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Vendredi 30 Novembre 2007
LA FRANCE SOUS LE JOUG DE L'EMPIRE ISRAELO-AMERICAIN
Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui représente une sérieuse menace pour l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ?
[1] SARKOZY AU PAYS D'ARNOLD
"You've got to hand it to Nicolas Sarkozy. He has chutzpah."
Roger Cohen
The New York Times (USA)
13 septembre 2006
En août 2004, un hebdomadaire juif américain publiait un étonnant article sur l'influence croissante du lobby JAZ (Jewish-American-Zionist) sur le territoire français. Parmi les noms de personnalités soutenues par ce lobby ou par ses partenaires dans l'Hexagone figuraient ceux de Nicolas Sarkozy et de Patrick Gaubert (LICRA). L'American Jewish Congress aurait ainsi passé un accord avec l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France (UPJF), - dont Nicole Guedj fut l'un des fondateurs -, et son président, Hervé Giaoui. Il fournirait à l'UPJF non seulement conseils et formations, mais aussi un soutien financier. De son côté, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) aurait également développé des "relations avec des groupes juifs en France et ailleurs en Europe afin d'encourager un lobbying de style américain". (01)
En avril 2004, Nicolas Sarkozy s'était rendu à Washington à un déjeuner donné en son honneur par l'American Jewish Committee (AJC). Devant les invités de cette organisation sioniste connue pour ses campagnes anti-françaises, notre ministre de l'Intérieur se flattait de son nouveau surnom, "Sarkozy l'Américain". (02) Il déclarait aussi "partager beaucoup de valeurs américaines" et se comparait à Arnold Schwarzenegger, le gouverneur pro-israélien de l'Etat de Californie.
Les premiers contacts officiels entre Sarkozy et l'AJC remonteraient à octobre 2003. Or, l'AJC est un "lobby qui n'est ni juif, ni américain, en ce qu'il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l'axe gouvernemental américano-israélien (...) dont le peuple palestinien est la principale victime". (03) En février 2004, afin de mieux influencer les autorités européennes, l'AJC s'implantait à Bruxelles (Belgique) en créant le Transatlantic Institute dirigé par Emanuele Ottolenghi. Le 14 avril 2005, le directeur exécutif de l'AJC, David Harris, avait accès à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, un évènement extraordinaire, car les interventions de citoyens américains devant cette instance sont rarissimes. L'AJC a également ses entrées à Sciences Po et s'invite depuis sept ans aux fameux dîners du CRIF, auxquels se presse notre cabinet ministériel pour s'y faire insulter. (04)
En octobre 2004, Sarkozy, cette fois-ci ministre des Finances, entreprenait un second voyage aux Etats-Unis. Il y confortait ses alliances en rencontrant le président de
Lors du même séjour, Sarkozy dînait chez le banquier "démocrate" Félix Rohatyn en compagnie du "républicain" Michael Bloomberg, le maire de New York, un financier qui dépense des dizaines de millions de dollars pour ses campagnes municipales et dont les tendances dictatoriales sont dénoncées aussi bien par les manifestants défilant contre la guerre en Irak que par les cyclistes du mouvement Critical Mass. Plus tard, devant les étudiants de l'université de Columbia, un bastion sioniste de Manhattan, Sarkozy se décrivait comme "étranger dans son propre pays". (05)
En septembre 2006, Sarkozy, de nouveau ministre de l'Intérieur, retournait au pays d'Arnold. Accompagné de Pierre Lellouche, il renouait à New York avec Michael Bloomberg. Il rencontrait aussi, dans les salles de notre consulat et à huis clos, les représentants des puissantes organisations juives pro-israéliennes avec lesquels, bien que sans mission officielle du gouvernement français, il discutait très librement de politique étrangère. Le caractère secret de cette rencontre a été confirmé par le plus grand journal sioniste des Etats-Unis, le New York Times : "Lors d'une réunion privée avec plus d'une douzaine de dirigeants juifs qui s'est tenue ce lundi, [Sarkozy] a affirmé que la France n'aurait pas dû attendre si longtemps avant d'engager des troupes au Liban et s'est démarqué de M. Chirac en critiquant le Hezbollah qu'il a qualifié d'organisation 'terroriste', ce qu'a révélé un des participants de manière anonyme car il lui est interdit de dévoiler ce qui s'est passé pendant la rencontre." (06) Pour David Twersky, c'est "la première fois qu'un des principaux candidats à l'Elysée entretient publiquement de telles relations avec la communauté juive américaine". Etaient présents à cette réunion au consulat français Harold Tanner, président de
Au cours du même voyage et toujours officiellement en visite privée, Sarkozy faisait à Washington un discours attaquant la politique étrangère de Jacques Chirac et s'affirmait, encore une fois, proche d'Israël. Il déjeunait ensuite avec Michael Chertoff, avant d'aller, en compagnie de Cécilia Sarkozy et du député UMP Pierre Lellouche, serrer la main du président George Bush, - "un évènement exceptionnel pour un simple ministre" précisait le New York Times : "Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant
Ce dernier voyage aux Etats-Unis a provoqué la colère de Jacques Chirac : "Le chef de l'Etat, qui s'envole en fin de matinée pour l'assemblée générale de l'ONU à New York, y a vu la confirmation de ce qu'il redoutait : s'il était amené à lui succéder, le président de l'UMP mettrait un terme à la spécificité française à l'égard des Etats-Unis, au profit d'une vision atlantiste. 'Irresponsable', a lancé Chirac mardi à l'un de ses plus anciens collaborateurs, en lui expliquant le 'danger pour la France' de la relation transatlantique que Sarkozy a affirmé à Washington vouloir 'rebâtir'. Le Président et le ministre de l'Intérieur avaient pourtant eu un tête-à-tête dans la semaine précédant le départ de Sarkozy. Mais ce dernier s'était bien gardé de transmettre à l'Elysée le discours qu'il devait prononcer devant la Fondation franco-américaine, dans lequel il a dénoncé 'l'arrogance française' et fait la leçon au duo Chirac-Villepin. (...) Des propos que Chirac a qualifié mardi en privé de 'lamentables' et de 'faute'. (...) C'est bien deux visions, deux doctrines, qui opposent l'Elysée et Sarkozy sur cette question sensible. 'Sans prononcer le mot de rupture, pour ne vexer personne, c'est une musique totalement différente que Nicolas Sarkozy a fait entendre aux Américains. Inutile d'agresser Jacques Chirac. Mais, si on gagne la présidentielle le 6 mai, il sera temps de changer de politique étrangère le 7', assure le député Pierre Lellouche. (...) 'Sarko l'Américain, on l'assume... et puis merde !' tranche Pierre Lellouche." (09)
Plusieurs observateurs ou politiciens ont compris tôt la vraie nature du nouvel occupant de l'Elysée. Pour le journaliste américain Wayne Madsen, Sarkozy serait le "premier néoconservateur de France" (10), ce que confirmait le socialiste Luc Besson qui, dans un rapport, se demandait si la France était "prête à voter en 2007 pour un néoconservateur américain à passeport français." (11) Quant à José Bové, il jugeait Sarkozy "un homme dangereux pour notre pays. (...) C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste" (12), un avis que partageait Laurent Fabius qui traitait Sarkozy de "'réactionnaire" et d''homme dangereux", d'autant plus nuisible qu'il dispose "de moyens financiers et médiatiques considérables", et qui estimait qu'il fallait tout faire pour bloquer la route de l'Elysée à "quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis'." (13) Henri Emmanuelli a pour sa part "fustigé 'Sarkozy couché comme un chiot devant son maître' [George] Bush" (14), une image que renforçaient les jugements d'un Dominique Strauss-Kahn : "'Sarkozy est un caméléon', 'un thatchérien, un berlusconien, un bushiste qui aime à s'habiller de l'uniforme atlantiste'" (15), d'un René Naba : "Que l'on ne s'y trompe pas : l'homme que l'UMP s'est choisi comme candidat présidentiel pour les élections de 2007 n'est toutefois pas l'héritier du gaullisme, mais le chef de file du courant atlantiste, un des points d'articulation de l'axe israélo-américain dans la sphère euro-méditerranéenne" (16) ou encore d'un
En mai 2007, l'élection de Sarkozy à la présidence de la République française était immédiatement suivie d'une purge des services du renseignement : "Dans les jours qui ont suivi l'élection du néoconservateur Nicolas Sarkozy, ses partisans ont commencé, comme on le craignait, à purger les services de la surveillance et de la sécurité nationales. (...) Ces services vont connaître des dégraissages comparables à ceux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, au Danemark et en Italie sous la houlette de régimes néoconservateurs. Nos sources françaises au sein des milieux du renseignement nous indiquent que la DST et la DGSE s'attendent à des purges de type stalinien par les partisans de Sarkozy. Les agents ciblés seraient ceux proches du Parti socialiste ou considérés comme trop pro-arabes. Ces partisans comptent aussi s'attaquer aux agents ayant découvert les filières du financement de la campagne électorale de Sarkozy ainsi que ses engagements confidentiels dans le domaine de la politique étrangère grâce à la surveillance des télécommunications entre le prétendant à l'Elysée, son entourage et les responsables d'importantes organisations néoconservatrices américaines comme l'American Enterprise Institute ou l'American Jewish Committee. Certains de ces engagements sont en conflit avec les positions défendues par le président Jacques Chirac et par le premier ministre Dominique de Villepin." (18)
En juin 2007, le gouverneur Schwarzenegger était à Paris. Arnold était bien sûr reçu à l'Elysée, où il déclarait à la presse qu'il "admirait énormément Sarkozy" et que ce dernier "apportait un sang neuf dans l'arène politique internationale". (19)
La visite d'Arnold était suivie par celle de Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine : "L'initiative de Nicolas Sarkozy et du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, de convoquer, lundi 25 juin à Paris, une réunion internationale sur le Darfour (ouest du Soudan), est accueillie favorablement à Washington. L'administration Bush a décidé de s'emparer de cette occasion pour afficher un regain de coopération avec la France sur un terrain nouveau : après le Liban, le nucléaire iranien et la lutte antiterroriste, il est désormais question d'unir les efforts pour mettre fin à un drame que les Etats-Unis ont qualifié de "génocide", et la France de "catastrophe humanitaire". (...) Le Soudan a décliné l'invitation et l'Union africaine (UA) sera absente. (...) Cette présence de Mme Rice pendant les cinq heures de discussions vise à souligner les bonnes dispositions américaines à l'égard de M. Sarkozy. (...) L'implication de la France sur le Darfour est jugée utile à Washington, car Paris dispose de leviers dans la région (Tchad, Centrafrique) et de contacts que l'administration américaine n'a pas (Erythrée)." (20)
Au début du mois d'août 2007, le Boston Globe, qui appartient au même groupe de presse que le New York Times et l'International Herald Tribune, annonçait en exclusivité l'arrivée du président Sarkozy pour un séjour de deux semaines dans le New Hampshire. (22) Pour pouvoir informer leurs lecteurs, les journaux français devaient se contenter de puiser dans le Globe, car ni l'Elysée ni le consulat de France de Boston ni l'ambassade de France de Washington ne voulaient confirmer la nouvelle. (23) (24)
Dans un premier temps, Sarkozy déclarait n'être venu aux Etats-Unis que pour y passer des vacances et réaliser ainsi un rêve de jeunesse en découvrant enfin cette "Amérique populaire" qu'il aimait tant. En réalité, il y était "invité par des amis" et séjournait dans une villa luxueuse louée 30.000 dollars par semaine en bordure du lac de Wolfeboro, une petite communauté huppée de la Nouvelle-Angleterre ; Le Figaro précisait que "certains habitués se demandent si ce n'est pas Frédéric Otto, un autre résident français de la ville, membre du conseil d'administration de la banque privée Edmond de Rothschild Europe, qui aurait donné l'idée au président français de choisir ce lieu de villégiature". (25) Quelques jours plus tard, un communiqué de
Mais la portée politique de cette rencontre était trop évidente pour être complètement ignorée : "Le style de la rencontre, chaleureuse et simple, entre le président Bush et son homologue Nicolas Sarkozy marque une 'nouvelle ère' dans les relations entre les deux pays, relevait dimanche la presse américaine (...). M. Sarkozy (...) a reçu un accueil chaleureux habituellement réservé aux Britanniques', poursuit le journal de la capitale. 'Le président Bush, connu dans le passé pour la froideur manifestée à l'égard des Français, était pour ainsi dire rayonnant quand il a accueilli M. Sarkozy dans la maison familiale de ses parents'." (27)
Il s'agissait bien en fait d'une réunion de deux chefs d'Etat au cours de laquelle ont été discutés "certains sujets internationaux", car "le président français, même s'il ne s'agissait pas d'un sommet, avait l'intention d'aborder les principaux sujets de l'actualité internationale - Irak, Iran, Liban, Afghanistan et Darfour." (28) (29) "On aurait pu s'émerveiller devant le privilège : Nicolas Sarkozy est, en sept ans de présidence de George W. Bush, seulement le deuxième chef d'Etat à être invité à Kennebunkport, la propriété des parents du président américain. Au lieu de quoi, chaque partie semble s'être forcée à minimiser l'importance du déjeuner prévu ce samedi. D'abord, Nicolas Sarkozy qui soulignait la semaine dernière que sa visite à George W. Bush n'était pas la raison de ses vacances dans le New Hampshire. Ensuite, le porte-parole de
Durant son séjour, Sarkozy était encensé par Rudoph Giuliani, un farouche sioniste proche des milieux néoconservateurs américains : "Le président français (...) est ravi de ses vacances américaines. 'C'était fantastique', dit-il en interrompant son jogging. 'La France est de retour. Il n'y a plus de problème', ajoute-t-il à propos de la relation franco-américaine. (...) Du côté républicain au moins, il s'est gagné des amis. Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York candidat à l'élection présidentielle a un nouveau livre de chevet, Témoignage de Nicolas Sarkozy, 'un des meilleurs livres que j'ai lus cet été'." (31) "'Le lendemain du jour où il a été élu, un grand quotidien a titré 'le Rudy français', je peux vous dire que j'ai apprécié', raconte 'Rudy' Giuliani au Figaro. Dans un débat entre républicains, l'ancien maire de New York avait même brandi cette page du New York Post comme le signe d'une victoire à venir." (32) Ce fervent admirateur de Sarkozy est opposé à la création d'un Etat palestinien. Maire de Big Apple, il avait, lors de la célébration du 50ème anniversaire des Nations-Unies, interdit à Yasser Arafat toute participation aux événements municipaux. Il prêche aujourd'hui en faveur d'une intégration d'Israël au sein de l'OTAN. Pour sa campagne présidentielle, Giuliani s'est entouré de membres de l'American Entrerprise Institute (AEI), de
Deux jours après le retour de Sarkozy à Paris, son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, effectuait une visite surprise en Irak, la première du genre depuis l'invasion américaine du printemps 2003. (37) On se souvient que, cette année-là, le même Kouchner s'était prononcé en faveur d'une intervention militaire en Irak et qu'il avait ainsi rejoint le camp des autres juifs sionistes français que sont Pierre Lellouche, Alain Finkielkraut, André Glucksmann ou Shmuel Trigano. (38) (39) Sa visite en Mésopotamie, confinée à
Le 27 août 2007, Sarkozy prononçait son premier discours de politique étrangère devant la Conférence des ambassadeurs. Il s'adressait directement aux ministres, aux diplomates et aux parlementaires français. (44) Dans ses commentaires, le quotidien Le Monde, qui semble être tombé depuis plusieurs années sous la coupe de l'internationale sioniste, qualifiait ce discours de "prudent". De fait, les propos de Sarkozy étaient ceux d'un fidèle vassal de l'empire israélo-américain. Il évoquait par exemple une "confrontation entre l'Islam et l'Occident" en répétant l'expression pas moins de six fois et en s'affirmant ainsi la principale voix de l'idéologie néoconservatrice dans notre pays. Il se disait "l'ami d'Israël" et condamnait le Hamas. Il qualifiait Tony Blair de "personnalité de premier plan" et de "parrain de la paix". Il mentait encore en se défendant de tout alignement sur Washington : "Je suis de ceux qui pensent que l'amitié entre les Etats-Unis et la France est aussi importante aujourd'hui qu'elle l'a été au cours des deux siècles passés. Alliés ne veut pas dire alignés et je me sens parfaitement libre d'exprimer nos accords comme nos désaccords, sans complaisance ni tabou" ; il ajoutait plus loin qu'il n'y avait "pas de compétition, mais bien complémentarité, entre l'OTAN et l'Union [européenne]." La Russie, par contre, se voyait reprocher sa "brutalité", la Chine se prenait une volée de critiques et Téhéran était menacé de sanctions, voire de bombardements, car Sarkozy estime "qu'un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable". Et, à propos de son ministre des Affaires étrangères, qu'il tient pour "une personnalité remarquable" et dont le nom sera cité cinq fois dans ce discours, il aura le culot de dire : "Je suis enfin de ceux qui pensent que la France demeure porteuse d'un message et de valeurs qui résonnent à travers le monde, ceux (...) de l'humanitaire et du devoir de protéger incarnés par des hommes tels que Bernard Kouchner"...
Fin août 2007, Le Figaro annonçait le déploiement de nos avions de combat dans le Sud afghan : "Si la mission ne change pas, l'arrivée des chasseurs français (...) n'en reste pas moins forte symboliquement. (...) Demain, ils seront intégrés au coeur même du dispositif américain et allié. L'annonce récente de Nicolas Sarkozy de l'envoi de 150 instructeurs français supplémentaires au sein d'unités afghanes opérationnelles (OMLT) avait déjà été vue comme un signe de bonne volonté vis-à-vis de Washington." (45)
Le 12 septembre 2007, Le Monde publiait un article intitulé "La France envisage un retour complet dans l'OTAN". Il y a "tant à l'Elysée, qu'au ministère de la défense et au Quai d'Orsay", une "volonté du nouveau gouvernement de se rapprocher des Etats-Unis et, comme l'a souligné M. Sarkozy, celle de la France de prendre 'toute sa place' au sein de l'Alliance atlantique'." (46) La veille, notre ministre de la Défense, Hervé Morin, avait annoncé un "changement de comportement politique de la France au sein de l'OTAN. (...) 'Nous sommes trop souvent ceux qui chipotent et qui barguignent, comme si nous voulions donner le sentiment de vouloir empêcher l'OTAN de se transformer', a martelé le ministre de la Défense." Il reconnaissait cependant qu'une plus grande intégration dans l'OTAN présentait certains risques comme ceux d'une "perte de souveraineté" et d'un "affaiblissement de la position internationale" de notre pays. (47) Dans un rapport récemment remis à Sarkozy, Hubert Védrine, qui fut ministre des Affaires étrangères, estimait que "la France ne gagnerait rien à rejoindre la structure militaire intégrée" de l'OTAN. (46) Et Jean-Pierre Chevènement a clairement dénoncé cette autre dérive atlantiste du cabinet Sarkozy : "Il est dérisoire de prétendre, comme vient de le faire M. Morin, ministre de la défense, que la France gagnerait en influence en revenant dans la structure militaire intégrée de l'Alliance. Elle y serait conduite, au contraire, à suivre des décisions prises par Washington. Nos armées, sous commandement du Supreme Allied Commander in Europe, nommé par le Président des Etats-Unis, seraient impliquées dans des opérations décidées par d'autres. Non seulement la défense de la France ne reposerait plus sur ses propres forces, mais nous nous trouverions impliqués dans des conflits dont d'autres décideraient à notre place. Nous serions contraints d'endosser des stratégies d'affrontement avec la Russie, l'Asie et le monde arabe, en complète contradiction avec les intérêts de la France et de l'Europe. Ce serait un retour de quarante années en arrière que signifierait la réintégration complète de la France dans l'O.T.A.N. L'indépendance de la diplomatie et de la défense de notre pays repose en effet depuis 1966, sur cette décision capitale du général de Gaulle. Une telle réintégration serait une faute contre la liberté de la France et contre l'indépendance." (48)
Le 16 septembre 2007, le ministre français des Affaires étrangères forgeait l'opinion publique européenne à l'idée d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient : "'Il faut se préparer au pire', a déclaré Bernard Kouchner au sujet de l'Iran. Interrogé au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI pour savoir ce que cela signifiait, le chef de la diplomatie a répondu : 'C'est la guerre'." (49) Sarkozy tenait ainsi la promesse qu'il avait faite aux officiels des principales organisations juives américaines un an auparavant dans les locaux de notre consulat de New York. En s'alignant une fois de plus sur Washington et sur Tel-Aviv, il cherchait aussi à forcer l'Europe à imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran en court-circuitant les Nations-Unies : "Sur le dossier nucléaire iranien, sans le dire publiquement, la diplomatie française se positionne en pointe pour tenter de mettre en place un mécanisme de sanctions accrues contre Téhéran au niveau européen. La démarche se situe délibérément en dehors du cadre du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui constitue un tournant, impulsé depuis l'été par Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu le 11 août avec George Bush à Kennebunkport. Il s'agit de la mise en place d'une politique plus proche de celle des Etats-Unis, qui depuis des années prennent des mesures coercitives financières contre l'Iran à titre unilatéral et ont cherché dans le passé à entraîner les Européens sur cette voie. (...) Si un consensus s'avérait impossible à dégager entre les Vingt-Sept, Paris chercherait aux côtés des Britanniques à constituer un groupe de "pays volontaires" en Europe pour accroître la pression sur le régime iranien". (50)
Face aux provocations du tandem Kouchner-Sarkozy, la réaction iranienne a été ferme et immédiate : "Le gouvernement de Téhéran a condamné lundi les propos 'provocants' de Bernard Kouchner, contraires selon lui à 'la tradition historique et culturelle de la France et de sa civilisation'. Le ministre français des Affaires étrangères s'écarte en outre de la politique de l'Union Européenne, a estimé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères." (51) "L'agence [de presse] officielle, l'IRNA, a dénoncé l'extrémisme des dirigeants français (...) et accuse Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie d'être des 'traducteurs de la volonté de
Ces provocations ont eu un effet instantané sur le cours du pétrole. (53) Elles menacent aussi directement les intérêts de nos entreprises dans la région persique : "Selon le Financial Times, le ministre iranien du pétrole, Gholam Hossein Nozari, aurait indiqué que le projet liant Total et l'Iran et portant sur une usine de liquéfaction de gaz à South Pars d'une valeur de plusieurs milliards de dollars devait 'être 'reconsidéré'. Cette déclaration intervient à un moment pour le moins tendu des relations entre l'Iran et
Ailleurs dans le monde, d'autres voix se sont élevées pour mettre en garde contre les provocations de l'Elysée et du Quai d'Orsay : "Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a indirectement appelé les responsables français au calme. 'Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche-Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter' (...). Il a ajouté que l'évocation d'une guerre en Iran 'relève beaucoup d'une hype politico-médiatique'. Et de rappeler les éventuelles conséquences d'un tel battage : 'J'aurais espéré que tout le monde aurait retenu les leçons de l'Irak, où 700.000 civils innocents ont perdu la vie sur la simple suspicion qu'un pays avait des armes nucléaires'. La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a elle sévèrement tancé le chef de la diplomatie française en marge du Congrès de l'AIEA qui se tient à Vienne. 'Le collègue Kouchner est le seul à pouvoir expliquer ce qu'il a voulu dire. Il m'est incompréhensible qu'il ait eu recours à une rhétorique martiale en ce moment', a-t-elle déclaré. Téhéran, qui avait déjà vertement répondu à Paris, a déclaré, par la voix du porte-parole de
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, notre pays est ainsi redevenu un satellite de Washington : "Les temps changent et la France cesse d’être une puissance au profil propre, abandonne sa voie gaullienne et se soumet aux Etats-Unis. (...) Nous assistons à un changement de fond de la politique étrangère française, mais ce changement était prévisible, vu les positions du nouvel occupant de l’Elysée, qui sont clairement néo-libérales et philo-atlantistes. De très nombreuses années sont passées depuis cette journée du 7 mars 1966, quand le Général Charles De Gaulle avait annoncé la sortie de son pays hors de la structure de commandement militaire de l’OTAN au président américain de l’époque, Lyndon B. Johnson, tout en maintenant sa présence au sein des structures civiles de l’Alliance Atlantique. (...) De Gaulle avait voulu de détacher de l’emprise américaine et avait manifesté l’intention de forger un 'axe carolingien' avec l’Allemagne de Konrad Adenauer, axe qui aurait dû, à terme, s’élargir à Moscou et favoriser de facto un 'Axe Paris-Berlin-Moscou', ce dont Washington ne voulait à aucun prix. A ce projet, envisagé sur le très long terme, la politique gaullienne entendait ajouter la création d’une structure militaire européenne indépendante, réelle alternative à l’OTAN. Cependant, ce qui effrayait davantage Washington, était un troisième volet dans les projets gaulliens : détacher la France du coût fixe que constituaient les pétro-dollars, sur lesquels Washington jouait pour juguler les crises inflationnistes, modus operandi qui mettait en danger les réserves d’or de Paris. De Gaulle décida donc de restituer les dollars aux Etats-Unis, ce qui lui avait permis de conserver intactes ses réserves d’or. Avec leurs pétro-dollars, les Etats-Unis avaient envisagé d’imposer une stratégie globale d’asservissement à leurs intérêts : De Gaulle l’avait refusée, en sachant que Paris allait être satellisé, réduit à un instrument de la politique américaine du dollar. En annonçant le retour de la France dans le bercail atlantiste, Sarkozy a trahi cette politique gaullienne indépendantiste, amorcé un changement calamiteux, où son pays retourne servilement sous la dépendance de Washington, perdant en même temps, et d’un seul coup, toutes les cartes qui lui garantissaient son autonomie politique." (58)
[2] SARKOZY AU PAYS D'ARIK
"J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai."
Nicolas Sarkozy
Discours de politique étrangère
Conférence des ambassadeurs
27 août 2007
En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, - tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. (59)
En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de
Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy tisse depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (...) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." (61)
En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". (62) En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." (63)
Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en ouvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." (64)
Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "On vient d'apprendre que les Israéliens disposent désormais d'un timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy, grâce à l'intervention de son comité de soutien en Israël. (...) 'Il s'agit d'un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d'Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l'anniversaire de N[icolas] Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l'on peut désormais trouver dans les postes israéliennes' selon les propos de Sylvain Semhoun, 'délégué élu UMP en Israël', rapportés par le site Guysen News." (65)
Mieux encore, il possible que Sarkozy ait été recruté il y a plus de 20 ans par les services secrets israéliens : "Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection [présidentielle], tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une 'note de synthèse' de deux pages. Son titre : 'L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme.' Au-dessus, un pseudo-logo de
Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France).
Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de
A l'automne 2007, lors d'une visite peu couverte par les grands quotidiens parisiens, le Premier ministre israélien était reçu à l'Elysée : "C’est donc par des termes dithyrambiques que la rencontre au sommet entre Ehoud Olmert et Nicolas Sarkozy, qui s’est déroulée ce 22 octobre, a été décrite par l’entourage du premier ministre israélien. Qualifié d’extraordinaire et d’historique, l’entretien entre les deux hommes a conforté la relation entre les deux pays qui semblent désormais pouvoir tout se dire sans craindre la langue de bois. (...) Selon un grand quotidien israélien, il semblerait en effet que "pour la première fois depuis 40 ans, Paris est devenu un allié aussi important que Londres". L’élection de N. Sarkozy a joué le rôle de catalyseur dans cette amitié émaillée des soutiens trop manifestes des précédents présidents concernant les positions libanaises et palestiniennes. (...) Ce matin, le Premier ministre israélien a démarré sa visite hexagonale en se rendant au square Yitzhak Rabin, dans le XII ème arrondissement, afin de visiter le monument édifié en l’honneur des 3 soldats actuellement détenus par les milices du Hamas et du Hezbollah. Il en a profité pour exprimer toute sa reconnaissance à Paris, et féliciter les citoyens français pour cette initiative. Puis, à son arrivée dans la cour de l’Élysée aux alentours de 12h30, Ehoud Olmert a été accueilli par la garde d’honneur, avant de retrouver le chef de l’État français. Avant de débuter son déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy, il a tenu à préciser qu’il 'existait peu de sujets sur lesquels la France et Israël étaient en désaccord'. (...) À l’issue de plus d’une heure de déjeuner, N. Sarkozy a raccompagné E. Olmert sur le perron de l’Élysée en lui donnant une longue et chaleureuse accolade. (...) Après avoir rencontré son homologue français François Fillon, et le ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, Ehoud Olmert a clôturé cette première journée parisienne par une rencontre avec les membres du CRIF à l’occasion d’une réception." (68)
Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu (69) que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de
Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à
Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait déjà fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, le clown de Neuilly a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde,
Sarkozy a finalement réussi à remplacer l'ancien Premier ministre britannique au sein de l'empire israélo-américain : "M. Bush doit être aux anges. S'il regrette la perte de Tony Blair, son chien de manchon favori, une autre bestiole fort excitante vient de sauter sur ses genoux : M. Sarkozy, le nouveau président français, semble en effet d'une espèce plus agressive, prête à défendre les ambitions de
[4] SARKOZY AU PAYS DE VLADIMIR
Nicolas Sarkozy a longtemps traîné les pieds avant de se rendre en Russie. Les oligarques de l'internationale sioniste y sont en effet en trop mauvaise posture. Après avoir dépouillé le pays de milliards de dollars, plusieurs d'entre eux, comme Mikhail Brudno ou Vladimir Dubov (Yukos), se sont même, tout naturellement, réfugiés en Israël. (75)
Si Sarkozy ne fréquente pas beaucoup Moscou, son nom est pourtant connu de certains princes de la mafia israélo-russe qui l'auraient soutenu financièrement : "Selon des sources françaises bien informées, le candidat de la droite à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, aurait reçu des fonds de Marc Rich, un Américain fugitif associé aux caïds de la mafia israélo-russe. Cet argent aurait été transféré via Clearstream, la centrale de compensation de Deutsche Borse située au Luxembourg, (...) [et] des comptes de
Cette mafia exercerait également son influence au plus haut niveau des administrations Bush et Blair : "Nos contacts en Grande-Bretagne nous informent que les scandales qui touchent le Premier ministre Tony Blair et des membres importants de son gouvernement résultent d'une infiltration de l'administration britannique par la mafia israélo-russe. La situation est comparable à celle que l'on observe aux Etats-Unis, où cette même mafia, par l'intermédiaire de néoconservateurs, s'est imposée au sein de l'administration Bush. Le scandale de la vente de titres nobiliaires, la corruption des marchés de l'armement et la propagande mensongère sur les ADM de l'Irak reprise par le gouvernement britannique sont les fruits du contrôle qu'exerce cette pègre sur Blair et sur ses conseillers." (77)
Au soir du 6 mai 2007, George Bush félicitait Sarkozy juste après la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle. Mais du côté de Moscou, la nouvelle était accueillie avec la plus grande froideur : "Le président russe Vladimir Poutine a finalement fait parvenir, mardi 8 mai, ses félicitations au nouveau président Nicolas Sarkozy, près de 48 heures après son élection. (...) Si les relations entre Moscou et Paris ont été excellentes sous Jacques Chirac - un "ami" personnel de Vladimir Poutine -, beaucoup d'experts russes craignent qu'elles ne se détériorent sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ils en veulent pour preuve le reproche adressé par ce dernier à M. Chirac, le critiquant pour avoir "serrer la pogne de Poutine". (78)
En février 2005, Nicolas Sarkozy s'envolait pour l'Ukraine, le pays de la "révolution orange", où il retrouvait avec enthousiasme le premier ministre Julia Timochenko. (79) Au sein du cabinet du nouveau président, Viktor Yushchenko, on notait aussi la présence de Yevgeny Chervonenko et de Pyotr Poroshenko aux postes respectifs de ministre des télécommunications et de ministre de la défense.
Le premier est un millionnaire à la double nationalité qui détiendrait un passeport israélien. Dans ses nouvelles fonctions, Yevgeny Chervonenko exerçait "un contrôle absolu sur le développement des médias en Ukraine. Ses services sont les seuls habilités à octroyer les fréquences et à délivrer les licences d'exploitation, que ce soit pour la radio, la télévision, l'internet ou le satellite. Grâce à la vague de privatisations, Chervonenko a mis la main sur diverses entreprises, dont deux grandes usines d'embouteillage, des chaînes de supermarchés et une société pharmaceutique. En 2004, dans une interview de
Le second, Pyotr Poroshenko, est un baron des médias, qui s'est retrouvé à la tête du ministère de la défense et de la sécurité nationale "bien que n'ayant aucune expérience dans ces secteurs. Même le parti communiste ukrainien, qui compte pourtant nombre de juifs dans ses rangs, n'en est pas revenu. A l'annonce de la nomination de Poroshenko, il publia le communiqué suivant : 'Quand notre sécurité nationale et notre police sont confiées à un homme d'affaires dont les actes ont souvent violé la loi et qu'on sait avoir falsifié les budgets publics, on a peine à croire aux promesses faites durant la campagne électorale, lorsqu'on nous disait que tous les criminels seraient emprisonnés'. L'oligarque Poroshenko possède Channel 5 ; durant la 'révolution orange', il transforma cette chaîne de télévision, une source d'informations alors relativement neutre, en un torrent de propagande." (80)
Quant à Julia Timochenko, elle s'apparente aux oligarques de la mafia pro-israélienne de Moscou. Sa langue maternelle serait le russe et non l'ukrainien, qu'elle n'aurait appris qu'en 1999. Elle aurait refusé de fournir tout renseignement biographique et même son nom de jeune fille demeure un mystère. Lors de sa nomination au poste de premier ministre, elle était poursuivie par la justice russe pour fraude et corruption de fonctionnaires et faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Timochenko se serait considérablement enrichie en 1996-1997 grâce à la revente de gaz naturel sous la protection de l'ancien premier ministre Pavel Lazarenko. Ce dernier "purge actuellement une peine dans une prison californienne après avoir été condamné pour extorsion, blanchiment d'argent, complot, fraude et transport de biens volés. Lazarenko a aussi été condamné en Suisse pour blanchiment d'argent et recherché pour meurtre en Ukraine. Son avocat américain est Daniel Horowitz, un célèbre commentateur de la télévision spécialisé dans les affaires judiciaires." (80)
En mars 2007,
En France, Nicolas Sarkozy fait bon ménage avec tous ceux qui soutiennent Israël, des plus modérés aux plus extrémistes.
> Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France (UPJF)
Le 30 mars 2006, lors d'un dîner-gala, cette union patronale décernait à Nicolas Sarkozy son prix de l'homme politique de l'année. Ses organisateurs ont salué celui qui "saura sans doute redonner une nouvelle dynamique aux relations d'amitiés solides qui lient Paris, Washington et Jérusalem". A cette occasion, son président, Claude Barouch, a déclaré : "L'UPJF a entamé un véritable travail de fond. Ainsi, nous dialoguons aujourd'hui avec les responsables des principaux partis politiques démocratiques de notre pays. Nous sommes à même de leur passer des messages, mais également de leur faire part des craintes et des angoisses dans lesquelles se trouvent notre communauté aujourd'hui. (...) Cet engagement de l'UPJF dans la vie politique implique que nous ne nous priverons pas de faire des choix, le moment venu, entre nos véritables amis, soucieux de notre bien-être et de nos préoccupations, ceux qui comprennent notre attachement et notre soutien irréductible à l'Etat d'Israël, et les autres. (...) Parce que nous sommes responsables de nos enfants et de nos frères, les membres de l'UPJF et tous ceux qui viendront nous rejoindre dans ce combat, doivent doter l'organisation des moyens de sa politique et consacrer du temps pour l'accompagner. Ce soir, le véritable lobby que nous voulons affirmer doit relever un premier défi. Celui qui consiste à assurer l'organisation de la faisabilité des chantiers sur lesquels elle travaille et qui sera la véritable et première démonstration à l'égard de tous, dans la communauté et dans la nation, que notre détermination est sans faille." (82)
Le 10 juillet 2006 se tenait à Paris, au Bataclan, un "grand meeting de soutien à Israël et à Tsahal à l'initiative de l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France et du LIBI France, avec le concours du Consistoire Central, des CCJ 93, de la FOSF, du KKL et de MIGDAL". L'annonce postée sur le site Internet de l'UPJF précisait : "Nous nous devons de réagir fortement et montrer avec détermination notre soutien envers nos frères israéliens et Tsahal". (83)
Le 14 décembre 2006,
> Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)
Nicolas Sarkozy est proche des responsables de cette organisation sioniste, dont il n'hésite pas à défendre les propos incendiaires : "Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a estimé jeudi sur LCI que Roger Cukierman, président du CRIF qui avait critiqué samedi dernier la politique de la France vis-à-vis d'Israël, était 'dans son rôle'. 'Roger Cukierman est dans son rôle', a affirmé M. Sarkozy. (...) Lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, samedi dernier, dont l'invité d'honneur est toujours le Premier ministre, M. Cukierman avait dénoncé une 'incompatibilité entre la politique étrangère de la France et la politique intérieure de lutte contre l'antisémitisme'. Ses propos ont été dénoncés par deux ministres. François Fillon (Education nationale) avait jugé 'pas normal que le président du Crif se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère' de
Le CRIF de Roger Cukierman est effectivement devenu l'un des principaux organes de la machine de propagande israélienne dans l'Hexagone, ce qu'illustre par exemple cette récente initiative : "Le [CRIF] organise mardi à la Mutualité un meeting 'contre la menace iranienne', destiné à mobiliser l'opinion publique française, auquel devraient participer plusieurs candidats à la présidentielle. 'En défiant le concert des nations par un programme nucléaire militaire, en organisant une conférence négationniste internationale à Téhéran (ndlr, en décembre dernier), en multipliant les appels à rayer Israël de la carte, l'Iran représente un danger mortel pour la paix du monde', écrit le Crif dans un communiqué. Interrogé par l'AFP, le président du Crif Roger Cukierman insiste sur la gravité de la menace, soulignant qu'il est rare que le Crif organise un tel meeting de sensibilisation. 'L'Iran représente un danger considérable pour la planète', estime-t-il. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad 'est un fanatique qui veut éradiquer Israël -un pays avec lequel il n'a pas de frontières communes-, il veut étendre le chiisme à la terre entière, et s'il a la bombe, plusieurs pays arabes vont essayer de l'avoir à leur tour. C'est un processus très dangereux pour la paix du monde, la menace iranienne est effrayante', dit-il." (89)
En mai 2007, le CRIF se choisissait un nouveau président, Richard Prasquier, un sioniste sarkozyste aussi zélé que son prédécesseur : "'L'antisémitisme est un mal qui n'est jamais très loin ; la lutte doit être permanente. Il s'est toujours développé à partir de données contemporaines : aujourd'hui, en France et en Europe, il part de l'idée qu'Israël est un Etat criminel', déplore celui qui, sans craindre d'être soupçonné de 'double allégeance', revendique sa 'très proche amitié' avec l'Etat hébreu. La 'restauration de l'image d'Israël', mise à mal par sa politique menée dans les territoires palestiniens occupés, constitue d'ailleurs l'un de ses combats prioritaires. 'Il faut déconstruire l'image vilipendée d'Israël donnée par les faiseurs d'opinion et les pays arabes. Israël est injustement malmené. Il y a une formation à la haine contre Israël et les juifs dans le monde musulman', juge M. Prasquier. (...) A l'instar de M. Cukierman, qui avait 'chaleureusement' salué l'élection de Nicolas Sarkozy, M. Prasquier reconnaît que le nouveau président de la République 'a manifesté sur le conflit au Proche-Orient une largeur de vue qui nous permet d'espérer un rééquilibrage de la position de la France' sur ce dossier." (90) Dans sa lettre de candidature à la présidence du CRIF, Prasquier avouait : "Quelques-uns savent que ce qui donne sens à tous mes engagements est le lien indissoluble avec Israël"... (91)
Et quand le CRIF organise de grandes fêtes pro-israéliennes, Sarkozy vient jouer les vedettes sur la scène : "Vingt-deux ans qu'une telle manifestation n'avait pas eu lieu en France. La dernière en date remontait à 1981. Depuis, la communauté juive de France avait bien connu les Yom Hatorah (journées de la Torah) organisées par le grand rabbin de France, Joseph Sitruk. Mais elle n'avait pas revécu ces 'douze heures pour l'amitié France-Israël'. Si c'était un pari, il a réussi : 40 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé, dimanche 22 juin [2003], à cette manifestation au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. Les initiateurs étaient le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le Fonds social juif unifié (FSJU), le Consistoire central et le Consistoire de Paris. Une grande partie de la communauté juive éprouvait le besoin de manifester son attachement à Israël, et de se réconforter après une succession sans précédent d'actes antisémites. [...] Le hall de conférence était envahi par un public passionné, qui applaudissait Enrico Macias et chantait
> Association France-Israël / Avocats sans frontières
Nicolas Sarkozy peut aussi compter sur le soutien inconditionnel du vice-président de l'Association France-Israël, Gilles-William Goldnadel. (93) Ce dernier est également membre d'Avocats sans frontières, un groupe travaillant à la défense des intérêts sionistes. Par ses actions devant les tribunaux français, Goldnadel est comparable à d'autres avocats français comme Alain Jakubowicz (LICRA) ou Arno Klarsfeld. Il a notamment défendu Anthony Attal (Ligue de défense juive) et Oriana Fallaci, mais attaqué aussi bien Daniel Mermet, qu'Edgar Morin, Eric Hazan ou Témoignage Chrétien.
> Groupuscules de l'extrême droite juive française
En janvier 2005, la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) publiait un rapport sur les groupuscules d'extrême droite en France. (94) Ce document passait sous silence les crimes des activistes juifs, qui se sont pourtant distingués ces dernières années par leurs multiples attaques raciales et politiques, tant physiques que verbales (manifestation organisée par le CRIF dans les rues de Paris au cours de laquelle "'un noyau de 400 à 500 personnes appartenant à des mouvements extrémistes pro-israéliens, organisés en commandos très mobiles (...) n'ont cessé de provoquer pendant plusieurs heures', a déclaré, lundi 9 avril, le préfet de police de Paris, Jean-Paul Proust, qui a affirmé que 'tout serait mis en oeuvre' pour retrouver les agresseurs d'un commissaire de police en uniforme, frappé d'un coup de couteau" (95) ; affaires Amisraelhai.org ; Comité pour une information authentiquement juive (CPIAJ) (Alexandre Attali) ; Raphaël Schoemann, etc.). Ces nervis ont été responsables de certains "actes antisémites" dont les médias ont beaucoup parlé, et, au nom du combat contre les Arabes et contre l'islam, ils se sont même rapprochés d'autres courants de l'extrême droite française.
Or, Sarkozy semble proche de ces groupuscules. Il en protègerait même les membres les plus violents :
- "Un membre du mouvement sioniste d'extrême-droite Bétar, Joseph Ayache, a été condamné mardi à 4 mois de prison ferme par la 24ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour agression à caractère raciste d'un militant d'origine palestinienne, a-t-on appris auprès de son avocat. Les faits remontent au 7 octobre 2003, lorsqu'avec la bénédiction du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, diverses organisations juives, du CRIF de Roger Cukierman à
- "Huit mois de prison avec sursis ont été requis, jeudi au Tribunal de Paris, à l'encontre du voyou franco-israélien Anthony Attal, meneur de la bande appelée Ligue de Défense Juive, formellement reconnu comme co-auteur de l'agression contre des militants de l'Association Générale des Etudiants de Nanterre (AGEN) le 30 décembre dernier à Paris. (...) Les victimes identifient rapidement, parmi leurs agresseurs, le sieur Anthony Attal, un voyou de 27 ans, sans éducation, sans profession, mais non sans formation à la violence : il se pavane sur des sites internet extrémistes, fusil automatique en main, pendant son service militaire en Israël. Ici en France, Anthony Attal est de toutes les provocations et agressions. En septembre 2003, il se paie ainsi le luxe d'assister son ami Alexandre Attali, animateur d'un site qui avait appelé à attaquer physiquement les 'Juifs traîtres', coupables de ne pas approuver la politique de Sharon, tels Rony Brauman, Olivia Zémor, Michael Warschawski, etc. Devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal, qui jugeait son ami Attali, Anthony Attal réitère ses menaces, au point de provoquer une interruption de séance. Mais les gendarmes du Palais le laissent filer. Plus fort encore (mais pourquoi pas ? Car aucune action des pouvoirs publics n'a jusqu'à présent contrarié la sensation d'impunité d'un pareil individu), Attal se paie le luxe, mardi 22 juin, d'animer une manifestation de l'extrême-droite juive, devant le Palais de Justice, pour protester, tenez-vous bien, contre la partialité des tribunaux ! Jeudi, Attal s'est dégonflé, tout comme son avocat William Goldnadel, et il ne s'est pas présenté devant
[à suivre]
Sources
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(02)
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(03)
"Nicolas Sarkozy, un agent sharonien plus irresponsable encore que le CRIF"
CAPJPO-Europalestine (France), 28 avril 2004
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"AJC Leaders Meet Top French Officials, Attend CRIF Dinner"
American Jewish Committee (USA), 24 janvier 2007
(05)
"En visite à New York, M. Sarkozy se dépeint comme 'étranger en son propre pays'"
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"Widening His Campaign Trail, French Hopeful Tours the U.S."
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(07)
"French Minister Meets With U.S. Jewish Leaders"
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"Nicolas Sarkozy s'aligne sur George Bush sur le Moyen-Orient"
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(09)
"Chirac juge 'lamentable' l'atlantisme de Sarkozy"
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(11)
"Pour le PS, M. Sarkozy s'inspire des néoconservateurs américains"
Le Monde (France), 10 janvier 2007
Appel du 1er février 2007 de José Bové, candidat à l'élection présidentielle
(13)
Le Monde (France) / AFP, 16 septembre 2006
(14)
"Chirac juge 'lamentable' l'atlantisme de Sarkozy"
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Le Figaro (France) / AFP, 12 novembre 2006
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"L'étrange Monsieur Sarkozy"
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"Comment faire du 6 mai (2007) un nouveau 29 mai (2005) ?"
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Wayne Madsen Report (USA), 10 mai 2007
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"Schwarzenegger, Sarkozy meet to talk about global warming"
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"Washington salue l'initiative de Paris sur le Darfour"
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"AJC Leaders Visit Paris"
American Jewish Committee (USA), Update 262, 05 juillet 2007
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"Au revoir Paris, hello Wolfeboro: Sarkozy plans New Hampshire respite"
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"Pour ses vacances, Nicolas Sarkozy choisirait l'Amérique"
Le Figaro (France), 02 août 2007
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"Nicolas Sarkozy choisit les Etats-Unis pour ses vacances d'été (média US)"
Le Monde (France), 02 août 2007
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"Lybie, vacances : les explications de Sarkozy"
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"President and Mrs. Bush to Welcome the President of France and Mrs. Sarkozy"
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"Sarkozy chez Bush pour un déjeuner informel"
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Le Monde (France), 11 août 2007
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"Nicolas Sarkozy a déjà conquis les Américains"
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"Sarkozy achève ses vacances américaines"
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"Sarkozy inspire Giuliani dans la course à la Maison-Blanche"
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"Le candidat à l'investiture républicaine, Rudolph Giuliani, plus 'dur' en politique étrangère que
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"En France, ces intellectuels qui disent 'oui' à la guerre"
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"A Bagdad, Kouchner plaide pour une solution irakienne"
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"A Bagdad, Bernard Kouchner plaide pour une 'solution irakienne' face aux violences"
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"Villepin critique la politique africaine de Nicolas Sarkozy"
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"Irak : le premier ministre exige des excuses de Paris"
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"Le discours de politique étrangère de M. Sarkozy"
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"Les chasseurs français déployés à Kandahar"
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"La France envisage un retour complet dans l'OTAN"
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"Morin veut une France qui ne 'chipote plus à l'OTAN'"
Le Figaro (France), 12 septembre 2007
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"Kouchner : 'Il faut se préparer au pire' face à l'Iran"
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"Paris cherche à convaincre l'Union européenne de sanctionner Téhéran"
Le Monde (France), 13 septembre 2007
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"Nucléaire iranien : Paris s'alarme encore, colère à Téhéran"
Libération (France) / Reuters, 17 septembre 2007
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"L'Iran répond violemment à la France"
Le Figaro (France) / AFP, 17 septembre 2007
(53)
"Le risque iranien fait flamber le pétrole"
Le Figaro (France), 18 septembre 2007
(54)
"Un contrat gazier de Total menacé en Iran"
Le Figaro (France), 17 septembre 2007
(55)
"Iran : le chef de l'AIEA appelle au calme"
Le Figaro (France) / AFP / AP, 17 septembre 2007
(56)
"La France s'attire la colère de l'Iran"
Le Figaro (France), 18 septembre 2007
(57)
"Pour Jean-Marie le Pen, Nicolas Sarkozy est un 'atlantiste, sioniste et européaniste'"
Le Monde (France) / AFP, 19 août 2007
(58)
"La France est redevenue un satellite de Washington"
(59)
"Ariel Sharon refuse de rencontrer Dominique de Villepin à Jérusalem"
Le Monde (France), 24 mai 2003
(60)
"Sarkozy, 'candidat naturel des électeurs juifs'"
Libération (France), 04 décembre 2006
(61)
(63)
"Laisser Israël terminer le travail"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 20 juillet 2006
(64)
"Sarkozy appelle en renfort la police israélienne"
CAPJPO-Europalestine (France), 11 décembre 2005
"Un timbre à l'effigie de Sarkozy en Israël !"
CAPJPO-EuroPalestine (France), 03 mars 2007
(66)
"Les étranges accusation d'un cybercorbeau"
(67)
"L'arrivée au pouvoir 'd'un ami évident' est considérée comme 'un bienfait' en Israël"
Le Monde (France), 08 mai 2007
(68)
"Olmert et Sarkozy font le point"
Guysen International News (France/Israël), 22 octobre 2007
(69)
"And the Sleaze Goes On"
Old Trout (USA), IV-2006
(70)
"Premier déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy"
Le Monde (France) / Reuters, 29 janvier 2007
(71)
"Chosen and Choosing"
(72)
"Blair Ally Arrested in Corruption Probe"
The Washington Post (USA), 31 janvier 2007
"Sarkozy seeks help from Blair"
The Observer (UK), 25 juin 2006
(74)
"A Poodle For A Lapdog"
Information Clearing House (USA), 28 août 2007
(75)
"Do Americans Even Care? | Russia, Israel and Media Omissions"
(76)
Wayne Madsen Report (USA), 06 février 2007
(77)
Wayne Madsen Report (USA), 21 mars 2007
(78)
"Avec deux jours de retard, Vladimir Poutine félicite Nicolas Sarkozy"
Le Monde (France), 08 mai 2007
(79)
"A Kiev, Nicolas Sarkozy invite les Ukrainiens à la patience"
Le Monde (France), 10 février 2005
(80)
"Yushchenko Reveals Why Israel Backed Him"
BBC News [source non confirmée], 05 février 2005 (via www.rense.com)
(81)
"Ioulia Timochenko plaide pour des élections législatives anticipées en Ukraine"
Le Monde (France), 29 mars 2007
(82)
[upjf]
Vendredi 30 Novembre 2007
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