Sciences et croyances

L’inversion de la polarité magnétique du Soleil


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Jeudi 10 Septembre 2009

L’inversion de la polarité magnétique du Soleil

Thunderbolts, Michael Armstrong, 9 septembre 2009


      Depuis sa découverte, l'inversion tous les 11 ans, à chaque cycle de taches solaires, de la polarité magnétique solaire, déroute les spécialistes du Soleil. La structure des courants électriques dans le modèle du Soleil électrique fournit une explication simple.



Diagramme du « Soleil électrique. »
Illustration de l’ouvrage de Don Scott, The Electric Sky


      Le Soleil tourne plus rapidement à l’équateur qu'aux pôles. D'un cycle solaire de onze ans à l'autre, les champs magnétiques proches des taches solaires inversent leur polarité. Ces phénomènes, et bien d'autres observés en relation avec le Soleil, donnent un fort indice du niveau élevé de l'activité électrique à l'œuvre à la surface et au-dessus de notre étoile locale.


      Il doit être évident que le modèle standard est au moins incomplet, si ce n'est totalement faux dans sa description de la structure du Soleil. Les astronomes défendent ce modèle en prétendant que tous les processus qu'ils décrivent ont été réalisés en laboratoire et sont bien connus. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. L'humanité se bat avec acharnement depuis plus d'un demi-siècle pour créer en laboratoire une réaction de fusion nucléaire soutenue. Nous ne sommes même pas près de la réaliser. Il se pourrait même que ce soit impossible.


      La seule expérience de fusion d'hydrogène en hélium réalisée, qui libère une énergie immense, c’est la bombe à hydrogène. Cette réaction est quasi instantanée. Récemment découvertes, des instabilités inhérentes au plasma générées par le processus pourraient rendre possible de la contrôler et de la faire se produire en continu. Ce n’est que développement imaginaire de simplement envisager que ce genre de processus soutenu puisse être en action au cœur du Soleil.


      Dans le modèle d’Hannes Alfvén, le courant électrique traverse les deux pôles stellaires. Puis, il circule le long de tubes émanant de l'étoile. Une fuite de courant secondaire, qui circule à la surface du Soleil ou juste dessous et se dirige vers l'équateur depuis chacun des pôles, pourrait expliquer l’un des « mystères » posés par le Soleil aux astrophysiciens.


      Il est hautement probable qu'un tel système de courants a déjà été découvert. L’université de Stanford a annoncé dernièrement, « Les scientifiques qui utilisent l’engin spatial d’observation du Soleil et de l’héliosphère (SOHO), commun à l’Agence spatiale européenne (ESA) et à la NASA, ont découvert des "jets streams" ou "fleuves" ardents de gaz chargé électriquement (de plasma) qui circulent sous la surface du Soleil. Ils ont aussi découvert des caractéristiques similaires aux "vents alizés", qui acheminent le gaz sous la surface brûlante du Soleil. » Ces fleuves de plasma sont des courants électriques. Les courants électriques engendrent des champs magnétiques.


      Nous venons juste de discuter des boucles coronales, ces arches en forme d’oméga dans le champ magnétique du Soleil qui s'étendent jusqu'à l’extérieur de la photosphère dans la couronne inférieure. Eugene N. Parker qualifie à juste titre les boucles coronales de « protubérances » dans le champ magnétique du Soleil. Il déclare : « Les protubérances émergent de la surface du Soleil, formant des régions magnétiques bipolaires ou régions d’activité magnétique, dont la longueur va jusqu'à 200.000 km. Les champs bipolaires ont des signes opposés des deux côtés de l'équateur [solaire], et le signe algébrique des champs s'inverse d'un cycle [de taches solaires] de 11 ans à l'autre. »


      Le schéma ci-dessus propose une explication plausible à ce phénomène. Selon le circuit stellaire d’Alfvén, le principal courant électrique du Soleil entre (ou sort) par chacun des pôles du Soleil. Grâce à la « règle de la main droite, » nous pouvons visualiser la direction des champs magnétiques circulaires créés par ce courant. Si l’intensité du courant augmente, le champ magnétique se renforce lui aussi. Ces variations de champs magnétiques peuvent induire des courants secondaires comme le montre le schéma. Les courants secondaires ne peuvent exister que quand l'amplitude du champ magnétique principal augmente ou diminue [est sujet à des fluctuations, ndt]. Cet effet est utilisé ici sur Terre dans les transformateurs de courant alternatif et est pour cela appelé effet transformateur.


      Si un filament de courant secondaire circule à la surface solaire ou juste sous la surface vers le sud depuis la région du pôle nord du Soleil, un champ magnétique en boucle émergera à l'est du courant en créant là un pôle nord magnétique. La boucle émergera au-dessus de la surface du Soleil puis redescendra à la surface en formant un pôle sud, à l'ouest du courant.



Ndt : Un courant secondaire de surface montant du pôle sud vers l’équateur du Soleil engendre une boucle de champ magnétique qui émerge de la surface solaire. Le pôle nord est dans ce cas comme sur l’image, à gauche (ouest) du sens de circulation du courant, et le pôle sud est à droite (est).
Un courant secondaire de surface descendant du pôle nord vers l’équateur du Soleil produit un champ magnétique inversé, comme le montrerait l’image retournée à l’envers.
Crédit image : Encyclopédie Encarta.


      Rappelons qu'un « pôle nord magnétique » est le point de sortie d’un flux magnétique. Dans l'hémisphère sud du Soleil, le courant de surface secondaire circule vers le nord, vers l'équateur solaire. Le champ magnétique résultant sortira (pôle nord) à l'ouest du courant et reviendra à la surface (en formant un pôle sud) à l'est du courant. Ainsi, l'action décrite par Parker (« Les champs bipolaires ont des signes opposés sur les hémisphères de part et d’autre de l'équateur. ») découle directement du circuit d’Alfvén. Il va de soi que, à ce stade, la localisation sous la surface des courants montrée dans le schéma ci-dessus n’est que pure spéculation. Les inversions de champs magnétiques donnent l’exemple classique d’un phénomène ne pouvant pas être compris sans référence aux courants électriques qui les produisent.


      Indépendamment de la direction du courant principal entrant dans le Soleil, le basculement de la polarité des boucles magnétiques tous les onze ans peut être expliqué par l'effet transformateur. Quand le champ magnétique principal induisant les courants de surface augmente en intensité, ces courants de surface s’orienteront dans une direction. Quand l’intensité champ magnétique principal commence à faiblir, les courants secondaires de surface s’inverseront. En conséquence, la polarité des boucles magnétiques sera aussi inversée. Notez que ce mécanisme ne nécessite pas l’inversion de la direction du courant principal solaire, seule la variation d’amplitude est requise. Elle ne dépend pas de la direction du courant principal.


      Le 3 juin 1999, l'Agence spatiale européenne a annoncé que le champ magnétique du Soleil était de plus en plus fort. Grâce à la vue d'ensemble sans précédent du magnétisme solaire fournie par la sonde Ulysse de l'ESA-NASA, une équipe du laboratoire Rutherford d’Appleton près d'Oxford a été en mesure de comprendre l'histoire récente du comportement magnétique du Soleil. D’après les calculs des scientifiques britanniques, la force du champ magnétique solaire a doublé uniquement au XXème siècle. Cette découverte pourrait aider à clarifier le rôle du Soleil dans les changements climatiques terrestres. Le modèle de la fusion de l’hydrogène en hélium n'explique pas les phénomènes magnétiques du Soleil.


      Les éléments présentés ici proviennent de The Sky Electric, l’ouvrage révolutionnaire du Dr Donald E. Scott



Original : thunderbolts.info/tpod/2009/arch09/090909polarity.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


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Jeudi 10 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par Mysterious way le 17/09/2009 17:57 | Alerter
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Il n'y a pas que le soleil qui soit concerné......

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