Sciences et croyances

L’imagerie médicale de pointe peut nuire



Mardi 21 Juillet 2009

L’imagerie médicale de pointe peut nuire

Natural News, SL Baker, 20 juillet 2009


      Si vous allez voir votre médecin, quel que soit votre problème de santé, vous risquez de passer un examen par imagerie de pointe, du genre angiographie cardiaque, tomodensitométrie ou IRM. Selon une étude publiée l'automne dernier dans la revue Health Affairs, le recours à l'imagerie médicale a bondi vertigineusement ces dernières années pour tout type d’examen, doublant le coût médical annuel par patient. En fait, cette étude confirmait des rapports antérieurs, selon lesquels les patients sont bien trop souvent soumis inutilement à un examen par imagerie médicale.


      Au moins, la plupart de ces examens sont peu invasifs et parfaitement étudiés pour assurer qu'ils ne font courir qu’un minimum de risques, de sorte qu'ils sont sans danger, n’est-ce pas ? Hélas, la réponse est non. Rapportés dernièrement, les effets durables nuisibles à la santé de certains examens par imagerie sont cumulatifs. Un exemple : une nouvelle étude, venant d'être publiée dans le Clinical Journal of the American Society Nephrology, prévient que des dommages rénaux apparemment mineurs et réversibles, pouvant survenir après certaines procédures banales de l’imagerie médicale, constituent une menace sérieuse envers la santé. La raison ? C’est en rapport avec un risque fortement accru d'accident vasculaire cérébral, de crise cardiaque et de mort.


      Richard Solomon, un docteur en médecine de l’Université du Vermont, et ses collègues, ont étudié 294 patients affectés d’une maladie rénale, qui ont été exposés à des produits améliorant le contraste lors d’une angiographie cardiaque. Les patients de cette étude, baptisée essai CARE (angiographie cardiaque chez patients insuffisants rénaux), ont été répartis au hasard, avec la moitié recevant du produit contrastant iopamidol et les autres du produit contrastant iodixanol.


      Beaucoup de techniques d'imagerie médicale, dont l'angiographie cardiaque et la tomodensitométrie, entraînent souvent l'usage d’un produit contrastant, d'une substance contenant de l'iode (comme l’iopamidol et l’iodixanol) et du baryum, pour rehausser le contraste entre les conformations et les fluides du corps. Cela permet aux vaisseaux sanguins et aux différents tissus d’être visualisés plus nettement.


      Quand le Dr Solomon et ses collègues ont suivi les patients pendant un an ou plus, ils ont constaté que 92 (31 pour cent) d’entre eux avaient connu des effets de santé négatifs après leur examen par imagerie. Le risque pour eux d'avoir un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque dans l’année suivante ou deux ans après l’examen avait été augmenté. Dans l’ensemble, 38 patients (13 pour cent) ont subi un événement majeur, comme la mort, un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque ou une insuffisance rénale terminale [*]. Ceux qui ont contracté un dommage rénal induit par un produit contrastant ont deux fois plus d’effets négatifs de longue durée sur la santé que les patients n'ayant subi aucune lésions rénales.


      Les gens qui courent des risques avec les examens par imagerie médicale ne sont pas non plus seulement ceux qui avaient déjà des problèmes rénaux. Les médecins savent depuis longtemps que l'exposition aux produits contrastants peut endommager des reins visiblement en bonne santé, mais les patients sont en général assurés que ce n'est qu'un effet temporaire, qui disparaîtra de lui-même. Et pourtant, des études récentes suggèrent que les lésions rénales induites par les produits contrastants peuvent être réellement permanentes et graves. Lors d’une déclaration à la presse, les chercheurs de l'Université du Vermont ont dit, « la conclusion de l’essai CARE devrait inciter les chercheurs à concevoir des études supplémentaires sur les effets négatifs à long terme sur la santé des lésions rénales induites par les produits contrastants. »


      En plus des dommages rénaux, le produit contrastant iopamidol a aussi été parfois reconnu à l’origine d’attaques d’apoplexie chez des gens ayant des antécédents épileptiques. Dans de rares cas, dont un publié au début de cette année dans Internet Journal of Neurology, l’iopamidol a été constaté à l'origine de graves attaques et d'un arrêt respiratoire chez des patients non épileptiques soumis à des examens par imagerie.


      Comme nous le signalions dans Natural News en avril dernier, le recours aux produits contrastants n'est pas le seul inconvénient potentiellement dangereux de certaines procédures banales de l'imagerie. Une étude de la revue médicale Radiologie a constaté que de nombreuses personnes, qui avaient subi un examen par tomodensitométrie au cours de leur vie, ont un risque accru significatif de cancer. En fait, les examens par tomodensitométrie ont augmenté le risque de cancer de 2,7 à 12 pour cent.



Pour plus d'informations :
cjasn.asnjournals.org/
www.ispub.com/journal/the_in...
www.mayoclinic.com/health/dr...



Original : www.naturalnews.com/026658_health_heart_attack_stroke.html
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



* Ndt : insuffisance rénale terminale : Phase terminale d'une insuffisance rénale chronique, nécessitant le recours à une dialyse ou à une transplantation, selon la gravité du dysfonctionnement.




Mardi 21 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par fa-bio le 21/07/2009 12:02 | Alerter
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N.B. les examens par imagerie médicale avec produits de contraste doivent toujours être réalisés en connaissance de l'état de la fonction rénale préalablement testée (clairance de la créatinine par exemple). Ces examens doivent également être prescrits dans une analyse globale bénéfice risque pour le patient et le cadre de la pathologie explorée.

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