Palestine occupée

L’institution Al Aqsa révèle en image les deux chambres en cours de destruction par Israël.


La fondation d’al Aqsa pour la construction des lieux sacrés islamiques a montré, le jeudi 15/2/2007, les photos des deux chambres de la mosquée al Aqsa en cours de démolitions par les autorités de l’occupation israélienne. Les deux chambres se situent au sud du chemin de la porte des maghrébins, et qui sont accolées au mur ouest de la mosquée d’Aqsa et du mur al Bouraq.


Vendredi 23 Février 2007

L’institution Al Aqsa révèle en image les deux chambres en cours de destruction par Israël.
Al Quds occupée – Centre palestinien d’information.



Israël prit dernièrement une mesure qui consistait à installer des cameras de surveillance sur les sites des fouilles, afin de diffuser en direct sur Internet le déroulement des travaux.

Cette mesure a été qualifiée par le porte parole du mouvement islamique, l’avocat Zahi Najedat, de fourbe et de perfide comme ses précédentes.

Les images révélées des deux chambres de la mosquée al Aqsa, montrent la largeur de ces chambres accolées au mur ouest et qui constituent une partie inséparable de la mosquée.

Certains monuments et ruines historiques, en cours de démolition par les bulldozers israéliens, apparaissent sur les photographies.

L’institution a déclaré que les bulldozers israéliens se préparent à détruire tous ces monuments et ruines historiques afin d’aplanir la région et permettre l’élargissement de la place d’al Bouraq, utilisée par les femmes juives pour leurs pratiques religieuses.


L’institution Al Aqsa révèle en image les deux chambres en cours de destruction par Israël.
Les images révélées par l’institution d’Aqsa montrent l’ampleur du crime commis par l’administration israélienne à l’encontre de la mosquée bénie d’al Aqsa et l’ampleur des destructions, fouilles et travaux lancés par les autorités d’occupation que les autorités de l’occupation israélienne a entamé le 15/02 durant sa 10ème journée de fouilles sur le chemin de la porte des maghrébins.

C’est dans ce contexte que les autorités israéliennes ont annoncé la mise en place d’un réseau de cameras diffusant en direct les travaux menés dans la région de la porte des maghrébins.


L’institution Al Aqsa révèle en image les deux chambres en cours de destruction par Israël.
En réponse à cette mesure, l’avocat Zahi Nejedat a affirmé : « le crime reste un crime, même si les moyens pour le commettre sont divers, et les caméras de surveillance n’y changeront rien. Le résultat sera le même : cette mesure, comme les précédentes, vise à tromper notre vigilance ».

En résumé : les travaux de démolition continuent devant la porte des maghrébins, ce que nous refusons entièrement. Nous réitérons également notre engagement dans notre lutte pour la défense de la mosquée bénie d’al Aqsa. »

La police israélienne, les forces spéciales, et la cavalerie ont encerclé, l’après midi du jeudi 15/2/2007, la tente du sit-in établie dans la région de la vallée al Jouz proche de la mosquée al Aqsa.

Ces forces ont tenté d’entrer dans la tente pour évacuer les manifestants, à leur tête cheikh Raed Salah qui a décidé alors d’organiser une prière collective d’une demi-heure, ce qui a empêché la police de prendre en assaut la tente. Après leur prière, les manifestants se sont dirigés vers le tribunal al Solh d’al Quds.

palestine-info.com

L’institution Al Aqsa révèle en image les deux chambres en cours de destruction par Israël.

Les fouilles sous Al Aqsaa, un projet dangereux planifié à l’avance

Le rapport récemment publié par l’association sioniste « Eir – Amim » sur les fouilles et de recherches effectués près de la mosquée d’al Aqsa, révèle que le but officiel et reconnu de ces travaux « va bien plus loin que la rénovation ou les objectifs déclarés par les décideurs au sein de l’entité sioniste ».

 Le rapport indique en effet que le plan cherche à effectuer un profond changement dans l’équilibre environnemental fragile autour de la mosquée, tout en modifiant profondément les réseaux de circulation et de mouvement dans la région, l’idée étant de changer la situation actuelle, qui dure depuis 1967, cela permettra aux juifs un accès direct à l’esplanade des mosquées ; alors que le pont en construction rendra possible l’irruption simultanée de centaines de membres de forces de sécurité dans l’esplanade.

 Toujours d’après le rapport publié dans les médias hébreux, ces travaux seraient l’occasion de retirer une petite plaine près de la mosquée al Aqsa, permettant ainsi l’élargissement du mur du Buraq. Cet élargissement du mur qui s’effectue sous le prétexte de la construction du pont, concorde avec d’anciennes demandes formulées par des associations sionistes coloniales et extrémistes.

 Pendant ce temps, l’autorité archéologique sioniste effectue aussi des fouilles, elle reste la seule institution qui n’a pas besoin de licence de construction : sa mission idéologique juive fait autorité tout part, et il est de son droit selon la loi sioniste de se lancer dans des fouilles en tout endroit où elle suspecte l’existence d’antiquités, surtout si elles concernent ce qui est appelé « le Temple de Salomon ».

 La porte des maghrébins est considérée comme l’entrée la plus sensible de l’esplanade des mosquées. Depuis 1967, l’occupation prit le contrôle de la porte par la force et garda seule sa clé dont elle se sert pour introduire les sionistes dans l’esplanade. La clé est utilisée par le mouvement des gardes du Temple qui planifie l’introduction de ses membres extrémistes désireux afin de mettre à exécution ses plans criminels contre la mosquée. La porte des maghrébins reste par ailleurs le passage principal pour l’entrée des soldats en cas de troubles.

 Comment a débuté le plan ?

 D’après le rapport, un pont existait entre 1967 et 2004 entre la porte des maghrébins et l’esplanade des mosquées, mais le pont s’ébranla le 14 février 2004 du fait des pluies torrentielles. Selon les sources palestiniennes, l’ébranlement du pont serait partiellement dû aux fouilles sionistes sous la mosquée. C’est à ce moment que va commencer la mise en application des desseins sionistes : prétextant vouloir rénover ou reconstruire le pont, l’occasion arrive enfin pour effectuer des changements dans les constructions près dudit pont. C’est ainsi que les travaux, officiellement lancés pour la rénovation et la reconstruction, seront un prétexte pour appliquer des plans élaborés par les colons extrémistes. Les institutions officielles sionistes seront l’outil pour l’application de ces plans.

le rapport indique qu’à la date du 1er février 2005, une licence de construction fut accordée pour la construction d’un pont provisoire en bois, pratiquement au même droit où le pont s’est ébranlé. C’est alors que la pression des colons, de la Caisse du Temple (une association proche des colons sionistes) et de la police s’accentua pour la construction d’un passage perpétuel menant à la porte des maghrébins, permettant ainsi un profond changement de la situation de facto existante depuis 1967.  

Le 28 juin 2006, le cabinet du premier ministre sioniste réuni sous la présidence du conseiller militaire du premier ministre, avec la participation de la police sioniste, des services de sécurité, des autorités archéologiques, de la municipalité d’al Quds, et de l’association de la Caisse du Mont du Temple, décida le lancement des fouilles.

 300 militaires sionistes pourraient envahir al Aqsa.

 D’après le rapport publié par l’association sioniste, la police aurait demandé la possibilité de rassembler 300 policiers simultanément sur le nouveau pont afin de faciliter l’entrée dans l’esplanade. D’autres prétendirent que l’actuel pont réduisait la superficie réservée aux femmes pour la prière sur le mur du Buraq ; tandis que les autorités archéologiques sionistes insistèrent pour faire en sorte qu’aucun plan de construction ne porte atteinte aux sites archéologiques voisins.

 Enfin, le 25 novembre 2006, le comité local de construction de la municipalité d’al Quds occupée accorda la licence de construction pour un pont définitif reliant la place du Buraq et la porte des maghrébins, tout en conditionnant l’octroi de la licence à l’acceptation de la police et des autorités archéologiques. Plus tard Il s’est apparu que la licence fut accordée par des méthodes contraires aux instructions officielles.

 Les photographies accompagnant le rapport révèlent que le nouveau pont est  conçu de manière radicalement différente de l’ancien. Le premier pont, long de 75 mètres, reliait le mur sur lequel se base la mosquée à la porte des maghrébins, tandis que le nouveau pont long de 200 mètres débutera à partir des sites des fouilles au sud de la mosquée.

 Ce nouveau plan modifie profondément la situation actuelle sous l’occupation. En cherchant à judaïser les sites religieux islamiques, il s’inscrit dans le plan général de judaïsation d’al Quds, avec la volonté de changer entièrement l’équilibre démographique fragile aux alentours de la région de l’esplanade des mosquées.

 Il est finalement important de rappeler que la licence de construction finale du pont n’a pas encore été accordée, ce qui pourrait être dû au désir de mesurer le taux de réaction de la rue arabe, avant de s’engager dans le projet. 


Vendredi 23 Février 2007

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