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L’interconnexion solaire


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Vendredi 5 Février 2010

L’interconnexion solaire

Serpentins de plasma en laboratoire.
Crédit : Terry Fritz.


Thunderbolts, Stephen Smith, 3 février 2010


La connexion Terre/Soleil


      Le plasma est souvent décrit comme le quatrième état de la matière. Puisqu’il constitue plus de 99% de l'Univers, il doit être considéré comme le premier état. Comme ce fut proposé dans des articles précédents, le Soleil est un exemple de plasma et de son comportement normal.


      Bien que la prémisse générale selon laquelle la Terre est en quelque sorte une entité électrique date probablement de milliers d'années, c’est seulement dans les 100 dernières années que les scientifiques ont sérieusement ajouté foi à la possibilité que nous vivons dans un Système Solaire dynamique où l’électricité joue un rôle important. Le champ électrique du Soleil s'étend à des milliards de kilomètres, influence les planètes dans leurs mouvements, ainsi que la façon dont elles interagissent les unes avec les autres.


      En septembre 2002, une prémisse importante de la théorie de l’Univers électrique a été confirmée : les systèmes météorologiques de la Terre sont reliés électriquement à la sphère de particules chargées appelée ionosphère. Deux bandes de plasma émettrices de lumière ultraviolette ont été détectées par le satellite IMAGE. Ces flux de plasma, portant des charges électriques positives et négatives, décrivent des cercles autour de la Terre dans des directions opposées le long de l'équateur.


      Le plasma étant un milieu chargé, son mouvement engendre un courant électrique. La circulation d’un courant électrique dans le plasma crée un tube de type gaine magnétique, qui « comprime » le courant pour former un ou plusieurs filaments. Si un courant suffisant traverse le circuit, les filaments de plasma s'illumineront et créeront parfois une ou plusieurs « double couches » de séparation des charges dans l'axe du courant.


      Des doubles couches se forment quand du courant circule dans le plasma et que des charges positives et négatives s'accumulent dans des régions adjacentes le long du passage du courant. Un puissant champ électrique apparaît entre les deux régions, ce qui accélère les particules chargées. Hannes Alfvén considérait les doubles couches comme des éléments majeurs du circuit cosmique.



Les bandes de plasma dans l'ionosphère émettent de la lumière ultraviolette.
Crédit : NASA/University de Californie, Berkeley.


      Un autre exemple de l'association intime du Soleil avec la Terre est fourni par les aurores polaires. Les rideaux bleus, verts et rouges qui pendent du ciel comme des voiles de couleur flottant au vent, étonnent et ravissent à la fois les observateurs depuis des millénaires. En 1621, Pierre Gassendi baptisa les lumières chatoyantes vues dans l'Arctique Aurora Borealis, d’après Aurora, la déesse de l'aube romaine et Borée, le nom grec du vent du nord. Dans la région polaire sud, le même phénomène apparaît et est connu sous le nom d’Aurora Australis, littéralement « Aurore du Sud » en latin, ou, plus classiquement, « Lumières du Sud. »



Aurore australe sur la mer de Bellingshausen.


      Suivant le champ magnétique terrestre, les ions solaires descendent vers les pôles en forçant les molécules atmosphériques à émettre de la lumière : rouge à partir de l'oxygène à haute altitude, puis verte à partir de l'oxygène plus bas, ainsi que bleue à partir de l'azote. Les charges électriques circulent en descendant les tubes de flux magnétiques qui ont été récemment découverts. Ces « entonnoirs électromagnétiques » font plusieurs kilomètres de large et permettent aux courants électriques de circuler directement depuis le Soleil vers les régions polaires, en produisant de la lumière colorée visible, des ondes radio, et des rayons X.


      La puissance générée par les courants électriques dans les tempêtes aurorales est bien plus grande que tout ce que les êtres humains peuvent créer par tous les moyens réunis de la combustion du charbon et du mazout, et des barrages hydroélectriques. Ces courants de faible densité sont faits de particules largement séparées, et sont appelés courants de Birkeland. Malgré la faible densité du courant, le volume de la charge est si grand que le courant peut dépasser le million d’ampères.


      Récemment, les satellites THEMIS (Time History of Events and Macroscale Interactions during Substorms [chronologie des événements et des interactions à grande échelle lors des orages élémentaires*]) ont détecté des « tornades spatiales, » des tourbillons dont le plasma électrifié tournaient à plus de 1.600.000 kilomètres par heure. Ces violents vortex d'énergie électromagnétique ont été découverts à environ 64.000 km de la Terre. Collaborant avec des stations terrestres, les cinq satellites de THEMIS ont confirmé leur lien avec l'ionosphère. [*Ndt : un orage élémentaire est une éruption solaire relativement petite ; elle émet des électrons de haute énergie et peut distordre le champ géomagnétique et la sphère de plasma.]



Les tourbillons électromagnétiques qui affluent vers les pôles de la Terre.
Crédit : Andreas Keiling/UC Berkeley.



Simulation en laboratoire des tubes de flux du plasma solaire. Index de temps de 0 à 1,4 microsecondes.


      Pour visionner le film sur le vent de particules solaires actif électriquement en interaction avec la plasmasphère de la Terre cliquez ici.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100203interconnected.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


Dernier article apparenté


Extraits de l’ouvrage « Univers électrique, » troisième partie (1/02/2010)
      Ce passage fait suite au deuxième. Comment un minuscule noyau cométaire peut-il maintenir une chevelure parfois plus grande que le Soleil contre la force du vent solaire ?




Vendredi 5 Février 2010


Commentaires

1.Posté par BERNARD le 05/02/2010 13:03 | Alerter
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A vérifier si ces bandes de plasma ne pourraient pas se situer à l'endroit des pyramides à l'époque de leur construction. (le tout étant bien sûr de savoir à quelle époque elles ont réellement été édifiées, et là-dessus nul n'ignore que l'égyptologie orthodoxe trouve de nombreux contradicteurs pertinents)

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