RELIGIONS ET CROYANCES

LA CONFRONTATION DES CULTURES: La nécessité de mettre fin au pessimisme


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Jeudi 30 Avril 2009

LA CONFRONTATION DES CULTURES: La nécessité de mettre fin au pessimisme
La complexité des problèmes est telle que le dialogue des civilisations si nécessaire n’est pas suffisant.

Le monde est pluriel, nous ne sommes pas seuls. La diversité des cultures, des croyances et des non-croyances est grande. L’esprit de tolérance et de vigilance est requis. Notamment en ces temps modernes. La patience, l’écoute et le dialogue sont nécessaires. Pour oeuvrer au vivre- ensemble, les partisans du dialogue savent que les religions ne doivent pas se limiter à un «front commun» contre la société déspiritualisée et les dérives du monde moderne. Les croyants doivent sans cesse se remettre en cause, dénoncer toutes les formes de fermeture. A cette condition, ils peuvent témoigner ensemble qu’ils sont capables de répondre au monde, de dépasser la «désignification», ou à tout le moins de susciter une nouvelle interprétation du «sens» qui se dérobe, que le monde ne peut saisir. La crise est morale, politique et religieuse. Nul ne peut se passer du besoin d’articuler les deux dimensions, sans les confondre. L’annonce que Occident et Orient, chrétiens et musulmans peuvent débattre, parler, est une possibilité d’interpellation et d’interprétation pour empêcher d’un côté la confusion et de l’autre, la déshumanisation. La crédibilité de cette approche dépend de la nature et du niveau du dialogue, au sujet de la justice, de la foi et de l’engagement dans le monde. D’où l’importance de pratiquer le dialogue scientifique, théologique et culturel. D’autant que la complexité des problèmes est telle que le dialogue des civilisations si nécessaire n’est pas suffisant.

Aptitude au sens de l’ouvert

Dans ce sens, les rencontres ne peuvent se limiter au dialogue entre les religions monothéistes: l’islam, le christianisme et le judaïsme. Cela réduit le champ de réflexion dans un monde pluriel et de surcroît, critique vis-à-vis des religieux. Il est salutaire de penser les autres sources culturelles, à commencer par celles qui ont généré d’une part la modernité, d’autre part le monothéisme, pour parvenir à la compréhension de notre histoire et de notre temps. Cette aptitude au sens de l’ouvert, du décentrement, du déplacement du regard n’est pas évidente dans la trame du règne de la pensée unique. Le penchant à l’ethnocentrisme domine trop souvent. Le citoyen occidental semble avoir des difficultés à sortir de l’européocentrisme, du cadre mental gréco-romain et moderniste, et le musulman aujourd’hui à des difficultés à imaginer et comprendre l’autre différent en particulier le non-croyant. Le dialogue devrait permettre d’apprendre à tenir compte des autres visions culturelles. Les racines, les valeurs et l’horizon du monde arabo-musulman ne sont pas assez connus et vice versa. En découvrant les richesses et les singularités de l’autre et son sens du rapport au monde on peut apprécier ce qu’on pourra échanger en ce qui concerne la recherche d’une nouvelle civilisation. Il est urgent de dépasser le complexe de suffisance et de supériorité et de travailler à une transculturalité et une transmodernité. En interprètant bien l’héritage culturel, le Coran, notre histoire, on peut découvrir qu’il est question autant de culte à rendre au Créateur que de réponse libre à apporter au monde, de réponse à donner à l’autre, de souci de compréhension de la culture de l’autre, sans s’aliéner, pour surmonter l’épreuve du vivre. Il est urgent de sortir du pessimisme. Trop de discours de type «militant», sont dogmatiques, réactifs les uns envers les autres. Diverses questions cruciales sont soulevées de maniere polémique: le problème de l’identité, confronté à la tension entre singularité et universalité, le problème de la langue, dans son opposition entre signifiant et signifié, la problématique de la modernité et de l’archaïsme, le rapport entre nation et mondialisme, celui de la démocratie. Dans la mesure où un espace donné comme celui des intellectuels fait avant tout appel à la raison et au respect d’autrui, l’individu doit respecter le droit à la différence et tenter de répondre, en collaboration avec ses concitoyens, aux questions importantes qu’il n’a pas toujours le temps de se poser et de problématiser. Face à la situation de dominant et de dominé, à tour de rôle, que certains veulent perpétuer par tous les moyens, et face à l’ignorance méprisante du développé économiquement dans ses relations avec les autres, ont doit opposer une conscience humaine commune soucieuse du respect de la différence. D’autant que les valeurs abrahamiques et celles du siècle des Lumières ne sont le monopole d’aucune culture, en particulier autour de la Méditerranée. Elargir le dialogue à tous ceux qui refusent l’injustice, l’exclusion et la fermeture est un chemin qui ne peut qu’être fructueux. Une Maison de la sagesse, une agora, un espace ouvert, pour ne pas ressembler aux oppresseurs et aux marchands du temple.
Les cultures et religions juive, chrétienne et musulmane ne peuvent pas ne pas se sentir responsables, séparément et ensemble par rapport à la destinée de l’homme au regard de l’au-delà du monde et à son destin historique. Nombre de théologiens et chercheurs affirment que le destin de l’humanité est indissociable du destin de la planète Terre elle-même, dans la mesure où la maîtrise de l’homme moderne, dans l’ordre scientifique et technologique, peut mettre en danger la survie de l’espèce humaine. Le progrès peut avoir des effets pervers sur la vie humaine. Nous avons, en effet, croyants et non-croyants, une responsabilité commune à l’égard de la survie même de l’humanité. Les nombreux défis politiques, éthiques, écologiques, économiques, culturels de notre époque devraient amener les religions monothéistes et les philosophies humanistes à une parole commune et, partant, à l’obligation de l’interconnaissance et de la reconnaissance réciproques, avec la nécessité de réinterpréter leurs références fondatrices et leurs pratiques, pour ne pas se couper du mouvement du monde.

Révolution culturelle et mentale

Il y a des enjeux théologiques, culturels et politiques importants pour les chrétiens comme pour les musulmans dans le dialogue face aux défis de notre temps. Dans ce cadre, de notre point de vue, la théologie chrétienne, par exemple, doit aller plus loin que les principes rappelés par Vatican II. Car la religion chrétienne, lorsqu’elle est confrontée à l’Islam en particulier, est encore définie de manière restrictive. Alors que l’Islam se veut révélation directe et participant à l’histoire du salut, des discours chrétiens perçoivent, depuis des siècles, les autres religions comme des réalités isolées et mineures par rapport à la révélation chrétienne, au lieu de comparer ce qui se dit et se vit dans la relation au mystère, à partir du christianisme et de l’Islam. Il est urgent d’opérer une révolution culturelle et mentale pour faire reculer les injustices et inégalités entre les mondes. Le fonds commun de l’islam, du christianisme et du judaïsme, leur univers culturel, n’est pas suffisamment pris en compte. Le fonds commun est remis en cause par la modernité sécularisée et en même temps par les attitudes rétrogrades de religieux qui troublent le rapport entre foi et raison, religion et démocratie. En conséquence, réfléchir ensemble sur le devenir de nos valeurs communes et les échecs flagrants de la Raison instrumentale comme principe de gouvernance du monde et ceux des Eglises, qui ont succombé à cette logique, est une question de survie, et non pas seulement de tolérance ou de curiosité. Il ne s’agit pas seulement de s’enrichir par la rencontre de l’autre, ce qui est déjà positif et fort utile, mais de surtout faire face ensemble, croyants et non-croyants, aux incertitudes et errements du monde dont une part de responsabilité est celle des religions, notamment le christianisme qui a accompagné la trajectoire de l’Occident en train de se mondialiser. Une nouvelle fois, il ne s’agit pas d’abord d’être croyant ou non-croyant, mais ouvert ou fermé. Ce qui compte c’est l’honnêteté, le sens de l’équité, et de la dignité. L’Algérie, fière de ses racines et ouverte sur le monde, est capable de donner l’exemple d’une nouvelle civilisation.

Mustapha CHERIF
Professeur en relations internationales
www.mustapha-cherif.net.mustapha-cherif.net


Jeudi 30 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par Betov le 30/04/2009 12:46 | Alerter
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Nous, occidentaux, avons mis plus d'un millénaire pour nous débarrasser de la peste chrétienne. Nous sommes désormais vaccinés contre toutes les superstitions. Nous ne pouvons même pas nous définir comme "athées" parce que cela signifierait que nous somment "contre ci qui n'existe pas"... ce qui reviendrait à se positionner contre quelque chose qui n'existe pas. Or, aucune logique ne peut démontrer que ce qui n'existe pas... n'existe pas.

Bien sûr, les criminels qui nous dirigent ont tout intérêt à mettre en avant "l'opium du peuple". Cet article participe à ce crime contre l'humanité par excellence, aussi bien que les positions eminemment scandaleuses de Sarkosi sur la "morale". Un homme qui croit en un dieu ne peut pas avoir de morale. La preuve, il la remplace par des "préceptes", comme il remplace sa vision du monde par une croyance délibérée.

La religion est un mode de pensée fasciste et un phénomène social qui, en tant que phénomène social, devrait tout simplement être interdit, au même titre qu'il est criminalisable, pour un séro-positif de contaminer volontairement ses semblables.

Une autre chose est la mystique (l'énnemie mortelle de la religion), qui est l'expérience personnelle de l'être. Celle là, est la démonstration parfaite de l'absurdité des religions, en ce sens que, individuelle et effective, elle ne ressent aucun besoin de la caution d'une collectivité pour se persuader de sa validité.

Tu connais un dieu personnellement ou tu la ferme. Point. Personne n'a besoin de partager une maladie mentale.

2.Posté par MUSTAPHA le 30/04/2009 21:15 | Alerter
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L'article de mustapha cherif est clair: il écris avec courage : "Une nouvelle fois, il ne s’agit pas d’abord d’être croyant ou non-croyant, mais ouvert ou fermé. Ce qui compte c’est l’honnêteté, le sens de l’équité, et de la dignité." donc Betov arrête ton dogmatisme et fanatisme de non croyant !

3.Posté par Fils D'Enki le 01/05/2009 09:27 | Alerter
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b[Le monde sera meilleur le jour ou tout le monde acceptera la vérité sur notre origine. Accepter que l'Islam, le Judaisme, le Christianisme ne sont que des copies d'une religion précédente datant des sumeriens. Ce jour là , nous sortirons de ce poids que l'on nous impose, et don nous savons tous au fond de nous même qu'il en ai ainsi :

"Que celui qui cherche, ne cesse de chercher, lorsqu'il aura trouvé, il sera troublé, ayant été troublé il règnera sur le tout". Tel le 1er mai 1776 quand Adam Weshaupt créa la société des illuminés de Bavière"les illuminatis", en ce jour de 1er mai 2009 je met un terme à l'obscurantisme, je ferme cette page de ma vie, qui m'a amené jusqu' ici.





LES MYTHES DE LA CREATION (L'Histoire de la Création)

LES MYTHES DE LA CREATION

Lorsque le Ciel et les Hommes n'avaient pas pris naissance.
Lorsque les Dieux n'avaient pas été enfantés et que même la Mort n'était pas née
Lorsque que le Chaos régnait en Maître et que l'Univers se composait d'Eaux Cosmiques.

L' INSONDABLE ( LES EAUX PRIMORDIALES - LE CHAOS )
LES SUMÉRIENS - 4000 av JC

Au commencement de tout se trouvait NAMMU, la Mer Primordiale. De ses Eaux émergèrent An, le dieu du Ciel et Ki la déesse de la Terre.
A leur tour, An et Ki mirent au monde Enlil. Dieu de l'Air et de l'Orage, ce dernier sépara le Ciel de la Terre et donna à chacun sa forme et sa fonction respective. An, le père, se réserva alors le Ciel, tandis que Enlil s'appropria sa mère, la Terre.
Avec l'aide de sa mère et d' Enki, le dieu des Eaux, Enlil produisit les plantes et les animaux...

LES ÉGYPTIENS - HÉLIOPOLIS - 2600 av JC

LE NOUN, LES EAUX INERTES. Ces eaux abritaient en elles les forces négatives cherchant à détruire le monde organisé, mais également le potentiel de vie, et de création. C'est sous la forme d'un grand lotus que le Dieu du Soleil, ATOUM sortit des Eaux primordiales et devint le créateur du monde...
« Je flottais absolument inerte. J’ai amené mon corps à l’existence grâce à mon pouvoir magique. Je me suis créé moi-même… Je suis l’éternel, je suis Rê le maître de la lumière.» (Atoum)
Il donnera naissance au couple divin Shou l'air, et Tefnout l'humide qui créeront à leur tour Geb la terre, et Nout le ciel. La grande Ennéade d'Héliopolis était ainsi formée avec Atoum-Rê, Shou et Tefnout, Geb et Nout et leurs enfants Osiris, Isis, Seth et Nephthys.

COSMOGONIE AKKADIENNE - 2000 av JC

APSOU représentait l'eau douce sur laquelle repose le monde. TIAMAT, Son épouse, personnifiait la Mer et possédait en elle toute les éléments de la création à venir.
De ce couple naquirent les dieux inférieurs dont ANU, le dieu du Ciel, ENLIL le dieu de la Terre, et EA, le dieu des eaux... APSOU, de plus en plus irrité par le bruit que faisaient tous ces jeunes dieux, se mit un jour en colère :
" Insupportable m'est leur conduite. De jour, je ne puis me reposer; de nuit, je ne puis dormir. Je veux les anéantir afin de mettre un terme à leurs agissements et que règne le silence." (Enuma Elish, 37-39)
EA eut vent des intentions de son père et le tua sans plus tarder. Il engendrera ensuite MARDUK qui deviendra le souverain universel.
Pendant ce Temps TIAMAT, désireuse de vengeance, préparait la guerre. Affolés, les dieux demandent àMARDUK de la combattre, ce qu'il fut. Après l'avoir tué, il coupa son corps en deux. Avec l'une des moitiés, il conçut la voûte céleste et avec l'autre il forma la Terre...

MYTHOLOGIE GRECQUE - HÉSIODE - 1000 av JC

Au commencement de tout, CHAOS vint à être... Et ensuite par là GAIA, la Terre, au sein généreux, le foyer solide de toutes choses pour toujours.Et le brumeux TARTARE dans un recoin de la terre sillonnée de larges voies. Et ÉROS, l’Amour, qui est le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui délie les membres et qui subjugue en leurs cœurs, l’esprit et le conseil avisé de tous les dieux et de tous les hommes.
De Chaos naquirent Érèbe et la noire Nuit. Et de Nuit à son tour sortirent Éther et Lumière. Gaïa, la Terre, elle, d’abord enfanta un être égal à elle-même, capable de la couvrir tout entière, Ouranos - le Ciel qui devait offrir aux dieux bienheureux une assise sûre à jamais.
Elle mit aussi au monde les hautes Montagnes, plaisant séjour des déesses, les Nymphes, habitantes des monts vallonnés. Elle enfanta aussi la mer inféconde aux furieux gonflements... "




Le "DREAMTEAM" DES ABORIGENES

Le Dreamtime est cette lointaine époque où nos ancêtres, des "esprits", établirent les structures de l'Existence...
Ce "Temps du Rêve" représente le moment de la Création. C'est de part ce monde onirique que notre monde est venu à se former et que la Vie vint à émerger.
Ce temps existait en dehors du temps normal, au-delà des mémoires, des histoires et des connaissances. C'est un temps sacré, d'une force cosmique où le physique et le moral se formaient.
Dans le Dreamtime, le passé, le présent, l’avenir, l’homme et tout ce qui fait l’univers, s’articulent dans un mouvement perpétuel.

LE MYTHE POLYNESIEN

Au début, il n'y avait que PO ... Un vide dépourvu de lumière, de chaleur, de son, de forme et de mouvement. De cette substance indifférencié et imperceptible aux sens, sortirent par une évolution graduelle :
- le mouvement et le son
- une lumière croissante
- la chaleur et l'humidité
- la matière et la forme
- et finalement le Ciel père et la Terre mère, parents des Dieux, des hommes et de la nature.


L' OEUF COSMIQUE - LA SÉPARATION ET LA LIBÉRATION DES ÉLÉMENTS
MYTHE ÉGYPTIEN - HERMOPOLIS - 2600 av JC

Les forces du chaos étaient personnifiées par L' OGDOADE qui était une assemblée de 8 dieux (4 grenouilles mâles, et 4 serpents femelles) :
HEH et HEHET > L' Infini
KEK et KEKET > Les Ténèbres
AMON et AMAUNET > L' Inconnu
NOUN et NAUNET > Les Eaux primordiales
Ces divinités incarnaient à elles seules les forces élémentaires, et le potentiel créateur contenu dans le chaos. Ensemble, elles façonnèrent l'Oeuf cosmique et le tertre primitif sur lequel elles déposèrent l'Oeuf. C'est de ce dernier que surgit le dieu soleil : ATOUM

MYTHE CHINOIS - 1500 av JC

"Au temps où le ciel et la Terre étaient un chaos ressemblant à un oeuf, P'an-kou naquit dans celui-ci et y vécut pendant dix huit milles années "
Progressivement, il sépara les éléments du monde : la terre du ciel, mais également la lumière de l'obscurité, l'humide du sec, le yin du yang... qui étaient tous intimement liés à l'intérieur de l' oeuf.
"Lorsque P'an-kou mourut, sa tête devint un pic sacré, ses yeux devinrent le soleil et la lune, sa graisse les fleuves et les mers, ses cheveux et ses poils les arbres et les autres végétaux" (Chou Yi Ki)

MYTHE HINDOU - 1500 av JC

Le Brahman, l'Énergie divine infinie et créatrice, plongea une graine dans l'eau afin qu'elle produise la création.
Cette graine se transforma en un immense Oeuf d'or. Après avoir mûri à la surface des eaux pendant 1000 ans, cet œuf se sépara en 2 révélant le Dieu Brahma. Ce dernier était représenté avec 4 bras et 4 visages, symbolisant la direction des 4 points cardinaux.
Brahma créa les 7 étages du monde supérieur avec une des moitiés de l'œuf, et les 7 étages du monde inférieur avec la seconde moitié.



MYTHE ORPHIQUE - 600 av JC

Au commencement était CHRONOS (le temps), qui engendra CHAOS (l'infini) et ETHER (le fini).
Au Temps où la Nuit "la déesse aux ailes noires" enveloppait le Chaos, se glissa l'action créatrice et organisatrice de l' éther. De cette rencontre émergea l'Oeuf d'argent (symbole de Vie, d'unité, et de perfection), et dont la nuit en dessinait la coquille. Au sein de cet oeuf gigantesque, naquît Phanès, la Lumière qui, de par son union avec la Nuit, créa le Ciel, la Terre, et Zeus.
L’émergence de la vie entraîna également une dégradation de cette totalité primitive. La mission de chaque être fut dès lors de retrouver l'unité perdue, et la plénitude des origines...


MYTHE POLYNESIEN

Au commencement était Taaroa, l'Unique. Il était son propre créateur et demeurait solitaire dans sa coquille. Cette coquille était semblable à un oeuf tournant dans l'espace infini, sans ciel, sans terre, sans lune, sans soleil, sans étoiles. Rongé par l'ennui, Taaora brisa sa coquille rendant ainsi possible la création de l’univers.
- Avec sa coquille il établit la Grande fondation du monde.
- Avec sa colonne vertébrale il créa les chaînes de montagnes.
- Avec ses larmes il fit les océans, les lacs et les rivières.
- Avec ses ongles il recouvrit d'écailles les poissons et les tortues.
- Avec ses plumes il fit les arbres et les buissons.
- Avec son sang il colora l'arc-en-ciel et le couchant.
Cet univers s'était alors organisé en plates-formes, empilées les unes sur les autres. Un trou percé dans chacunes d'elles permettait aux plus courageux de progresser dans le savoir...


LA DUALITE ET LA COMPLEMENTARITE
MYTHE SCANDINAVE

A l'origine des temps, se trouvaient 2 contrées : MUSPELLSHEIM, une région enflammée et brûlante.NIFLHElM, le pays des glaces et des brumes. Entre les deux : Ginnungagap, l'abîme béant et inconcevable, le néant originel. Dans ce gouffre béant, le feu du sud se heurta aux glaces du nord.
La glace fondit et l'eau forma le premier géant, Ymir puis la vache, Audhumla dont les pis laissaient s'écouler 4 fleuves de lait et dont le géant se nourrissait. Durant son sommeil, Ymir se mit à transpirer et de son aisselle gauche apparurent deux êtres, mâle et femelle.



LÉGENDE MAORI

Du vide sortit RANGI (le Ciel) et PAPA (la Terre). Amoureux, ils étaient restés unis l'un à l'autre dans un long baiser. Entre eux, il y n'avait que l’obscurité. RANGI et PAPA eurent six enfants :
Le Dieu des vents et des tempêtes, le Dieu de la mer, le Dieu de la forêt, le Dieu de la nature sauvage, le Dieu de la guerre et le Dieu des plantes. Un jour, ils voulurent tous se lever et décoller le ciel et la terre pour laisser la lumière enter.
Tane, le Dieu des forêts, se coucha par terre et avec ses pieds commença à repousser le ciel de toutes ses forces. Le ciel commença à s’éloigner un peu. Le Dieu des vents et des tempêtes décida de rejoindre son père le ciel en déclenchant une énorme tempête... Finalement, la lumière arriva et RANGI fut inconsolable.
Aujourd'hui, RANGI pleure encore, ses larmes sont devenues des rivières, des fleuves, des mers ou les gouttes de rosée que l’on trouve au petit matin. PAPA soupire de tristesse, ce sont les nuages de brumes que l’on aperçoit encore...






MYTHE JAPONAIS

Au début des temps, alors que la Terre et le Ciel ne faisaient qu'un, IZANAGI et son épouse IZANAMIcréèrent le monde.Du haut du Pont flottant du Ciel, ces deux divinités primordiales créèrent le cosmos et le peupla de dieux. IZANAGI et IZANAMI engendrèrent également le chapelet d'îles formant l'archipel japonais.
Les trois enfants les plus importants nés d' IZANAGI furent :
- Amaterasu, la déesse du Soleil surgie de l'œil gauche de son père.
- Susanowo, le dieu de l'Orage.
- Tsuki-yomi le dieu de la Lune.


MYTHOLOGIE PERSE - 700 av JC

De l'éternel émergea 2 esprits primordiaux : Spenta Mainyu, Dieu du Bien, et Angra Mainyu Dieu du Mal
De l'éternel émergea 2 esprits primordiaux : Spenta Mainyu, Dieu du Bien, et Angra Mainyu Dieu du Mal " qui, jumeaux souverains, furent proclamés comme le meilleur et le pire... Quand donc ces deux esprits se rencontrèrent, ils créèrent tout d'abord la Vie et la Non-Vie" (Yasna, 30, 2-3)
La lutte qui oppose ces 2 esprits constitue l'histoire de notre monde et se terminera par le triomphe d' Ahura Mazda, "Le Seigneur Grand Sage", qui demeure le Créateur suprême et le Maître de l'Univers.


MYTHE AZTEQUE

Au commencement se trouvait Ometeotl symbole du principe féminin et masculin, de l'ordre et du chaos, du jour et de la nuit, de la matière et de l' esprit...
A l'origine de notre Univers, Ometeotl, le "dieu-déesse" de la dualité vint à se diviser... Toute la création émana alors de ce double principe divin, masculin et féminin. De cette division, émergea :
- Ometecuhtli, l'élément masculin (Ome : Deux ; Tecuhtli : Seigneur)
- Omecihuatl l'élément féminin (Ome : Deux ; Cihuatl : Dame)


UN DIEU CRÉATEUR TOUT-PUISSANT
MYTHOLOGIE ÉGYPTIENNE - MEMPHIS - 2200 av JC

« Toute parole du dieu s'est manifestée selon ce que le cœur concevait et ce que la langue
ordonnait »
PTAH pensa d'abord le monde puis le créa en prononçant son mot. C'est ainsi qu' il conçu d'abord dans son cœur les hommes, les animaux et la végétation et prononça ensuite leur nom pour les faire exister. Les prêtres de Memphis accordent dans leur récit une place importante à leur dieu Ptah. Ce n'est plus Atoum qui est le créateur du monde, mais PTAH qui devient créateur d' Atoum.

COSMOGONIE JUDÉO-CHRÉTIENNE - 1000 av JC

Au commencement, DIEU / YAHweh créa les Cieux et la Terre. La Terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: "Que la Lumière soit!" Et la Lumière fut. Dieu vit que la Lumière était bonne; et Dieu sépara la Lumière d'avec les Ténèbres. Dieu appela la Lumière jour, et il appela les Ténèbres nuit.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
Dieu dit: "Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux". Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour ...
(La Genèse)




VISION DES DOGONS – MALI

AMMA, le Dieu créateur, forma le 1er placenta et le féconda de son verbe. Cette parole, qui naît d'abord de la pensée, se forgea à partir des 4 éléments constitutifs de l'univers, la terre, l'eau, le feu et l'air.
Le dieu suprême, Amma, est le créateur de la Terre, dont il fit son épouse. Elle lui donna d'abord un fils,Yurugu (ou le Renard pâle), être unique donc imparfait, qui ne détient que la première parole révélée aux devins, la langue secrète des initiés: sigi so. La Terre donna ensuite à Amma un second enfant,Nommo, à la fois mâle et femelle, maître de la parole qu'il enseigna aux huit premiers ancêtres des hommes, nés d'un couple façonné dans l'argile par Amma.


MYTHOLOGIE INCA

VIRACOCHA créa d'abord le Ciel et la Terre qu'il peupla ensuite d'êtres humains.
Déçus par eux, il transforma certains en statues de pierre et détruit les autres par le feu. Mais lors d'un déluge cataclysmique, VIRACOCHA apparut de nouveau...
"Il commanda au Soleil d'apparaître, aux étoiles et à la Lune de surgir. Les astres lui obéirent et dans l'argile, il modela alors des hommes et des femmes. Ces couples furent créés afin d'être les ancêtres de chaque tribu des Andes. Le créateur offrit à chacun de ces couples, un langage, des graines, des coutumes et des traditions. Enfin, il leur insuffla la vie et leur dit d'aller sous la terre afin de réapparaître sur leur territoire respectif. Ainsi, ils jaillirent des grottes, des sources...".


MYTHOLOGIE VÉDIQUE

Le monde fut créé par le sacrifice de PURUSHA, L’ Être primordial qui rassemble tout ce qui existe, y compris « ce qui est passé et ce qui est à venir ».
De PURUSHA est née la création. Les hommes et tous les éléments de la nature furent formés par les parties de son corps.
- De sa bouche naquirent la plupart des dieux, les brahmanes et les chèvres
- De ses aisselles, les saisons ; de ses bras, le dieu Indra, les guerriers et les moutons ; de son ventre, les démons
- De ses cuisses, les marchands et le bétail ; de ses pieds, la terre, les travailleurs manuels et les chevaux
- De son œil, le Soleil ; de son âme, la Lune ; de sa tête, le Ciel.
PURUSHA est l'Univers, il pénètre et soutien tous les êtres. Il est unique, immuable. Il est l'origine et la fin. Il est l'Être et le Non-être.


DES DIEUX CRÉATEURS ET DESTRUCTEURS
MYTHOLOGIE HINDOU - 1500 / 1200 av JC

Lorsque Brahma se réveille et qu'il ouvre les yeux, l'univers et tout se qu'il contient se crée, lorsqu'il s'endort, tout se détruit.
Vishnu protège l'univers. Shiva le détruit et le mène par la même occasion à sa renaissance. L'univers connaît alors une suite de naissances et de destructions.
LA TRIMURTI
Alors que Vishnu dormait, allongé sur le serpent Ananta (symbole de l'infini et flottant sur l'océan de l'inconscience), emergea de son nombril un lotus dans lequel se tenait Brahma. Tout en dormant, Vishnu continuait de rêver le monde tel qu'il l'a connu. De ses souvenirs oniriques, Brahma donna naissance à un nouveau monde. C'est Shiva qui, par sa danse cosmique, anime l'Univers conçu par la pensée et qui, à la fin du cycle, le détruit.




MYTHE MESO-AMERICAIN - 1200 av JC

L' Univers n'a pas été créé qu"une seule fois. Quatre mondes ou soleils ont précédé notre monde actuel.
- Le Soleil de Terre Gouverné par Tezcatlipoca, Seigneur du Miroir Fumant, il fut détruit par Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, qui massacra les géants qui vivaient alors dans ce monde.
- Le Soleil de Vent Gouverné par Quetzalcoatl, il est détruit par son rival Tezcatlipoca qui fit souffler une terrible tempête transformant tous les habitants du monde en singes.
- Le Soleil de Pluie Gouverné par Tlaloc, il est détruit par Quetzalcoatl dans une pluie de feu magique. Il se finit par la transformation de ses habitants en dindons.
- Le Soleil d'Eau Gouverné par Chialchiuhtlicue, femme de Tlaloc, déesse des fleuves et des eaux stagnantes. Ce monde est détruit par un déluge massif qui rase les montagnes, jette les cieux sur la Terre et change les êtres humains en poissons.
Ces créations et destructions qui se répètent sont les conséquences d'une lutte cosmique pour le pouvoir entre deux adversaires divins... Nous nous trouvons maintenant dans le 5ème soleil, le Soleil de Mouvement. Selon le calendrier maya, sa fin est prévue pour le 21 décembre 2012. Un nouveau soleil commencera alors.
]b

4.Posté par Aigle le 01/05/2009 23:52 | Alerter
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Mustapha cherif , dans cette contributrion , ne fait pas de prosélytisme , alors restons sur sa longueur d'ondes et evitons de verser justement dans ce que certains post lui reprochent ......J e vois là une proposition pour ceux qui estiment que l'etre humain quelque soit sa croyance ou non croyance reste le pivot de nos esperances , de labourer dans le sens de l'epanouissement de l'Homme debarrassé de ses préjugés "fabriqués " et de sa mesquinerie elle meme fruit d'alienation et d'acculturation

5.Posté par geoffrey le 02/05/2009 08:46 | Alerter
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La synthèse de protéines est impossible dans l'eau


Lorsqu'ils se rassemblent pour former des protéines, les acides aminés établissent une liaison spéciale entre eux appelée "liaison peptidique". Une molécule d'eau est libérée durant la formation de cette liaison peptidique.

Ce fait réfute catégoriquement l'explication avancée par les évolutionnistes, en l'occurrence que la vie est apparue dans l'eau. Car selon "le principe de Le Châtelier" en chimie, il est impossible pour une réaction qui libère l'eau (réaction de condensation) d'avoir lieu dans un milieu hydrate. La réalisation de ce type de réaction dans un environnement hydrate est réputée "être la moins probable" parmi toutes les réactions chimiques.

Ainsi, les océans qui sont présentés comme le lieu où la vie a commencé et où les acides aminés sont apparus, ne sont absolument pas un milieu adapté pour que les acides aminés forment des protéines. Par ailleurs, il est impensable que les évolutionnistes changent leur fusil d'épaule et proclament que la vie est apparue sur terre. Car le seul environnement qui aurait pu protéger les acides aminés des radiations ultraviolettes ce sont bien les océans et les mers. Sur terre, ces derniers auraient été détruits par les rayons ultraviolets. Le principe de Le Châtelier s'oppose à l'idée que la vie est apparue dans la mer. Il s'agit là d'un autre casse-tête pour les évolutionnistes.

6.Posté par seddik le 08/05/2009 01:01 | Alerter
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Mustapha Cherif comme dit Aigle énonce des propositions forts intéressantes, c'est un plaisir de le lire !
on en veut encore une pensée aussi claire ...!!!!

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