Croyances et société

L’intellectuel, l’Etat et la société


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Dimanche 10 Septembre 2017 - 09:40 L'Imamat (Réfutations)



abderrahmane mebtoul
Lundi 4 Octobre 2010

L’intellectuel, l’Etat   et  la société
Selon mon humble avis , le rôle de l’intellectuel  n’est pas de produire
des louanges par  la soumission  contreproductive  pour le pouvoir lui-même en
contrepartie d’une distribution de la rente,  mais d’émettre des idées
constructives, selon sa propre vision du monde, par un discours de vérité pour
faire avancer la société. Aussi, toute société qui limite la critique
positive, ne mets pas en place des contrepouvoirs politiques et sociaux, en s
‘appuyant sur des intellectuels organiques aux ordres selon l’expression
heureuse de Antonio Gramsci  , est vouée à la décadence car une société
sans intellectuels critiques est comme un corps sans âme.

I-L’ intellectuel : des définitions ambivalentes

Le mot intellectuel provient du mot latin intellectus, de intellegere,
comprendre. La fonction de l’intellectuel n'est pas à proprement parler
récente car à l’époque de la Grèce antique des leaders charismatiques ,qui
font l’intellectuel , se retrouvent dès la première étape du mouvement
social qui comme Gorgias ou Protagoras ont marqué leur époque par une
démarche passionnelle de l'esprit. Dans la littérature française, la
naissance du mot est attribuée à Saint Simon au début du 19ème siècle,
terme repris par Clémenceau lors de l'affaire Dreyfus : « intellectuels venus
de tous horizons pour se grouper sur une idée ». Ainsi, le mot « intellectuel
» est utilisé souvent pour désigner quelqu'un qui s'engage dans la sphère
publique pour défendre des valeurs. Mais il est intéressant pour la
compréhension, de voir les définitions qu’en donnent différents grands
auteurs qui ont marqué l’histoire contemporaine. Dans Horizons et débats,
numéro 26, juin 2004, le rôle de l’intellectuel dans la société Joseph M.
Kyalangilwa définit intellectuel toute personne, homme ou femme, qui met son
intelligence au service de la communauté. Selon les historiens Pascal Ory et
Jean-François Sirinelli, un intellectuel est « un homme du culturel, créateur
ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou
consommateur d’idéologie. Raymond Aron, dans L'Opium des intellectuels
(1955), pose cette question du rôle du savant dans la cité, l'intellectuel
étant un « créateur d'idées » et doit être un « spectateur engagé »
Pour Pierre Bourdieu, dans « Contre-Feux 2, Raisons d’agir, Paris, 2001 »
l’ intellectuel ne peut être que collectif : Je cite « l’intellectuel peut
et doit remplir d’abord des fonctions négatives, critiques, en travaillant à
produire et à disséminer des instruments de défense contre la domination
symbolique qui s’arme aujourd’hui, le plus souvent, de l’autorité de la
science ; fort de la compétence et de l’autorité du collectif réuni, il
peut soumettre le discours dominant à une critique logique qui s’en prend
notamment au lexique mais aussi à l’argumentation (...) ; il peut aussi le
soumettre à une critique sociologique, qui prolonge la première, en mettant à
jour les déterminants qui pèsent sur les producteurs du discours dominant et
sur leurs produits ; il peut enfin opposer une critique proprement scientifique
à l’autorité à prétention scientifique des experts, surtout économiques
.Mais , toute la pensée politique critique est donc à reconstruire, et elle ne
peut pas être l’œuvre d’un seul, maître à penser livré aux seules
ressources de sa pensée singulière, ou porte-parole autorisé par un groupe ou
une institution pour porter la parole supposée des gens sans parole . C’est
là que l’intellectuel collectif peut jouer son rôle  irremplaçable, en
contribuant à créer les conditions sociales d’une production collective
d’utopies réalistes » Pour Jean-Paul Sartre, l'intellectuel « « est celui
qui refuse d’être le moyen d’un but qui n’est pas le sien et quelqu'un
qui se mêle de ce qui ne le regarde pas  et l'intellectuel ne peut donc être
que « de gauche », à condition d'entendre ce terme dans le sens d'un désir
éthique de justice, et non dans un sens purement politique. Pour Edward Said (
des intellectuels et du pouvoir, Seuil, Paris, 1996), l’intellectuel n’est
ni un pacificateur ni un bâtisseur de consensus, mais quelqu’un qui engage et
qui risque tout son être sur la base d’un sens constamment critique,
quelqu’un qui refuse quel qu’en soit le prix les formules faciles, les
idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions
des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels. Le choix majeur auquel
l’intellectuel est confronté est le suivant : soit s’allier à la
stabilité des vainqueurs et des dominateurs, soit – et c’est le chemin le
plus difficile – considérer cette stabilité comme alarmante, une situation
qui menace les faibles et les perdants de totale extinction, et prendre en
compte l’expérience de leur subordination ainsi que le souvenir des voix et
personnes oubliées.  

II- Neutralité ou engagement de l’intellectuel ?  

Nous avons l’optique critique de Paul Valéry qui limitait le rôle de
l’intellectuel à celui de « remuer toutes choses sous leurs signes, noms ou
symboles, sans le contrepoids des actes réels », alors que d’autres ont
admis que l’intellectuel influence, ou tente d’influencer, l’opinion
publique. Nous avons une position intermédiaire qui est celle de Albert Camus
(discours de Suède, Gallimard, 1958) pour qui  l'écrivain « ne peut se
mettre au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui
la subissent » : « Notre seule justification, s’il en est une, est de
parler, dans la mesure de nos moyens, pour ceux qui ne peuvent le faire. »
Mais, ajoute-t-il, il ne faudrait pas pour autant « attendre de lui des
solutions toutes faites et de belles morales. La vérité est mystérieuse,
fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre
autant qu’exaltante. » Cependant l’efficacité de ces analyses
d’intellectuels engagés sont remis en cause. Ainsi, pour Michel Foucault, «
Dits et écrits II, 1976-1988, Gallimard, Paris, 2001 » , « pendant
longtemps,l’intellectuel dit « de gauche » a pris la parole et s’est vu
reconnaître le droit de parler en tant que maître de vérité et de justice.
On l’écoutait, ou il prétendait se faire écouter comme représentant de
l’universel. Etre intellectuel, c’était être un peu la conscience de tous.
(...) Il y a bien des années qu’on ne demande plus à l’intellectuel de
jouer ce rôle ». .Pour Paul Nizan, dans « Les Chiens de garde, réédité par
Agone, 1998 » le rôle de l’intellectuel s’amoindrit de plus en plus. Je
cite : « Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils
gardent encore leur silence. Ils n’avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils
ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L’écart entre leur
pensée et l’univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque
jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n’alertent pas. L’écart entre
leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu’il ne fut
jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade.
Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui
avaient la simplicité d’attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou
à rire ». Par contre, pour , selon Noam Chomsky, vision défendue également
par Normand Baillargeon ou Jean Bricmont, contrairement à ce qu’écrivent
souvent les médias, l’intellectuel  est avant tout au service de
l'idéologie dominante. Je cite : « il y a le travail intellectuel, que
beaucoup de gens font ; et puis il y a ce qu'on appelle la "vie
intellectuelle", qui est un métier particulier, qui ne requiert pas
spécialement de penser – en fait, il vaut peut-être mieux ne pas trop penser
– et c'est cela qu'on appelle être un intellectuel respecté. Ces gens-là
sont appelés « intellectuels », mais il s'agit en réalité plutôt d'une
sorte de prêtrise séculière, dont la tâche est de soutenir les vérités
doctrinales de la société, encore qu’existent des divergences entre eux ».
Ces analyses vont dans le même sens que celles de pour qui l'organisation de
la culture est «organiquement» liée au pouvoir dominant. Ce qui définit les
intellectuels, ce n'est pas tant le travail qu'ils font que le rôle qu'ils
jouent au sein de la société; cette fonction est toujours, plus ou moins
consciemment, une fonction de «direction» technique et politique exercée par
un groupe soit le groupe dominant, soit un autre qui tend vers une position
dominante. Tout groupe social, qui naît sur le terrain originaire d'une
fonction essentielle dans le monde de la production économique, se crée, en
même temps, de façon organique, une ou plusieurs couches d'intellectuels qui
lui apportent homogénéité et conscience de sa propre fonction, non seulement
dans le domaine économique, mais également dans le domaine social et politique
Un exemple récent concernant les économistes qui conseillent leurs
gouvernements. Un exemple récent où face à la crise économique des conflits
de doctrines apparaissent en plein jour dans différentes revues internationales
entre les «keynésiens», les «marxistes», les «néo-libéraux», les
«monétaristes» dits Chicago Boy’s et les «Autrichiens». Nous assistons
dès lors à des points de vue  contradictoires, y compris les prix Nobel
d‘économie, pour solutionner la crise. Pour preuve de cette mésentente entre
les économistes, sur le plan opératoire,  des propositions contradictoires en
l’espace de deux années des gouvernants des pays les plus riches du monde
2009 où a été mis relief l’importance de la théorie keynésienne par les
interventions des Etats,  à travers les déficits budgétaires et depuis le
début de 2010 le retour à l’orthodoxie monétaire pour lutter contre les
endettements publics excessifs. Dès lors se pose cette question, la science de
référence principale, est-elle la théorie économique, qui explique le
fonctionnement du système d’économie de marché sans ¬émettre de jugements
de valeur, ou au contraire n’ya t-il pas lieu d’introduire l’éthique
économique en vue d’un processus de modernisation et de rationalisation de la
culture et de la société et ce afin d’éviter le «désenchantement du
monde» (Max Weber) ? Dans ce cadre, cette vision du rôle de l’intellectuel
est d’essayer de faire le pont entre la culture, et le développement. Comme
cette seconde rencontre en Algérie sous l’égide du Centre d’Etudes
Maghrébines CEMA « l\'intellectuel et l’Identité Nationale » du 29 au
30/06/2009 ont  porté  sur les thèmes suivants. Quel est le rôle de
l’intellectuel dans la formation de l'identité ? Est-il un rôle édifiant
ou, au contraire, son action constitue une controverse à l'évolution
harmonieuse de l'identité nationale, au développement culturel et à la prise
de conscience sociale. ? Quel rôle joue l’intellectuel qui centre son
intérêt sur la dimension amazighe, langue, culture et littérature? A quel
point s'intègre la dimension afro méditerranéenne dans l'essence de
l'identité Maghrébine ? 

III- L’intellectuel dans la société  

L’intellectuel ne saurait vivre en vase clos. Sa méthodologie pour produire
est simple : pour paraphraser le grand philosophe allemand Hegel, méthodologie
reprise par Karl Marx dans le Capital, il observe d’abord le concret réel ;
ensuite il fait es abstractions, les scientifiques diront des hypothèses. IL
aboutit à un concret abstrait c'est-à-dire son œuvre. Si le résultat final
permet de comprendre le fonctionnement du concret réel à partir du canevas
théorique élaboré, les abstractions sont bonnes. C’est aussi la
méthodologie utilisé en sciences politiques pur déterminer le niveau de
gouvernance dites des 80/20%. En effet, 20% d’actions bien ciblées ont un
impact sur 80% de la société ; mais 80% d’actions désordonnées que l’on
voile par de l’activisme ministériel ont un impact que sur 20% Aussi
l’intellectuel se pose entre la réalité et le devenir de l’humain devant
tenir compte de la complexité de la société toujours en mouvement d’où
l’importance de la multi pluridisciplinarité et donc du mouvement de
l’histoire. L’intellectuel produit ainsi de la culture qui n’est pas
figée, mais évolutive fortement marqués par l’ouverture de la société sur
l’environnement englobant l’ensemble des valeurs, des mythes, des rites et
des signes partagés par la majorité du corps social et est un constituant
essentiel de la culture d’une manière générale , de la culture de
d’entreprise , du transfert technologique d’une manière particulière et
tenant compte du rôle d’ Internet et des nouvelles technologies, ou le monde
est devenu une maison de maison de verre, en vue de l’adaptation  de la
diffusion des connaissances. Les expériences réussies du Japon, des pays
émergents comme la Chine et l’Inde montrent que l’on peut assimiler la
technologie sans renier sa culture. D’ailleurs le transfert technologique est
favorisé lorsque existe une meilleure compréhension des valeurs convergentes
et divergentes qui s’établissent entre deux groupes et vouloir imposer ses
propres valeurs, c’est établir une relation de domination qui limite le
transfert. Aussi, la culture d’entreprise est un sous-produit de la culture
nationale et par conséquent un ensemble de valeurs, de mythes, de rites, de
tabous et de signes partagés par la majorité des salariés et un élément
essentiel pour expliquer les choix stratégiques en renforçant les valeurs
communes :exemple , les règlement de conduite , les descriptifs des postes,
ainsi que par le système de récompense et de sanctions adopté afin que les
salariés soient mobilisés, pour qu’ils s’identifient à leur entreprise et
s’approprient son histoire. Tout cela facilite le transfert de technologie qui
ne doit pas se limiter à l’aspect technique, mais également managériale,
organisationnel et commercial et culturel. Comme le note avec pertinence le
sociologue Ian Vásquez, je cite « cela  s’inscrit dans le cadre de la
dynamique historique du capitalisme où les savoirs sociaux sapent les bases
technologiques, organisationnelles et institutionnelles du capitalisme
industriel en opérant de l’intérieur une ouverture radicale de la
propriété à des formes sociales d’organisation et de gestion de la
production plus ouvertes, plus libres et plus épanouissantes. Cette ouverture
traduit la nécessaire rupture avec les formes de gouvernance centralisées,
disciplinaires et mutilantes héritées de l’ère fordienne ». Aussi, le
capital se socialise dans différents dispositifs techno- organisationnels
influant dans le rapport des individus au travail. Cependant les enquêtes
montrent clairement que cette extension des savoirs sociaux s’accompagne de
nouvelles formes de segmentation (qualifiés/non qualifiés ; mobiles/immobiles
; jeunes/vieux ; homme/femme et d’un partage des activités et servies qui
deviennent de plus en plus marchands (délocalisation avec l’informatique en
Inde l’électronique au Japon, Corée du Sud ect). C’est la résultante de
la nouvelle configuration de la division internationale du travail, produit de
l’évolution du développement du capitalisme que l’on nomme aujourd’hui
mondialisation, les anglo-saxons parlant plutôt de globalisation. Cette
approche socio- culturelle qui rend compte de la complexité de nos sociétés
doit beaucoup aux importants travaux sous l’angle de  l’approche de
l’anthropologie économique de l’économiste indien prix Nobel Amartya SEN
où d’ailleurs selon cet auteur il ne peut y avoir de développement durable
sans l’instauration d’un Etat de droit et de la démocratie tenant compte de
l’anthropologie culturelle de chaque société, qui permet à la fois la
tolérance,la confrontation des idées contradictoires utiles et donc
l’épanouissement des énergies créatrices. Cela renvoie au concept de
rationalité (voir les importants travaux du grand philosophe allemand Kant) qui
est relative et historiquement datée comme l’ont montré les importants
travaux de Malinovski sur les tribus d’Australie. Car, il s’agit de ne pas
plaquer des schémas importés sur certaines structures sociales figées ou il y
a risque d’avoir un rejet ( comme une greffe sur un corps humain) du fait que
l’enseignement universel que l’on peut retirer de l’Occident- est qu’il
n’existe pas de modèle universel. Lisons attentivement  l’œuvre du grand
sociologue maghrébin Ibn Khaldoun. Toutefois, la seule façon de se maintenir
au temps d’une économie qui change continuellement, et donc d’une action
positive de l’intellectuel c’est d’avoir une relation avec
l’environnement national et international, c’est-à-dire mettre en place
progressivement les mécanismes véritablement démocratiques qui ont un impact
sur l’accumulation des connaissances internes.  

IV- L’intellectuel ne saurait s’assimiler aux diplômes  

L’intellectuel n'est pas nécessairement un philosophe ou un écrivain et
encore moins un professeur d ‘Université. Et c'est cela qui fait que les
journalistes peuvent parfois jouer le rôle des intellectuels autrefois
réservés aux scientifiques surtout dans une société hyper médiatisée. En
fait, il s'agit de toute personne (femme ou homme) qui, du fait de sa position
sociale, dispose d'une forme d'autorité et la met à profit pour persuader,
proposer, débattre, permettre à l'esprit critique de s'émanciper des
représentations sociales. Aussi, l’intellectuel ne saurait s’assimiler aux
diplômes n’ayant pas forcément de lien avec le niveau scolaire, mais avec
son niveau cultuel. Rappelons que Einstein postulant une théorie
non-conformiste par la suite qui a révolutionnée le monde, a au début été
rejeté par ses pairs de l’Université car qui se limitaient à une
évaluation bureaucratique - administrative. L’intellectuel doute constamment
.se remettant toujours en question. Selon la devise que le plus grand ignorant
est celui qui prétend tout savoir. L’histoire du cycle des civilisations,
prospérité ou déclin, est intiment liée à la considération du savoir au
sens large du terme et qu’une société sans intellectuels est comme un corps
sans âme. Le déclin de l’Espagne parès l’épuisement  de l’or venant
d’Amérique et certainement le déclin des sociétés actuelles qui reposent
essentiellement sur la rente, vidant d’illusion à partir d’une richesse
monétaire fictive ne provenant pas de l’intelligence et du travail. Aussi,
attention pour l’Algérie du fait de la dévalorisation du savoir richesse
bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures. Et comment ne
pas s’inquiéter des résultats de l’enquête récente de la revue
américaine Foreign Policy de juillet 2010 qui a classé l’Algérie  parmi les
plus vulnérables au monde avec une note de 8,6 sur 10 pour la disparition et la
dispersion de l’élite, s’agissant d’une des notes les plus mauvaises du
monde, hypothèquent l’avenir de l’Algérie qui risque de se retrouver sans
son intelligentsia pour construire son avenir  

Docteur Abderrahmane MEBTOU Professeur Université  
ademmebtoul@gmail.com 


Biographie  

Raymond Aron, L'Opium des intellectuels, Calmann-Lévy, 1955. Julien Benda,
La Trahison des Clercs, Grasset, 1927. Albert Camus, Discours de Suède,
Gallimard, 1958. Christophe Charle, Naissance des « intellectuels »
(1880-1900), Éditions de Minuit, 1990 (réédition en 2001). Christophe Charle,
Les Intellectuels en Europe au XIXe siècle : essai d'histoire comparée,
Seuil, 1996. Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde, Liber, 1997
(réédition en 2005). Paul Nizan, Les Chiens de garde, Rieder, 1932
(réédition en 1998). Pascal Ory et Jean-François Sirinelli, Les Intellectuels
en France de l’affaire Dreyfus à nos jours, Paris, Armand Colin, 1986 ; 3e
éd. 2002. Michel Winock, Le Siècle des intellectuels, Paris, Éditions du
Seuil, coll. « Points », 1999. Éric Conan. Régis Debray. The Terminal
Intellectual, New Perspectives Quarterly, vol. 18, no 2, printemps 2001 Thomas
J. Scheff. Academic Gangs, Crime, Law, and Social Change, no 23, 1995, p.
157-162) (Department of Sociology, University of California, Santa Barbara)
-Thomas Molnar. The Decline of the Intellectual. Meridian Books, 1962.
Réédité avec une nouvelle introduction de l'auteur, Transaction Publishers,
1994. -François Dosse. La marche des idées. Histoire des intellectuels,
histoire intellectuelle. Paris, La Découverte, 2003- Joseph M. Kyalangilwa dans
Horizons et débats, numéro 26, juin 2004, le rôle de l’intellectuel dans la
société -. Ibrahim Chérif « L’intellectuel guinéen face aux défis du
développement de la Guinée » Montréal-www.aminata.com - Tristan Waleckx
document interne sur le site Université Montpellier 3 – « Naissance
médiatique de l’intellectuel musulman en France (1989-2005) ». Antonio
Gramsci, (Quaderni del carcere, édition établie par Valentino Gerratana,
Turin, Einaudi, 1975). Quatre tomes des cahiers de prison ont paru en français,
à Paris, chez Gallimard, avec avant-propos, notices et notes de Robert Paris:
2. Cahiers n° 6 à 9, 1983, 770 p. Weber Weber,- L’éthique protestante et
l’esprit du capitalisme, Paris, Flammarion, 2008 (première publication en
allemand: 1904).


Lundi 4 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par gustav le 04/10/2010 20:53 | Alerter
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Bonjour,

Ce que l'on nomme la "science économique" n'en est pas une, de science. Ce qui devrait frapper le plus un étudiant en science-éco, c'est le fait que l'organisation de nos sociétés s'est faite plus ou moins spontanément. Ce n'est qu'ensuite que la "science économique" s'est penché sur la question "mais comment tout ceci fonctionne?". Autrement dit, on a mit la charrue avant les boeufs. Comme l'économie s'est formée petit-à-petit par les décisions des possédants (banquiers, noblesse etc ...) nous nous trouvons confronté à une ribambelle d'économistes qui ont validé ex-post des décisions qui n'étaient pas en faveur du peuple ... et pour cause.
Toutes les différentes écoles de pensées citées (hors la pensée marxiste) sont des pensées passives. Seul Marx, à ma connaissance, a tenté une pensée active, créative parfois réactive.
Keynes est une pensée uniquement conjoncturelle: relancer l'économie par les dépenses de l'état.
Un marché ne peut nullement s'auto-réguler, comme le prétendent ceux de l'école autrichienne.
Pour préciser par ailleurs, le libéralisme, comme le marxisme, n'a jamais été mis en pratique (sauf au niveau financier concernant le libéralisme). Pour un libéral, par exemple, le salaire doit être indexé sur le niveau de profit de la société. Si la boîte marche mal une année, alors on baisse les salaires pour compenser ...

Jean-Marc

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