'eau limpide.

Cette sélection immédiate de l'esprit pour un choix donné définit un shéma dans lequel s'inscrit naturellement chaque information nouvelle. Dans ce flot permanent quotidien surnagent des brides de vérité susceptibles d'éclairer l'opinion et par de là, de renforcer le shéma.

Celui-ci n'est qu'un fragile château de cartes à remettre sans cesse en question, à stabiliser malgré sa modeste structure. Sa forme tient du fait qu'il est constitué des brides d'informations classées dans un ordre pré-établi, que la liberté de penser contrarie.
Là où l'ordre mental établi concentre l'information d'une grande pauvreté, ou de sujet pointu, et interdit celui qui l'assimile de quitter l'ornière profonde où nagent les aveugles, la liberté de penser autorise à déployer son shéma pour s'appuyer sur les crêtes et voir la lumière. Elle est une sorte de filtre qui tamise systématiquement et consciencieusement les perles enfouies dans le tout-venant des information. Elle interdit de chuter dans les pièges que sont les grilles des égouts. Elle est une frèle pyramide, mais dont le sommet est au dessus des nuages.
On y est seul, mais, libre.
Alors seulement, on quitte les grands axes surchargés, qu'on n'empreinte dans le bon sens, uniquement les jours des retours de vacances. Son shéma s'élargit en quittant les réseaux classiques, se diversifie en prenant le plus souvent de nouveaux chemins. Ainsi, nous nous enrichissons en permanence de nouvelles expériences qui confirment le choix que personne ne nous a encouragé à suivre, à part, peut-être, une impression profonde transmise plus jeune, par un autre être subtil.
On devient alors maître de sa pensée, mais uniquement pour soi...car le monde ne nous obéit nullement.

Petit et seul, on a aucun poids sur la réalité mondiale, et de moins en moins de responsabilité quant à son état, d'autant plus qu'on se détache des moyens matériels et donc du pouvoir d'agir. Et si, tous les jours, l'on s'affirme dans son choix, on ne peut nullement s'en enorgueuillir.

L'on n'est visionnaire que parce que l'on est spectateur et impuissant.

Puis, on réalise qu'on n'est pas seul, mais qu'on est, en fait...unique.

Alors, on sait que l'on doit tout à tous ceux qui ont eu le courage de lutter, comme nous, contre la désinformation. Ce sont eux qui nous ont mis sur la voie et qui nous proposent les sujets d'ordre mondial que nous analysons, avec notre shéma de pensée, sans même quitter notre propre domicile.

Ainsi, après quelques mois d'attention, on peut enfin comprendre comment nos puissants gouvernants financent, avec nos impôts, par des aides subtancielles, les dirigeants des pays africains afin qu'ils diligentent les guerrillas.
Celles-ci libèrent de leurs citoyens les zones vierges et inhospitalières du continent, mais qui regorgent de matières premières indispensables à la survie de notre croissance.
Notre croissance n'est d'ailleurs que cette envie que nous avons de nous faire plus gros que le boeuf, et le moyen indispensable auquel nous nous acharnons afin que jamais ce tiers-monde en question ne nous rattrappe.
Nous trouvons, d'ailleurs, dans nos hopitaux, une très grande partie des diplomés d'origine étrangère, alors que la plus grande part des bénévoles dévoués engagés aux services humanitaires, sont occidentaux

Et, enfin, c'est cette pyramide instable de mon esprit qui m'autorise à relier entre elles deux informations totalement incongrues, sortant complètement du cadre du politiquement correct, et que je n'ai jamais entendues dans la bouche de personne et surtout pas sur les tableaux des valeurs quotidiennes de la bourse, mais que ma conscience m'encourage à énoncer tristement (et qui n'engage que moi...).

Un baril de pétrole équivaut à......la mort d'un chef de famille, la fuite de sa femme et ses enfants dans un exode vers le Darfour où les attendent la désolation et......soixante dix dollar§ !

Prochain épisode: Un kilo de soja ou le recul de la forêt amazonienne.

Gilles Couturier.




Vendredi 6 Juillet 2007

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