Sciences et croyances

L’interconnexion solaire, deuxième partie



Samedi 6 Février 2010

L’interconnexion solaire, deuxième partie

Évolution d’une éjection de masse coronale.
Crédit : Satellite Solar Maximum Mission (1980).


Thunderbolts, Stephen Smith, 5 février 2010


La météo électrique


      Les exemples les plus spectaculaires de la connexion Soleil/Terre sont les fameux « farfadets » (red sprites) et les « jets bleus » qui ont été vus s’élancer vers l'espace à partir de la cime des orages. Les farfadets et les jets répartissent les charges électriques des couches atmosphériques basses dans l'ionosphère. Ils se manifestent en général à une altitude comprise entre 45 et 90 kilomètres.


      Les vols des navettes spatiales ont enregistré la lueur des farfadets et des jets au moment où ils s’élançaient en montant vers l’espace. Ce sont essentiellement l’inverse des éclairs d’orages — commençant comme de puissants mouvements ascendants, ils s’amenuisent rapidement en petits filaments — et semblent refermer un circuit entre le sommet des nuages et l’ionosphère.



Farfadets et jet bleu.
Crédit : Université d’Alaska, Fairbanks.


      Le 25 août 1997, la NASA a lancé le satellite Advanced Composition Explorer (ACE) pour une mission de surveillance des ions énergiques venant du Soleil, ainsi que des particules de haute énergie (rayons cosmiques) qui arrivent probablement de l'espace intergalactique.


      ACE est en orbite autour du point L1 de Lagrange à environ 1.500.000 kilomètres de la Terre et il y restera jusqu'en 2024. Les données provenant des capteurs à bord de l'engin spatial fourniront d’importantes informations qui devraient aider à comprendre comment le champ magnétique solaire modère les ions qui entrent à grande vitesse.


      Pendant les périodes de haute activité, de violentes impulsions sur le Soleil éjectent des particules chargées par milliards de tonnes. Étant habituellement lentes, il leur faut environ 24 heures pour atteindre la Terre. Connues sous le nom d’éjection de masse coronale (CME), leur arrivée est signalée par l’intensification des aurores polaires.


      La lumière du Soleil atteint la Terre en environ huit minutes. Une éjection solaire arrivant en 30 minutes doit se déplacer à plus d'un quart de la vitesse de la lumière. De l’avis consensuel, de pareilles vitesses représentent un profond mystère, et pourtant une gigantesque éjection de masse coronale, observée le 17 janvier 2005, a atteint notre planète en moins d'une demi-heure. Comment fait une éjection de masse coronale pour se précipiter à 75.000 kilomètres par seconde ou plus ?


      Un champ électrique émane du Soleil dans toutes les directions. Ce genre de champ fournit aux particules chargées le meilleur moyen d’accélérer. S’étendant sur des milliards de kilomètres, le champ électrique solaire se termine à la limite de l'héliosphère, là où Voyager, les sondes spatiales jumelles, ont tout juste commencé à pénétrer. Les champs électriques accélèrent sans peine les particules chargées ; poussées vers l’extérieur dans des directions opposées, elles produisent un courant électrique qui suit le champ magnétique du Soleil.



Photo dans l’ultraviolet de l’éruption du 14 juillet 2000 dans la région solaire AR9077. Crédit : satellite NASA/TRACE.


      Comme mentionné ci-dessus, l'ionosphère est reliée au Soleil par des filaments de courant électrique tortillés, de sorte que les niveaux inférieurs de l'atmosphère doivent aussi subir l'influence du Soleil à cause du nœud de circuits supplémentaire qui les relie à l'ionosphère. Se pourrait-il que ces circuits électriques reliant l’atmosphère au Soleil ont quelque chose à voir avec le climat terrestre que ce soit à court ou long terme ?


      Le 14 juillet 2000, le Soleil est entré en éruption dans un énorme flamboiement ou éjection de masse coronale de catégorie X. Les éruptions solaires sont classées C, M ou X, pour légère, moyenne ou puissante. L’éruption de la région AR9077 a été classée comme un embrasement X5. Jusqu'au 7 septembre 2005, un embrasement X17 a affecté la magnétosphère terrestre, brouillant les transmissions radio et surchargeant les transformateurs des centrales. L’éjection de masse coronale du 14 juillet fut considérée comme l'une des plus puissantes jamais enregistrées. Une véritable tornade d'ions positifs cosmique a inondé l'environnement électriquement chargé de notre planète.


      Le Soleil est actuellement dans une phase relativement calme de son cycle de 24 ans. Le satellite Thermosphere, Ionosphere, Mesosphere, Energetics and Dynamics (TIMED), lancé par la NASA le 7 décembre 2001, a révélé que la quantité de rayonnement ultraviolet émise par le Soleil a considérablement diminué depuis le début de ce « minimum solaire. » Le rayonnement infrarouge émis par les molécules d'oxyde nitrique dans la haute atmosphère a aussi diminué, ce qui implique que la haute atmosphère se refroidit.


      On sait depuis longtemps que la température de la thermosphère dépend du rayonnement solaire. Le rayonnement ultraviolet extrême est absorbé par l'oxygène résiduel qui devient électriquement chargé. Cela augmente le mouvement moléculaire. Le mouvement moléculaire rapide est assimilable à de la chaleur, c’est pourquoi, même si un thermomètre de ménage enregistre une température en dessous de zéro dans la thermosphère, elle est considérée chaude, atteignant parfois plus de 1500ºC lors du maximum solaire.


      Puisqu’il y a moins de [mouvement de] molécules dans la thermosphère, la quantité d'énergie thermique par centimètre cube est inférieure à ce qu'elle est à la surface — il n’y a pas assez de contacts entre les molécules pour transférer la chaleur.


      Il a été aujourd’hui démontré que le cycle solaire de 22 ans est lié au climat terrestre. Bien que l'énergie solaire varie au cours d'un cycle de taches solaires, cette variation se monte à moins de un pour mille. Dans ces conditions, comment expliquer les augmentations et les diminutions de la couverture nuageuse, de la température et de l'activité orageuse ?



Les éruptions solaires éclatent dans les régions d’activité des taches solaires.
Crédit : Kitt Peak Vacuum Solar Telescope.


      La vitesse moyenne annuelle du vent sur Terre est environ 56 kilomètres par heure, avec un maximum de 372 kilomètres par heure en rafale, enregistré sur le Mont Washington dans le New Hampshire en 1934. Certains phénomènes éoliens isolés, tels que les tornades et les ouragans, peuvent maintenir des vitesses moyennes de 480 et 320 kilomètres par heure durant de courtes périodes.


      Les météorologues ne savent pas comment les tornades se forment, mais elles sont souvent associées à des éclairs d’orage. Il semble que la clé de la compréhension des tornades soit de penser à elles comme à des décharges électriques en rotation rapide. Les tornades font exactement comme les fils de cuivre qui transportent des électrons pour transmettre de l'énergie. La différence c’est que les électrons se déplacent à plusieurs centimètres par heure dans un fil, alors qu'ils voltigent à plusieurs mètres par seconde dans une tornade. Le résultat c’est qu’une tornade crée une force électromagnétique d’une puissance énorme appelée « vortex de gaine chargée. » Il est communément admis que le climat sur Terre est infléchi d’abord par l'influence thermique du Soleil sur l'atmosphère, connue autrement sous le nom de « convection. » Selon la théorie consensuelle, pendant que la Terre tourne, les gaz et les poussières absorbent le rayonnement solaire à un taux variable et à des degrés divers.


      Quand une région particulière se réchauffe, l'air se dilate et perd de la densité en créant une zone de basse pression relative. Étant plus dense, l'air le plus froid s’écoulera naturellement en bas de la chaleur dans la région de basse pression, en provoquant la formation d’une cellule de convection en rotation de façon ascendante.



Trombe marine avec foudre en mer Adriatique.
Crédit : Mladen Duka.


      La plupart des systèmes météorologiques de la Terre sont censés être basés sur une explication cinétique simple : les vents soufflent quand l’air plus froid et plus dense afflue dans l’air plus chaud, qui flotte [au-dessus].


      Le modèle cinétique du climat ne tient pas compte du fait que des planètes bien plus éloignées dans le Système Solaire subissent des vents qui font ressembler les nôtres à de douces brises. Sur les planètes géantes gazeuses, la vitesse moyenne des vents est fantastique.


      Les vents de Jupiter vrombissent à 635 kilomètres par heure autour de la grande tache rouge ; la vitesse moyenne des vents de Saturne est de 1800 kilomètres par heure ; 900 kilomètres par heure sur Uranus ; et ils atteignent 1138 kilomètres par heure sur Neptune. Sur Neptune les vents soufflent dans une atmosphère mesurée à moins 220°C. Pourquoi les planètes les plus éloignées, qui reçoivent une petite fraction de l'énergie solaire baignant la Terre, sont-elles capables de transformer cette fraction en effets bien plus importants ?


      Comme mentionné plus haut, la Terre est un corps chargé se déplaçant dans une grande cellule de plasma. C’est pourquoi les phénomènes physiques sur notre planète doivent tenir compte de la nature électrique du plasma. Peut-être la foudre alimente-t-elle le vent ? Neptune a quelques-uns des vents les plus violents de toutes les planètes du Système Solaire et c’est pourtant la plus éloignée du Soleil — son atmosphère glaciale contredit le modèle thermique de la circulation de l'air. Peut-être que les ouragans, les tornades, et même les vents dominants sont de nature électrique ?


      L'hypothèse de l’Univers électrique convient avec la théorie conventionnelle que le vent est le mouvement des molécules d'air, mais qu'il y a d’autres explications.


      Les forces électromagnétiques dans le plasma déplacent et accélèrent les particules chargées, faisant que les collisions entre particules chargées et neutres entraînent les molécules d'air neutre avec elles. L’observation minutieuse de la décharge d’un arc en laboratoire, révèle qu'un « vent » électrique entoure et précède souvent l’arc électrique.


      Toute décharge plasmatique balaye l'air environnant ainsi que les porteurs de charge, les ions. Le vent apparaît comme des afflux et des courants ascendants d’air, ainsi que des reflux et des courants descendants d’air. Il peut soulever les particules de poussière et éroder les surfaces. Par analogie, on doit alors mettre en doute l'explication admise des orages, provoquées uniquement par la convection de l'air chaud et le mouvement climatique des vents dus à la chaleur solaire seule.



Les vents de Neptune soufflent à 1138 kilomètres par heure.
Crédit : NASA/Voyager 2.


      La Terre est un corps chargé électriquement qui interagit avec les ions s’infiltrant dans l'espace. L’électricité spatiale est aussi injectée dans la thermosphère à partir des particules chargées émises par le Soleil, qui foncent dans les énormes courants de Birkeland à travers un circuit fermé. Quand les vents solaires sont à leur minimum, l’intensité des courants électriques décline, diminuant ainsi la force de la magnétosphère de notre planète.


      Quand la magnétosphère diminue en force, elle est moins capable de dévier les ions énergiques venant de l'espace lointain, connu sous le nom de rayons cosmiques. Les rayons cosmiques sont porteurs de charges, et les ions sont capables d'atteindre la troposphère. Les collisions entre les particules chargées et neutres entraînent les molécules d'air avec elles en influençant la couverture nuageuse basse.


      Avec davantage de nuages, les rayons du Soleil sont mieux renvoyés vers l'espace — les nuages sont blancs parce qu'ils agissent comme des miroirs pour toutes les fréquences de la lumière visible. Une réfraction plus importante signifie moins d'énergie solaire, plus de couverture nuageuse et ainsi de suite.


      Cela conduit à l'idée plus générale, qu’il se pourrait bien que toutes les conditions météorologiques soient influencées par la connexion électrique entre la Terre et le plasma solaire. Ce point de vue plus large vient seulement d'être pris en considération. Des expériences visant à vérifier les effets des particules chargées sur les conditions météorologiques de la Terre sont menées actuellement par des scientifiques tels que Henrik Svensmark et Eigil Friis-Christensen, de l'Institut National de l'Espace à l'Université technique du Danemark. Néanmoins, de nombreuses expériences ont déjà réfuté la théorie mécanique de la convection atmosphérique.


      Toute prévision météo fausse pourrait être considérée comme une réfutation de la théorie de la convection. Le nombre de prévisions météo erronées indique que quelque facteur autre (ou facteurs) manque dans l’allégation [météorologique]. Les partisans de la théorie de l’Univers électrique suggèrent que la considération des propriétés électriques du plasma soit l'élément manquant le plus important.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100205interconnected2.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


Dernier article apparenté


L’interconnexion solaire (3/02/2010)
      Stephen Smith nous parle du champ électrique du Soleil qui s’étend sur des milliards de kilomètres, des aurores polaires et, entre autres, de la récente découverte de vortex d’énergie électromagnétique liés à l’ionosphère.




Samedi 6 Février 2010


Commentaires

1.Posté par advice le 06/02/2010 18:37 | Alerter
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Bravo pour ces études sérieuses sur l'univers électrique.

Enfin des recherches originales et certainement promises à succès malgré vraisemblablement beaucoup de réticences de la part des milieux scientifiques conventionnels, ce qui donne encore plus de valeur à ces travaux .

Merci aux auteurs.

Cordialement.

2.Posté par la truite le 14/02/2010 03:44 | Alerter
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Photo dans l’ultraviolet de l’éruption du 14 juillet 2000 dans la région solaire AR9077. Crédit : satellite NASA/TRACE.


Oui très bonne article. Pourrais je savoir ouùest le soleil par rapport à cette photo ? Merci

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