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L'hypocrite Tony s'attaque à Téhéran


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Joe Quinn
Mercredi 11 Avril 2007

L'hypocrite Tony s'attaque à Téhéran


Joe Quinn, Signs of the Times, le 7 avril 2007


​​​​La libération du diplomate iranien dévoile l'origine US et Britannique des pelotons de la mort Irakiens et des attaques « sectaires » à la bombe.


​​​​Les 15 Marines Britanniques (qui en fait espionnaient l'Iran) étaient à peine descendus de l'avion hier matin avant que Blair, semblable à Smeagol, ne s'attaque aux iraniens et, sans preuve quelle qu'elle soit, les accuse d'être responsables -- opportuns du point de vue de Blair -- de la mort de quatre soldats Britanniques en Irak.


​​​​Aussi malhonnête que jamais, Blair a grincé :


« Il est beaucoup trop tôt [pour pointer une quelconque implication iranienne dans cette attaque particulière], mais le tableau d'ensemble, comme je l'ai dit avant, est qu'il y a là au moins des éléments du régime iranien qui soutiennent, financent, arment le terrorisme en Irak. »

​​​​Le « tableau d'ensemble » Irakien de Blair qui est responsable du carnage quotidien là-bas est à vrai dire surréaliste, et comme tous les travaux surréalistes, il diverge considérablement de la réalité concrète. Le fait est, il n'y a pas la moindre preuve impartiale objective que l'Iran soit impliqué de quelque manière dans les attaques contre les USA ou toutes autres forces illégales en Irak occupé, et avant que quelqu'un le suggère, les rapports du renseignement US ont cessé depuis longtemps d'être quelque chose excepté pour les élucubrations dérangées des Siocons, c'est pourquoi il ne conviennent même pas ici.


​​​​Avec sa méprisable attaque contre les Iraniens, Blair a soutenu « qu'aucune démarche » n'avait été faite pour garantir la libération des 15 espions Britanniques, une déclaration qui, vous ne serez pas surpris de l'apprendre, est aussi un mensonge effronté et une tentative évidente de sauver sa ridicule suffisance Anglaise finissant au rebut déjà débordant de l'histoire politique Britannique et rejoignant ainsi la longue liste d'excuses de regrets pour les êtres humains qui la définissent.


​​​​Il y a deux jours, Jalal Sharafi, le deuxième secrétaire de l'ambassade iranienne en Irak, qui avait été enlevé dans sa voiture à Bagdad en début février, s'est justement trouvé sorti de captivité et dans l'ambassade iranienne plus tôt cette semaine en pleine « crise des otages ». Coïncidence ? Pourquoi, bien sûr que c'est ça !


​​​​Au moment de son kidnapping par des hommes en uniformes de l'armée Irakienne, Christopher Garver, lieutenant-colonel de l'armée US et porte-parole militaire des USA à Bagdad, a déclaré : « nous avons vérifié avec nos unités et ce n'était pas une unité [des forces multinationales en Irak] qui a participé à cet événement ». Pourtant Sharafi déambulait librement à Bagdad au milieu des négociations sur les 15 espions Britanniques.


​​​​Vous en tirez la logique, et puis vous réalisez que le mensonge est une règle de fonctionnement standard pour les accrédités du gouvernement. Pour [en savoir] plus sur les pelotons de la mort en Irak et qui est derrière eux, voir cet éditorial de SOTT.


​​​​Ensuite aujourd'hui, Blair a réglé en surmultiplié la machine à boniments pour contrôler les dommages avec une « conférence de presse » parfaite pour les 15 espions Britanniques libérés, avec ce symbole des siècles de brutalité qui réchauffe le cœur -- le drapeau de l'Union Jack.



​​​​En haut de la feuille donnée aux marins par le Ministère de la Défense les mots « LIRE CECI » était écrits en grands caractères gras.


​​​​Et comme des singes dressés qu'ils sont, les Marines n'ont eu d'autre choix que de se soumettre. Voici ce qu'ils ont dit :


« À l'arrivée dans une petite base navale iranienne nos yeux ont été bandés, nous avons été dépouillés de tout notre équipement et amenés dans une salle où j'ai (lieutenant Carman) déclaré être l'officier responsable, puis nous avons été présentés à leur commandant local.
Deux heures plus tard, nous avons été déménagés dans un deuxième endroit et tout au long de la nuit nous avons été aléatoirement soumis à un interrogation.
Le matin suivant, nous avons été amenés en avion à Téhéran puis transportés dans une prison -- où l'atmosphère a complètement changé.
Nous avions les yeux bandés, les mains liées, nous avons été forcés contre le mur. Durant toute notre épreuve nous avons fait face à une pression psychologique constante.
Plus tard, nous avons été dévêtus et habillés en pyjamas. Les nuits suivantes ont été passées dans des cellules de pierre d'environ 2,4 mètres sur 1,8, dormant sur des piles de couvertures.
Nous étions tous gardés en isolement. Nous avons été interrogés la plupart des nuits et deux options nous ont été proposées.
Si nous admettions nous être égarés, nous serions de retour dans un avion pour le Royaume-Uni très bientôt. Si nous ne le faisions pas, nous affronterions jusqu'à sept ans en prison.
Aucun garde ne parlait Anglais, nos yeux étaient tout le temps bandés et nous étions gardés isolés les uns des autres. »

​​​​Observez la vidéo où le lieutenant Felix Carman lit un manuscrit préparé..


​​​​Est-ce que quelqu'un sait à quoi ressemble 12 jours d'emprisonnement solitaire dans une cellule en pierre avec les yeux bandés, les mains attachées, peu ou pas de sommeil, un interrogatoire régulier et une « pression psychologique et affective constante » ?


​​​​De toutes les façons, indépendamment de comment sont ou ne sont pas mises en scène ces images, cela ne vous laisse pas ressemblant à ceci :


Cinquième jour



Septième jour



Onzième jour


Douzième jour



​​​​Un certain nombre de gens ont relevé le fait que sur les photos des « otages » en Iran, certains étaient souriants et animés alors que les autres ne l'étaient pas. C'est dû au fait qu'il y avait un mélange de Marines et de marins parmi les 15, et c'était, plus ou moins, l'ensemble des marins qui étaient souriants et animés, alors que les Marines montraient un visage sévère. Ce fait reflète la différence dans la formation et le profil du boulot entre les marins et les Marines et comment chaque groupe était conscient de la réalité de ce qu'ils faisaient dans le Golfe Persique.


​​​​En gros, les Marines savent que leur travail est d'attaquer et de miner les Iraniens. Les Iraniens sont les ennemis des Marines, ce que reflète leur attitude.


​​​​Du point de vue des marins, ils sont là pour « aider » en arrêtant des fraudeurs, ce qui pourraient aussi profiter aux Iraniens. C'est pourquoi pour les marins à ce moment, les Iraniens n'étaient pas nécessairement des ennemis, ce qui est reflété dans leur conduite.


​​​​L'histoire officielle qu'ils étaient simplement en train de faire leur travail de recherche de « contrebandiers » est bien sûr risible. De pareilles activités sont entreprises dans les pays où règnent des conditions normales, PAS dans un pays aussi déchiré par la guerre que l'Irak. La « recherche de contrebandiers » n'est pas une priorité en Irak, mais elle sert bien comme histoire de couverture au Ministère de la Défense parce qu'il apparaît au public Britannique que « leurs garçons » s'acquittent d'innocentes, zut ! même secourables activités en Irak, et ils damnent ces Irakiens de ne pas en être reconnaissants !


​​​​Alors pour être convaincants, ils recherchaient un bateau bizarre qui déchargeait des voitures ou un truc de ce genre, et ces imbéciles de marins étaient là pour rendre ça convainquant, et vraiment les marins eux-mêmes, dupes qu'ils sont, ont réellement cru que c'était l'importance de leur implication, ne serait-ce que comme couverture.


​​​​Les Marines étaient là pour faire le vrai boulot -- espionner l'Irak, planifier ou régler les infiltrations en l'Iran -- garder le contact avec les équipes d'assassinats Britanniques (SAS) déjà en Iran -- passer des détails aux équipes US en Iran et au gouvernement US etc.


​​​​En bref, ils sont très nettement engagés dans des actes hostiles envers l'Iran, et si les rôles avaient été inversées, avec des Iraniens attrapés aux USA faisant la même chose, ils seraient à présent torturés à Guantanamo. Aucun doute là-dessus.


​​​​Cependant, le point principal à ce stade est que la machine à boniments est entrée en action afin d'essayer de déliter le « coup médiatique » iranien. Par exemple, les récits de Scotsman :


Les soldats iraniens avaient ôté les uniformes militaires et étaient maintenant habillés entièrement en noir, visage masqué. Pour les 14 otages masculins, le plus mauvais moment de leur épreuve était arrivé. La croyance qu'ils seraient amenés à l'ambassade Britannique de Téhéran pour une libération imminente s'était évaporée. À la place, dans un centre de détention, les yeux bandés avec les mains attachées avec des menottes en plastique, ils étaient tous faisant face à un mur de brique.
Ensuite des fusils ont été armées et un captif Britannique a crié : « Les gars, les gars. Je pense que nous allons être exécutés. » À ce moment, l'un des otages a vomi : au moins l'un des autres a pensé que quelqu'un s'était simplement fait couper la gorge, et que c'était le [bruit du] sang frappant le plancher.

​​​​Hmmmm.... maintenant pourquoi vouloir qu'un des otages Britanniques associe automatiquement le bruit du vomi frappant le plancher à quelqu'un se faisant trancher la gorge ? Les enfants Britanniques sont élevés pour connaître et associer instinctivement ces bruits à un autre ? Bien sûr, j'oubliais ! Ils étaient en « Arablandie », où les gens se coupent systématiquement la gorge les uns les autres tous les jours.


​​​​Le placard publicitaire pour l'imbécillité des marins doit être Arthur Batchelor. De ma brève analyse de « son allure », j'ai décidé que ce pauvre enfant mal orienté aurait craqué si un garde républicaine Iranien l'avait même seulement regardé de mauvaise manière, et sa nature brillante et rayonnante constitue aussi une preuve raisonnable du peu de probabilité de mauvais traitements.






​​​​À vrai dire, c'est précisément sur la vraisemblable naïveté de Batchelor que nous pouvons compter pour avoir l'approximation la plus proche de la vérité de ce qu'étaient réellement les conditions. Il a déclaré :


« Le comportement iranien était humain, nous étions nourris et abreuvés trois fois par jour »

​​​​ce qui a un son éloigné de « pression psychologique constante », bandeaux sur les yeux, menottes, cellules en pierre, « fusils armés » etc. comme c'est raconté par ses supérieurs à qui ont reçu le boulot de propager des mensonges et de la désinformation dès qu'ils sont arrivés chez eux.


​​​​Sur une note plus légère ; J'ai rit en moi-même du fait que Batchelor était si petit et si pareil à un hobbit qu'il n'y avait pas dans tout l'Iran un costume se trouvant lui aller.




http://www.signs-of-the-times.org/articles/show/129948-Two-Faced+Tony+Turns+On+Tehran

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Mercredi 11 Avril 2007

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