Géopolitique et stratégie

L’odyssée d’Obama au Yémen vise la Chine


Il y a un an, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, faisait une révélation fracassante : les forces de sécurité de son pays avaient appréhendé un groupe d’islamistes liés aux forces des services secrets israéliens. « Une cellule terroriste a été appréhendée et sera renvoyée devant les tribunaux pour ses liens avec les services de renseignements israéliens », avait-il promis.
Par M K Bhadrakumar
Asia Times Online, le 10 janvier 2010
article original : "Obama's Yemeni odyssey targets China"’odyssée d’Obama au Yémen vise la Chine
Par M K Bhadrakumar
Asia Times Online, le 10 janvier 2010
article original : "Obama's Yemeni odyssey targets China"

Il y a un an, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, faisait une révélation fracassante : les forces de sécurité de son pays avaient appréhendé un groupe d’islamistes liés aux forces des services secrets israéliens. « Une cellule terroriste a été appréhendée et sera renvoyée devant les tribunaux pour ses liens avec les services de renseignements israéliens », avait-il promis.


M K Bhadrakumar
Lundi 11 Janvier 2010

L’odyssée d’Obama au Yémen vise la Chine
Saleh ajouta : « Vous serez tenus au courant des poursuites judiciaires ». On n’en a jamais entendu parler et la piste s’est effacée. Bienvenue sur la terre magique du Yémen, où se jouaient les Mille et Une Nuits dans la gestation du temps.

Prenez le Yémen et ajoutez-y la mystique de l’Islam, Oussama ben Laden, al-Qaïda et les services secrets israéliens et vous obtenez une mixture qui vous monte à la tête. Le chef du Commandement Central des Etats-Unis, le Général David Petraeus, est passé samedi par la capitale yéménite, Sanaa, et a juré à Saleh une aide américaine accrue pour combattre al-Qaïda. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a très vite repris la promesse de Petraeus, assurant que les Etats-Unis renforceraient le partage de renseignements et l’entraînement des forces yéménites et qu’il mènerait peut-être des attaques conjointes contre les militants d’al-Qaïda dans la région.

Un nouvel Afghanistan ?

Au dire de beaucoup, Obama, qui est généralement considéré comme un politicien talentueux et intelligent, commet une bourde catastrophique en démarrant une nouvelle guerre qui pourrait s’avérer aussi sanglante, désordonnée et ingagnable que celles d’Irak et d’Afghanistan. Pourtant, à première vue, Obama semble vraiment imprévisible. Les parallèles avec l’Afghanistan sont frappants. Un étudiant nigérian, qui dit avoir été entraîné au Yémen, a tenté de faire sauter un avion américain et l’Amérique veut partir en guerre.

Le Yémen, lui aussi, est un merveilleux pays avec de très belles montagnes accidentées qui pourraient être un paradis pour la guérilla. Comme les membres des tribus afghanes, les Yéménites sont des gens hospitaliers. Mais, ainsi que le journaliste irlandais, Patrick Cockburn, le rappelle, tandis qu’ils sont généreux envers les étrangers de passage, ils « considèrent que les lois de l’hospitalité prennent fin lorsque l’étranger quitte leur territoire tribal, moment où il devient ‘une bonne cible pour recevoir une balle dans le dos’. » Il y a assurément un côté romantique dans tout ça – presque comme dans l’Hindou-Kouch. Extrêmement nationalistes, pratiquement tous les Yéménites ont une arme à feu. A l’instar de l’Afghanistan, le Yémen est également un pays où les autorités sont en conflit et où une petite guerre civile n’attend qu’une intervention étrangère pour éclater.
Obama a-t-il aussi incroyablement oublié son propre discours du 1er décembre, dans lequel il exposait les contours de sa stratégie afghane, pour violer les critères qu’il avait lui-même édictés ? Certainement pas. Obama est un homme habile. On se souviendra de l’intervention au Yémen comme du coup le plus habile qu’il aura jamais fait pour perpétuer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. C’est la réponse de l’Amérique à la montée en puissance de la Chine.

Un coup d’œil rapide sur la carte de la région montre que le Yémen est l’un des endroits les plus stratégiques attenant aux eaux du Golfe Persique et de la Péninsule Arabique. Il borde l’Arabie Saoudite et Oman, qui sont des protectorats américains essentiels. En effet, Oncle Sam « marque son territoire » - comme un chien sur un réverbère. La Russie a caressé l’idée de réouvrir sa base de l’ère soviétique à Aden. Eh bien ! Les Etats-Unis ont soufflé la place à Moscou.

Les Etats-Unis ont fait savoir que cette odyssée ne s’arrête pas au Yémen. Elle se prolonge jusqu’en Somalie et au Kenya. De cette manière, les Etats-Unis établissent leur présence militaire sur une bande ininterrompue de terres le long de la façade occidentale de l’Océan Indien. Les officiels chinois ont parlé tout récemment de leur nécessité d’établir une base navale dans cette région. Les Etats-Unis ont désormais renvoyé dans les cordes les options chinoises. Le seul pays avec une côte maritime disponible pour la Chine, afin d’y installer une base navale dans la région, est l’Iran. Tous les autres pays ont une présence militaire occidentale.

L’intervention américaine au Yémen ne se fera pas sur le modèle de l’Irak et de l’Afghanistan. Obama s’assurera de ne pas récupérer les soldats américains servant au Yémen dans des housses mortuaires. C’est ce que le public américain attend de lui. Selon l’armée américaine, il n’y déploiera que des drones et des forces spéciales et « se concentrera à fournir des renseignements et de l’entraînement pour aider le Yémen à contrer les militants d’al-Qaïda ». L’objectif essentiel et principal d’Obama sera d’établir une présence militaire durable au Yémen. Cela sert plusieurs buts.

Une nouvelle grande partie débute

D’abord, la manœuvre des Etats-Unis doit être considérée comme étant exercée contre l’éveil chiite qui constitue la toile de fond dans cette région. Les Chiites (principalement le groupe Zaïdi) ont été traditionnellement réprimés au Yémen. Les soulèvements chiites ont été un thème récurrent dans l’histoire du Yémen. Il y a eu une tentative délibérée de minimiser le pourcentage de Chiites au Yémen, mais ils pourraient y représenter jusqu’à 45% de la population.

Plus important, ils constituent la majorité dans la partie septentrionale du pays. Ce qui dérange les Etats-Unis et les Etats arabes modérés – ainsi qu’Israël – est que l’Organisation des Jeunes Croyants, conduite par Hussein Badr al-Houthi, qui est retranchée au nord du Yémen, a pris modèle sur le Hezbollah au Liban, à tous égards – politiquement, économiquement, socialement et culturellement.

Les Yéménites sont un peuple intelligent et ils sont célèbres dans la Péninsule Arabique pour leur tempérament démocratique. La montée en puissance des Chiites yéménites, sur le modèle du Hezbollah, aurait des implications régionales considérables. Le plus proche voisin, Oman, qui est une base américaine clé, est essentiellement chiite. Sujet encore plus sensible : l’idée dangereuse de la probabilité de la montée au pouvoir des Chiites qui s’étendrait aux régions chiites hautement rétives d’Arabie Saoudite, attenantes au Yémen, lesquelles, qui plus est, se trouvent également être le réservoir de la fabuleuse richesse pétrolière du pays.

L’Arabie Saoudite entre dans une phase hautement sensible de transition politique, alors qu’une nouvelle génération est programmée pour prendre le pouvoir à Riyad et que les intrigues de palais et les failles au sein de la famille royale ont toutes les chances d’être exacerbées. Pour le dire avec euphémisme, étant donné la dimension institutionnalisée de la persécution des Chiites en Arabie Saoudite par l’establishment wahhabite, la montée en puissance des Chiites est un véritable champ de mines qui pétrifie littéralement Riyad en ce moment. Les limites de sa patience s’amenuisent, comme en témoigne le recours récent peu habituel à la force militaire contre les communautés chiites du nord du Yémen, à la frontière de l’Arabie Saoudite.

Les Etats-Unis sont confrontés à un dilemme classique. C’est très bien qu’Obama souligne la nécessité de réforme dans les sociétés musulmanes – comme il l’a fait avec éloquence dans son discours du Caire en juin dernier. Mais la démocratisation dans le contexte yéménite – ironiquement, dans le contexte arabe – impliquerait de donner du pouvoir aux Chiites. Après l’expérience douloureuse en Irak, Washington est littéralement perché comme un chat sur un toit brûlant. Le gouvernement américain préfèrerait de loin s’aligner sur le gouvernement répressif et autocratique de Saleh plutôt que de laisser sortir de la bouteille le génie de la réforme dans cette région riche en pétrole, où ses intérêts sont immenses.

Obama est doté d’un esprit érudit et il n’est pas sans savoir que le Yémen a désespérément besoin de réforme. Mais il ne veut tout simplement pas y penser. Le paradoxe auquel il est confronté est qu’avec toutes ses imperfections, l’Iran se trouve être le seul système « démocratique » en opération dans toute la région.

L’ombre de l’Iran qui plane sur la conscience chiite yéménite est une inquiétude sans fin pour les Etats-Unis. Pour le formuler simplement, dans la lutte idéologique en cours dans cette région, Obama se retrouve du côté des oligarchies autocratiques ultra-conservatrices et brutales qui y constituent la classe dirigeante. On peut comprendre que ce ne soit pas facile pour lui. Si l’on doit en croire ses Mémoires, il pourrait y avoir des moments où les vagues souvenirs de son enfance en Indonésie et la mémoire précieuse de sa propre mère, laquelle, au dire de tous, était une intellectuelle et une humaniste insouciante, doivent le hanter dans les couloirs de la Maison Blanche.

Israël entre dans le jeu

Mais Obama est avant tout réaliste. Il fait fi de ses émotions et de ses croyances personnelles, et se sont les considérations stratégiques qui ont le plus grand poids lorsqu’il travaille dans le Bureau Ovale. Avec la présence militaire au Yémen, les Etats-Unis ont resserré le cordon autour de l’Iran. Dans l’éventualité d’une attaque militaire contre l’Iran, le Yémen pourrait être utilisé comme tremplin par les Israéliens. Ces considérations ont beaucoup de poids pour Obama.

Le fait est qu’aucune autorité ne contrôle vraiment le Yémen. C’est du gâteau pour les formidables services secrets israéliens de s’y faire une niche – exactement comme ils l’ont fait au nord de l’Irak dans des circonstances à peu près comparables.

L’Islamisme n’est pas du tout dissuasif pour Israël. Saleh n’était certainement pas loin du compte en affirmant, l’année dernière, que les services de renseignements israéliens avaient apparemment maintenu des liens avec des islamistes yéménites. Le problème est que les Islamistes yéménites sont extrêmement fragmentés et que personne n’est sûr de qui fait allégeance à qui et de quel sorte d’allégeance il s’agit. Les services secrets israéliens opèrent merveilleusement bien dans de telles zones d’ombre, lorsque l’horizon est lacéré du sang du soleil couchant.

Israël trouvera que s’introduire au Yémen est jusqu’à maintenant un cadeau de Dieu, alors qu’il reconnaît officiellement sa présence dans la Péninsule Arabique. C’est un rêve qui devient réalité pour Israël, dont l’efficacité en tant que puissance régionale a toujours été sérieusement handicapée par son manque d’accès à la région du Golfe Persique. La présence militaire américaine dominante aide Israël, sur le plan politique, à consolider son chapitre yéménite. Sans aucun doute, Petraeus s’installe au Yémen en tandem avec Israël (et la Grande-Bretagne). Mais les Etats arabes « pro-occidentaux », avec leur mentalité de rentiers, n’ont pas d’autre choix que de rester des spectateurs silencieux sur le banc de touche.

Certains parmi eux pourraient vraiment ne pas s’opposer à la présence des forces de sécurité israéliennes dans la région, considérant que c’est un meilleur pari que la propagation des idées dangereuses du pouvoir chiite émanant de l’Iran, de l’Irak et du Hezbollah. A un moment ou un autre, les services de renseignements israéliens commenceront également à infiltrer les groupes extrémistes sunnites au Yémen, qui sont communément connus comme étant des filiales d’al-Qaïda. Ceci dit, si Israël ne l’a pas déjà fait. Tout lien de ce type fait d’Israël un allié inestimable pour les Etats-Unis dans sa lutte contre al-Qaïda. En somme, des possibilités infinies existent dans ce paradigme qui prend forme dans le monde musulman et qui s’arc-boute sur le Golfe Persique stratégique.

Tout ça à cause de la Chine

Toutefois, le plus important pour les stratégies mondiales des Etats-Unis sera le gain écrasant du contrôle du port d’Aden, au Yémen. La Grande-Bretagne peut garantir qu’Aden est la porte vers l’Asie. Le contrôle d’Aden et du Détroit de Malacca placera les Etats-Unis dans une position invulnérable dans cette « grande partie » qui se déroule dans l’Océan Indien. Les couloirs de navigation de l’Océan Indien sont littéralement les veines jugulaires de l’économie chinoise. En les contrôlant, Washington envoie un message fort à Pékin, selon lequel si les Chinois caressaient l’idée que les Etats-Unis sont une puissance en déclin en Asie, ils se fourrent le doigt dans l’œil.

Dans la région de l’Océan Indien, la Chine est de plus en plus sous pression. L’Inde y est un allié naturel des Etats-Unis. Ces deux pays voient d’un très mauvais œil toute présence navale importante de la Chine. L’Inde sert de médiateur au rapprochement entre Washington et Colombo, ce qui aiderait à faire reculer l’influence de la Chine au Sri Lanka. Les Etats-Unis ont opéré un virage à 180 degrés dans leur politique birmane et ils impliquent le régime militaire là-bas, avec l’intention première d’éroder l’influence de la Chine sur les dirigeants militaires. La stratégie chinoise avait pour but de renforcer son influence au Sri Lanka et au Myanmar, afin d’ouvrir une nouvelle route de transport vers le Moyen-Orient, le Golfe Persique et l’Afrique, où la Chine a commencé à disputer à l’Ouest sa domination économique traditionnelle.

La Chine est pressée de réduire sa dépendance sur le Détroit de Malacca pour son commerce avec l’Europe et l’Asie Occidentale. Les Etats-Unis, au contraire, sont déterminés à ce que la Chine reste vulnérable jusqu’à l’étouffement, entre l’Indonésie et la Malaisie.

Une lutte captivante se fait jour. Les Etats-Unis sont mécontents des efforts déployés par la Chine pour atteindre les eaux chaudes du Golfe Persique, en passant par la région de l’Asie Centrale et le Pakistan. Lentement mais sûrement, Washington resserre le collet autour du cou des élites pakistanaises – civiles et militaires – et les force à faire un choix stratégique entre les Etats-Unis et la Chine. Cela placera ces élites dans un dilemme peu enviable. Comme leurs homologues indiens, ils sont naturellement « pro-occidentaux » (même lorsqu’ils sont « anti-américains ») et, si les liens avec la Chine sont importants pour Islamabad, c’est avant tout parce que cette dernière fait contrepoids à ce que les Pakistanais perçoivent comme une hégémonie indienne.

Les questions existentielles avec lesquelles se débattent les élites pakistanaises sont visibles. Ils recherchent des réponses auprès d’Obama. Obama peut-il maintenir une relation équilibrée vis-à-vis du Pakistan et de l’Inde ? Ou, Obama retournera-t-il à la stratégie de l’ère de George W. Bush consistant à faire de l’Inde la puissance prédominante dans l’Océan Indien, obligeant le Pakistan à apprendre à vivre dans son ombre ?

L’axe US-indo-israélien

D’un autre côté, les élites indiennes ne sont pas du tout d’humeur aux compromis. Du temps de Bush, Delhi était dans une période faste. A présent, après les craintes initiales concernant la philosophie politique d’Obama, Delhi a conclu que celui-ci n’est rien d’autre qu’un clone de son illustre prédécesseur en ce qui concerne les contours généraux de la stratégie mondiale des Etats-Unis – dont l’isolement de la Chine est le modèle central.

Le niveau de confort croît de façon palpable à Delhi en ce qui concerne la présidence d’Obama. Delhi voit la montée du lobby israélien à Washington comme la mise à l’épreuve pour la présidence d’Obama. Cette montée en puissance convient à Delhi, puisque le lobby juif a toujours été un allié obligeant pour cultiver leur influence auprès du Congrès, des médias et des membres des groupes de réflexion américains qui incitent à la violence, de même que dans les administrations successives. Et tout ceci se produit à un moment où les relations indo-israéliennes en matière de sécurité prennent de la vitesse.

Le Secrétaire à la Défense, Robert Gates, doit se rendre à Delhi dans les jours qui viennent. L’administration d’Obama adopterait une attitude de plus en plus accommodante vis-à-vis de longue quête de l’Inde pour une technologie américaine « à double usage ». Si c’est le cas, une avenue royale de coopération militaire est sur le point de s’ouvrir entre les deux pays, qui fera de l’Inde un challenger sérieux aux prouesses militaires croissantes de la Chine. C’est une situation gagnant-gagnant, alors que le grand bazar indien de l’armement offre un business extrêmement lucratif aux entreprises américaines.

Il est clair qu’une alliance intime US-indo-israélienne constitue le fondement de toutes les manœuvres qui se déroulent. Cela aura une importance pour la sécurité de l’Océan Indien, du Golfe Persique et de la Péninsule Arabique. L’année dernière, l’Inde a officialisé sa présence navale à Oman.

Somme toute, les experts en terrorisme se perdent dans les détails lorsqu’ils analysent l’incursion des Etats-Unis au Yémen, en se limitant à la traque d’al-Qaïda. La dure réalité est qu’Obama, dont l’argument principal était « le changement », a pris du gîte et tient de moins en moins ses promesses en se dirigeant vers les stratégies mondiales de l’ère Bush. La fraîcheur de la magie d’Obama se dissipe. Des traces de « révisionnisme » dans l’orientation de sa politique étrangère commencent à faire surface. On peut déjà les percevoir en ce qui concerne l’Iran, l’Afghanistan, le Moyen-Orient et le problème israélo-palestinien, ainsi que l’Asie Centrale et vis-à-vis de la Chine et de la Russie.

Sans doute, cette sorte de “retour aux sources” par Obama était-il inévitable. Premièrement, il n’est que la créature de ses circonstances. Comme quelqu’un l’a brillamment formulé, la présidence d’Obama est comme conduire un train plutôt qu’une automobile : un train ne peut pas « choisir sa route », son conducteur peut au mieux ajuster sa vitesse, mais, au bout du compte, il doit rester sur les rails.

D’autre part, l’histoire ne donne pas d’exemples d’une puissance mondiale déclinante qui accepte docilement son destin et qui marche vers le crépuscule. Les Etats-Unis ne peuvent pas renoncer à leur domination mondiale sans combattre. Et la réalité de telles luttes capitales est qu’elles ne peuvent pas être livrées par à-coups. On ne peut pas combattre la Chine sans occuper le Yémen.
L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Copyright 2010 Asia Times Online Ltd / Traduction : JFG-QuestionsCritiques . All rights reserved.


Mardi 12 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par redk le 11/01/2010 18:31 | Alerter
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Obwana le serf des sionistes, méfie toi, ta stratégie va vite devenir un casse tête...chinois, de plus, huoyao, la "drogue à feu", projectiles, canons et fusées n'ont plus de secrets depuis des siècles pour eux et enfin les nouilles sautées(d'où quelles viennent) sont un mets favori au pays de maître Sun Zi, auteur de L'Art de la guerre!

2.Posté par yves13 le 11/01/2010 20:05 | Alerter
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Très belle analyse mais les usa ont-ils encore les moyens financiers de leurs ambitions géopolitiques.
Au cas ou cela se réalisait cela créerait une accélération des rapprochements sino-russes.
Il faut quand meme reconnaitre que les etats unis sont forts pour essayer de controler le monde et de semer le désordre chez leurs opposants. Je crois également que Obama ne fait que conduire une locomotive sur des rails qui ont été posés il y a déjà longtemps.

3.Posté par contre-attaque le 11/01/2010 21:39 | Alerter
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Le messianisme guerrier americain bat son plein, il n'a pas suffit à ces criminels evangilisto-sionistes le massacre des amerindiens,des esclaves africains,des americano-latins,des palestiniens,des vietnamiens,irakiens,des afghans,mais ils veulent plus encore,massacrer les yemenites et les somaliens.

Avant ils poussaient à la guerre,selon le "diviser pour regner", arabistes contre islamiste, arabes contre perses,maintenant c'est au tour des sunnites contre chiites.Mais espérant que dans le chaos qu'ils comptent installer dans cette region, surgira,comme au Liban et en Palestine,de nouveaux Herzbollah et Hamas.

Avec ce genre de criminels que l'humanité n'a jamais enfantée pareils et de plus disposant de bombes nucléaires,la fin de l'histoire est toute proche.

4.Posté par Hijack le 12/01/2010 00:59 | Alerter
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Obama n'est qu'un domestique noir au service des blancs ... et quels blanc, néo-cons qui plus est !!!

Au lieu de faire partie de l'histoire US, il ne sera finalement qu'une tâche dans cette histoire, où il n'est là que pour laver le passé sombre de la présidence Bush, en définitive, Obama lave plus blanc que blanc !

Ce qui serait rigolo, c'est qu'en cas d'échec (facilement prévisible), les racistes pourront à loisir tjrs dire, "on vous avait bien dit que ce n'est qu'un nègre" et qu'il échouera... Bref, Obama fera du mal à l'Amérique, fera du mal aux noirs et à lui même et surtout aux victimes de l'impérialisme US

Prix Nobel de quoi ... au fait, du fait que l'impérialisme se sert tjrs de ses esclaves noirs !

Bref, j'ai déjà dit tout ça, mais pour revenir aux provocations indirectes sur la Chine, perso je dis chiche, les chinois historiquement ne se feront jamais avoir une seconde fois. D'autant plus que les chinois et russes savent très bien que leurs destins sont liés face à l'impérialo/sionisme et ferons donc face ensemble. Personne ne peut imaginer la force militaire chinoise (j'avais entendu dire que les quelques infos sur la puissance militaire chinoise qui parviennent au Pentagone, leur font froid dans le dos), donc les chinois sachant cela, ils s'attendent à une arnaque surprise, un deuxième Hiroshima ou truc similaire en quelque sorte ... conclusion, ne nous inquiétons pas pour eux, ils sauront faire face quoi que fasse l'oncle sam, dégarni à présent et oserai-je ajouter, vieux, malade et fatigué...

5.Posté par said le 12/01/2010 06:42 | Alerter
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tous ça c est de la theorie mais la pratique n est pas si evidente les moyeins ne sont plus les memes les usa n ont plus le soutien des nations comme avant et je pense plus a un effet mediatiques plus qu autres choses

6.Posté par Larguet le 12/01/2010 13:16 | Alerter
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Ce calcul que les Us on fait, il va se retourner contre eux. Ils sont en Afghanistan pour avoir un œil et contrer les Russes et Chinois, et de tenir l'Iran par revers. Cependant à chasser plusieurs lièvres à la fois. Mr Obama avant que vous ayez le temps de dire ouf! les chinois vont vous bouffer avec le petit déjeuner

7.Posté par nico le 12/01/2010 14:59 | Alerter
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les russe et la chine collabore ensemble depuis quelque anné l armement russe mait avec la tectonologie chinoise comme le guidage des missile qui son baucoup plus performent .ci la chine doit employé la force pour ce défendre contre les etat-unis ce sera pas baux pour les américain ca ses sur ci les américain on pas de mémoire sur l h istoire la chine vas ce fair plaisir en leur rafraichissant la mémoire ,vous souvener vous de hirochima et de nakazaki qui on été détruit par l arme atomique les chinois heux sans souvienne et il son pret a rendre la monait de leur piece un proverbe chinoit dit celui qui reveil le dragon finira en cendre.les chinois son installé dan toutes les ville du monde et il son tres patriotique malgré ce qu il ont subit dan leur pay il son tres pacifique et pardonne mait ne les frapper pas une deuxieme fois car la le pardon vous sera enlevé et vous allé souffrir ,tous est produit en chine de nos jour ordinateur ,tv,micronde ,stylo ,jouet,jeux.baucoup de produit vienne de chine leur production envahisse les marché partous dan le monde ces la raison que les américain ont pour attaqué la chine le profit des banque américain la chine ne connait pas de ralentissement économique aux contraire plus qu on achaite plus il travail ...
plus que chine devien puissante économiquement et les américain aime pas ca,mait comme toute tecnologie est controlable par satellite imaginé ci les chinois on du matériel dans tous les pay qui achete des ordinateur ou autre porduit électronique qui peux etre désactivé par un sattélitque chinois les systeme de défence de plusieur pay pourrait ne plus fonctionné .pandent un certain temps ,juste asser pour que la chine frappe ou il faux dans les bourse économique du monde aujourd hui tous est sur disque dur ou en mémoire dans les ordi imaginé ci tous disparait tres plus d argent plus compte plus carte de crédit la tecnologie est tres puissante baucoup plus qu une guerre avec des missilles il peuve anéantir l économie d un pay ou plusieur pay en meme temps ..........

8.Posté par Larguet le 12/01/2010 16:31 | Alerter
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Les chinois ils sont ce qu’ils sont, ils ont leurs qualités et défauts comme tout le monde. Mais de loin je les préfère de beaucoup aux américains. Avant il y avait réellement ce rêve américain. Mais avec le temps il est apparu sous sont vrai visage « un piège à con ».
Ils sont en train de bouffer leurs propres citoyens. Ils ont construits à travers plusieurs Etats des prisons immenses pouvant accueillir chacune plus de 20 000 personnes. Et ceci en prévision des soulèvements qu’il risque d’avoir aux USA. Au lieu de chercher à régler les problèmes des gens, ils ont pensé d’abord à les foutre au trou. Ceci donne idée sur leur mentalité

9.Posté par soltanie le 12/01/2010 16:59 | Alerter
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la strategie commande de destabiliser les etats dits ""faibles"" le but fut atteint en irak , en afganistan , en somalie , au pakistan et cela va suivre
comme une trainée de poudre. A l' inverse de la theorie leniniste reprise par le CHE pour combattre l' imperialisme US et consort , la geostrategie
militaire et politique actuelle doit devancer les revolutions et surtout les prevenir . L' imperatif de domination exige qu' il y ai des troubles partout dans le monde a la faveur des USA , d' israel avec maintenant la france .
Ces troubles et tensions dans ces pays feront obliger les gouvernants
a faire appel aux troupes militaires occidentales dirigés par l' OTAN sous le commendement des USA . Donc , la militarisation des rapports et des relations de ces pays avec les USA va permettre l' installation de base militaires dans ces pays .Mais vous allez voir ,ce qui se passera tres bientot va nous laissez tous bouche bée . Ce qui veut dire en clair
que ce sera des militaires Seoudiens , jordaniens et egyptiens qui iront
peupler ces futures bases militaires .Voila comment travaille BREZINSKY pour ceux qui ne le connaisse pas encore..

10.Posté par antiempire le 12/01/2010 17:35 | Alerter
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@ yves13
regardez leur budget militaire: plus de 3 000 milliards $ passe par le congres en 2009. puis en plus avec la crise actuelle certains se demandent pas si c pas un inside job parce ke lelite internationale sen sert pour faire avancer son programme comme si elle en beneficiait. g etudie leconomie et jen c assez pour savoir kon est dans un systeme monopoliste ou la rhetorike du marche libre c de la propagande ou les plus forts imposent leur prix. et des moyens ca peut se trouver: il suffit daller voir lelite et lui demander: "vous voulez koi pour accepter notre programme?" les usa menent un programme de privatisations ki vise a couler le mince filet ki reste du new deal et propose de financer le pentagone a hauteur de 20% de leur budget. ki plus est leurs nouveaux programmes militaires tels ke prompt global strike me font dire ke c le tout pour le tout ki est vise. ah et au fait donnez moi la seule puissance ki a accepte de mourir avec perte et fracas? aucune! les enjeux au moyen orient sont trop importants pour ke cette region soit abandonnee et + ils depassent le cadre de cette region . c au coeur de la strategie de lutte de laxe us israel inde contre laxe russie chine iran. enfin je nai vu aucun changement de la part dobama. pour moi il est aussi pire ke bush. je vous conseille de lire son discours a laipac de 2008, ou de lire 2 articles du pr michel chossudovsky sur mondialisation.ca:
"les democrates endossent la guerre mondiale au terrorisme (gmat): obama "pourchasse" osama" et "obama et le prix nobel: lorske la guerre devient la paix, lorske le mensonge devient verite".
pour info sachez le les us ont deploye des armes nucleaires tactiques au mo: en israel, en irak et en afghanistan avec laide de lotan. le pakistan et linde, je le rappelle, ont precisement larme atomike. un pays en faillite reste dangereux: a votre avis kand lelite internationale sapercevra ke la diplomatie aura echoue vous croyez kelle va attendre les bras croises sa chute prochaine? a - kune op false flag ne les tire de la et pourkoi lexplosion dune ogive nucleaire aux usa? these interessante mise en avant par nelson de mille dan "operation wind fire" ou il parle dun complot dextreme droite devant conduire a une guerre nucleaire contre le monde arabo musulman pour relancer la guerre froide. les comploteurs font exploser 2 bombes a a la et frisco et attribuent lattake aux islamistes. ce complot implike comme par hasard des gens lies au petrole, aux armes, aux evangelistes et aux services secrets.

11.Posté par Saber le 12/01/2010 22:45 | Alerter
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La Chine et la Russie sont la bête noire de l'occident servile aux chrétiens et juifs sionistes.

La solution la plus sage pour l'occident c'est de combattre cette vermine qui risque d'enclencher une situation incontrôlable tellement ces évangélistes croient qu'il faille aider l'accomplissement ou l'avènement de l'apocalypse.

Certes qu'ils sont gâtés et élus parmi les peuples mais le problème c'est que c'est Satan qui les guident.

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