Politique Nationale/Internationale

L’ultimatum du Hezbollah libanais



IRIB
Mercredi 19 Septembre 2007

Le Secrétaire général adjoint du Hezbollah a déclaré que les opposants au gouvernement Siniora ne tolèreront la situation actuelle que jusqu'à la fin du mandat du Président Emile Lahoud. Dans une interview avec le journal, "Al-Sharq Al-Ossat", qui paraît à Londres, tout en qualifiant de dangereuse la crise libanaise, le Cheikh Naïm Qassem a mis en garde quant à l'attitude du courant au pouvoir.

En évoquant l'illégalité du gouvernement Siniora et la tolérance de l'opposition, le Cheikh Naïm Qassem a déclaré que, si le courant au pouvoir empêchait le choix consensuel du prochain Président, à la fin du mandat d'Emile Lahoud, le pays connaîtrait un vide du pouvoir, rendant la situation intolérable. Notons que le Courant du 8 mars, composé du Hezbollah chiite, du Président chrétien, Emile Lahoud, de Nabih Berri, Président du parlement du Parti chiite Amal, et du Courant patriotique libre, le CPL, du Chrétien Michel Aoun, a proposé, jusqu'à présent, de nombreuses solutions, le plan de Nabih Berri étant la dernière initiative, pour régler la crise sévissant, dans le pays, depuis un an. Ce plan a été accueilli, favorablement, à l'intérieur et à l'extérieur du pays, mais le courant au pouvoir l'a sabordé par son opposition. Sans nul doute, le groupe du 14 mars au pouvoir tente de mettre des bâtons dans les roues de la prochaine présidentielle, par la mise en avant de propositions illégales.

C'est ainsi qu'à une semaine de l'élection, par le parlement, du nouveau Président, le sort de la présidentielle reste incertain. Le Courant du 8 mars estime que les tergiversations du groupe du 14 mars de Hariri et de Siniora se traduiront par un nouveau complot, à savoir, l'internationalisation de l'élection du Président. Le Courant du 14 mars, qui a, déjà, auparavant, internationalisé le dossier de l'assassinat de Rafiq Hariri et a aplani, ainsi, le terrain à l'ingérence de l'Occident, dans les affaires libanaises, cherchera, probablement, cette fois, à faire élire le Président libanais à l'ONU. En tout état de cause, le groupe au pouvoir, qui jouit du soutien de Washington, s'efforce de gagner du temps. C'est pourquoi, le Hezbollah, qui représente le Courant du 8 mars, tout en mettant en garde, quant à une aggravation de la crise, estime qu'il n'est plus temps de rester les bras croisés.


Mercredi 19 Septembre 2007

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