Politique Nationale/Internationale

LA FRANCE SE RANGERA-T-ELLE DU COTE ANGLO-AMERICAIN ?


Le président de Solidarité et Progrès en France, Jacques Cheminade, qui a
lancé sa campagne pour la présidentielle de 2007, a commenté le 11 février
la crise iranienne et le rôle de la France :
« Le régime politique qui a structuré la société française depuis 1958 agonise.
Le signe le plus dangereux en est l'attitude du gouvernement dans la crise iranienne,
tout à fait opposée aux principes fondamentaux d'indépendance nationale et
de respect de l'auto-détermination des peuples définis par Charles de Gaulle.


Jeudi 23 Février 2006



« Bien que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'ait
trouvé à ce jour aucune preuve incontestable de l'existence d'un programme
nucléaire militaire clandestin en Iran, notre ministre des Affaires
étrangères a été le premier responsable européen à en accuser Téhéran.
Philippe Douste-Blazy s'inscrit ainsi dans le droit fil des dernières
prises de position de son «amie» américaine Condoleeza Rice, qui demande
de l'aide au Congrès de son pays pour renverser le régime actuel.

« Après la mascarade du Clemenceau, l'équipée du Charles de Gaulle dans
l'océan Indien (il sera devant les côtes de l'Iran à partir de la
mi-avril) obéit à la même logique. Michèle Alliot-Marie a précisé le 25
janvier, devant les députés de la commission de la Défense, que «nos
alliés» en faveur de qui pourraient être engagées nos forces stratégiques
«ne se limitent pas nécessairement aux seuls Etats membres de l'Union
européenne» : à bon entendeur, salut.

« Enfin, il est du domaine public, depuis un article de David Ignatius
dans le Washington Post, que le conseiller diplomatique de Jacques Chirac,
Maurice Gourdault-Montagne, effectue toutes les cinq semaines un voyage à
Washington pour s'entretenir avec Stephen Hadley, très proche
collaborateur de Condoleeza Rice. Le titre de l'article de M. Ignatius est
«Le nouvel allié de Bush : la France ?» Il semble bien qu'il faille
enlever le point d'interrogation...

« C'est extrêmement grave, car «la crise iranienne», non seulement se
trouve amplifiée de toutes pièces pour en faire un sujet immédiat - alors
que les experts savent que les Iraniens ne maîtrisent ni la
miniaturisation de la bombe, ni la séparation des étages des missiles -
mais surtout se déroule sur fond d'une crise bien plus fondamentale, celle
du système financier et monétaire international. Que Condoleeza Rice vise
à apparaître comme plus présentable à des yeux européens que les
néo-conservateurs de Dick Cheney n'est qu'un leurre - le remplacement du
kärcher par de la vaseline, comme nous l'a dit un connaisseur français de
ces affaires sentimentales.

« Alors que nos grandes entreprises (Société générale, BNP-Paribas, Total
Elf Fina...) affichent d'énormes bénéfices effectués à l'étranger, une
politique d'austérité sociale (36 à 38 heures payées 35, CPE, CNE,
élargissement du recours à l'intérim, hausse scandaleuse de la pauvreté)
règne chez nous, conformément au modèle ultra libéral de ceux vis-à-vis
desquels nous nous inclinons.

« L'attitude de François Mitterrand dans la première guerre du Golfe n'a
permis à la France que de ramasser quelques miettes ; cette fois-ci, un
régime agonisant non seulement nous mettra au pain sec, mais trahira «une
certaine idée de la France», si nous ne réagissons pas. »

Pendant ce temps, l'accident de chasse causé par le vice-Président Dick
Cheney et ses efforts pour dissimuler sa responsabilité ont révélé au
public sa nature méprisable de sociopathe : penchant au mensonge,
arrogance, goût du secret et hostilité extrême à l'égard des autres. Il en
a fait preuve à bien d'autres occasions au cours des cinq dernières
années, en commettant d'innombrables crimes et de délits dont certains
relèvent de la trahison. Son intolérable suffisance et son mépris pour ses
concitoyens risquent désormais de le faire tomber.

Dans une déclaration faite le 13 février, Lyndon LaRouche a identifié le
problème plus profond. «La dérobade du vice-Président après l'accident de
chasse de samedi ne relève pas seulement d'une négligence implicitement
frauduleuse, elle exprime aussi son penchant au mensonge» que Cheney a
souvent pratiqué, notamment pour obtenir l'approbation du Sénat en vue de
lancer la guerre d'Irak, et aujourd'hui encore à propos de la prétendue
menace iranienne. Les bavures de Cheney sont bien connues, «maintenant il
a tiré contre son propre camp. Il est temps de lui enlever ses armes avant
qu'il ne tire sur d'autres innocents. (.) Shakespeare aurait conseillé de
l'éloigner de son rival, le président Bush. Il est temps d'expulser le
tireur irresponsable du poste de vice-Président.»



Solidarité et Progrès


Jeudi 23 Février 2006

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